*e Re En ES RS D L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., JEUDI 5 SEPT. 1907. VOUS DIGEREZ MAL C’est là, mesdames, la cause la plus ‘fréquente de ces troubles qui vous affectent le cœur, la tête et le foie. ! ï /l / x VOUS NE DEVIENDREZ JAMAIS FORTES ET SOUFFRIREZ TOUJOURS TANT QUE VOUS NE PRENDREZ PAS DES “PILULES ROUGES”, LE REMEDE PAR EXCELLENCE POUR RECONSTITUER LE SYSTEME FEMININ. Suivez l’exemple de Melle Eugénie Jetté, r77 rue Champlain, Montréal.—Lisez bien ce que les PILULES ROUGES ont fait pour elle.—-Que n’en serait-il de mêtue pour vous. Il y a déjà assez d’écueils auxquels la femme ne saurait se soustraire, sans qu’elle semble chercher à s’en créer d'autres par sa pure négligence. Celle-ci ne devrait jamais oublier que chez elle tout particulièrement, lorsqu'il s’agit de la santé, tout compte, même les choses les plus insignifiantes en apparence. Il y a tant de délicatesse dans cet organisme si fragile ! Le moindre incident peut en entraver le bon fonctionnement, Mieux avisées, les femmes d’aujourd’hui s’en- tourent bien de certaines précautions et elles ont pour elles-mêmes des égards que justifie l’état de faiblesse générale qui les caractérise pour la plu- art. . L'art de bien manger est difficile et pourtant c’est tout le secret de bien vivre et surtout de se mainte- nir en santé. Que de dyspeptiques, mon Dieu ! à l’aurore de ce siècle où le plus grand nombre des maladies est causé par les troubles digestifs ! Surveillez votre diges#on, mesdames, maintenez toujours vos intestins en parfait ordre, et, libre de toute entrave, votre estomac suppléera aux besoins d’une saine nutrition ; ainsi, vous vous éviterez bien des ennuis. Malheureusement, il y a des estomacs capricieux. Dans ce cas, la meilleure nourriture absorbée dans « PA c 72 .s les conditions les plus hygiéniques, peut encore être nuisible, Alors, il faut nécessairemerit aider le tra- Metle JETTE, 177 rue Champlain, Montrésel a === vail de la digestion. généralement. C'est ce qui arrive le plus Rien de plus facile à expliquer que l’action des De tous les digestifs connus, il n’est encore rien de comparable aux Pilules Rouges qui se recom- mandent à toutes les femmes. C’est le remède du jour et pour cause ! Ecoutez plutôt le récit de Mademoiselle Eugénie Jetté : ‘Lorsque je commençai à prendre des Pilules Rouges, il y a trois ans, j'avais la tête et le cœur considérablement affectés, Depuis deux ans que j'étais entre les mais des médecins et mon état de- venait de plus en plus critique. D’une faiblesse extrême, j'avais peine à me mouvoir. Deux médecins avaient bien compris que ma mauvaise digestion occasionnait tout cela, mais au- cun ne put y remédier d’une façon satisfaisante. Pourtant, ce ne sont pas les prescriptions qui ont manqué ! Ce que j’en ai subi des visites et pris des drogues ! puis, que de temps perdu et d'argent dé- pensé ! Heureusement que les effets bienfaisants des Pi- lules Rouges sont enfin venus mettre un terme à tant de souffrances et à un tel gaspillage. En quatre mois, pendant lesquels je n’ai pris que dix boîtes de Pilules Rouges, je fus complètement Pilules Rouges en pareil cas. Les Pilules Rouges s'adaptent à tous les besoins du système féminin. KElles s’identifient avec le sang pour parcourir tous les organes qu’elles alimentent et renforcent. C’est une medecine qui s'adapte à toutes les constitutions. Préparé soigneusement par des chimistes expérimentés et d’après les plus ré- centes données de la science, ce remède répond absolument aux besoins de nos jours. CONSULTATIONS GRATUITES : Adressez- vous par lettre ou persounellement, au No 274 rue Saint-Denis, si vous désirez avoir des conseils. Les, Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine vous donneront, tout à fait gratuitement, les infor- mations nécessaires pour l'emploi des Pilules Rou- ges et vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le requiert. DEFIEZ-VOUS.