Ah . L'IIMPARTIAIZI 1907 Protection de Joseph C'est par une de ces belles jour- nées de printemps, douces et gaies, où l'astre radieux chasse les vents et les nuages, ramène les aurores matinales, réchauffe de ses feux les jours grandissants et réveille partout dans la nature endormie comme dans l+ coeur humain Îles instincts et les souvenirs agréables. Plusieurs parents sont réunis chez le Docteur X... qui, partiil y a cinq mois avec l'espoir d'un fils, est tout heureux de trouver le ber- ceau, laissé vide, occupé par un gentil bébé rose qu'il caresse en le “baisant, de sa soyeuse barbe rous se. Faisant écho à la joie exubéran te du père, tout ont le même nom sur les lèvres, les mêmes ambitious dans le coeur ; tous ornent le front de cet enfant des plus glorieuses auréoles. Seule la mère ne partage pas—sans le laisser voir toutefois —ces sentiments trop humains ; une ambition plus noble hante “ son coeur pieux et tendre. Saïnt ‘ Joseph, ‘ répéte-t-elle intérieu- # rement, vous êtes témoin du voeu “ que je fis au beau jour de votre “ fête, où mon enfant reçut le saint “ baptème : j'ai promis de faire #“touten mon pouvoir pour le “ youer au Seigneur ; vous à qui “ Jésus ne peut rien refuser, dai- “ gnez réaliser mon désir.” PE Douze années se sont écoulées. L'enfant, devenu le presque grand Joseph, est pieux comme un chéra bia. Dans son grand oeil bleu son âme se lit tout entière, et cette Âme, elle est pure et limpide comme le cristal. Une cérémonie de première commu- nion va avoir lieu dans la paroisse. Les exercices de la retraite prépara- toire sont ouverts. Quarante enfants sont paisiblement rassemblés autour de ia chaire. Un pieux abbé leur rompt !a parole de Dieu et les dis- pose à se nourrir du pain des An- ges. lout à coup, un homme élégam- nent vêtu, à la mine hautaine, an front ridé par la colère, s’avance au milieu de l'assemblée attentive. I] regarde ici, là, cherche quelqu'un. —‘‘ Je veux mon fils, dit-il au prêtre étonné ; sa mère est encore catholique mais moi je ne le suis plus, et j'entends que mon enfant fasse comme moi ’’- Puis saissisant violemment par le bras le jeune Joseph, qu’il aperçoit au premier rang, il s’écrie : ‘‘ Fini avec les ca- letius ; assez de superstitions, etc.’” Ce fut alors une scène attendris- sante. Le pauvre enfant, deviuant l'intention de son père libre penseur, paraissait heureux ! Il prit sa place: à la Table Sainte et reçut son Liieu | avec une piété ravissant. Que s'était il donc passé ? Saint ! Joseph avait abrité ce coeur iuno ! cent sous son sceptre de lis ; il avait, enveloppé le futur communiant sous | les plis de ce même manteau qui | protégea Jésus contre les fureurs! d'Hérode. Son père mandé en tou: te hâte à la ville pour devoir pro fessionnel, Joseph allh rejoindre ses compaguon. D. = FL * Quinze printemps ont suivi ! première communion de Joseph. Le Docteur X. ne pouvant gagner les siens «4 croyanres, a quitté sou foyer depuis longtemps sans douner de se; .nou- velles. L'enfaut a grandi sous la] garde de sa sainte mère d'abord, réussir à ses prétendues puis au milieu de confrères et de maître particulièrement pisux. À près de brillantes études, dues er: grande paitie à la générosité du curé de la parofise, le blon 1 chéru bin d'autrefois se noinme aujour- d'hui l'Abbé X.. depuis deux ans. et 1l est prêtre Sa mère ivre de joie en voyant la réaïisation de son rève le plus caressé, a vu aussi avec tristesse ce cher fils la quitter pour une mission lointaine. À sa première messe, cé- lébrée avec une ferveur angélique, il a promis à Dieu de se vouer à la convertion des infidèles paur obte- nir la conversion de son père dispa- ru. Il est parti courageux, après a. voir béni sa mère, et l'avoir exhor- té à mettre sa confiance en Saiut Joseph. Nous 'aissons ici la parole à l'ab- bé Joseph X. ‘‘Jechevauchais, dit- il, dans unc plaine désolée du Ton- kin en compagnie d'un jeune sol- dat, lorsque tout à coup, j'arrive près d'une case habitée. Comme j'en franchissais le seuil, nne voix rauque me crie .