Ti LE DCS L 2 "Mn | CS + NUM Foldat et, complètement mécon- MR nr L : à Pre PRET RO È ee à US LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. VOL: FE NO. 30 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD. JEUDI Fi -Moscicy G. BUOTE, RÉDACTEUR. re 22 AOUT 1901. er? —— momeunienel F. J. BUOTÉ, GÉRANT 9 ANNEE, La marrer nn, Souvaroff et | le Sergent Il donne aux sages, aux fous, Des rêves riants et doux ; Il nous fait aimer la vie Et nous plonge...... — Et nous plonge. Le général Souvaroff était très ee men joue Ron varoff. populaire dans l'armée russe : rude et familier, il plaisait aux soldats ; il se mêlait souvent à eux, leur causant cemme à des camarades, s’informant de leurs besoins, Lanuit, gardant l'in- æognito, il aimait à vivre de leur vie ; il revêtait un uniforme de —Non ; et nous plonge... ma foi, je ne sais plus, et flûte pour la mélancolie ! — Laisse ta chanson, dit Sou- varoff. Tu disais dono que tu avais fait un bon diner. —Un diner comme notre petit père notre tzar bin aimé, n’en fait pas. —Je le crois; jete fais mes compliments. De grâce ap- prends-moi comment tu t'y prends pour avoir de l'argent. Peut-être ta bonne vieille mère t'en envoie ? — Je n'ai que ma paye. —Comment fais tu ? —Ah! ah! ah! dit leser- naissable, il fraternisait avec les! hommes, courait les auberges, | cauchait dans les chambrées. Un soir qu'il s'était grisé en sous offcier, il rencontra un ser- gent qui paraissait avoir bu plus que de raison ; il rasait les murs en titubant et en se livrant à des gestes désordonnés. 11 l’acccosta. : : |geut en riant,tu n’es pas dé- —Bonsoir, camarade, lui dit-il | gourdi, camarade, et bien peu — Bonsoir, bonsoir. 1lme semble que | de chose t'embarrasse. Apprends tu es bien | jan’ un soldat ne doit jamais être ai. 5 D dé fie d |à court. Si l'on n'avait pas plus a ; 1 à V , " Vh 8 : d'un tour dans son sac, on ne omme. | pourrait jamais régaler un ami. — ]nstruis-moi tu me rendras | service. —Je veux bien, tu as l’air bon —Tu as raison : ce n'est pas un reproche que je te fais. Je parie que tu viens de faire un diner ? | Le + Li jenfant quoique un peu niais. —Tu ne te trompes pas : je D _. : » D. P us | Auparavant, fais venir de l’eau- viens de régaler un camarade. | PRES . . « LC VAaC. — À 06 que Je VOIs, as jait À co que i Souvaroff appe à la l’aubergiste bien des choses. | [qui remplit nouveau Îles ; nt e oisible à! 5105 qu'ilest possibl | verres. un sergent. | — Parfait! dit lesergent. A — Permets-moi de ‘'offrir un d' LL à no |ta santé camarade. -de-vie, ce n’est pas! és de cochuhéié "| trinquèrent. de refus. | Voici b —Vois-tu, reprit le sergent, iii Li a ©, J — CR _ [quand j'ai besoin d'argent, je me — en ; tu | ro eqeRes ers d’un vieil expédient qui est d'un bon diable. ‘ Fr. : ù dns bon. —Toi aussi ; je suis enchanté | — Lequel ? de faire ta connaissance. MU tie nn —Je mets tout simplement aubergiste, dit Sou- PR en gage ceux de mes effets dont varoff, donne nous de l’eau-de- : ” je peux me passer pendant vie et de la metileure. …, . iquelque temps ; ensuite, — Voilà, re les UP un peu d'abstinence, j'amasse res, dit l'abergiste, un vicillard| 4, quoi les retirer. abruti par l’abus de l'alcool ; Je à — Vraiment ? dit Souvaroff. : :sède e seule es— i : men posséde qu'une & —C'est comme je ie le dis. pèce. —$Si tu te faisais pincer, cela —Donne-nous ce que | serait très grave, sais-tu ? reprit Souvaroff. \ — Pas de danger. Le général remplit les deux | —Tu serais passible du con- verres. |seil