— Les Pilules Rouges sont tou- jours vendues en boîtes de 50 pilules. Chaque boîte est recouverte d’une étiquette imprimée en rouge sur du papier blanc. Les Pilules Rouges que les marchands vous vendent à l’once, au cent ou à 25c la boîte, ne sont pas les nôtres : ce sont des imita- tions, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendues de cette manière. guérie ? J mal qui me désespérait et était pour Ces charlatans qui se font appeler docteurs, pas- moi un réel martyre. Due sant par les campagnes, allant de maison en maison, Les Pilules Rouges ont fait disparaître, sur le|se disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Amé- champ, la cause évidente de ma maladie : les trou-|ricaine, sont des imposteurs toujours, car jamais bles digestifs. C'est tellement vrai que depuis que|n0s Médecins ne sortent de leur bureau de consulta- ma digestion s'opère facilement, depuis que mon |tions pour soigner les femmes malades, estomac n’éprouve plus de ces lourdeurs qui | Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de obstruaient le passage, depuis que mes intestins |], Cia Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous sont réguliers, ma santé en général est, devenue 50c pour une boîte ou $z.50 pour de boîtes, ayant excellente et je me porte à merveille. bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant + Voilà donc bien véritablement l’œuvre des Pilu-|de l’argent. et vous recevrez par le retour de la les Rouges. À [malle les véritables Pilules Rouges. Puisse mon exemple servir à tant de femmes quil Adressez toutes vos lettres : CIE CHIMIQUE souffrent du même mal.”’—-Mademoiselle Eugénie FRANCO - AMÉRICAINE, 274 rue Saint-Denis, Jetté, 177 rue Champlain, Montréal. + — à (Montréal. "2. RS MES cn me de rm Se | Loiron était un | veiile on pourrait même dire du ma- | semblait à pertuité. ‘tin, ou plutôt de l'heure. Bonapar | Les conseillers timorés, et ils é- |tiste sous l'empire, il était devenu ! taient nombreux, reculaient devant ne | conservateur et clérical après avoir | un nouvel emprunt, la ville étant dé- Le maire de Chauborgny étaitun!,, : pe ee À L En |êté boulangiste, il s'était rallié à | jà endettée. Ils penchaient pour la ancien boucher qui avait amassé |, us. 1 Fe : : ; j'opportunisme, le regard tourné | concession. Cependant, les voix se une certaine fortune en achetant, |" ot La se - presq: e fp@ir rien, des vaches phti a Le Es E sde ; | +. pen SEE Seven à ss CnCRUT ns. | Prenant Holoas les bé de à rivière, le! eus e . dt de e set 1 DR QUOTE RP N AT en Rte, | besoin d’un deuxième pont se fai- LEE . il + FU pe Fe il avait inocuié la tuberculose à ue vi bare SR EC coutait de trois générations au moins, Ceux, Li Er SES ë " st . ii qui sont morts de la terrible mala-| HE st me + ï Fe encore Mc EUR SO RE ei are Le premier consistait à contrac- … 4e mis . eu ss #5 ee dounaient leur vie pour assurer à| morunt Ut ds | TU RSS s gent e- M. Riblard, c'était le nom de notie| ; P . Ne struire € !vimale de l'inspection de l’abattoir. pont aux frais de la ville ; dans le Famion avait eu l’indélicatesse républicain de 1e | béneñoes énormes ; la concession commerçant, une honnête aisance sur ses vieux jours. La personne qui marchait immé- diatement après M. le maire et qui, au besoin, le suppléait, était le pre- mier adjoint, M. Loiron. Il exerçait la profession d’her- boiiste. C'était un grand diable, maigre, avec une figure pointue, eu lame de couteau ; il avait deux petits yeux gris que l’on ne pouvait jamais f- xer, tellement ils étaient mobiles sa barbe, d'une couleur indéfais- sable, qu’il portait en collier, à la façon des boues, lui donnait un as pect peu attrayant. Le maire professait des opiniors très avancées ; c'était un pur. M. | deuxième, il était quest'on de céder l'entreprise à une Compagnie par. isienne qui se Chargeait de tous les debours, à la conditions d'exercer un droit de péage pendant une pé- riode de quatre vingt-dix neuf ans ; après ce lap de temps