tre | | à LE | % ee s ; 1 fa \ ÿ a | L û 1 , t a we s UE LE PP re : mes k “4h É M AE = NS fai 2 w Moscler ii di mg 2 LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 2. NO. 51 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 22 JANVIER 1908. 10 ANNEE. Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON Sr | ù À JE WYATT, SUCCESSEUR DE HODGSON & WYA/LT AVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli- citeur pour les Nova Scotia et Summerside Banks — ARGENT À PRÊTER — Bureau : Au dessous de Clifton House SUMMERSIDE, LE tft MeQuarrie & Arsenault AVOCATS, NOTAIRES, &C. Summetside, P. E. I. (Bureau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQuarrie, K. C. Aubiu E. Arsenault. HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. B Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. Le proximité de l‘hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du ZOAR à chaque marée. Termes raisonnables. 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La Legende On EOR Avez-vous remarqué que la plu- part des faibles chimériques et des ruythes populaires tirent presque toujours leur origine—de très loin, il est vrai et par raccroc—d’un fonds de vérité ? Dans ces fantastiques créations, d’un subjectivisme exubérant, on trouve presque toujours quelque chose d'objectif et de réel. L,'ima- gination des masses a beau être aussi dévergondée que féconde, elle n'aurait su concevoir et fabriquer ‘ex nihilo’”’ tant de figures mons- treuses, tant de contes extraordi- uaïres, si elle n’avait eu, pour leur servir de noyau, css réminiscences flottantes, obscures et troubles qui rattachent entre eux les anneaux disloqués de la chaîne des temps, et forment l'assiette mystérieuse et vague de la conscience collective. Qu'est-ce que les sirènes, par exemple, l’effrci des navigateurs antiques, sinon quelques lamentins mammifères aux seins ‘‘en coupe’ gonflés de lait, entrevus confusé- ment en un jour de terreur fié- vreuse, sur une côte exotique, par un navigateur ignorant, crédule, passionné de merveilleux comme tous les primitifs, un tantinet hâ- bleur et poète ; ou quelques pho- ques au galbe élégant, quelques otaries aux grands yeux de ve- lours. Qu'est-ce que les dragons, les chimères, les hydres, tous ces monstres des romans de chevalerie et des ‘‘chroniques’’ du Moyen-Âge qui ont leurs similaires dans toutes les langues et chez tous les peuples, sinon des ressouvenirs amplifiés, | dénaturés, des animaux de la pré-! histoire, des mégalosaures, plésio- saures, iguanodoos, ptérodactyles, dinormis, etc. ? Qu'est-ce que la tarasque de Tarascon elle-même, sinon une résurrection analogue ? On m'’objectera que tous ces géants, d’une faune disparue, da- tent d’une époque prodigieusement antérieure à la première apparition de l’homme sur la terreet, par con- séquent, que celui-ci n’a pu même essayer de reconstituer plus tard, par la mémoire, des spectacles qu’il ne lui avait jamais été donné de contempler. Soit! Mais il a pu au moins en retrouver des restes. Ila dû y avoir une époque où ces dé- bris fossiles, qui se font de plus en pius rares, étaient relativement nombreux, Voit-on d'ici l'effet produit sur l'imagination d’un de nes ateux de l’âge de pierre ou de l'âge de bronze par la découverte inopinée d'un de ces terrifiants squelettes ? It l’image n’a-t-elle pas dû imprimer à son cerveau mal- encore et si fruste, une vi- bration ineffaçable, une folie d’hor- reur et d’épouvante contagieuse et transmissible, qu’une poussée d’a- iécble Suitable for &i: ages EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND BEST Pirce always right L. S. PERRY