» … se. #. RS RETÉ.. nn + L Enle | —Où l’enverrez-vous ? . —AÀ Edimbourg. Il existe en cette ville une maison d’habitudes très-sévères pour les jeunes filles de ce caractère. Elle y sera reu- Anthony ou le crucifix d'argent Suite de la 1ère page principal motif de sa condamnation. L'IMPARTIAL, JEUDI, LE 28 JAN. 1904. Celui qui paraissait être le chef de- [remettre en vigueur les anciennes manda avec beaucoup de politesse | lois. Vous le voyez, nous sommes à parler à la maîtresse du manoir. | pleinement dans notre droit.” Le serviteur qui était venu ou-| Lecoroner de Dingwall, pour vrir reconnut en cet homme ïe co- [excuser sa mission auprès de lady 100 BARRELS nd ‘I1 passa encore un mois en pri son, où je le vis une dernière fois. Je lui promis ée le sauver de la mort s'il voulait renier le papisme ; il refusa, et le lendemain... —Le lendemain qu'arriva-t-il ? demanda Mary haletante. —Le lendemain, acheva le comte d'une voix sombre, le chef de ma famille périt sur l'échafaud pour son obstination dans la foi ro- maine..., et... aussi, murmura-t-il plus bas, comme s'il eût éprouvé quelque remords, pour son attache- ment à la cause royale.”’ fermée, Là on l'instruira de nou- veau dans la pureté des doctrines presbytériennes. —La reverrez-vous ? —Non, quoi qu’il m'en coûte. Faites en sorte que, d’ici à son dé- part, elle ne communique avec au- cun membre de la famille. Qu'on ignore le motif de son éloigne- ment.”” Le lenderzain, sans qu’il lui eût été permis de voir son père, ses frères o:1sa sœur, Mary dut mon- ter en voiture avec une gouver- roner de Dingivall, suivi d'un autre magistrat municipal et de deux hommes de police. Il courut aver- tir lady Ashley de la présence dans sa maison de ces officiers de justice. Lady Jane alla aussitôt au-devant d'eux, les conduisit dans la salle destinée aux étrangers et leur de: manda ce qu’ils prétendaient. ‘De quel droit, dit-elle, vous in- troduisez-vous dans ma maison ? —Milady, répondit le coroner, nous sommes porteurs d’un mandat du sheriff du comté, résidant à nante incorruptible qui avait mis- sion de l'accompagner jusqu’à E- dimbourg et d'y séjourner avec elle. La jeune fille, tout en pleurs, quitta la maison paternelle, et le personnel du château n’apprit son voyage qu'après son départ, sans en connaître les motifs. Mary ne put retenir un cri d’hor- reur ; pourtant elle demanda : “Et sa malheureuse femme, que devint-elle alors ? _—-Sa femme, cause détestée de tous ces malheurs, fut dérobé< à ma haine par des amis qui par- vinrent à la soustraire à mes acti- ves recherches. D'ailleurs je né- Lord Drummore, ne voulant pas gligeai bientôt de m'occuper d'elle. | mentir les rigueurs qu'il avait On m'a assuré depuis qu’elle avait |juré d CHupONr gr Mary, et . Ee disparu de la lite des vivants.” |vant toutefois résister _ ” , Le silence régna quelques minu-|l2 contempler encore, se placa der tes entre le père et la fille. En- | rière une persienne, et'la regarda suite lord Drummore, fixant sur sa |4V€C une sombre trsitesse prendre fille des regards ardents, reprit | Place dans le Carrosse. ; la parole Ensuite, étant rentré dans son “Vous savez maintenant, dit-il, | appartement, il fut pris d'un accès ii . è i jour de quoi je suis capable pour venger de fièvre qui Es le reste du j : . ivante, ma foi et mon nom outragé. jet une partie de la nuit suiva —Dieu, je l'espère repondit | Il s'assoupit vers deux heures du Mary avec fermeté m’accordera | Matin, s’éveilla à quatre heures, » | cn : à la grâce de marcher sur les traces | © leva aussitôt, bien que