$ Fi Ë Ps a 8 ne mie me CS CS L'IMPARTIAI,, JEUDI LE 831 ANG EAU re amande ds ou amant RMS au parte mes JAN 1901 La Mineralogie DANS LES ECOLES ACADIENNES. Par À. Doiron Instituteur. M. le Rédacteur. . Je suis heureux de lire la belle lettre de mon inspecteur au sujet de la minéralogie. Je regret- te seulement qu’elle m2 renvoie au dix-neuvième siècle. J'ai écrit quelques notes sur nos conventions et si ma mémoire ne m'a pas fait défaut, j'ai touché tous les points les plus saillants que nous ayons eu à traiter en conv@ntion. C’est sur des instances que j'ai écrit ces no- tes et si j’ai manqué de dire un mot de bienveillance en faveur de la minéralogie c'est que j'ai le mal- heur de toujours dire un peu de ce que je pense quand aux matières à enseigner. Quand je disais que la leçon de M. Arsenault fut bien écoutée mais que son utilité n'avait jamais été démontrée dans nos écoles primai- res je ne faisais que dire la simple vérité. C'était manquer de chari- té, mais quoi ? Quand je disais que sa leçon, comme bien d’autres dut être lais- sée de côté pour faire place à l’his- faire. Si le gouvernement envoie des spécimens aux instituteurs qui les demandent nous aurions dû le sa- voir auparavant. Ca ne ferait que du bien d’avoir des spécimens de minéraux dans les écoles, etila fallu une lettre mal écrite et mal ——— faire dire à M. Arsenault que la chose était possible. Nous avons pourtant assez de journaux. Donc il fallait que l'inspecteur donnât avis aux instituteurs à ceteffet. La collection de minéraux à Ch’Town ne m'est pas connue, non pas à cause de mon insouciance, mais faute de moyens. Je me procurerai des spécimens et j'espère que les autres instituteurs prendront avan- tage de l'information que l’on me donne à moi-même. Mais parler de la composition des roches et des minérais | Je n’en ai pas le temps. C’est trop fort pour des enfants. Je connais un peu les élements, j'ai appris un peu de ces choses là au- trefois, elles ne m'ont jamais servi à grande chose pour ouvrir l'intelli- gence des enfants, pour leur faire aimer le bien, l’ordre, la discipli- ne, et les mettre en état de lire pour s’instruire, de chiffrer pour tenir convenablement une lettre et con- interprétée de M. A. Doiron 1 de l'océan, le silence poétiqne de la forêt et la douce verdure de nos champs. Laissons l‘étude de la composition de la pierre calcaire aux hommes dont l'intelligence est assez dévelopée. Un enfant n'ai- mera pas plus Dieu pour avoir ap- pris la nomenolature des éléments qui constituent nos minérais qu‘un charpentier deviendra fervent chré- tien à connaître s‘il scie et rabote du bouleau où du merisier, du pin ou du sapin- Nous avons à enseigner du fran- çais et de l’angiais, de l’arithmé- tique, de l’histoire et de la géogra- phie, de l'écriture, parfois du latin, de l’algèbre, de la géometrie. Le gouvernement local a donné sa démission au professeur d’agricul- ture. Pourtant nons avons un pays agricole. Nous n'avons pas assez de minéraux pour produire la valeur d’un déjeuner pour un homme victime de la dyspepsie, Et l’on veut nous faire enseigner la minéralogie pour, peut-être, y faire trouver des vocations. Ce serait des vocations comme oslle des ins- tituteurs de l’île, minimes, minces et peu lucratives. Je demande à M. Arsenault de vouloir bien me pardonner si je parle à ma façon. compte de leurs affaires, d'écrire | Je ne me suis pas faché de 0e qu’il a fait voir un peu que je suis igno- naître leurs devoirs envers Dieu et|rant. Moi, je lui dis qu‘il a plus L4 Rédacteur, quand nos éducateurs seront en mesure de nous offrir des notions pratiques, de réduire le nombre des matières à enseigner et de nous procurer des livres conve- nables aux enfants d'un pays agri- cole, nous aurons lieu de nous féli- jourd'hui ce n'est, après tont, qu'une bien faible partie de notre population qui reçoit une éduca- tion profitable, à l‘école. Beau- coup de jeunes personnes la quit- tent sans avoir acquis du goût pour l'étude et négligent de lire pour s'instruire. Et puisque M. Arse- nault a bien voulu divulguer mon p'tit nom Que j'avais caché sous un mot plus vaste dans son accepta- tion je me souscris Bien respectueusement, A. Doro. Abram'’s Village, Ce 12 janvier 1901. P.S. Depuis que j'ai écrit cette lettre des personnes dont il faut respecter les opinions m'ont assuré que M. Arsenault a raison de dire que la minéralogie est une science qui conduit à Dieu. Je maintiens que l'homme raisonnable admire des choses que l'enfant ne peut ai- mer. Et puisqu'il faut, malgré moi, que je relève tout ce qui me semble être hors des limites du vrai citer. Tels que nous sommes au-, J. H. Myrick & Co. Importers aad Dealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishing Supplies RME. LS ARR RC ENT je dirai que M. Arsenqgit n'a pas toire canadienne, à la calligraphie