G n RTE 7 pt ait HEC AE np A pm 2 > AS PAGE, VOS À 2 a ae NE ANR vpn “Lo dc MP ne ne PRE © À RE mmmmmñomdoonendE nee L'IMPARTIAL, JEUDI LE 5 AVRIL, 1900. Les Soirees de Paul et Andreas Paul est allé aa concert à Wellington, sans moi. Les che- mins élaient si maurais qu'il m'a pas voulu surcharger sen éheval en m'y conduisant 1l est venn m'en donner des nouveiles cependant. 1l rapporte le même sucoès qui couronna les efforts âes ama‘teurs acteurs et actrices à Miseouche 11 croit que c'est dangereux de jouer “On the Bwanee River’ de ces temps de dégel, car on pourrait bien tra verser «ct disparaitre de Ja scène du monde. Mais ce n'est pas de ses observations à l'endroit du coneert que je veux vos racon ter. Paul était arrivé à l'heure ou nous étions réunis peur faire la lecture que notre petite sur fait ehaque soir durant le ca- rême. La lecture terminée, je lui demande de nous impreviser an diseours sur l'édmeation des enfants. Sans eérémonie Paul monte sur une shaise pour imi- ter le prédicateur. Il dit qu'il ne pariera pas de l'éducation religieuse car il veut laisser ce. la aux prêtres et il s'attend que ceux qui s'eceupent de l’éduca- tion ineulqueront des prineipes religieux dans le coeur de leurs élèves. 11 parlera de l'étude des langues dans nos écoles pri- maires et ensuite sur la pre- mière pensée quise présentera. 1] Jui laisse ia parola. Gensidérons l'éduocations sé: eulière de l'enfant. Dans notre pays il faut ap- prendre les deux langues le fran çais et l'anglais. Les enfazts ap- prennent à lire ces langues, et en étudient la grammaire. L'an glais, on se fait gioire de le par- lev correstement. Mais le fran- çais, cette belie langue de nos- mères y taisons nous attention ? Oui on nous chante qu'il faut faire enseigner la graramaire traneaise. Maïs elle est rarement mise en pratique même quand elle a été étudiée passablement bien. Comment devons nous rai- sonner par rapport à la gram- maire frangaise ? Voilà ee qui arrive trèssouvent, d’après les observations que j'ai faites. “Des jeunes gens ent appris a lire le français dans sa pureté. 11s ont une faible idée d'un lan- gage qui diffère beaucoup de ee- Jui qu'ils entendent parler à la maison surtout en fait de pro- nonciation. Or qu'arrivet:l ? Ces jeunes personnes, sachant qu'il est pour ainsi dire 1mpws- sible de parler correctement le français quand oh ne connait pas la grammaire et qu'ils ne ne l'entendent pas parler eer- rectement dans leurs entoura- ges, es personnes, dis je, s'a donnent à l'anglais. 11 y à beaucoup de personnes qui pré- féreraient parler Je français mais se sentant incapables de le parler assez verrectement, elle choisissent l'anglais par pare nécessité. Voilè ce qui menace la ruine et l'abondon de la langue-française et la prati- que semble avoir démontré que la grammaire française fait plus de tort que de bien. Un das- gernous menace, que faut-il faire ? Voilà ma pensée. Je m'adresserais premièrement aux instituteurs et les parents sau- raient quoi exiger deux. La grammaire et enseignée d'une manière tiès insensée. On fait redire et radoter des règles dont les enfants ne se rappellent guère que la dixième partie. Il faudraient piutôt faire écrire et enseigner la grammaire de soi- même et nen pas la grammaire de l'académie. Je ne puis m'eM- pêcher de rire sous MA muncbe quand j'entends les gens se dis- puter sur le choix d'uue grar- maire comme si la grammæaire devait faire le langage. Je main- t “ |tiens que i'étude de la grammaire n'est qu'une farce, un termrs perdu si les institateurs ne s'ap- pliquent pas à faire entrer l'es: Ex du langage français dans leurs enfants. Quand on les en- tend parfois parler eomme des perroquets et qu'ile-ne semblent pas être pénétrés du sens de de leurs paroles on a beau en. seigner la grammaire 0e n'est autre chose qu'appliquer du vérnis snr an château d'espa- gne. Denv o'est plans de lecture expliquée qu'il nous faut, plus de lecture expressive, et de la K'ammaire par manière de ren dre raison des épellatiens et des eonstractions de phrases, un peu de grammaire mais seuie- meut après que l'enfant com- prend et a à sa disposition le laugage. Car je le