an … ns cléde, Atcig A st per NOUVELLE SERIE À UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS. SION PERPETUELLE. LÉON XIIT FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA + On Aesososssssesssse s «x BI.00 Six MO sccesoocose co00 ee 50 Pour LES ETATS-UNIS Un an.....scccs.es 0e se 0 BI. 50 Six MOÏSeooosoccc000000 075 Pour L'EUROPE Ur Bessososesssssssss ss PI. 50 RL EL ES Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- - bal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- £: bien que la nouvelle. Adsséez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAIT, Tignish, Mardi, 13 Septembre 1910 LE BIEN SUPREME Il est certaiu que 1a conservation de la langue maternelle ne mérite pas la censure, pourvu, bien enten- du, que les intérêts de l’Etat n’en souffrent;point. Pour notre part, nous pevons voir à ce que les inté- rêts de la religion ne soient pas compromis par des disputes relati- ves aux langues : car la foi est le bien suprème des âmes et la source de tous les autres biens. Léon XII. (Extrait d’une let- tre parue dans le ‘‘Vaterland’”’ de Vienne, Autriche, le 3 janvier 1902. ) | Parlez votre langue Le ‘‘Sun’’, de New-York raconte l'aventure amusante d'une ‘‘com- tesse’”’ américaine qui, après un sé- jour de trois ans en Europe, affec- tait de ne plus pouvoir parler sa langue, l'anglais. L/incident ne manque pas d'application dans une foule de nos centres ou un petit groupe de ‘‘snobs'’ en raccourci ac- cuse la même faiblesse. Nous a- vions déjà le remède connu et qu'’- on cite encore, ‘‘marcher sur le ra- teau’”’, mais il nous manquait assu- rément l'exemple d’une brave amé- ricaine réclamant pour sa langue ce que nous réclamons pour la nôû- tre. Voici donc l'incident raconté par le grand journal de New-York : ‘Rien ne me révolte plus, dit une femme qui a l'habitude de pas- ser l'été à l'étranger, que de ren- contrer en Europe des Américains qui paraissent rougir de leur lan- gue. J'en ai rencontré souvent, une femme entre autres, aux eaux de Carlsbad et c'est à celle-là que revient la palme. ‘“Elle me fut présentée sous le nom de comtesse Komofisky ou quelque chose de ce genre. Elle avait épousé nn Rnsse ou un Polo- nais trois ans auparavant et si, j'ai bonne mémoire, une table d'hôte de New-York est le point le plus rapproché de l’Europe qu’elle ait connu avaut cette date. Elle était américaine d'apparence, mais son anglais était d'une pauvreté extré- me. Klle avait même déjà dena- turé notre ‘‘the’’ en un ‘‘zi”’ exo- tique. Elle ne construisait plus ses phrases qu'avec une extrême difficulté et comme résultat elle ne s’exprimait plus guère qu’en fran- Çais. Le matin suivant je déjeñnais dans le Kaïser-park en compagnie d’un groupe d’'Américains roulés dans leurs châles et qui, aptès a- voir bu le nombre prescrit de ver- res de Sprudal ou de Marktbrun- neu, étaient sortis au grand air suivaut les prescriptions. Parmi ceux qui étaient à table se trouvait un médecin de New-York qui n’est pas moins populaire Dour être d’une franchise voisine de la bruta- _Jité et qui ue peut pas souffrir 'af-| fectation. La cumtesse arriva et fut invitée à se jcindre À notre groupe. Le docteur, comme on finit par le savoir la coutiaissait de- puis sou enfance. Quelqu'un lui fit une question et eile commençait de répondre avec son accent particulier. Le docteur devint nerveux. La comtesse fit une nouvelle observation moitié en français. Le docteur murmura quelque chose ressemtlant fort à un juron. Enfin, il éclata : “Pour l'amour du ciel, Maria Smith, dit-il, vous n'allez pas pré- tendre qu’un séjour de trois ans en Europe vous a fait oublier votre langue ?”’ ‘‘Il y eut un silence, puis quel- ques femmes du groupe commencè- rent de sourire. : Mais quand la comtesse parla dans la suite elle s’exprima dans le plus pur langage des Etats-Unis.’"