— ‘* Qui vient là ? un calotin ? il ne manquait plus que cala pour nous embêter. *’—‘‘Tou- tefois on me permit d'entrer. Un plutôt mort que vivant, articulant avec peine quelques parcles, en proie à une fièvre violente. fesser. gne que non. ‘Si délaissé que vous soyez au- jourd’hui, repris-je, vous devez a- voir eu du bonheur dans otre vie : pouse, un fils. ..? rent sur le mourant l'effet d’un | choc électrique ; il frémit et laisse | avez-vous fait votre première Com- | munion ? N'avez vous pas une é- | ‘Ces mots d'’é; ouse, de fils eu- | | | vieillard est 1à gisant sur un grabat, | Je lui! demande s'il ne seuge pas à se con- | Il -ecoue la tête et fait si- | | ! | ‘échapper de ses Iè res un long sou- | pir.—"* Oui, dit-il d’une voix pres- } tombe à ses genoux et lui dit tout que éteinte ! J'ai un fils ; qu'estil| en larmes : ‘‘ Père, je ser:i obéis sant, laborieux ; devenu mou cher Joseph ? il y a si! Je vous aimerai | longtemps que j'ai quitté la Nor-! encore davantage, mais laissez mot! mandie. *’—‘' La Normaudie ? Ktes- | faire ma première communion. L'indigne père demeure insensible, tant il est vrai que le souffle d: l'in- crédulité rend aus-i durs que la pierre les coeurs naguère les plus affectueux. Voyaut toute insistan- ce vaine, Joseph, pâle, tremblant, supplie le prêtre de ne pas l’oublier et suit son père devenu son persé- cuteur. Le iendemain, les exercices de la retraite continuent : une place est vide : l'enfant ne revient pas. Le docteur X... le retient près de lui. | Tous les préparents à la prem:è- re Communion se mettent en prière et supplient Saint Joseph de proté-! ger leur compagnon et de lui per- mettre de partager leur borleur. Le jour suivant, fête du glorieux époux de Marie, est le jour ardem- ment soubailé de ces jennes cor vrs,. Le Directeur arrive au miiieu des rangs ; quel douleureux serrement de coeur en voyant la place vacant: ‘* Mes enfants, leur dit-il, il faut que Saint Joseph nous ramène notre cher absenit.’’ Et d'une seul: voix et d’un seul coeur, ils récitent le Souvenez-vous à S. Joseph. A peine le dernier mot de cette prière est-il prononcé, qu'un grand garçon vêtu de beau drap neuf, uu cierge à la main, uu joli brassarg de satin blanc frangé d’or au bras gauche, s'avance. Un mouvement d'émotion circule de toutes part : ‘{ Le voilà ; le voilà ’’ ; chuchote- t-on. Il était visible que Joseph a! ait pleuré ct souffert, mais qu'il nn. ÉOSEL Lars mime rer pa Déni itisc D viens de... j*= site | ‘“ Le visillard hatelant, essaie de | | | 1 m'appelle Joseph| à |se soulever, regarde...de grosses |larmes coul:nt deses yenx higards, |they re Lie où 1 Ah !'re-|up in full pond packages at 30 cents per pound and -“‘rartsed to do .| al we clatm for them or money refunded, 3 | Affaibli par l'émotion : ‘* | prit-il avec effort, tu es mon fils | je suis ton pèce, ! ”’ Le Oui, il retrouvait en moiun fils autrefois tendrement aimé, et moi je retrouvais mon père que j’a- | vais toujours également cheri. Encore une faveur de S. foseph, |m'écriai je aussitôt. Gloire au Glo:, (Tieux Patriarche ! ”’ moufant | | | Vite, re partit le nou-eau Saul converti et come | | foudroyé par cette rencontre provi- dentielle, je se s que je meurs ; con- fesse-moi. . .’? ‘* Je me hâte de rendre ce devoir | à mon père ; puis je vole plutôt rod je marche vers ma petite chapelle, |et je reviens muui de ;’ Hostie sain- | te que je deyose sur les Jèvres du | cher malade. Celui ci lève 1:s yeux au ciel, me fait signe d'approcher, | essaie de me presser sur sou coeur et expire en prodonçant le Nom de | Jésus, et le nom de son Els ?’ | |tège ceux qui mettent leur confian ce en lui. Puisse ce trait porter! beaucoup d'âmes, qui ne connais- | Saint, à en faire l'expérience davus | leurs nécessités, car je suis hezreux | de pouvoir dire avec Ste Thérèse, ! que je ne me rappelle pas de {ui a. | voir jamaïs rien demandé qu’il ne Pour plus de renseiguements. veuillez adresser toute comimunication. € , : me l'ait accorié. | REVDE. MERE SUPERIEURE AE [] ANE7-VI [IS A l'Impartial n È . - H. B. TIGNISH, I. P. E | | _ Tignish RÉ RÉ ASE ER ST Enr Re og = . Dés Éd —|vous Normand ? Moi, je le suis ; je | | À A CES | K | | RL TPE, » EP A CA AR d LL GOLD DUST LA MEILLEUR : POUDRE A LAVER 2 Nettoie toute chose sans exception Si votre épicier ne vend pas la poudre à laver GC LD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi que la vôtre à Tee N. K. FArRBANK Company, Montréal, et ils vous enverront un échantillon d’un + de livre. THEN. K. W Farrpanx Company, Montréal, Chicago, New-York. k Nouvelle-Orléans, St-Louis, San-Franeisco, Londres, Ans € ‘| A. PES TEE 23 # : | POOR MOTHERLESS CIL THE ELDEST QF A FAMILY OF SIX a A Touching Story as Told in a Letter to The Toronto Globe, To the Editor of The Globe: Sir,—I ask for space in your columns to quote from a letter received at this office For obvious reasons 1 do not give the name. The letter reads:—"*T have à sal case to present to you. Twelre years ago «a mother Gied, Icaving six \ small chil lren, the eldest eight years ° old and the youngest an infant, My mother took the eldest and kept her until ::y mother's denth. Then the young gl went clerking on small wiauzes Last year she contracted à co: i f which she has never been free, an i sh: l:a8 been unable to work since last January. She is just nineteen years old. Kindly tell me how to roceed to get her into the Muskoka Free Hospital for Consumptives.” The sad part of it is this letteris only one of many—alike pathetic and ap- po es are being received daily y the writer. Fifty-five patients ave in residence in the Muskoka Free Jiospital to-day. Seven hundred and thirty-eight have been cared for since the hospital was opened in April, 1902, In place of fifty we could care for one hundred if the reeded money for maintenance was at the disposal of the trustees. Perhaps some of your readers have seen the following earnest statement in Dr. Lawrence F, Flick’s valuable book, ,‘“ Consumption, à Preventable and Curable Disease” :—**Could tho 1 consumptives of any given community be seen at one time or pass in panc- rana before the people publie consei- ousness of the magnitude of the aiïlic- CTRRNS Nail jou Ores tm nager lp If you can't come to town take advantage of the mails ; we wi:} be pleased to attend {o your orders and guarantee prompt delivery. You will get as good treatment as if you called on us personnaly. ts REMEMBER Æ sg our stock of Drugs, Chemicals and Patent medicines is complete in :.ery detail Prices right : Try usnext time. Agent for Kodaks, Camera and suppiies. . À. W. P. bourlie PRINCE COUNTY DRUG STORE Summerside rt UNE ficDonald's Condition pouders l; Genuine Condition Powders 01 fhe market. Pu Use. REA Fr ‘cUonaids Colic inflamation of the lungs, kidueys or hewels Remedy A cuæeif us2zd as di rected. 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A few thousand deaths are nothing a$ com- pared with the deaths from consu:n"- tion.” he appeal of the trustees of the Na- tional Sanilarium Association is on behalf of the consumptives of the Do: minion, 59) of whom die in Tororta annualiy, 3,093 in Ontariv, 8,000 in the - . Dom'nion. This poor, motherless rl is one of the many sufferezs of Lo-l:v. Æ TIGNISEL, TC =. E: + | | Onexecute, avec soin et dans le plus court delai, toutes sortes d’im- pressions tels que | Carts, En-Tête de Comptes, Eu-Tête de Lettres, Cartes de Visites, Cartes d’affaires, Enveloppes, etc. f I I TT Oüvraces EN CouLEUR ET EN Or. vlus grand soin est ‘donné anx ordre par la TI malle _ (ré barcain Sale ! | CT Making Room for Spring Importations | | | | | As the winter is passing rapidly and as my spring stock will soon be In order to do so I will sell the balance of Ladies Furs at HALF PRICE. READY MADE CLOTHING, Men's and Boy's overcoats, in great variety, 74 off. À few Ladies’ Coats at Half Price. 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