le pont ap- partiendrait à la ville. Au conseil municipal, le vétér- inare Famion avait combattu ce dernier projet : Les droits de péage avaient fait ‘leur temps, disait il ;1!s entravaient | . le comm.rce, étaient une gêne pour! la circulation. La ville devait cons- de lui refuser quelques unes de ses bonne vaches phtisiques, qui rap- portaient cinq pour cent. Les choses en étaient là, lorsque le représentant de la compagnie parisienne arriva à Chauborguy : il avait pour mission de hâter {a deci- sion du conseil municipal, et sur- tout celle de tend:e ce dernier favo- | rable aux desseins de ses patrons. Il assista à une séance du conseil ; à la sortie, il accosta le maire. A brûle pourpoint, il iui donna à en. tendre qu'il était chargé de lui fai- re des offres s’il voulait exercer une truire le pont : il était plus équita-} pression sur l'opinion des conseil- ble de répartir les frais sur tous. ÎLa Compaguie allait réaliser des| ler indécis. Aux premiers mots, Riblard, dans son indigriation, eut un haut le corps, puis il dissimuia. Il fit semblant d'entrer dans les vues du tentateur ;1l lui donna rend. z vous pour le lendemaïn. chez lui. C'était pour mieux le pincer. Enñn, il entenait un des agio- teurs sans vergogne, de ces coquins qui ont fait de Ja France une caver-! ne de voleurs. Corruption de fonc- tionnaire : six mois de prison. … Il allait en cuire au Parisien ; on allait voir de quel bois il se chauf- fait. D'un autre côté, son désinté- ressement ne manquerait pas de le poser devant les électeurs ! sa rélec- tion était assurée. Ilse rendi chez le ‘premier ad- joint . il lui conta l'affaire. Il fut convenu que ce idernier se cache- rait dans un vlacard, et qu'il appa- raîtrait dès que le suborneur aurait fait ses offres. Le lendemain, l’adjioint exact au rendez-vous, se rendit chez le maire, qui le fit entrer tout de suite dans une armoire, Loiroñ, vu sa grande taille, fut obligé de se plier en deux. —On n'est pas bien 1à dedans, geignait-il, en faisant force grima- ces- —Un mauvais moment est bien- tôt nassé, dit le maire, cela se’ passe- ra ; sorgez que nous allons nous couvrir de gloire, et il ferma l’ar- moire. A peine avait il mis sous clef le premier adjoint que le représentant de la compagnie parisienne deman- da à lui parler. Il le reçut aussitôt. Ce jeune homme avait bonne mi- ne. Il était correctement vêtu de ai ; il n'avait pas l’air du tout d'un tripoteur. À Chauborgny, les gens d’affaires véreux/portaient des habits râpés, des lunettes ; ils é- |taient repoussant. Le Parisien était |pimpant, proprement mis ; sa dé- marche était assurée, un monocle ‘encadrait son oeil droit, un sourire | moqueur errait sur ses lèvres. | Il s'exprimait avec beaucoup de facilité. —Eh bieu, monsieur le maire, avec vous réfléchi à notre proposi- tion ? demanda:t-il. — Faites connaître vos offres. — Les voici. — Nous vous écoutons. Le représentant se retourna. Le maire répara sa bévue. — Je vous écoute, dit-il. : —C'est que la compagnie ne m'a aouné des fonds que pour un, re- ‘prit ie représentant. Voici : La | Compagnie est ronde en affaires. | Si nous avons la concession, je suis chargé de vous offrir cent mille francs. En entendant le chiffre, le maire tressa lit ; un gémissement sortit | de l'armoire ; les deux compères n'avaient jamais supposé que le pot de vin serait aussi élevé. —Je vous ferai remarquer, ajou- ta le représentant, qu’en acceptant, vous n'occasionnerrez, de tort qu’à vos administrés ; si vous refusez, c’est à vous nuire. Il tira une feuilie de papier. —Le marché est très simple. Voici un acte par lequel nous en- gageons à vous versé cent mille francs. Quand l'affaire sera con ciue, je vons remettrai un chèque sur la banque de France, et nous brûlerons le petit papier. Pour toute réponse, le maire ou- vrit l'armoire ; l’adjoint, pâle, à moitié suffoqué, apparut. Il avait une mine si grotesque que l’euvo- yé éclata de rire. Vous êtes deux, dit-il, eh ! bien, vous