L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : tite oi roi $1.00 Rs ae 6 ROSES Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- rertions subséquentes. Toaites communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. L P. E. L°'IMPARTIAI, Tianism 17 Nov. 1898 NOS COMPATRIOTES A ROGERSVILLE on La semaine dernière, nous 2- vons eu le plaisir de visiter nos gens de l’1le qui sont allés s’é- tablir à Rogersville, N. B. Nous avons trouvé tous nos compa- iriotes en bonne santé, contents et pleins de courage pour l'ave- nir. Pleasant Ridge, où se trouve le pius grand nombre des insulaires, est un jeune vil- lage qui promet bien. Le ter- rain est bon et le bois, tant pour le chauffage que pour le commerce, est en abondance. Done, tout ce qu'il faut mainte- nant, c'est le courage, la persé- verance et l’ordre dans l’admi- nistration des affaires de cha cun. Ces trois qualités acquises et mises en pratique, nos com- patriotes de là-bas passeront à travers des difhicultés qui pour- raient survenir et se trouveront un jour, à l’aise. D'après ce que nous avons pu comprendre pen- dant notre court séjour au mi- lieu d'eux, nos insulaires sout tous bien résolus de s'emparer du sol. Nous les en félicitons et espérons que les autres parmi nous, qui, à défaut de terrain sont obligés de s'éloigner de la terre natale, suivront l’ex- emple des braves colons de Ro- gersville et iront porter leurs pénates à côté de leurs compa- triotes, au lieu de s’en aller aux Etats à là recherche d’une iortune qui les fuit et les expose l'esclavage des usines, où ils é- puisent leur santé au profit des autres. Oui, s'emparer du sol, c'est le salut de notre peuple. Si les circonstances ne nous permettent pas de rester à l’om- bre du clocher qui nous à vus naitre, alloas rencontrer nos frères, soit à Rogersville, soit dans la vallée de la Matapédia. Quoiqu'il advienne restons fran- çais. Douc si nous sommes obli- gés de part‘r, allons nous éta- bhir dans des centres où nous serons libres de faire plein usage de la belle langue de nos aieux; car ilne faut pas perdre de vue que, trop souvent, malheu- reusement, celui qui oublie Ja langue maternelle est déjà sur le grand chemin qui lui fait ou- blier sa religion. SPAIN’'S GREATEST NEED Mr.R. P. Olivia, of Barcelo- na, Spain, spenas his winters at Aiken, $S. C. Weak nerves had caused severe pains in the back of his head. On using Electric Bitters, America's greatest Blood and nerve Remedy, all pain soon left him. He says this grand medicine is what his country needs All America knows that it cures liver and kidney trouble, purifies the blood, tones up the stomach, strengthens the nerves, puts vim, vigor and new life into every muscle, nerve and organ of the body. 1f weak, tired or ailing you need it. Every bottle pe only 50 cents. Sold y all Druggists. L'IMPFARTIAIL, JEUDI LE 17 NOVEMBRE, 1898. , ATIGNISH DRUG STUREE Pure Drugs ana Uhemicals e best. UN VERITABLE AM1 —— Nous n'avons, à proprement parler, qu'un seul homme dans notre partie du comté qui veille k nos iutérêts et qui profite de toutes les occasions pour nous faire obtenir les droits qui nous appartiennent, Ce véritable ami, nous l’avons dans la personne du Révérend Père Burke, le cu: ré d’Alherton. La semaine der- nière encore, nous l'avons vu plaider notre cause dans une discussion avec l’'Examiner qui }vantait d’une manière un peu exagérée les officiers du départe- ment postal et le ‘“Boad of Trade” parceque le nouveau ré- glement ayant rapport au trans- port des malles donnait toute la satisfaction possible aux ha- bitants de Charlettetown. et tous les inconvénients possibles à la partie ouest de la province Comme toujours, le vaillant curé de d’Alberton est sorti triom- nhant de la lutte. Un mal d'é- claircissement. D'après le régle- ment en question, nous étions condamnés à un délai de 24 heures dans le transport de nos malles locales. Aujourd'hui, grâce aux efforts de M. le curé d'Alberton, nous avons deux alles