- ‘La Revue Fran. co- Américaine. " a — — IL FAUT OBEIR A L'EGLISE ‘En tout ce qui touche, directe- ment ou indirectement, le règne de Dieu ici-bas, toute créature humai- ne est soumise à l'Eglise : emje- reurs, rois, princes, gouvernements, assemblées, ministres, députés, magistrats, préfets, maires, etc. : et cela, non pas seulement comme personnesfprivées, mais encore et surtout comme fonctionnaires, com- me personnes publiques. MGR DE SEGUR. Ouverture du Congres Eucharistique Montréal 7.—Le Congrès Eucha- ristique International vers lequel tout le monde catholique romain a les yeux tournés, s'est ouvert hier soir, par une cérémonie imposante, à la Cathédrale catholique romaine de St. Jacques, par le Délégué pa- pal, le cardinal Vannutelli. Les archevêques et évêques de l'Eglise Catholique Romaine, au nombre de cent, ont pris part à la cérémonie d'ouverture. Le vaste temple était rempli d’une grande foule de fidèles, et la cérémonie fut des plus imposantes. Le Cardinal Vanutelli, le Légat Papal, a prononcé le discours d’ou- verture du Congrès. Il it que l'i- uitiative prise de convoquer de tel- les réunions en Amérique pouvait être continuée dans l'avenir, Il donna lecture d’un message du se- crétaire d'Etat Papal, le cardinal Merry Del Val ainsi que du messa- ge suivant envoyé au Roi Georges V et la séponse de sa majesté ; ‘“‘A Sa Majesté le Roi Georges V. Les Catholiques de l’Empire, évêques, prêtres et laïques, présents au Congrès Eucharistique Interna- tional à Montréal, prient Votre Ma- jesté d'accepter leur respectueux hommages de loyauté, et leur ex- pression de profonde gratitude, pour la modification faite dans la déclaration royale, avec eux et les autres membres du Congrès, venus de toutes les parties du monde, nous souhaitons à votre Majesté et à la famille royale, bonheur et pros- périté contintels. Signé : Cardinal Vincenzo Vanu- telli. La réponse de Sa Majesté fut comme suit : ‘Château Balmoral, 6 septembre. ‘A Son Eminence le Cardinal Vannutelli Montréal : Je remercie sincèrement Votre Eminence et tous ceux qui sont présents au Congrès Eucharistique International, à Montréal, pour les expressions de loyauté et de bons souhaits conte- tenus dans le télégramme que j'ai reçu atjourd’hui avec plaisir et sa- tisfaction. George KR. I.’ L'archevêque Bruchésie a répon- du au discours du Légat Papal, ex- primant sa satisfaction qu'une réu- niou aussi importante de hauts per- sonnages ecclésiastiques à Mont- réal, était tenue à Montréal. Et la cérémonie prit fin, après une courte prière. : UN CRIME DES PLUS MYSTERIEUX Toronto, 24—Le Dr Pickering a Ouvert, aujourd’hui, une enquête sur la mort d'un inconnu qui a été trouvé noyé à l'endroit appelé ‘Western Gap'’, samedi. Le cadavre était enveloppé dans une longue toile et une pierre pe- sant cinquante livres avait été at- tachée au bout de cette toile. On croit à un crime, mais on n’a en- core découvert aucun indice qui permette de retrouver le coupable. L'enquête a été ajournée à mer- credi prochain, À. i L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 13 SEPTEMRE 1910 Ecrit de Mile, Theodosie instituteurs Acadiens, Pour nous, instituteurs et insti- tutrices acadiens, nos conventions sont comme des jours de retraite pour nous préparer à l'ouverture de nos classes. Quoique l’on dise au contraire, il me semble qu'il n’y a pas de temps plus propices pour tenir nos congrès, nous réunir et délibérer ensemble, que ces derniers jours de nos vacances. Alors nous nous armons pour un combat qui va durer plusieurs mois, nous choi- sissons les armes dont nous aurons besein pour combattre, et, en un mot, nous en retournons plein d’ar- deur et de courage. Dans quelques jours nous repren- drons nos travaux interrompus. Plusiems se livreront à l’enseigne- ment pour la première fois. Une autre année scolaire va s'ouvrir ! Nous voyons une salle remplie d’en- fants quelques-uns encore très