TIGNISH Eves tested free of charge se tavisme inconscient réveillé après les siccles ct réédité en diaboliques cnt:0ns ? D'aiileuits, l’homme quaternaire, — pour ne pas faire remonter plus haut cette ténébreuse généalogie, — l’homiie quaternaire n’a-t-il pas vécu côte à côte avec des monstres qui valaient bien ceux-1à? Le mammouth, le mastodente, le me- gatherium, etc., revus de loin par la postérité à travers les gasçonna- des de l’histoire orale, ces formida- bles compagnons des anciens jours, n’auraient-ils pas pu devenir les bêtes d’Apocalypse que vous savez ? Joignez-y et amalgamez les réalités aperçues par-ci par-là, les crocodi- les d'Egypte, les pythons de Lybie, des Cyclopes O0 [let gorilles du pays des Hespérides, quelques notions fugitives venues on ne sait comment par-dessus les mers, des terres inconnues et des continents vierges sur les Kangu- roos, les tatous, les orynthorin- gues :—vous avez de quoi défrayer tout un musée de tératologie ! Est-ce que, par exemple, le con- dor n’est pas le géniteur légitime du fameux oiseau géant—le Roc— des Mille et une Nuits? Est-ce que les hideux produits de l’art chinois ne dérivent pas visiblement de la nature, de la nature vraie: faussée, estropiée par son passage à travers le moule fantasque et bis- cornu, d’un cerveau d’Extrême- Orient ? lement de cstte invraisemblable zoologie qui peuple le papier de paravents, la soie ou l’ivoire des éventails, la porcelaine des tasses à thé de là-bas, il n’est pas encore permis à un œil exercé de recon- naître les formes habitnelles, les attitudes et les types d'animaux que nous connaissons ? Une foule de légendes du pays breton, les unes sinistres, les autres naives, n’ont pas une autre genèse. Voulez-vous une autre confirma- tion plus paradoxale encore de cette thèse ? Rappelez-vous les cyclopes —vous savez bien—ces géants qui avaient, à dire de fable, un œil au milieu du front. Rien de plus foli- chon app-remment que cette con- ception falote......Æh bien ! n’en déplaise aux sceptiques, tout n’y était pas absolument faux ni abso- lument ridicule ! Non pas qu’il ait jamais existé une race d'hommes nantis de trois yeux. Mais, en revanche, il a par- faitement existé certains animaux pour lesquels la nature s'était à ce point montrée prodigue. Que dis- je ? Il en existe encore et la chose vaut d’être narrée. Voici une grenouille. En regar- dant bien vous constaterez, sur la ligne médiane du crâne, à peu près à la hauteur des yeux, la présence d’une tache claire à laquelle se trouve ccrrespondre, à l’autopsie un corps cellulaire compact. Stie- da donna jadis à ce corps le nom de ‘Glande frontale sous-cutanée’’ sans du reste chercher plus loin. Un peu plus tard, Leydig étudiant ce même organe arriva à cette con- clusion que c’est un organe sensitif spécial extrêmement riche en filets nerveux. En tout cas, cet organe qui se re- trouvent chez plusieurs animanx : ‘““’Atteria punctata’”, le caméléon, d’autres reptiles, certains poissons, etc., est certainement un appendice du cerveau. Qui plus est, son dé- veloppement et ses caractères ana- tomiques présentent une telle ana- logie avec les caractères anatomi- qu.s et le développement de l'œil qu’il est impossible de ne pas le considérer comme un œil impair, rudimentaire et incomplet sans dou- te, mais enfin un œil avec tout ce qu'il faut pour composer un œil jusques et y compris le cristallin et le nerf optique. La patéontologie donne quelque appui à cette hypothèse et permet de penser que ce troisième œil— l'œil cyclopéen—a fonctionné ef- fectivement chez certains animaux dont nous possédons les restes fos- siles, et