l’aurore de votre héroïque frère et de sa 1€ blanchît point encore i’horizon, < | écuries, sella lui-même un vertueuse épous:. Ce sont là de | alla "= nobles exemples que je suis heu- cheval, le monta, et s’élança au ga- reus2 et fière de trouver au sein de |10P, à travers Elanelly, sur la route de Dingwall. notre famille.” Le comte se leva, furieux, frap- pa sur la table un coup de poing à la briser, et s’écria : ‘“Je saurai triompher de vos ré-! La prière, la réception de la sistances. sainte commumon, rendirent un —Vous pouvez être mon bour- calme parfait à Anthony, le jour reau, comme vous avez été celui de qui suivit sa visite à lord Drum- votre frère, répliqua Mary, je ne|more. Sans se préoccuper des me- m'en plaindrai pas. Je prierai le !uaces du comte, et de la vengeance Seigneur d’agréer le sang de la vic- | que ce puissant seigneur était capa- time, et de le faire servir au salut ble d'exercer sur lui, ilse rendit du persécuteur.’’ chez Joyce Harrison. À ces paroles, lord Drummore| Le vieillard était plus malade en- devint pâle ; une violente émotion | core de l’âme que du corps. Grâce bouleversa son visage ; il fit un pas | aux soins d’Anthony, il recouvrait vers la porte ; puis, se ravisant, il | peu à peu ses forces physiques, et se retourna vers sa fille, et lui dit :|il songeait à se livrer bientôt à ‘“‘Je tenterai un dernier effort : je | quelques travaux. vais vous envoyer le révérend| L'élève de M. Weelford s’occu- Wakeman,. pait également de rendre à son pro- —Epargnez-vous cette peine, |tégé la santé de l’âme. Joyce Har- Milord ; dispensez-le d’un soin inu-|rison, touché des exemples, des tile, et moi d’un entretien pénible. |vertus de son jeune bienfaiteur, —$’il ne réussit pas, je décide-|qu’il regardait comme un ange des- rai de votre destinée.’ cendu du ciel, déclara qu’il se sen- Le comte sortit sur cette menace |tait irrésistiblement porté vers la équivoque ; en proie à une agitation | religion catholique, Anthony, l’a- extrême, il ferma à clef la porte de|yant instruit rapidement, pria le la salle, et se dirigea ensuite d’un |vénérable chapelain de l’examiner, air égaré vers la chambre du minis- | afin de s'assurer s’il était en état de tre presbytérien. L'amour qu’il |faire bientôt son adjuration. portait à sa fille luttait en lui con-| Le jour dont nous parlons, An- tre la colère et les passions. thony compléta ses enseignements Ayant rencontré le révérend | précédents, et avertit Harrison que Wakeman dans son appartement, il! M. Weelford viendrait le soir VII LE WARRANT Tain. —Produisez la pièce dont vous parlez.” Le coroner tira une feuille de parchemin, et lut un warrant or- donnant aux officiers de justice de la ville de Dingwall de se rendre immédiatement au château de Green-Rood, et d'y arrêter un jeune hommé Anthony. La marquise d’ Ashley se troubla à la lectnre de cet acte. ‘Que veut-on à cet enfant ? s’en- quit-elle avec indignation. —Madame, répondit le mazgis- trat, on l’accuse de papisme. — Est-il le seul catholique des trois royaumes? reprit vivement lady Jane. En vertu de quel bill du parlement agissez-vous ? Je sais bien que, sous Elisabeth, des lois tyranniques proscrivaient en masse les fidèles à l’ancienne foi de l'An- gleterre ; mais, outre que nous som- mes eu Ecosse, on n’oserait plus de nos jours en appeler à cette légis- lation draconienn2, que la réproba- tion publique a flétrie. — Il est d’autres ordonnances, toujours en vigueur, interdisant sous des peines sévères la propa- gande du culte romain, Or c’est cette dernière inculpation qui