jeu- nes. Ilsuffit de jeter un coup d'oeil et de voir toutes ces figures dont chacune abrite un caractère quelconque pour réaliser que c’est une tâche sérieuse que celle à !a- quelle nous allons nous livrer pen- dant toute une année. D'abord que ferons-nous la pre- mière journée, quand nous nous verrons, pour la première fois en présence d’une vingtaine peut-être d'uue quarantaine de petits visages souriants qui nous regardent pleins de curiosité ? Que ferons-nous quand ces enfants perdront leur temps en classe ? quand ils déso- béiront ? Que ferons-nous encore quand malgré tous nos efforts, nous n’obtiendrons pas les résultats aux- quels nous nous attendions, et que le succès ne nous sourira pas com- m2aous l’avions rêvé? Que fe- rons-nous encore pour combattre l'assistance irrégulière ? Voilà quelques-unes seulement des très importantes questions que nous aurons à resoudre si mous voulons réussir dans notre tâche. Non sulement nous nous aperce- vons de la présence des enfants mais nous seublons sentir qu’à côté de chacun d’eux il y a la présence d’un père et d’une mère à qui cet enfant est cher et qui veillent sur son progrès. Et puisque nous sa- vons que cette année qui commence aura sa place dans la vie de chaque enfant et que c'est nous qui en som- mes responsables, nous devons nous efforcer en justice envers les parents et envers l’enfants de ia rendre aus- si profitable que possible, En toutes choses, si l’on veut obtenir de bon résultats il faut un bon commencement. Rappellons- surtout dans uue nouvelle école, est la plus importante de toute l'année, parce que presque toujours, notre succès en ce qui regarde la discipli- ne dépend de notre conduite à no- tre entrée dans cette école. Puis- qu’il est si important de bien faire les choses la première journée il | faut s'y bien préparer et pour cela ilest nécessaire de connaître un peu d’avance en quelle condition est notre école, que nous ayons une idée du nombre des enfants, leurs âges, etc. Sachant ces ch»ses nous Saurons quelles préparations nous devons faire pour l'ouverture de notre classe, Chaque année à peu près uu tiers de ceux qui se livrent à l’enseignement sont des commen- Çants, et la moyenne du temps de- voué à cette profession étant à peu près cinq ans, il est important que tous fassent de leur première année une année de succès. Ce que l'on apprend par sa pro- pre expérience est toujours le plus profitable, mais dans l’enseigne- ment comme dans plusieurs autres vocations, cette méthode de s’ins- truire peut être la cause d’une per- te de beaucoup de temps et aussi être la cause d’une chute qu’on de l'expérience d’un autre. tefois il faut que chacun se trace un plan à suivre, un qui est en rap- port avec les conditions éans les- quelles il se trouve. En arrivant daus nn centre étran- ger, il est certain que nous allons nous former des idées et recevoir du district, des gens, etc. Mainte- gant la chose importante est de ne nous tous que la première journée, Ce que nous devons faire comme NU [e) UTQUTS Gallant à là Convention des Tignish, Sept. 2 1910 — Q —— pas laisser ces impressiens nous in- fluencer ni engendrer en nous de préjugés, ne passons pas de juge- ments prématurés d’abord mais a- gissons en toute charité envers nos — vaincre des obstacles qui au com- mencement nous paraissaient pres- qu’insurmontables. Dans l'administration d’une éco- le, on rencontre parfois des’cas de discipline qui demandent ure déci- sion immédiate. Si vous avez pré- vu de tels cas, si vous veus y êtes préparé, il est certain que votre ju- gement sera plus claire et vous sau-l rez mieux comment agir que celui qui se trouve soudainement em face! d'une crise qu’il ne sait nullement comment controler. L'instituteur ou l'institutrice qui ne s'arrête ja- mais pour réfléchir sérieusement sut les différentes phases de l’ad- ministration d’une école