en particulier chez les sau- riens du ‘‘trias’”’. Tout semble in- diquer que chez ces sauriens, l'œil impair était très développé. Un naturaliste allemand, M. E. Kor- 3 Est-ce que dans le grouil- LE PLUS VIE! L HOMME EN AMERIQUE M. B:ock est âgé de 114 ans. CA (LUE nt Né avant la formation, des Etats- Unis. A vu 22 Présidents élus. La Pe-ru-na l’a protégé contre les changements soudains. Vétéran de quatre guerres. À ferré un cheval à l’âge de 99 ans. À toujours vaincu la Grippe avec la Pe-ru-na. Témoin dans ur procès de terrains à l’âge de 110 ane. Croit que la Perunaest le plus grand remède du siècle pour les maladies Catarrhalcs. RENE TAC 5e BROCK, citoyen du Comté de McLennan, Texas, est âgé de 114 ans. Pendant de longues années il a habité Bos- LE jer MARS 1788. Son âge de 114 ans est prouvé par des documents authentiques. Il dit : ‘“:J’attribue mon extrême vieillesse à l'emploi de la Peruna.”’ que Falls, dix-huit milles ouest de Waco, mais demeure à présent avec son gendre à Valley Mills, Texas. Il y a peu de temps, Père Isaac accepta l'invitation de venir à Waco et posa pour sa photographie. 11 tenait à la main un bâton coupé sur la tombe du Général Andrew Jack- M. Brock est un vieillard plein de dignité, loin d’être décré- son et qu’il porte depuis. pit. Sa Bible de famille est bien conservée et montre que la date de sa naissance y a été écrite il y a 114 ans. Sûrement quelques mots de ce remarquable vieillard qui compte 114 années d'expérience, seront aussi intéressants que profitables. Une longue notice biographique de ce vieillard est donnée dans le “Waco-Times Herald, du Dit Comment il Echappa aux Terreurs de Beau- coup d’Hivers en Prenant de la Pe-ru-na. plus prétentieuse de cet homme, le plus âgé qui vive, illustrée avec son portrait en dou- ble colonne, a été donnée aux lecteurs du “Dallas Morning News,” en date du 11 dé- cembre 1898, et aussi du Chicago-Times He- rald du même jour. Ce centenaire est un chaud partisan de la Peruna, en ayant pris pendant bien des années. En parlant de sa bonne santé et de son extrême vieillesse, M. Brock dit : “Après qu’un homme a vécu dans le mon- de aussi longtemps que moi, il devrait avoir appris beaucoup de choses par expérience. Je crois l’avoir fait. “Une chose que j'ai trouvée à mon en- tière satisfaction est le remède pour af- fections dues directement aux effets du climat. Pendant 114 ans j'ai résisté au climat changeant des Etats-Unis. “ J'ai toujours eu une bonne santé, mais été naturellement sujet aux petites affections dues à des changements soudains de climat et de température. Dans ma longus exis- tence j’ai connu beaucoup de remèdes pour les toux, les rhumes et la diarrhée, “Quant au remède du Dr. Hartman, ia Peruna, je l’ai trouvé le meilleur, sinon le seul, remède sûr pour ces affections. Il a été ma sauvegarde pendant de nom- breuses années et j’attribue ma bonne santé et mon exirême vieillesse à ce re- mède. “Il répond à tous mes besoins. II me protège contre les mauvais effets de change- ments soudains ; il entretient mon bon ap- pétit ; il me donne des forces ; il maintient mon sang en circulation. J'en suis arrivé à en dépendre absolument dans tous les petits dérangements pour lesquels j'ai besoin de médecine. “Quand l'épidémie de grippe fit son ap- parition dans ce pays, je fus attaqué de cette maladie. ‘““J'eus plusieurs longues attaques de grippe. D'abord je ne savais pas que la Peruna est un remède pour cette maladie. Quand j’appris que la grippe est un ca- tarrhe épidémique, j'essayal la Peruna contre la grippe et trouvai que c'était juste ce qu'il fallait.” Bien à vous, Isaac