de fer au feu qu’il est capable d’enlles sentiments élevés qu'il croit la patrie. x ete. jenai pas voulu dire que je| M, Arsenault a des élèves dont |battre. La minéralogie et la bo- avoir, cer, il dit que Dieu est miné- voulais voir l’histoire canadienne supplanter la minéralogie mais que des leçons sur l’enseignement de l’histoire, de l’arithmétique, de l'écriture, enfin sur des sujets abso- lument nécessaires, seraient préfé- rables à des leçons de science qui font les délices de l’homme à l’in- telligence développée mais qui ne comptent que pour peu de chose pour les enfants en bas âge. Si M. Arsenault reconnait son ignorance il n’est pas gêné de l’at- tribuer aux autres et à sa façon. Qu'il relise la phrase qu’il a citée etil verra qu'il m'a mal compris. Je savais parfaitement bien que l’on enseigue l’histoire, l'écriture, etc, et M. Arsenault ne voudrait assu- rément pas croire que je ne le sa- vais pas. Je n’ai exprimé de vœu que par rapport aux leçons données devant les conventions. Ets'ila cru que je condamnais la minéralo- gie en tant qu’elle est science, par- fois utile et surtout agréable, c’est parcequ'il n‘a pas lu mon rapport pour me comprendre mais plutôt pour y trouver quelques fautes à critiquer. Parler d'une leçon et d'une science sont deux choses dif- férentes. Je maintiens que la minéralogie ne compte que pour peu de chose pour nous. Et voilà pourquoi ? Premièrement je dois parler de nos circonstances. M. Arsenault enseigne dans une école où les élè- ves sont choisis parmi les plus ha- biles de la capitale. Ces élèves ap- prennent beaucoup de choses au foyer paternel que les nôtres, dans l'obscurité des campagnes, n’ont pas l'avantage de connaître. Il est très facile de leur parler d’une scien- ce avec ses technicalités. Ces en- fants apprennent ces choses plus facilement que les nôtres. Mais M. Arsenault doit savoir que, chez nous, nous ne faisons que cormamen- cer à nous éveiller à l'étude des sciences et que nous avons plus à faire déjà que nous pouvons en Makes Blood Pure. If the blood is pure the whole body will be healthy. les parents sont en mesure d'élever bien des choses que nous sommes compromettre les sciences. fait comprendre après l‘avoir ex- j'enseigne la leçon ‘‘Iron’’ je leur fait comprendre que le fer se trouve ceque l’on trouve dans certaines localités et qu'au moyen de feu on roues de faucheuse, je leur dis com- ment elles sont moulées, je leur parle du fer à charrue, de l’aci:r du voiture, d'une lame de couteau etc. On croirait que M. Arsenault veut absolument que nous soyons miné- ralogistes pour enseigner la forma- tion des pierres, des ardoises. Non, on n’est pas si stupide que l’on aie à savoir les technicalités pour con- [naître la formation des pierres, etc. | De l’ardoise, ça se comprend—du kaolin c’est du grec pour nos en- fants. Du sable pour le plâtre, pour Iles terrains qui contiennent beau- | coup de matière végétale, c'est uti- (le ; du quartz, du silex, ça ne va pas. Les pierres calcaires sont des pierres à chaux plus utiles pour |nous que l‘onyx et l'albatre. Je ne veux pas cependant me moquer de l'enseignement d‘une telle science, mais il y a niille ma- nières de faire connaître un peu des pierreset des plantes aux enfants sans leur bourrer la tête de la no- menolature d'une science telle que la minéralogie. Je maintiens qu‘il faut enseigner le nécessaire absolu premièrement, que l'on parle de la chaux pour décomposer les matières végétales des champs, pour neu- traliser les acides qui nuisent aux plantes et pour faire du mortier, etc ; du fer brut, et malléable et de l'acier pour leurs usages différents. Et pour faire aimer Dieu et les grandeurs de sa création il n'est | pas nécessaire de fouiller pour des { et Tyndall connaissaient les scien- ces, eUX aussi. | Pour faire aimer Dieu il faut que ‘on inculque chez les enfants une cailloux ou des minérais. Huxley | ‘les étymologies. Eh bien! M. le tanique surtout ont supplanté l’a- leurs enfants à la connaissance de ; griculture et on a introduit oette | farce de tempérance scientifique, contraints d'enseigner au risque de qui fait rire et pleurer. Pauvre pays ! Tes législateurs mettent Quand j’enseigne aucune leçon, |entre les mains de tes enfants des je l'explique aussi convenablement | livres où l’on condamne l'usage des que je le puis. Et quand je l'ai | boissons fortes, d'un autre côté, ils font des lois qui mettent à l'abri pliquée pour la dixième fois, je crois | une certaine classe de gens dans avoir fait une merveille, Quand|ieur commerce illicite. Quand nous aurons des enfants profondé- ment religieux et de bon caractère, en petites parties dans une substan- | nous n'‘aurons guère besoin de tant de sujets que l'on ne fait que tou- cher sans jamais étudier conve- l'extrait. Pour les différentes sor-|nablement. La