pèse sur la tête de celui que nous som- mes chargés d'arrêter. —En vérité, je vous admire, Messieurs, de vous en prendre à un jeune homme qui vient à peine de franchir le seuil de l'enfance ! fit lady Ashley en affectant le dédain. —Malgré sa jeunesse, il a réussi à détacher plusieurs personnes du pays de l'Eglise presbytérienne : il est donc dangereux. — Eh bien, moi aussi je suis ca- tholique, s'écria la marquise d’Ashley avec animation ; je ne m'abstiens point de prêcher la vé- rité aux braves gens avec qui je suis en rapport. pourquoi ne m'ar- rêtez-vous pas ? —Milady, nous n’avons point d'ordres à votre égard. —Je sais ce qui vous empêche de me persécuter. La volonté, certes, ne manque pas à ceux qui vous en- voient : mon nom, l'influence, ia haute position de quelques-uns de mes parents, voilà ce qui les re- tient. Mais, souffrez que je le dise, il me paraît hien lâche de s'attaquer aux faibles. ”? Les magistrats baissèrent la tête Ashl:y, qu'il respectait siuère- ment, ajouta beaucoup de détaiis, dont nous rapporterous quelque chose. Le parlement angliis s'était ras- semblé le 17 septembre 1663. La! chambre des communes, dans la- quelle la popularité du roi avait sensiblement décliné, avait nommé un comité pour s'enquérir de ce que les protestants appelaient l’in- solence des papistes et des progrès du catholicisme. Ies renseigne- ments qu’elle obtient n'étaient que ai nsan.e ses ms ee en : des contes puérils et iuvraisembla- bles, et il n’osa pas émettre là-des- sus d'opinion. Néanmoins ces rapports servi- rent de fondement à une adresse au roi, votée presque à l’unanimité. Charles, faisant droit à ce bill, commanda par proclamation à tous les prêtres catholiques et aux jé- suites de quitter le royaume : il prescrivit aux juges et aux magis- trats d'exécuter les lois contre les réfractaires, papistes, et de faire prêter le ser- ment d’allégeance et de suprématie à toutes les personnes soupçonnées d’appartenir à la foi romaine. de désarmer tous les Il ordonna aussi aux chefs des régiments de renvoyer de l’armée tous les officiers et soldats qui refu- seraient de prêter les serments re- quis ou de recevoir les sacrements de l'Eglise établie. Devant ces mesures de tyran- nique intolérance, lady Ashley n’a- vait qu’à incliner la tête Le roi et les ministres eux-même avaient été obligés de céder à la pression des communes. Lady Jane pria seulement les magistrats d'attendre un instant, annonçant qu’elle allait amener le jeune homme. Pendant que les officiers de jus- tice acceptaient les rafraîchisse- ments que ia marquise d'Ashley a- vait ordonaé de leur offrir, celie-ci se rendit promptement <hez M. Weelford pour le prévenir et lui demander son avis. Le vénérable vieillard, surpris et profondément affligé des persécu- tions dirigées contre son cher pu- pille, pensa qu’on arrêtait Anthony à cause de ses visites fréquentes aux catholiques d'Elanely, et sur- tout pour venger sur lui la conver- sion de Joyce Harrison. Il n’y avait aucun moyen de dé- tourner le coup, et l'arrestation é- tait inévitable. Lady Ashley était désolée. M. Weelford se résigna, et parla de partager la captivité de son élève. La marquise s’y op- posa avec force. ‘Dieu, dit-elle, saura protéger son serviteur contre les séductions ; il lui donnera le courage de suppor- ter généreusement les épreuves de la prison, tandis que, dans ce pays, il existe des catholiques moins fermes, à qui votre présence et les secours de votre iministère sont in- lui raconta la scène qui venait de se passer. ‘Laissez-moi, dit le révérend avec