chaque jour. Maintenant, où est doncnotre représentant qui a été choisi pour sanve- garder nos intérêts ? Ou plutôt, avons-nous quelqu'un , qui mérite d'être appelé représen- tant ? Si, le monsieur qui fait ostentation de son titre de dé- puté n’a pas assez d’inflaence pour se faire entendre, de grâce qu'il s’efface et qu'il cède sa place à quelqu'un qui aît assez d'énergie pour se faire entendre. S'il ne comprend pas les besoins de ses commettants, alors il oc- cupe uue position qui ne lui ap- partient pas. Mais pour revenir au transport des malles. Comme le dit très justement le Père Burke, la route naturelle est celle des caps, et celle qui de- vrait être adoptée. Quant au transport des malles iocales, les choses vont à pré- sent, assez bien, mais toute per- sonne de bons sens reconnaîtra que sous le rapport des malles étrangères, la partie ouest de la province m'obtient pas la me- sure de justice à laquelle elle a droit. Si nous comptons, dans Prince Ouest, ponr quelque chose dans la famille de la con- fédération, si nous faisons en ré- ahté partie de la prevince, nous avons droit d'être traités avec autant de justice que les autres parties de l’ile du Prince E- douard Nous ne voyons pas clai- rement où se trouve la Justice quand nous sommes obiigés, ici, d'attendre 70 heures pour les nouvelles de Montréal, qui de- vraient nous parvenir en 36 heures. LE SENATEUR YEO La gazette officielle d'Ottawa annencera, samed, de cette se- maine, la nomination de M John Yeo à la position de sénateur, en remplacement de feu séna- teur Arsenault. Les français flambés encore une fois par leurs faux amis. ORINION DE L’RON FOSTER Parlant sous les auspices de l'Association conservatrice, l’au- tre jour à Ottawe, l’hon. George Foster dit que le gouvernement Laurier s’est rendu remarquable surtout pour avoir violé les pro- messes qu'il avait faites au peu- ple. L’ex ministre des finances croit que les électeurs profite- ront de la première occasion pour prouver qu'ils se sonvien- nent des moyens trompeurs aux- quels ont eu recours les libé- raux pour arrive” au pouvoir. Il s'opère un grand changement par tout le pays, déclara ï'ora- teur et c’est la croyance générale dit-il, que le gouvernement ac- tuel a obtenu les votes du peu- ple sous de faux prétextes. Deux ruisons principales mi- htent en faveur du parti con- servateur et favorisent son re- tour au pouvoir. Premièrement, l'honnêteté et l'intégiité des chefs conservateurs à respecter les principes du parti ; deuxième- ment, le souverain mépris des des libéraux des pro- messes auxquelles ils s'étaient engagés avant les él:ctions. 1LS SE MOQUENT DU PEUPLE Lorsque les libéraux occu- paient les bancs de l'opposition, leur cri d'alarme était : Mettez- pous au pouvoir et nous admi- nistrerons la chose publique avec plus d'économie que ne le font les conservateurs ; nous di- minuerons la dette, nous dimi- nuerons les dépeuses. Le peuple les a mis au pouvoir, et mainte- nant iis augmentent la dette, gaspillent l’argent et se moquent du peuple. LES ELECTIONS Aux Erars-UNis Autant que l'on peut s’en as- surer jusqu’à présent, le résul- tat des élections qui ont eu lieu la semaine dernière, dans la ré- publique voisine, donne satis- fa:tion aux deax parüs. Selon les rapports, les républicaius auront la majorité au sénat et la chambre des représentants sera sous le contrôle des démo- crates. Robert L. Romcke, the well known Produce Dealer of Sum- merside, says: ‘“Haring ha Erysipeias in my hand 1 tried a oox of McKinnon's English Ointment, applying it as direct- ed, and was much pleased in finding that it eured my hand in a very short time. 1 am hap- py to be able to recommend it to others for the same purpose.” UNE OPINION DESINTERESSEE Nous lisons dans la “Vérité” : “Tout le monde est bien per- suadé que M. Tarte ne restera dans le parti libéral que tant ça lui plaira d‘y rester. Ce serait la chose la plus naturelle du monde de voir M Tarte retour- ner au parti tory, quelque beau matin.