Brock. Pour obtenir un livre gratuit sur le ca- tarrhe, écrivez à “The FPeruna Medicine Co., Columbus, ©. Si vous ne dérivez pas de résultats prompts et satisfaisants de l’emploi de la Peruna, écrivez de suite au Dr. Hartman, lui détail- lant votre condition, et il se fera un plaisir de vous donner gratuitement le bénéfice de ses conseils. Adressez vos lettres: Dr. Hartman, Pre- sident of the Hartman Sanitarium, Colum- 4 décembre 1898. Une biographie encore bus, ©. scheldr, n’hésite pas à attribuer à cet organe des fonctions visuelles au moins suffisantes chez les con- temporains, pour distinguer le lu- mineux de l’obscur, mais qui, chez les espèces fossiles éteintes, en de- vaient faire un œil proprement dit. Si maintena®t on remonte degré à degré la hiérarchie animale de- puis ‘‘l’atteria punctata’’ ou la gre- nouille jusqu’à {l’homme, on con- state une métamorphose régressive graduelle. Plus de relations avec l'extérieur du crâne! L’organe surérogatoire se confond avec le cerveau dont les circonvolutions le recouvrent entièrement. Chez l’homme cependant la trace de l’œil impair n’est pas définitive- ment perdue, c’est tout simplement ce petit corps allongé, encore mal connu qu’on appelle la ‘‘glande pi- néale’’ et dans laquelle Descartes voulait voir le siège de l'âme. Pas si bête Descartes ! Mais il eût été tout-de même singulièrement em- barrassé, lui qui considérait les a- nimaux Comme de pures machines, si on lui avait démontré que c’est chez les vertébrés, autres que les mamtnifères, que la ‘‘glande piné- ale’’ acquiert le développement le plus considérable. Ainsi donc l’homme a, en réalité, non pas deux mais trois yeux. Seu- lement, le troisième, l'œil impair, À |à travers les longues et complètes n’est pas arrivé à point ; ou plutôt, | vicissitudes de l’évolution zoologi- que, il a fini par s’atrophier et se résorber dans la masse de l’encé- phale. Il serait curieux de savoir. si, à un moment quelconque de cet- te évolution embryogénique, qui reproduit et résume toutes les pha- ses de la gestation de la vie ances- trale, au moment par exemple où le fœtus est assimilable à un reptile, il serait curieux de savoir si la trace de ce troisième appareil optique pourrait être retrouvée chez l’hom- me. Dam ! il y a bien un moment où le fœtus humain a des ouies comme un poisson, un moment il a une queue comme un singe. Re- trouver l’œil perdu au bout de cette queue caduque, serait le comble. De quoi faire tressaillir d’aise au fond de leur tombe, les ossements de Fourier de Considérant ! Je me garderai bien d’expliquer par cette physiologie extra-savante la légende des Cyclopes. Je doute fort que jamais les Pelasges aient soupçonné, même de très loin, l’œil ‘‘“en dedans.” Jlne peut y avoir là qu’une étrange coincidence que j'enregistre quand même pour le plaisir. A moins cependant qu’il n’y ait, au fond de la matière or- ganisée, une sorte d’intuition divi- natoire, inconsciente, quelque chose d’analogue à ce que Heckel appelle ‘‘la mémoire des plastiaules’’—c'est- à-dire la faculté pour les cellules a- yant appartenu à un corps vivant de garder, de génération en généra- tion, d'âge en âge, une sorte de souvenir vague de leurs états anté- rieurs comme les coquillages gat- dent, au fond de leur conque vide, l’écho sourd de la grande voix de l'Océan, dont ils sont issus. EMILE GAUTHIER. E, KR. ©. (HuILE PIENNE) RHUMATISMALE Erio- Guerit le Rhuma- tisme, le Mal de Gorge, le Pieds En- fles, Entorses, bago, Rhumes. Demandez là à votre Pharma- cien. S'il ne l’a pas en mains, il se fera un plaisir de l'obtenir pour vous. Vendue de H.lifax à Vancouver, - ‘ = Lum-