une présomptueuse assurance j'obtiendrai ce qui vous a été re- fusé’”. Et il s’en alla à son tour trouver Mary. M. Wakeman revint au bout d'une demi-heure, fort humilié et portant l'oreille basse. Il déclara que l’obstination de la jeune fille avait revêtu un caractère tellement diabolique, que 11 douceur, les pro- messes, les menaces, que rien n’a- vait prise sur elle, ‘“Ilsera donc dit, s’écria lord sous cette apostrophe vigoureuse, à laquelle ils n'avaient rien à ré- pliquer. Te chapelain se rendit à six! ‘‘Jevous déclare, ajouta lady heures à la cabane de Joyce, et ac- | Jane avec fierté, que je prendrai complit à son égard les fonctions du , MES mesuris pour vous empêcher ministère sacré dont il était revêtu, | de vioier ma demeure et d'arracher Le lendemain, Anthony reparut | de mon foyer l'enfant que j'y ai même pour le préparer au grand acte de la réconciliation avec l’E- glise. [conduisit Harrison au château de! de bonne heure à la chaumière, et | recueil'i. — Madame la marquise, répliqua lady Ashley, à la chapelle, où le |l'un des officiers de justice, nous vieillard abjura l’hérésie et professa ! respectonus votre rang, votre nom la foi romaine, en présence de tous | illustre ; mais nous avons des or- les habitants de Green-Rood. |dres contre lesquels lord Ashiey, À à | * re É La pieuse marquise, heureuse de | votre parent, et le roi lui-même ne cette conversion, félicita Anthony | Pourralent riev. dispensables. Vous être le pasteur d’un troupeau qui ne tardera pas à être aux prises avec les vexations des hérétiques, et en proie aux ten- tations de tout genre. TJ'ailleurs, votre dévouement serait inutile et ne profiterait à personne : le bill or- donne le bannissement des prêtres, non leur emprisonnement. ?” M. Weelford se rendit à ces rai- Sons. En ce moment Anthony Ayant ap- CHOISE WINTER KEEPING APPLES FOR SALE PRICES LOW LEONARD MORRIS SUMMERSIDE Ÿ Great Cash Sale at ALBERTON. During the next thirty days, we will give the people of West Priuce an opportunity to buy goods cheaper than they ever had. 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Mais, se souve-lavait fréquenté les catholiques, nant des menaces du comte, il se| propagé les doctrines papistes par- garda de dévoiler ses pensées à ce | mi les presbytériens, et préparé la sujet. :lrépondit d'une manière | conversion de Joyce. vague. | | Ils lui déclarèrent que ces actes ‘M. Sexby, le ministre presbyté- |le livraient aux sévérités des luis, rie d'Elaneily, vous est hostile, np ils lui lurent le Warrant, ou serva M. Weelford. mandat d'amener, lancé par le she- — Il est vrai, répliqua Anthony ;|1iff du comté, plusieurs fois même il a témoigné) Anthony se déclara d’un air combien mes visites aux catholi- [ee prêt à suivre les magistrats. ques du village lui déplaisaient. Se tournant vers lady Jane, il Jui —Ne vous aurait-il point dénon- | renouvela l'expression de sa grati. cé ? [es pour l'hospitalité qu'elle lui — C'est ce que je ne puis dire.”” l'avait accordée, se recom:nanda à Lady Ashley et le chapelain de |ses prières, et sollicita la faveur de Green-Rood s’arrêtèrent à cette | lui baiser la main. mar-| [a marquise d’Ashley, très- dernière supposition. La quise expliqua au vertueux jeune | émue, s’approcha, üu jeune homme, homme la douleur qu'elle éprou- vait de le voir quitter sa demeure, ren. | trait ; il saisit les dernières paroles de la maîtresse de Green-Rood, et demanda quels périls menaçaient le véuérable chapelain. et promit de tout faire pour adou- cir sa captivité. Anthony la pria de s'occuper