de guerre, tu recevrais le —Sais-tu ce qui me surprend knout, tu aurais deja prison dit-il au sergent, c'est que tu peut-être. puisses régaler tes amis avec tal Ris à craindre quand on 7 car tu es sergent comme it à L | s'y prezdre. moi ; nous avons la même paye. [Qu'est-ce que ta a mis: en entrons. as ' air |, avec tu as ’ « : } « à à ; est vrai que la paye n'est! |gage, cette fois ? pas forte. | — La lame de raon sabre, ré- , ’ ’s —Jet'avoue qu'il m'est im- sergent ; i! possible de rien mettre de côté | je me demande comment in fais | pon seulement pour offrir à di- ner, mais te griser, car tu es gris camarade. —Je m'en cache pas, dit ie| sergent avec uu grosrire de sa- tisfaction ; je suis able nent gris. Comme dit la chanson : la tristesse gris, Le vin chasse Et met le —Tu la connais, la chanson ? —Je necrois pas, dit Soavarofi Je vaiste ia chanter, reprit coeur en 116Sse. le sergent ; tn m accompagneras au refrain. 11 chanta d'une voix av isée. Le vin chasse la tristes: Et met le coeur en abomin-| ï " _Payce le sergent |poudit le n'y aura pas d SRE avant un mois, je n’en ai pas besoin et d'ici à la première prise d'armes j'aurai le | exo ps de la retirer. | —Q'est très ingénieux, cama- | rade ; jete félicite de ton ima- | ginatlion. | —Quand tu auras besoin d’ar- | gent, € essaie de mon moyen | —Jen'y manquerai pas, dit Souvarcff; je te remercie. iltrinqua une dernière fois | après avoir bien gravé ea pht.| - ® ? ù 2 ù - » sionomie dans sa mémoire afin de DORVOIr je reconn vitro Le lendemain, daeés Île ies Irou pers jecnieut de rai 3 } os à & assembler, ie general ss passerin A l'heure fixée, le général ar La Conventi iQn riva ; il passa lentement devant | le front des tronpes, cherchant DES INSTITUTEURS ACA- son sergent de la veille. | DIENS Quand il arriva devant lniil| A Ea@MonT BAY, le fit sortir du rang ainsi que le! &T-PH1LIP soidat placé à sa droite. 1! ordonua au soldat de retirer son manteau et sa tuuique. —Cet homme, ditil est un grand coupable, il a vouln dé serter son régiment ; il mérite À LA SALLE | | Le 22 Er 23 Aou 1901 pm : PROGRAMME et > 1ERE SEANCE, 9.30 À. M. la mors. 1 Discours du président. S'adressant an sergent : 2 Procès-verbal et remarques —Sergent, tirez votre eahre et générales. coupez la tête à ce maerente 3 Le système Métrique M. Le sergent se troubla. __ . (Jos. Oct. Arsenauit, —Mon général, balbutiat-ii.| 4 J'horaire et division du — Pas un mot, obéissez, dit le général. — Je ne pourrai jamais. Je vous en prie, veuillez en choisir temps. Discussion. 2ME SEANCE1.80 P. M. -—Depuis quand discnte-t-on! 4 Les Sciences. quand je donne un ordre ? ré-| pondit Souvaroff eu fronçant. Discass on =, Ù 3ME. SEANCE 0,30 À. M. les sourcils. —Mon général, je vous de! , rs mande grâce ponr lui ; ssh 1 _ Une lecon. M. Fiñas nez lui pour cette fois. —impossible, àl eOlare faut nr 2? Les phrases desélives. exemple. Doiron — Mon génére]l! | 3 Les conditions sanitaires — Je vous l'ordonne. (M Marin Gallant —Je me Jette à vos pieds ! | 4 Les Hvres de lecture an- — Assez! dit Sonvaroff qui glaise. Discu:s:0n fit semblant d'entrer daus une! violente colère, obéis on je au PPT SON ii S te faire donner le knout devant tout le régiment. Ro , ë ER . | 1 Rapport da comité de — Eh oien, mon général, _ i: | Re. | l'Histoire Canaëtenne. DR RES Tue Rene, 2 Election da coliège de pro- ie prie Dieu de faire un rte | : en ma faveur et de changer mon. sabre en un morceau de bois. | L histoi | es concurrences re 11 prononça ces mots