afin de sa- élèves et leurs parents. Pendant ce premier quart d'heure que nous passons dans notre école, nous re- gardons nos écoliers bien attentive- ment, et nous voudrivns faire un diagnostic de chaque esprit et de chaque coeur, et c’est alors que eux aussi sont occupés à nous étu- dier. L'aimerons-nous ? Sera-t elle bonne. Faudra-t-il obéir ? Telles sont quelques unes des nom- breuses pensées qui agitent leurs esprits pendant ces premiers mo- ments. Ils se formeront bientôt des opinions et ce qui est pire enco- re, ils se les communiqueront libre- ment. Ils est certain que les oreil- les nous tinteraient si nous pouvions entendre les nombreuses remarques faites à notre compte dans chszque famille du district le soir qui suit notre première journée à l’école. Sachons donc d’avance ce que nous allons faire la première journée, et comment nous allons le faire, afin de ne pas hésiter. Avançons avec précaution mais avec confiance. Ayons soin de ne pas critiquer les méthodes de notre prédécesseur. N'en disons que du bien où n’en disons rien. Comme je l’ai dit déjà, bientôt nous allons commencer, mais, ce n'est pas sans regrets pour ces pe- tits enfants qui aiment tant le de- hors, les champs et les bois, et qui doivent maintenant tout quitter pour une grande partie du jour. Tachons donc de rendre ces heures qu’ils doivent passer au dedans, agréables et bien remplies. Ce u’est pas sans regrets que nous vo- yons de petits enfants de cinq, six ét sept aus, assis bien droit sur leurs bancs d’école. Jusqu’a lors ils n’ont fait que de courir, jouer, chanter, crier et rire, mais aujour- d'hni il leur faut s'asseoir bien tranquilles pendant de longues heu- res entières. Nous leur disons qu’il ne faut pas se retourner, ne pas remuer, ne pas faire de bruit, et cependant en nous-mêmes, nous savons qu’i!s feront toutes ces cho- ses, puisqu'ils sont des enfants, et alors allons-nous dire pour cela qu'ils sont méchants ? ennuyeux ? et les punirons-nous ? Quand cette joyeuse troupe dé- file —evant vous le matin de l’ou- verture, chacun amène sa part de qualités et d'’inclinations comme héritage de son enfance. Chaque petite intelligence est dans une con- dition plastique et le bon grain semé dans cette période de deve- loppement portera des fruits qui dureront toute la vie, Ces jeunes intelligences sont ardentes, investi- voir résoudre les problèmes qui se présentent, se verra sonvent dans un dilemme lorsqu'il n’aura ni le temps, nila tranquillité d'esprit pour former son jugement, sa dé- cision. Sachez toujours ce que vous ferez quand il vous faudra agir sous l'impulsion du moment, dans ces cas ou vous n’aurez ni le temps de refléchir, ni de demander des conseils. Quand vous allez commander à un ou plusieurs élè- ves de faire une chose, ou encore que vous leur demaudez de vous rendre un service, vous devez tou- jours être préparés pour agir, n’im- porte lequel des cas suivant qui du se présenter (1) L'obéissance prompte à votre ordre. (2) Un te- fus absolu de vous obéir. (3) Une indifférence manifeste à suivre vo- tre commandement, ou peut être le désire évident de l'éviter. Dans presque toutes les écoles une question sérieuse, est comment empêcher les enfants de parler pen- dant la classe et comment les em- pêcher d’être bruyants, Le seul etle meilleur moyen est de leur donner assez d'ouvrage afin qu'ils soient occupés, mais je l’admets, cela n’est pas toujours une chose facile. Exigez des devoirs écrits et que ces devoirs soit faits avec beancoûp de'soin. 4 Avec de petits enfants il faut un programme très varié. Que les leçons récitées en classe soient courtes et intéressan- tes. Si votre salle d'école le per- met ayez quelques formes d’exer- cices gymmastiques. Un peu de tact dans les petites choses vaut ‘beaucoup. Afin de comprendre la nature de l’enfant, le nouveau mat- tre doit faire une étude sérieuse