répète Île language vient avant la gram maire. Mais à quoi bon ensei guer le langage tel qu'il est é- erit et de le faire prononcer oor- rectement. Les enfauts me count pas encouragés à le parler chez eux. Bien souvent des mères qui craignent de veir l'orgueil s« developper ehez leurs enfants qu'elles aiment tant, se moquent d'eux s'il veulent dire leurs pensées en langage purement français. s’est ce que les femmes appelieni ‘’parler à la grandeur”. O chers parents, encouragez vos enfants à parler eorrectement. Parlez du mieux que vous pou- vez vous-mêmes ei ne vous ocou- pez pas des rires des soi-disant philesophes. Si nous voulens eonserver la langne frangaise il nous faut la faire parler aux en- fants, telle qu'eile est éerite dans leurs livres. Ne serait-il pas beau d'entendre les enfants parler en bon français et il est temps que l'en empêche les mets anglais de trouver place dans les conversations fran- çaises. Quand un français dit que le chemin est toute de la ‘‘bare yrouud’ je pense que ce n’est pas ds la grammaire qu'il lui faut. Les enfants apprennent à lire le frangais, encourageens-les quand ils voud'ont s'en servir et faisons prenencer les mots correctement à nos bébés, afin qu'ils n'aient pas à se défaire d'une mauvaise prononciation et la langue française au lieu de disparaitre brillera d'un nouvel éclat. Mais soyez.en certains, 61 les enfants apprennent uue lan- gue à l’école et qu'ils en parlent une autre à la maison, ils n'au- ront ni l’une ni l’autre et l'an. giais sera leur choix. Je dirai maintenant un mot sur l’'édacation dont l'eafani a besoin peur gagner sa vie. Trop souvent un enfant regoit une 6 ducation qui ne s'accorde pas avec ses moyens. L'enfant d'un homme pauvre reçoit souvent une instruction qui convien- drait mieux à un fils de million- uaire. Que se !ait-il dans in plu- part des écoles de l'ile ? (à suivre) ANDREAS SOA_P ! mt — SDA_P ! yru money ? Jf you do ask fer ROYAL O14K AND JUBILEE They are the Best J. D. Lapthorn & Co. MANUFACTURERS .. Charlottetown, PP. L Don't you want good Soap for TR ere in É ue PR D QE eee meme open Joubert est Mort Lourenço Marqu:z, 28 — Le général Joubzrt est mort. Le général Pétrus Jarobas Joubert, commandant genér:l des tronp:s du Transvaal, mieux connu sous le nom de ‘Slim : Peter”, était âgé de 68 ans. 1l de:otndait d’une ancienne fa- mille hugnenote française, qui vint s'établir an Transvaal, dès les débuts de la République. Le général Joubert était né dans la CEolonie du Cap, maisii fut ame- né dans l'Etat Libre d'Orange, par ses parents, qui dès sa plus tendre enfance lui inspirèrent la haine du nom anglais. Ses études ne farent pas bien lon- guèés : ses connaissances, eepen- dant, étaient. assez étendues et assez variées. 1l savait parfaite. sieurs langues. Peu après :'ao- quisition du Natal par les An glzis, Joubert devint un burg- her de la Républiqne Sud-Atri- caineset un lutteur aussi auda cieux qu'infatigable. Les indigènes le oraignaient tellement qu'ils se soumettalent au sen] bruit de son approche. Il fat éiu vice-president du Trausvaal, en 1896. C'est iui qui infligea au général anglais, sir George Coiley, la sanglante dé- faite de Majuba Hr:;, en 1881. dent Krager, en Europe, de 1883 à 1884, il agit comme pré- sident de la République. Le géntral Joubert était sol- et pour lai ia force primait la diplematie. En plasisurs o.ca- sions, le président Kruger eu du mal à oslmer C'est le général Joubert qui a été l'ergauisateur de l'armée en 17 départements militaires, aveo des vcommandants, des “field cornets'’ et des lieutenauts Le système de parfait, qu'au dépat de ia om pagne actmeile, le géaéral en chef n'eut qu'à expédier dix sept dépêches, et en moius de quarante-huit heures, toute la nation boer avait pris les arines. Q'est aussi grâoe au général Joubert si le Transvaal a pu si bien se préparer à la guerre et tité d'armes et de munitions. donnait familièrement an géné- ral Joubert, équivaut à ‘Petit Pierre’’, en français. Petit Pierre, cependant était au graud gaillard de près de la démarehe fière et hardie. récemment remis en liberté maines à Prétoria, disait, hier, au eeurs d'une entrevur, que le général Joubert était soupçen- né, par ses compatriotes, de tié- deur envers la cause boer, que sa vie aurait été en danger, si les Anglais étaient jamais ar- rivés devant Prétoria. me du général Joubert lui était très dévorée. Elle jl’accompa guait sut les champs de bataille dangers. Darant le voyage du prési- F dat avant d'ê re homme d'Etat, l'ardeur belli-| queuse de son collègue et ami. | du Transvaal. 