minéralogie, la tes de fer je leur parle du fer des ! physiologie (c'est honteux de don- ner ce nom au misérable livre que nous avons) l'algèbre et le latin de- vraient être mis de côté dans nos é- “11 à ju Le taillant de hache, des ressorts d’unelcoles de campagne. ‘Trop d'é tudes différentes sont menées de front et c'est pourquoi nows restons en arrière. Les instituteurs en ont déja trop sur les mains et je n'ai pas le moindre remords de cons- cience quand je dis que notre sys- tème scolaire comprend trop d‘é- tudes presque inutiles et certaine- ment pas nécessaires. Je main- tiens comme je l'ai fait ailleurs que l'Etat doit pourvoir à l‘instruction de l'enfant jusqu'à un certain point. La composition dans un style con- venable, l‘arithmétique, l‘histoire de son pays, la géographie des pays du monde entier. avec leurs indus- tries et leurs ressources, voilà à peu près tout ce que l'Etat a le droit de pourvoir en fait d'instruction, pour la raison que le temps de l‘{ns- tituteur étant employé à enseigner le latin, etc. beaucoup de jeunes enfants qui ne vont à l‘école que pour apprendre le nécessaire seront forcément négligés. En d'autres termes. Tandis que j‘enseigne le latin, la géométrie, à quelque élè- vesqui se préparent aux profes- sions, je devrais m'occuper à don- ner plus de soins à la majorité des élèves qui deviendront cultivateurs, artisans, etc. On pourrait me ré- pondre: Eh, bien, faites-le et n‘enseignez pas le latin. Mais, la coutume établie depuis longtemps demande que nous enseignions ces branches pour, dit-on, connaître | 6—On dit que la piqûre des vers dans l'estomac est If the blood is impure the whole connaissance de sa grande bonté! semblable à la piqûre*d’une system becomes corrupted with its envers les hommes, de sa providen-, épingie. Si votre enfant souf- impurities. Burdock Blood Bitters trans- forms impure and watery blood de paternelle et de la sainte religion | . “ , 217 A ® qu‘il nous à révélée. Sil‘on veut faire admirer la création, deman- fre au point de ne pas dormir la nuit et d’être difficile et nerveux pendant le jour, don- | } | into rich pure blood and builds u À ces chers petits de lever les | : I P dons à ces chers petits de lever M) us 16 les TABLETTES SANTO- the health. Disease germs cannot lurk in the system when B.B.B. is used. Miss Effe McDonald, Liscomb Mills, yeux au ciel pou, y.admirer l‘im- Cu es: ‘‘I have found des nuages, des soleils couchants, 3, E t remedy for purge des aurores briliants, des oieux r e. | r sivk he» >, a e of semés d'étoiles, et, descen Le la terre ; faisons leur rema d- jdélicieux murmure. du pets A A ant Sig snmmmamennent tn pe es Se“ mensité du firmameut; la beauté du spectacle toujours changeant | MEL Pour les Vers et elles tue- ront ces vers cruels et donne- ront du repos à votre énfant. | A vendre chez tnse 1ra 7 à ralogiste. Or pour s'attirer le respect d'un lecteur il ne faudrait pas dire des choses aussi absurdes. Dieu minéralogiste pour avoir oréé les éléments qui constituent nos minérais serait aussi Dieu cultiva- teur pour avoir fait croitre les plan- d‘où sont venues nos céréales. Je maintiens que nous devons élever l'âme des enfants. Or la minéra- logié ne fait rien de cela. Dono el- le n‘est pas désirable. Je citerai à, l'appui de ma thèse quelques lignes tirées d‘un ouvrage magnifique ‘‘Education and the Higher Life”? par l'évêque Spalding. Et si j'ai péché ce n‘est pas en mauvaise com- pagnie. Jene traduirai pas. Il dit : S Natural science, though it is most useful, ministering as it does in a thousand ways and with ever-increas- ing eflicacy to our wants and comforts, has but an inferior educational power. Acquaintance with the uniform co-ex- istences and sequences of phenemera is not a mental tonic. Such knew- ledge not only leaves us unmoved.— it has a tendeney even to better the free play of the mind and to chill the imagination. Ît unweaves the rain- bow, and leaves us the dead chemieal elements. The information we have gained is practical, but it does not ex- alt the soul or render us more keenly alive to the divine beauty which rests on nature’s face. It does not enable us, as does tbe knowledge of litera- ture and history, to participate in the conscious life of the race. It makes no appeal to our nobler instincts. Quand M. Arsenault nous fera dire quelque chose d'aussi fort en faveur de l'étude des miné- raux nous serons disposés à chauger les idées que nous te- nons comme éducateur de l’en- fance. A. D. TO THE PUBLIC —X— As 1 have had several years practical experience in Boston, in AT TIGNISH and À LBERTON NEW GOODS ! Our New Goods are open to inspection, the supply and variety greater than ever. À nice Assortment of trim- med and untrimmed hats, come and seeure first choice. GROCERIES ! 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