des différents caractères qui lui sont confiés. Ilest des enfants qui ont besoin de plus de repos que d’au- tres et pour ceux-la il faut de fré- quents Changement, tels que les en- voyer souvent au tableau, etc. Pour ce qui regarde la manière dont les enfants sont rangés à leurs bancs, ayez soin de ne pas mettre l’un orès de l'autre deux qui sont por- tés à s'amuser et à perdre leur temps. Un bon moyen aussi est de changer leurs places plusisurs fois pendant l’année. Si les en- fants sont grands assez pour com- prendre, expliquez-leur pourquoi ils ne doivent pas parler ni faire du bruit. (1) À cause de ia perte de temps. (2) parce que s'ils com- mencent par parler des choses né- cessaires ils finiront par parler par amusement. Car autrement le maître ne peut pas conduire une classe dans aucun sujet si les élèves gatrices, impressionnables, désireu- ses de fréquents changements, et pessg de très peu de concentra- (tion. Très souveut nous oublions ces choses, Nous oublions aussi que chaque petit être placé sous notre tutelle est rempli d’un besoin [d'activité et d'absence de repos | Comme toute être qui est dans son létat de croissance, Dans le cours Les chaque jour de classe je maître ou la maîtresse sera forcé de lutter | Contre toutes ces conditions. Avant que la première journée soit pas- |S2e, Si nous sommes suffisamment |Ohservateurs nous nous verrons en | face de deux autres problèmes. (x) | Chaque enfant nous arrive à l’école sortant d’une atmosphère différen- te l’une de l’autre. Quelques-uns ont toujours joui d’une liberté par- faite. (2) Certains enfants ont tou- jours été entourés des plus tendres soins de leurs parents et ne les ont jamais quittés pour un moment. Maintenant comment pouvons- aurait pu éviter si l’on avait profité | taine sous notre direction, conser- Tou-lver intacte chez le jeune enfant certaines impressions des conditions | nous, lorsque nous avons une tren- cètte stmosphère d’amour et d’at- tention qui luiest si utile. Voila des questions sérieuses, mais tou- jours nous avons la consolation que plusieurs jours nous sont donnés pendant lesquels nous pouvons tra- vailler à surmonter nos difficultés. Chaque jour ameuera de nouveaux rayons de lumière qui nous indi- iqui sont à leurs bancs font du ‘bruit. »iDounez une place à côté à | ceux qui parlent beaucoup, non pas tant pour les punir, mais plutot afin qu'ils ne fassent pas perdre le temps des autres. Maintenant quelques mots à pro- pos de l'assistance régulière. Il y a quelque temps le bureau d’édu- cation de la ville d’Halifax envoy- ait aux parents qui avaient des en- fants aux écoles des circulaires traitant sur ce sujet. Entre autres raisons données pour lesquelles les enfants doivent assister régulière- ment à l’école il y avait les cinq suivantes : (1) [1 y a tant de mati- ères a repasser et le temps est si court que chaque instituteur ou ins- titutrice désire que ses élèves fas- sent aa moins un peu de progrès chaque jour. Une nouvelle leçou est facile a asprendre par raison de l'interêt que l’on y porté. L'élà- ve absent perd ce grand avantages. La leçon manquée sera peut-être répétée plus tard, mais ce qu'elie avait d'attrayaut à cause de sa nouveauté a disparu et si l'élève réussit à l’apprendre un peu, ce u’est qu'avec difficulté. (2) Dans! plusieurs sujets tel qe la géomé- trie, l’histoire on n2 pent compren- dre la leçon d'aujourd'hui sans sa- voit et bien comprendre celle qui l'a précédée. Donc les élèves qui s’absentent souvent seront toujours tion, la géographie, mais dans l’a- rithmétique, la grammaire et la gé- | ométrie, ils feront une chute cer- taine. (3) Une journée d'absence de temps en temps, souvent produit une indifférence qui degénére en, un dégont pour l'étude. L'habi-| tude d’être souvent en retard est, la cause de sérieuses entraves à ce- | lui qui veut réussire (4) L'as- | sistance