avec une 7. PP diction affectée et feignit la plus | Let 00 ARR MONT MN ES grande surprise lorsque, rat Le y ps heure fixée par le tné son sabre, il constata que se: a|° es de SE Pa nen ÿ prière avait été exancée. | CPE RE a me | fesseurs 0 8 lection des officiers. ’assoeia- +; . [<1On recevra ui ro — Bien trouvé. dit Souvaroft,|""°" °°° RE j'aime ta présence d'esprit, ca ‘quelques jours avant la conven- 4 à , " . | > marade. Dors ti: del nés : as oi | Très respectueusement, Mes urse , ‘ plsine | dames et Messieurs, membres ide l'Association, vos humbles —Tiens, ajouta t-il, voici de! quoi régaler tes amis ; à l'avenir, ne mets plus tes armes serviteurs. NO MARTIN ANDRE Doro! Président en gage. | BRU EUGENE l'ourrier | Sécrétaire PourQuUoIï EXPERIMENTER Méfiez vons des imitations de | quand: vous pouves obiomr en MoLean's vraceagze wory|'°"èdeqni a au delà de vingt- SYRUP. Procurez-vous le véri- table et ne soyez pas trompé par d'autre remède qu'on pourrait vous offrir comme ayant la mé me valeur. ans d'épreuve—Fullers Black- berry Cordial. 11 guérit toutes les maladies d'Eté, chez les Jin fants et les Adaltes. Vous pou- les marchands, CRAMEPS Prix, 25 cts. N'expérimentez pas, procurez-vous FULLER'S BLACK-— BVERRY CORDIAL Souyenez ousquil a été éprouvé depuis longtemps. C'est un mais | et les Enfants et les ris promptement par FULLERS BLACKAERRY CORDIAL,, Toujours efficace. 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To be sol4 at public auction in front lof the Court House Summerside in Prince County on Friday 16th of August 1901 at th+ hour of 12 c'elock noon, un- der and by virtue cfa power sale con- tained in an Indenture of Mortgage bear \ing date the 17th day of November A. D. [1897 made between Stephen L. Des- | Hoches of Miscouche, in Lot 17, in gaid | county, farmer and Mary DesRoches his wife of the one part and the undersigned as mortgagee of the other pat. All that certain parcel or tract ot land ani premises situate Iying and being in Towaship Seventeen in Priuce County Prince Edward Is!and boundeu and d:s- cribed as follows: commencing at a stake fixed ia the north west ang'e of land formerly owned by Francis Des- Roches now in the possession of James | DesRaches and in fhe south side line o thence Chains and fifty links thence north | seventy five degrees she en minutes west the dis'ance ef four chains thence fificen degrees dite minutes west the | tothe Ledgewick Cove thence west wardly six "ehains ; degrees aud thirty minutes eat seven chains and fifty Jinks ; seyenty five degrees and fifteen mirutes east four chains; thence south sixty | degrees east five chains thence oorth thirty degrees | five minutes east the tence of uiuety five chains ; links to the stake at the place of com- mencement containing an area of fifty | eight acres of jand a little more or less | and beine the Late described in a deed from Stauislaus £L. DesRoches and! others to the said Stephen L,. Des Roches dated the 17th day of November À. D.1897— default having been made in the payment of the principal and in- terest secured by the said mortgage, the late John P. Gillis’ land known as |P the MeNeill farm and running from | Charge until November, when it : south thirty degrees f rÉY five | will be ; ju iged and disposed of as minutes west the distance of ninety five | may be ordered by the owners, À south | distance of seven chains and fifty links | inside each box of cheese sent in thence north fitteen | GO0D ADVICE. The followirg