| À L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. a HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : nn ne DS ns eo En cos Les abounements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertiens subséquentes. Toutes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAI, Tianis& 13 Oct. 1898 L'Archeveque de Montreal sur l'Île Depuis longtemps ies jour. naux de la province n'avaient eu à enrègistrer des noms de personnages aussi distingués, . comme ils le font avec gloire, depuis quelque ‘emps. À la suite de Sa gneur l’archevêque de Québec, qui vient de passer par ni nous quelques semaines de vacances, c'est Mgr McDonald, du Havre de Grâce qui nous honorait de sa visite ; et voilà que vendredi dernier nous arrive par la ligne de Pictou, Sa Grandeur Mgr Bruchesi, le si distingué et po. pulaire archevêque de Mont- réal. Morseigneur Bruchesi pour faire diversion aux nombreuses et importantes occupations qu: lui impose la haute dignité dont:il est revêtu, dans Îla ca- tholique ville de Montréal, eut l'heureuse idée de se diriger vers les provinces maritimes. Partie de sa ville archiépisco. pale il y a une douzaine de jours accompagné de M. le Chanoine Dauth de son chapi- tre, et visiteur dés maisons d’e- ducation du diocèse, Monsei- gneur se rendit à Memramcook où il fut reçu par les PP. Ste Croix, ainsi que l’a annoncé le Moniteur, avec les plus grandes distinctions —De là Sa Gran- deur a visité Monseigneur d’Antigonish, où il eut la plus heureuse surprise de rencontrer son intime ami, l’Archevêque de Quebec venant de Charlotte. town accompagné de son Secré. iaire privé, le révérend Père Arsenault. Après un court séjour chez Mgr. Cameron ces illustres Prélats se mirent en route pour Halifax, où ils furent l’objet des démontrations les plus royales de la part de l'archerèque et des citoyens de cette ville. Au col- lège St François Xavier, où une magnifique réception leur fut faite par les membres du chœur de Ste Cécile, leurs Grandeurs répondirent en anglais et en fran- cais, dans les termes les plus ai- mables ct avec la plus exquise délicatesse. 11 en fat de même chez les sœurs de la Congréga- tion N. D. que Monseigneur Bruchesi était fier de rencontrer partout où il a passé, ce qui ré- pondait bien à la joie qu’elles avaient de se reconnaitre des brebis de son bercail, en bai- sant la main du bon pasteur, si loin de la bergerie. D'Halifax nos visiteurs et leur suite passè- rent au Cap Breton où 1ls visi- tèrent Sydney et Louisbourg, si fameuses en souvenir pour tous les coeurs français. En 1evenant les deux archevêques furent reucontrés à Antigonish par Mgr de Charlottetewn ce qui porta Monseigneur Bruchési a Grandeur Monsei-| 4 dirent dire adieu à son illustre compa- gnon, pour visiter notre Ile. À Charlottetown Mgr visita lhô- pital, tenu par les Soeurs Grises de Québec, et les couvents des soeurs de congrégation de Mont. réal, qui non moins fières que leurs soeurs d'Halifax, d'Antigo- nish et de Pictou, firent tout er leur pou oir pour recevoirle plus dignement poss‘ble leur arche- vêque, leur père et leur pasteur. Dimanche à l'issue de la messe Monseigneur honora les fidèles d’un magnifique sermon eu anglais qui rempiit d’admi- ration tons ceux qui eurent la bonne fortune d'être présents ; car Mgr de Montréal n’est pas seulement un des orateurs les plus éloquents de notre époque, quand il à parler dans notre belle langue français, mais il a aussi le talent de faire passer dans les langues étrangères, ces accents vibrants qui touchent, transportent et ravissent tou jours son auditoire. C’est sur- tout ce qu’il a parfaitement ré- ussi à faire à la cathédrale de Charloitetown et si nous osions aborder quelque critique nous ne pourrious faire mieux que dire dans le sens du ‘“Casket," que la teinte la moins sensible de l'accent francais, ne faisait qu'a- jovter au charme desa voix. Lun- di, le 10 du courant, Monseigneur s’est ais de nouveau en route pour Montréal par l'express du matin À Sfummerside se à la station pour ie saluer, au passage, Mgr, Gillis, le