partagerez. —Cessez vos plaisanteries, dit le maire, très digne. Monsieur est un témoin ; vous êtes pincé. y Vous apprendrez à vos dépense que le maire de Chauborgny n’est pas à vendre. Le Parisien le regarda en face ; il eut un sourire d’incrédulité. —N'aggravez pas votre situa- tion, jeune homme, ajouta l’ad- joint, sur un ton conciliant. — Vous ne sortirez d'ici qu'entre deux gendarmes, reprit le maire. En attendant, entrez dans cette pièce, nous allons délibérez, moi je ne demande que ça, dit l’homme d’affaires en se retirant dans la si vous êtes des imbéciles, ce sera comme vous voudrez. Le maire et l’adjoint seuls. Le silence se fit. Le maire le rompit le premier ; — Nous le teñons dit il. — Nous les tencns, voulez vous dire, reprit l’adjoint, en lorgnant la feuille de papier restée sur la table. Le cas est grave dit le maire. Il se fit un nouveau silence. Ils s’observaient tous ies deux ; on eut dit qu’une pensée secrète, la même, les envahissait. —Il ne faut pas exagérer les cho- ses, dit enfin l'adjoint. Voyons, vous ne voudriez pas envoyer ce jeune homme aux travaux forcés ! La main sur la conscience. C'est vrai, dit le maire. Loiron, vous êtes homme de bon conseil, je l’ai toujours remarqué. Il est évi- dent qu’il y a corruption... —Oh ! corruption.. dit l'ad- join il y a tout au plus, n'exagé- rons rien, Que faut il faire ? demanda le maire. —I] faut réfléchir, répondit Loi- ron, et prendre un parti qui ne fas- se de tort à personne. — Très bien ! cela. Voiià mon a- vis : ne faire de tort à personne. —-Autre chose, reprit l'adjoint. Si nous poursuivous, cela fera un bruit du diable ; on verra de la con- cussion partout ; cela produira un très mauvais effet. —Ji faut éviter cela, dit vivement le maire. Cela va faire un scandale ! cunti- nua l’adjoint. — Pas de scandale ! s'écria le mai- re, voilê mon priucipe. —Il ne faut pas faire parler de soi. —Et ne pas troubler l'orâre, a jouta le maire. — Plus je réfléchis, reprit l'ad- joint, plus je suis convaincu que ja étaient | Compaguie n’a pas voulu nous frois- ser. Elle a bien fait les choses. S'il ne s'agissait qu: de quel. ques billets de milles francs, oh ! a- lors... —Cela se fait partout, dit l’ad- joint, c’est en quelque sorte..com- ment pourrai je dire..une polites- se. —C'est vrai, dit le maire ; je me suis emballé, je ne sais pas pour- quoi. — En n’acceptant pas, nous com- mettrious une grossièreté envers la Compagnie. Ils nous prendraient pour des provinciaux ! —Oh ! que c’est bien cela ! s’é- cria le maire. —Savez vous ce que l'on dirait, Riblard ? On dirait que nous avons fait des manières parce que l’on ne nons avait pas offert assez. — Et l’on suspecterait notre hono- rabilité. — Oui, dit lé maire, que tout ceci reste entrs nous. Il rendit la liberté au prison- nier. - Entrez, monsieur, dit-il avec bonhommie. Nous avons délibéré. Nous ne voulons pas faire de bruit. 1l nous répugne de faire interve- nir la justice. Afin d'éviter tout scandale, nous allons signer tous les trois. —Je savais bien ! dit le représen- tant ; le tout est de s'entendre. Ja- mais la Compagnie n’a voulu ache- ter personne. C’est une offre..gra- cieuse. — Une politesse, ajouta l’adjoint, une simple politesse. — Parfaitement, opina le repré- sentant. — Pas autre chose, dit ‘7 maire, en passait la plume à sx cullè- gue. Le soir, monsieur le maire eu se déshabillant pour se mettre au lit, semblant tourmenté par un re- mords. Ce n’était qu'un regret ; il s’en exprima à sa femme. —Herminie, dit il tout à coup, ai-je été bête de convoquer l’ad- joint ? —C'est comme si ce grand flan- drin nous avait pris cinquante mille francs dans notre poche ! répondit madame la mairesse, en poussant un gros soupir. pièce que lui désignait le premier magistrat de la ville, Après tout, Sore Nipples and Chapped Hands Are quickly cured by applyirg Chamhe: aix Galve, Tryit; it is a success. Price 25 ses J. 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