irrègulière est un acte d'injustice envers le maître. Un, jour il explique avec beaucoup de peine et de la manière la plus clai- re possible, disons une règl2 d’a- rithmétique. Demain, peut-être il lui faut r2passer la même chose pour un ou deux qui étaient ab- sents afin que ceux-ci puissent sui- vre la classe. (5) L'assistance ir- régulière est nuisible aux félèves ponctuels. Leur progrès est retar- dé pendant que le maître explique une leçon que d’autres ont perdue par leur absence. De plus le pro- grès général de l’école entière est retardé, de’même qu'un régiment en marche est mis en désordre par quelques soldats traineurs. Ensuite passons à l'étude des sciences naturelles et de l’agricul- ture, Durant ce premier mois de l’année scolaire, qui est aussi le, plus beau, occupez-vous un peu! des choses de la nature. Des fleurs n’ont pas encore toute perdu leur beauté. Ilya aus$i des insectes et des oiseaux. Enseignez-en au moins les plus simples cennaissan- ces. Faites connaître aux enfants les mauvaises herbes et encouragez les à les détruire. Montrez-leur l'utilité des certaines plantes ; qu’ils apprennent de bonne heure a observer les différents phénoménes de la vature. Les quelques mo- ments employés ainsi sout de plus de valeur que vous ne l'imaginez. Aussi, ce sera une source de plai-\ sir pour les enfants et pour uous- même. Ilest dit souvent que dams notre petite province, l’on se dé- goute de la vie de campagne. Quel- les que seient les raisons, nous voyons chaque année un grand nombre de famille laisser la camn- pagne pour aller s'établir dans les villes. La vie du fermier est sou- vent fait un sujet de ridicule. Les misères, privations et l'isolement de la vie de campagne sont exagé- rées, et pas un mot n’est dit de ses beautés et d2 ses charmes. Nous qui enseignons dans les écoles ru- rales tâchons de faire quelques choses pour empêcher ce dépenple- ment de nos belles campagnes. Enseignons aux enfants que l'agri- culture est une des plus nobles occupations auxquelles l'homme puissent se livrer. Le fermier d'aujourd'hui est l’homme le plus indépendant et le plus respecté. Montrons-leur aussi que c'est sur l'avancement de l’agriculture que dépend l'avenir de notre province. Montrons-leur que plusieurs des grands hommes qui ont vécu ont cultivé le sol et s'en sont glorifiés. Enseignous leur que l’Empire Ro- main jadis si puissant est tombés parce qu'ils ont abandonné la cul- ture du sol pour se livrer à la guer- re. L'art, les lettres, les métiers tomberaient si, l’agriculture ne les soutenait. Enfin, passons au chant et à la déclamation dans l’école, Voilà deux choses presque essentielles si vous voulez avoir une école vrai- ment gaie. Iln’y arien qui ins pire de l'énergie et du courage chez les écoliers, comme une chanson Je matin avant la classe, pendant la journée ou le soir. Cependant, il est bon de ne pas chanter trop fort À car malheureusement il y a encore certains districts d'école où les gens diront que vous perdez votre temps. Oui, ilest triste de cons- tater que dans le vingtième siècle, il y a encore des lieux ou l’ange civilisateur semble n’avoir pas pé- nétré, Toutefoisils sont si rares et l’ignoranee de ces gens est si grande qu'il faut plutôt en avoir pitié que de les condamner, Donc continuez à enseigner le chant et la déclamation, et si vous n’avez pas encore commencé, ii est temps. Surtout enseignez les hymnes na- tionales. Les enfants les chante- ions chez leurs parents ensuite, et vous le savez il n’y a rien qui ins- pirédle patriotisme chez un peuple, qui lui fait connaître et aimer l’his- taire de ses ancêtres, comme les hymnes patriotiques. Les lignes suivantes de l'hon. A. Routhier vous feront mieux comprendre Pourquoi nous devrious tous ap- prendre aimer et chanter les chants de la patrie, “Si nous voulons devenir un en arrière de la classe. Ils rétro- queront