a- vant tout de ses pauvres, et sur- tout de Harrison, le nouveau con- verti ; il la remercia avec effusion des bontés qu’elle avaiteues pour lui prit la tête dans ses mains, et le baisa au front en pleurant. Aussitôt Anthony, le visage ra- dieux, se miten marche avec les officiers de justice, au milieu des- quels il s’avançait à cheval. Le lendemain soiril arriva à Dingwall, passa deux jours dans la d'y avoir contribué, et elle fit un | —Comment cela, Messieurs ? pris qu’il s'agissait de lui-même, il prison de cette ville, et partit en- leva les maina et les yeux au ciel a- Drammore, que les papist:s s’atta- queront impitoyablement À ma fa- acte de libéra!ité envers Joyce, qui! —Parce que le ministre et le lui-même, et il fit ensuite des a- dieux touchants à M. Weelford, suite sous bonne escorte pour le nord du comté, retourna transporté d’allégresse à prince ne sont pas au-dessus du vec un transport de joie, et s’écria : mille, et qu’ils y porteront toujours 1: désordre ! Oh! que je suis à plaindre ! —Que comptez-vous faire, Mi- lord ? demanda le révérend. —Il faut séparer le membre ma- lade, afin qu’il ne communique pas aux autres la contagion dont il est infecté. — Avez-vous quelques ordres à me donner ? —QOui ; préparez tout pour le départ de Mary ; elle quittera ce château dès demain matin, sa pauvre hutte, | Les jours suivants, l’élève de | M. Weelford fit quelques excur-/ sions à Elanelly : toutes avaient | pour but des œuvres de charité. Il parcourut aussi les environs tan-| tôt seul, tantôt avec le vénérable | chapelain, | Le matin du quatrième jour après | ' t Fa ‘‘Soyez béni, Seigneur, de me permettre de souffrir quelque chose pour vous | ”’ Il déclara à M. Weelford et à lady Ashley qu'il était heureux d’aller eu prison pour la cause de la foi. Puis, craignant que l’ex- pression de pareils sentiments ne parlement. — Eh ! qu'est-ce que le parle- ment a donc à voir ici ? — Vous ne devez pas ignorer que le parlement vient de rendre un nouveau bill contre les catholiques. —En effet, j'en ai entendu par- ler. l’abjuration de Joyce Harrison, le concernent, la proclamation du Anthony était encore à la chapelle, roi qui le sanctionne, nous sont absorbé dans une fervente prière, | Par venus. lorsque quatre cavaliers se présen- 'd’arrêter les progrès du papisme, |tion ?’”’ s’enquit le chapelain. - Or ce bill, les instructions qui |semblât de l’orgueil de sa part, il: rougit et se tut. Nous avons tèrent à la grille de Green-Rood, de chasser les catholiques, et de; l'ordre | motif qui a décidé votre arresta- ‘Connaissez-vous, mon fils, le Anthony te douta pas que lord RS | + # parte 277: qui ne voulait point paraître de- vant les magistrats. Pendant que le chapelain don- nait à son pupille les dernières con- solations spirituellles, lady Ashley retourna auprès des officiers de ;us- tice. Anthony se présenta bientôt. Les magistraits lui rappelèrent dans quel but ils étaient venus, et le sommèrent de prêter les serments exigés par la loi. Il refusa courageusement. Alors les officiers de justice !’in- Lady Jane avait envoyé nu servi- teur pour connaître le sort du pri- sonnier ; muis cet homme ne put le Suivre au delà de Dingwall, car le trajet pour sa distination se fit par eau. (A Suivre) : © 2 2 NEED à ” "2 7e en ei à : # à fÿ LE Bé.728 Ÿ N GMPTE [UT de ENT: _Avez-vousuns idée? £io # Guide des Inventeurs,” DR ue s'obtiennent les patentes. informations fourmis gratuitement. M AE: @ 7% & MARION, Ex Bureaux : Lg ve pr New York Jife, Mon " Let-htiantie Build, Washington, D. & Sites © . — Sn ES ES