di où was heard a fe v days ago in — s our neighboriag settlements. Jead Pat—‘‘Hello, ee D Peter—"Hel- oh oh-oh-ho, Pat.” Pat, Why l’eter, that's a terrible congh you have.” Peter. “1 know. It's killing me Pat,‘* Pat. “Why don't you get something to eure you ? Peter Sure I have tried all the cough medicine on the market but they did me no good. Pat. Why don't you go to the doctcr ? Peter, Well, I intended to go, but Barney called over to see me last night es told me notto bother with any of them ? Pat, Why was that, Peter ? Peter, ‘Well, he says last spring when Margaret was sick she had ali the doc- tors in the place to see her, and the de‘il the bit she was the better of them. Pat And will vou teli me what cured her ? Peter, Well, he says he keard t talk abont this MacDONALD'S DRUG STORE keeping very fine medicine for man or beast, and he started at once to see Mr. McDoualds, himself. He gave him two bottles of MacDONALD'S AN- ODYNE PINE EXPECTORAN', which only eost kim 25 cents apiece: This cured her completely. Pat, Well ! Well ! that was cheap Peter, Yes and he says if he had gone to MeDonald's Drug Store and got this medicise in the fir-t start he would have saved over 850 that he had paid out for doctors’ bills and medicines. Pat Dear, oh dear ! My, vh my ! Peter, 1 weuli advise you to go to Sum- merside and see that man at once! Peter Well, Pat, I will go to see him this day with the he'p ofthe Lord and the o}d berne. Good bye, Pat. Pat, Geod bye, Peter. P.S. Pat-Hoy! Hi! Before you go take this 25 cents with you and bring me a bottle of that McDonald s Anodyne Pine Expeetorant for Ann, Peter—T will that, sure. Cheese Makers‘ Competition. RU 7 The Government offers $70 in prizes of $40, $20 and $ro to CHEESE MAKERS for 1st, 2nd, and 3rd, quality of the average for June, July, August, September and October make. One cheese of each month’s make may be delivered at Charlottetown at any time that may suit the con- venience of the competitors. : The Department of Agriculture, will take charge of it on arrival arid lace it in cold storage free of label unattached showing the narie of the maker and the name of tlie factory where made must be placed |’T'his label will be substituted by a number onthe box when received ‘heuce south and stored. BENJ. ROGERS, - Commissioner, &c. | Department of Agriculture, C'towu and seven ty 3Wwai School & College ; BOOKS vez vous le procurer chez tous .CHOLERA, DIARRHEE | toutes maladies d'Eté chez l'usage de |! déman- ! Fur further particulars apply 10 a Of all kinds {and Johnston, Barristers, Summerside. |} Dated {his 25th July, 1901. | ALWAYS ON HAND | CHAS. J. MITCHELL FRANCIS GILLIS, Mortgagee. j 144 Queen St. Charlottetown a ee | re Free ’etr | & P LT | ne E SET #% Opp. Prowse Bros. P.E. 1. | ÉÉPRINIUE SN Le A AC, 1: Mail orders receive prompt at: | #7 Ï Uitu a Pe tentio | tj Rafraichit et adoucit larean, permetts ntaux | D. ù & f edesetare Agents for the Perry Pictures F5 Re % 2 : r s dése- À ÉRS Fe # : WOOD FARM a FOR SALE. a En vs x — NAME | . Sito ited at Palmer Road, Lot : , Con'aining 123 acres, covered la: A VIS paire good growth of mixed | wood. | d ) M. Aubin E. Arsenault, avocat, sera | For farther partieulars apply MM. J. O. Arsenault to tous les samedis | a pri s midi, dura 5 les mois d'été. | nes de cette partie du | B. D. MoLELLAN. pourront le | Paimer Roaû, | May ‘th. 1991-—<1tf. Pioneer. au magasin de et cie. Wellir ton, vs avant : Hs a lui 22 FOOT tf. snduit AS D ES anna M de cs