des moyens à adopter pour! graderont daus la lecture, l'épellax lil faut rendre fort et glorieux co peuple qui commande l’almiration, d’un peuple. néthemetninni en es Lo fo r8 ANNÉE verbe que nous avonsreçu de ia France, et qui est à la fois le signe, la marque et l'aliment de notre vi- talité. ‘O jeunes gens, sans doute vous avez vu quelques fois mourir (” s homme ? Quand sa langue embarassée, et ne pouvait plus ac- centuer ses mots, vous avez dit : iln’en a pas pour longtemps, et quand il a perdu tout à fait la pa- role, vous en avez conclu que le souffle même de la vie allait bientôt lui manquer. ‘‘Eh bien ! il en est de même Quand sa langue se paralyse, quand sa mémoire ingra- te en oublie les patriotiques accents, quand son verbe ne se plus enten- dre pour célébrer ses gloires et re- vendiquer ses droits, c'est qu'il est en danger de mort. ‘Quelles que soient les épreuves de l’avenir, ne faisons pas comme les enfants d’Israël, qui, captifs aux bords des fleuves de Babylone, suspendaient leur lyre aux bran- ches des arbres et pleuraient. Chantons plutôt aux étrangers les hymnes de la patrie, racontons-en les glorieuses histoires et apprenons leur à respecter le sang qui coule dans nos veines, et la langue que la Providence nous a donnée pour manifester nos sentiments et nos pensées'”. CAPSULES CRESOBENE ACL: Te Te AT ETUI Tel , UT HY POCRISIE D'ANTICLERICAUX Le Temps, de Paris, qui, en ce- la, donne le ton à la presse antica- . tholique de France, s’efforce de re- jeter la responsabilité des événe- ments d'Espagne sur leS. Siége. Il faut le lire pour le croire. Li- sez : ‘Un Espagnol éminent notis di- sait un jour, en parlant du sécrétui- re d'Etat pontifical ; C’est un hom- me qui croit à l'enfer. Quelle po- litique faire avec un homme qui croît à l’enfer ?’’ Cette boutade contient une large part de vérité. Pie X et sou principal collaborateur ignorent les contingences, les de- mi-mesures, les compromis dont sont faites les négociations. Quand des hommes comme M. Briand ou M. Canalejas disent, très sincère- ment d’ailleurs, qu’ils sont conci- liants, leur prétention apparaît au Vatican comme un ironie provocan- re. On ne fait pas sa part À l’er- reur quand on a conscience d’être la vérité et toute la vérité Dès lors qu’on commence à discuter, la rupture est consommée, Sous Léon XIII, les tractations agec le Vatican gardaient un caractère. po- litique- Sous Pie x, elle sont pu- rement dogmatiques—et par consé- quent sans issue. ’” Que d'esprit, M. Homais, pour dég'iser le véritable état des cho- mes... N'est-ce pas le Temps lui-même qui ces jours-ci, rappelait le mot de Clémenceau catactérisant les ‘‘trac- tatons’”” de Combes envers le S. Siège : ‘‘Iln’y a pas à le nier ; nous nous sommes conduits comme des mulles....’’? Ce jour-là, le Temps, ne songeait par incriminer le secrétaire d'Etat de Pie X, cou- pable de ‘‘croite à l’enfer””, ... Au surplus voici ce qu’‘‘un libé- ral espagnol'’ écrivait ces jours ci au Times, de Londres : ‘‘On se tromperait gravement si on croyait que l'Espagne désire simplement établir la liberté des cultes au bénéfice des confessions religieuses non catholiques, —ce que prétend M. Canalejas, chef du gouvernement espagnol. Son dé- cret, par lequel les églises non-ca- tholiques ont permission de mani- fester par des signes extérieurs leur existence, établit sans doute une ceitaine égalité entre les diverses confessions, mais l’on vise plus loin, beaucoup plus loin i] entre dans les intentions des chefs de la guerre actuelle d’infliger un coup mortel à l'église romaine dans la péninsule. Le chef du cabinet es- paguol manque absolument de sin- cétité quand ji! affirme au Sénat que lui et ses coliègues du cabinet Sont catholiques. Les intérêts de la re ligion romaine et, je pourrais ajouter, de toute religion, sont qui le préocupe le moins," L 7 à PR MA ns 1 4 A