Revd. P. Boudrault d'Egmont-Bay, le P John Mc- Donald de Miscouche et le P. J. S. Turbide, de Tignish. M. le curé de Miscouche, antrefois 6- lève de Sa Grandeur à l’univer- sité Laval, accompagna sa Gran- deur jusqu’à Shediac. Monsei- gneur Bruchési regretta baau- coup de n’avoir pu rencontrer M. le curé d’Alberton, le Revd F Burke, a qui aussi 1l enseigna la théologie à Québec et pour qui il garde toujours un pré- cieux senvenir. Comme Mgr Bégin qui nous a quitté la semaine dernière, l'archevêque est enchanté de sa visite dans nos parages, et s’en retourne en emportant de très bons souvenirs de cette premi- ère visite, promettant à ses nom- breux amis de revenir bientôt pour un temps plus long. C'est ce que nous souhaitons de tout cœur, convaincu, que ces 1l- lustres personnages ne passeront jamais parmi nous sans y pro- duire de grands biens. Cu NVENTION DES. INST1- TEURS ANGLAIS. La dix-neuvième convention annuelle des instituteursanglais qui a eu lieu la semaine derui- ère à Charlottetown, en a été une pleine d'intérêt. Les insti- tuteurs anglais ont pris à tàche d'exposer au grand jour l'atti- tude rétrograde du gouverne- ment qui a si âchement mutilé la loi des écoles en dérobant par législation une partie du sa laire du corps enseignant, Une résolution à cet effet a été sou- mise el a donnée occasion à une vive discussion soutenue par les instituteurs d’une part et par le premier ministre Farqu- harson et M. McKinnon M. P. P. de l’autre. Le président Camp: bell n’a pas été par quatre che- miu, et dit à libremeat sa façon lieu de que pensent nos français du coup d'Etat qui leur ravit une partie de leur mince salaire. Ripans Tabules cure nausea. fipans Tabules cure Leadacne re de penser à M Farquharson à l'élvolonté gard du gouvernement qui, au |sive. 11 se soumst, parce que protéger i'éducation, |ceci lui paraît dans l’ordre. La passe des lois pour la détruire. force demande, pour produire Nous espérons que le prési- quelque effet, un> application dent -le la convention des insti- | continue et je dirais même im- tuteurs acadiens fera, lui aussi, | médiate : il n’y a pas d'action à connaître au gouvernement ce|distance Que le maitre s'éloi- instituteurs | 30e |lespiègles reprendre leurs jeux Les Prohibitionnistes On annonce que les chefs prohibitionnistes, à Halifax comme à Toronto et à Montréal, ont décidé ‘de s'adresser au gouvernement, à la prochaine session, pour en obtenir une loi de prohibition. Si les pruhibi- tionnistes ont la majorité daus tout le pays. e’est sans doute leur droit de le faire, et si M. Laurier veut tenir ea promesse jusqu’au bout il devra prendre les mogens de leur accorder ce qu’ils demandent, pusqu'il leur a déjà donné le plébiscite, au coût d'environ 300,000 piastres. VOLCANIC ERUPTION Âre grand, but Skin Erup tious rob life of jey. Bucklen’s Arnica Salve, cures them, also Old. 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Je u'oserais pas dire que l’antorité ne se gagne pas, mais il faut convenir qu’elle doit se supposer déjà existante à l’état de germe: Certains sem- blent en être dépourvus, et a- près de longues années de pro- fessorat ne s'imposent pas plus aux élèves que de jeunes débu- tants. En quoi consiste cette autori- té ind'spensahle à tout éduca- teur ? Le résultat de cette qua- lité est il une crainte révéren- tieile de ja part des élèves ? Je ue le pense pas. On ss fait crain- dre par la force des bras, l’agili- té des mains, la vivacité des yeux, la contraction de la figu- re, mais tout cela ne donne pas l’aatorité.—L'autorité est le contraire de Ja force brutale, c’est une pression d'un ordre bien supérieure qui s'exerce sur l'élève, parfois à son insu. C’est le résult.t d'une énergie toute spirituelle qui marque sa force en domptant les facultés de l'enfant, en ravisant son respect, en gagnant son obéisssance compiète. 