11 divisa le pays! Joubert est si | ABRAWS VILLAGE My winter Stock is complete and cheaper than the cheapest. 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Â Precieuse ; | | Mgr Pompaliier, le pieux é Wm Cox, un correspondant La, d'Auekland, mort à Lyon, | jil y a quelques années, a été Île] après être resté plusieurs se heros d'une des plus t-rribles aventures qui puissent arriver à un homme. | En avril 182, il était à li! 11 fut 1e joar pris par les caunibales, avec deux autres missionuaires, et il fut décidé qu'o i-s mangerait. et partageait ses laligurs et ses | _ Disiresses You a hearty meal, and tüe resaltis a chronie case ef Indiges- tion, Soeur Btomaeh, Heartburn, Dyepepaie., er a bilous attack. R and Bundle, À me me cor:ülion of the Liver and | yet prempt:y,and | #ac cof au Enéire | eine host, and be kopt for us "} $ } <Æ ny Your Stomach | RIPANS TABULES| ‘x: sa poche une On prépara. ea conséquence une série de broches, et on ame- pa les victimes. Deux coups de. ‘hache abattirent ls deux mis- pallier était venu. Tout à ‘une inspiration luitrav.rse l'es | prit. | 11 demanda à ses bourreaux. de lui accorder use minute de coup | sursis, parce que, disait 1}, il dé-| |sirait allumer lui même le feu. |destiné à le cuire. | | Les naturels n'enrent garde de coutrarier un désir si iégi- Alors Mgr Pompallier tira de aliumette ehimi. que, la derniere qu'il eut, et | l'enflamma en la frottant sur Je manteau d'un caunibale. |: Tous iles convives frappés de } , ù |terreur, senfuirent en poussant des hzrlementes, et Mgr Pom- pallier pat s'échapper sain et Poe nana ce - gg é TEE siounaires Le tour de Mgr Pom-| | sauf, apres avair enseveii ses |compaguons. RECETTES a Pare DE FomMes—On nèle les pommes, on eniève les pé- pius et on jette les pommes dans de l'ean. Ou les fait eu:re sur ‘nn feu vif, dans un yase décou vert La cuisson est rapide ; lorsqa'elles sont cnitss, on les remue vivement pour em former ure espère de marmelade 6 paisse qu'on met dans des as sie tes, «u couches’ d'environ deux pouces d'épaisseur. On | place ces assiettes dans un four à paia après que le pain enaété retiré. Le lendemain on détache le pAté avec un couteau. Le dessus forme une peau assez :sèghe, mais le dessons est en- core mou. On plare ees galettes sur une claiw à pruneaux, en t mettant le côté mon en dessue, et on y ajoute ce qui aurait pu rester dans l'assiette. On wænit avec un couteau ls surface des | galettes et on les remet au four :chauffé au même degré Après cette cuisson on peut conserver la pâte de pommes vormme Îles antres fruits secs. Lorsque Ja saison des pommes est passée on peut faire de la marmelade avec cette pâte. On peut y ajouter du sucre et de Ja canelle. MoYEN D ENLEVER AUX PAN TALONS ZA FORME DES GRNOUX. — Lorsqu'un pautalon de drap\l a été ports lengiemps, il preni la forme du genoux, de 1eile sorte que, lorsqu'on est dbent, “Tit-présente à la hauteur da ge- nou une bonfissure qui fait très mauvais eflet. On-—le fait disparaitre en moaillant le drap |à l'envers et en passant dessus un fer convenablement chauffé, de manière à bien sécher le drap. Cette opération n'altère | pas l'étoffe. FROIB AUX P1EDS Beaucoup da personnes sont sujottes au froidaax pirds, et souvent. à leur plas grand dé- sespoir, celles ne réussissent gaère à »'ea préserver. Voici un moyen très simple et surtout très pen coûteux que j+ leur conseille d'essayer. Vous sentez vous ie pied gla- cé ?—Soulerez le de terre st appliqnez vous, du revers où du plat de la main, quelques légers conps an dessus du genou Vous ferez ainsi des- esndre le sang vers les extrémi- tés inférieures, et le froid aux pieds disparaitra comme par enchantement. 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