Pour l'écrit sur un chapitre de l'histoire du Canada, 1e sujet est le suivant: “Le Canada depuis la Confédération jusqu‘à nos jours sous ses aspects matériels, intellectuels et religieux." Le travail sera jugé en tenant compte du fond et de la forme. Pour le discours 50 points seront accordés pour le fond et la forme et 50 points pour le débit. Il appert que l'éducation supérieure de la jeunesse acadienne était un problème que l'abbé Pierre—Paul Arsenault tenait toujours en esprit; un problème qui peut—être le hantait. En général, les Acadiens n'avaient pas les moyens de pourvoir à l'éducation postscolaire de leurs enfants. Voilâ donc qu'en 1906 l'abbé Arsenault lance une grande loterie dans le but de fournir de l‘aide financière â la jeunesse acadienne désireuse de poursuivre des études post— scolaires. Le tirage aura lieu en 'anvier 1907. Le but visé est de fonder une bourse écoliere destinée à des étudiants acadiens choisis dans les différentes paroisses de l'Ile. Les prix offerts en loterie sont onze pièces d'or. On pourrait dire une loterie dorée! Il est évident que les efforts de l'abbé Arsenault sont secondés par les curés des autres paroisses acadiennes. C'est peut—être alors que germait chez ce vaillant patriote, apôtre des causes acadiennes et francophones, le concept d'une société d'aide financière aux étudiants, organisme qui grâce à son instigation fut fondé en 1919. Il est fort bien reconnu que l'abbé Pierre—Paul Arsenault fut le maître instigateur de la création de Société Saint—Thomas d'Aquin dont il fut l'un des fondateurs. Il en fut le premier vice-président (1919» 1920) et le deuxième président (1920—1925). il en fut d'ailleurs l'un des plus ardents promoteur et animateur. En 1921, au moyen d'une lettre de sollicitation, il lançait une campagne financière a l'extérieur de la Province en s'adressant "A nos Frères et Cousins Acadiens et Canadiens—Français des Provinces Maritimes, de Québec et des États—Unis." Au cours des années 20 il obtint aussi des bourses d'études dans quelques collèges classiques de la Province de Québec. Ceux et celles qui ont bénéficié ou qui aujourd'hui jouissent des bienfaits financiers, culturels, sociaux et éducatifs de la Société Sainthhomna d'Aquin ne peuvent qu'exprimer de vifs ' ' u \ n sentiments de reconnaissance au Pere Arsenault et rendre hommage à son initiative, sa claivoyance, son dévouement et son patriotisme acadien indéfectible. Il a certes mis en place des balises qui ont servi de guides aux Acadiens de l‘Ile-du—Prince—Bdouard au cours des huit premières décennies du vingtième siècle. L'abbé Pierre-Paul Arsenault était un agriculteur avisé. A l'époque où il a vécu et exercé son ministere sacerdotal, la presque totalité des paroisses situées en milieu rural étaient nanties de terre en culture ou de fermes exploitées aux bénéfices des fabriques. La paroisse de Mont—Carme] possédait donc une ferme dont le curé Pierre—Paul Arsenault était à la fois régisseur et directeur. Il souhaitait de