continuant à pratiquer à temps partiel sa profession choisie d‘instituteur. Néanmoins. il est vrai qu‘il n‘assistait pas toujours à ses cours d‘études: souvent même, il préférait plutôt rester dans sa chambre où il pouvait étudier et lire à sa guise. De toutes façons. les résultats qu‘il obtenait sur ses examens furent des plus positifs. dus en bonne partie a cette mémoire phénoménale qu‘il avait si bien développée. Au mois de septembre l9l l. Joseph Henri Blanchard se trouvait parmi les étudiants qui reçurent un diplôme de baccalauréat ès arts décerné par l'Université Laval. Notons que dans le temps. le Collège Saint—Dunstan était affilié à cette institution québécoise. LA PETITE SOUVENANCE‘” g .r Ce premier parchemin universitaire en main et ses études à point pour l'instant. Henri Blanchard accepta en l9l2 de devenir professeur de français et de sciences naturelles au Collège Prince-de—Galles. C ‘était maintenant un poste permanent que l‘on lui offrait et il l'accepta avec joie. La vie se présentait belle et prometteuse devant le jeune homme. Il réalisait aussi que les autorités du Collège Prince-de-Galles avaient reconnu le bon travail qu‘il avait fait au cours des deux années précédentes qui avaient été donc des plus profitables pour lui. Devenu maintenant pro— fesseur permanent au Collège Prince-deGalles. il allait y pour- suivre sa carrière pendant les trente-cinq prochaines années. Chapitre IV : Le mariage; la famille; son influence au Collège Prince-de-Galles Son mariage; la naissance d'une première enfant; le rôle important de sa femme; son encouragement aux étudiants acadiens; son attitude envers ses propres enfants; la discipline dans son enseignement; son influence sur ses étudiants; sa flexibilité académique. C’est en l9|2 que J. Henri Blanchard épousa la demoiselle qui allait devenir non pas seulement la mère de ses enfants. mais aussi le grand pilier de toute sa vie. celle qui sera une femme de ménage idéale. une excellente gérante des affaires familiales. C‘était elle enfin qui allait seconder tout à fait discrètement les nombreux projets et travaux qu’il allait entreprendre pour l‘avancement des Acadiens de |'Île-du-Prince-Édouard. Le 27 août I912. Henri épousa Ursule Gallant. fille de Dominique et Edesse Doiron de la paroisse de Bloomlield. devant le curé de la paroisse. l‘abbé i".-X. Gallant. et les témoins: Joséphine (iallant. la sœur de Ursule. et Urban Blanchard, le frère de Ilenri. Comme son mari. Ursule avait jusque-‘5‘ Pratiqué la profession d’éducatrice. carrière qu‘elle laissa tombcr au moment de son mariage. Au travail juurllüllu' (1".ch avait maintenant a faire connue l'emme de ménaëc- Cllc ajouterait bientôt celui de maman car. le 22 mars l9l4. une petite lille. nommée Marie Berna— dette. leur est née. lintre l9l7 et l933. sept autres enfants sont venus se Joindre il la maisonnée Blanchard. Les détails concernant la naissance (le Béatrice ( l‘)l7). Louise (I920). All‘red (tozn. Ruae-Aubinu (l925), lîl» "er l927). Fruncis ( l930) 0l Wilmer (l933) furent èlement inscrits dans le grand cahier de coupures J. Henri et Ursule Blanchard. à leur 50' anniversaire de mariage (1912—1962) et de faits importants que Ursule rédigeait avec soin et dans lequel elle plaçait précieusement tout ce qui se rapportait à la vie familiale. ll serait donc impossible d‘honorer le nom de Joseph Henri Blanchard sans en même temps rendre hommage a son épouse car. sans elle. comme il le disait si souvent lui-même. il n‘aurait pas pu s‘occuper des choses acadiennes comme il l‘a fait pendant si longtemps. Mère de famille dévouée avant tout a son mari et a ses enfants. elle s‘occupait de tout ce qui les touchait de prés ou de loin. ll n'y avait jamais dans la famille de gaspillage et. pour les deux époux. très peu de vie sociale. Il faut bien dire que Henri Blanchard aurait été en peine de conduire sa femme a une soirée dansante. En effet. il n‘a jamais appris a danser! Sa lille Bemadette raconte que son père. une seule fois. l‘avait approchée pour qu‘elle lui montre quelques pas de danse. histoire sans doute de se sentir un peu plus a l‘aise lors des rencontres sociales auxquelles il devait nécessairement assister de temps à autre. ll était déjà un peu âgé a ce moment. dit-elle. Le progrès qu‘il a fait lors de cette première leçon n'étant pas assez a son goût. son père ne lui a jamais demandé une deuxième leçon. D‘ailleurs, les parents ne pouvaient guère se permettre h‘aucoup d‘activités sociales. sauf peut-être une soirée occasionnelle au einemn qui ne coulait alors que quelques sous. ll l’nllait surtout voir n ce que le “migre salaire du mari soit sullisant a‘t faire vivre la famille et à payer le loyer de leur toute. première maison au l8}. rue Hillsborough. t‘outunt l2.5() il par mois. elle leur plaisait bien et leur otliait plusieurs pièces qui répondaient convemiblement à leurs besoins. Une fois devenu pri‘il‘esseur permanent au Collège Prince- de-(îalles. i'lenri Blanchard et son épouse ont décidé d‘acheter une maison à eux. lîpurgnnnt avec beaucoup de soin, ils ont réussi ri mettre de côte une centaine de dollars pendant les six années suivantes. Empruntant le reste de l‘argent requis. ils ont fait l‘achat. le il novembre i0i8. de la lïêfi'äflz‘wäïirnb' 'rfiivi‘éiïérndnïiirnWt-‘n‘ä av>zdz>wari __________.__________J