1} y a encore cette autre diffé- rence entre la force brutaie et l'autorité, que l'enfant cède à la pr'mière à contre-cœnur, par des motifs intéressés, pour éviter l'application trep immédiate de cette force : il se sonmet à la seconde, sinon avec plaisir, au moins naturellement, sans son- ger à se plaindre et sans res- sentir la peine qu'il y a à cour- ber sa volonté devant une oppres- gne, et vous verrez bien vite les défendus ; leur esprit un ins- | tant comprime retrouvera mil'e | | procédés nouveaux pour jouir en moins de temps d’une liber- té retreinte. L'idée même de la punition presque assurée n'em- pêchera pas les natures indépen- dantes de transgresser les lois les plus sole nelles. L'autorité an contraire, participe aux privilè- ges de l'esprit : elle ne réclame | pas une application immédiate. L'action du professeur doué de cette influence se fera sentir même ea son absence : la for- mation qu'il aura donné ne sera pas passagère. L'enfant aura été formé par l'autorité, il n'est que comprimé par la force. C'est ici le cas de dire que Ja vertu tieut un juste milieu. L'éducateur qui jouit de l’auto- rité, se sent maîtie de lui-même et de ses élèves. 11 a comme une conviction intime de sou pou- voir. C'est avec Calme qui af fronte ce petit peupie de mu- tins. Il prévoit les difficultés, il ne les exagère pas, il connait d'avant le combat, il est aésuré de la victoire. Ce n’est pas de la présomp- tion ; bien au contraire, il aura recours à tous les moyens pour se rendre maitre de sa classe, mais c'est avec sang-froid qu'il cherchera à maîtriser l’indépen dance de ses élèves. C'est avec assurance qu'il interviendra. Egalement éloigné de la rudes- se et de l’hésitation, il évitera ces paroles dures, ces cris pous- sés pour se tromper soi-même quand on a peur et pour trom- per les élèves qui se laissent ra- rement prendre à ce stratagème. À ce calme, il joindra l’aisance dans sa démarche, sa parole, tout son extérieur, il fait coin- pren ire par là qu’il est chez sui, qu'il se sent le maitre, et les é- lèves finiront assez vite par le croire. Il saura par moments se départir d’une certaine raideur, d'ua sérieux par trop long : la aote gaie viendra reposer de temps à autre des enfants vite fatigués. Quand le moment sera venu de rétablir l’ordre, il le demandera avec un tel nature; que les enfants ne songeront pas'à faire autrement qu'il ieur est commandé. L'enfant est comparé à l'ar- buste qu'il faut redresser. Nous n'avons que deux forces à notre disposition pour opérer cette correction dé défauts nalurels ; la force brutale ou l'autorité. La première de ces deux éner gies ne peut entrer en ligne d. cempte quand il s'agit de for mer l'esprit et de diriger le cœur ; il reste donc cette autre force qui s'impose à i'esprit sans révolter ie cœur. C'est dire l'im- portance de cette autorité : sans elle notre influence est nulle, nons ne sommes que des pro- fesseurs mais nous ue mérite- rons jamais le ttre d'éduca. teurs. — L'Enseisnement Pri maire. À Nunuesvais. BISMARKS IRON NERVE Was the result of his splen did health. Indomitable wili and tremendous energy are not found where Stomach, Liver, pe | Kidneys and Bowels are ont ef order. 1f you want these quaii- ties and the success they bring, + use Dr. King's New Life Piils. They develop every pawer ol brain and body Only 25 cents at any Drag Store. 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The firstare those which require the active par- ticipation of an older person; the second, those for which only occa- sional direction or assistance is ne- cessary; the third, those in which the child can engage by himself, CR SE TEN GREAT REFERENCE WORKS QUebster”s Dictiouary e Qi Eten, Rev ad En oPYabe, By the following list it will be the ishers have covered much + mens See THE SUPPLEMENTARY MATTER IN THE LATEST $#12.00 EDITION. 1708 Pages. . It Embraces 1500 Illustrations. = À Appendix of 10,000 Additional Words. …… IT ALSO CONTAINS … Nine Special Diction- aries, protected by copyright, and not A Duction: ) C Fou? of Noms found in any other tes. T7 dictionary. A Dictionary of ES A Dictionary of Synon- cal Terms. A Weight nearly ra Ibs. yms and Antonyms. À Dictionary of Famil. 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