‘ DREYFUS Des journaux d‘ontre-mer an- noncent que le nouveau minis- tère français a décidé de rame- ner Dreyfus à Paris. WORKING N1GHT AND DAY The busiest and mighiest lit- tle thing that ever was made is Dr King's New life Pills. E- very pi:l is a sugar-coated glo- bule of health, that changes weakness into strength, iistless- ness into energy, brain-fag into mental power. 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Elle s’est attachée surtout à dé- montrer que le gouvernement Laurier ne devait pas tenir compte du vote de la province prohibition, vu qu'il était no- toire que la population de cette province est absolument igno- rante.” Non, gens du “Soleil,” ma- dame Thornley n’est pas une amie du “Courrier” Elle est plutôt une amie de M. Laurier, mais elle craint que son premier- ministre ne l'ait dupée, elle et les autres prohibitionnistes, et elle exhale sa mauvaise hu- meuren proférant des injures contre la province de Québec. Voilà précisément ce à quoi M. Laurier nous a exposés. Par son aventure ridicule et son hypocrite expédient du plébisci- te, il a am2nte contre la provin- ce de Québec les fanatiques de toutes couleurs, il a fait se pro- duire ane fois de plus cette si- tuation difhicile et périlleuse ; la province de Québec seule con- tre toutes les autres provinces. C'est donc M. Laurier qui est l'artisan de son propre embar- ras. Une majorité prohibitionniste s’est affirmée dans toute la Puis- sance : c'est sa faute ! Une agitation plus ardente que jamais se fait autour de cette question ; c'est sa faute ! La province de Québec parait dans un isolement qu'on essaie d'exploiter contre elle ; c’est sa faute ! Les fanatiques nous prodi- guent l’outrage : c'est sa faute ! Et toutes ces fautes de Y. Laurier vont coùter au pays de $250,000 à $300,000 dépensées en pute perte, gaspillées folle- ment pour jeter de la poudre aux yeux des prohibitionnistes et se tirer d’embarras. Elle n’est pas brillante la si- tuation de M. Laurier dans cette affaire du plébiscite. Les Malles Transatlantiques Le contrat pour le transport des malles entre st. Jean Hali- et Liverpool est signé entre le gouvernement et les lignes Al- lan et Dominion. Les paquebots qui s'engagent à faire le service sont le Parisian, le ©alifor- nian, le Labrador, le Numudian, le Vancouver et le Scotsman. , L'Espagne et les Etats-Unis Quoique les canons aient cessé de gronder, il ne faut pas en con- clure que la question hispano- américaine soit entièrement ré- glée. La situation entre les deux nations est loin d’être tranquille. Les Américaivs dont l'ambition n’a jamais été mise en doute depuis le commence- ment et même longtemps avant le commencement des hostilités, semblent faire des misères à l'Esnagne en refusant la respon- sabilité de la dette cubaine et en exigeant la cession des Philppi- nes. L'Espagne déclare qu’elle ne consentira jamais à-ceder l'archipel des Philippines. Ce refas de la part de l'Espagne entrainera probablement la re. prise des hostilités. de Québec sur la question de| We alwavs buy the best, we always sell th Having recently procured the services of one % the 3 popular and efficient young druggist from the City of sh lottetown, we are prepared at all hours, to make every elor to please our customers. Physicians, prescriptions promptly and carefully compoundel Orders by telephone or mail attended to promptly Nobody should be s'ek when they have an opportunity to patronize the Tignish Drug Store. on hand of Patent Medicine All kinds We have everything you ask for Some of the medicine you should have in your house Nelson’s Liniment, Minard’s Liniment, Electric Oil Liniment, Sturgeon Oil Gypsy Oil, White Liniment, Burdock Blood Bitters, Rerbine Bitters, Sarsaparillas: Skodas, Hoods and Ayers, Emulsions from 40cts up : All kinds of cough Medecines Quinine Wine, Beef, iron and wine, condition Powders and Herbageum, for your ows. Plasters. 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