» ee UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS . UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. ZÉOV XZ/7 FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA Un au... soucccs see $1.00 Six MO dot dotbiobès 72 Pour LES ETATS-UNIS Un 0h... chi sesecs cer 29 Dia OS... 2 «75 Pour L'EUROPE Un an..cccocososoosee .$1.85 Sin moisi. ns £e chodoic. 1.00 Les abonnements sont payable d avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, 1 faut donner avis au r0ins un mois avant l'expiration de son a- bonaement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Aïdressez toutes lettres, pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPARTIAI COTTES Tgnish, Jeudi, 23 Mai, 1907. SEMAINE DE L'ATTENTE La semaine dernière était appelée | autiefois la semaine de l'attente. La messe qui 4 été chantée, dimanche huit jours avec son introit et ses ver ets correspond parfaitement à cette appellation. La fête de bi celle d'une octave de second ordre;; elle se prolonge jusqu'à sameïii, veille de la Pentecôte inclusive- ment. Par cette octave, l'Eglise nous avertit de la venue piochaine de l'Esprit Saiut, et nous engage à nous préparer à le recevoir par la prière et toutes sortes de bonnes oeuvres. Après que son divin Epoux lui ait été ravi, l'Eglise sent croitre son attachement pour lui. Elle 'e re- cherche par ses désirs et s'efforce de le suivre par ses pensées el ses sentiments. Et dans l’introit c’est une suppli- cation : ‘‘Ecoutez, Seigueur, ma était | ». voix avec laquelle j'ai crié vers J'ai | Je le recher- | dait ce poiut Je discipline comme| cela lui était bien dû, Lz2 jeûne s'établit du Mon coeur vo'is a dit : cherché votre visage. cherai, Seigneur. Ne détournez pas de moi votre face.’" Les ve vous. " .?, . 2 … | rsets de ;’'Alleluia élèvent | longues années. Depuis longtemps, ils songeaicnt à avoir un prêtre de leur langue. Ils présentèrent à l'Archevêque de Boston, Mgr Wil: liams, uue liste des famiiles fran- çaises de Chelsea. Mgr l'Archevê que leur promit de s'occuper d'eux, } mais leur conseillaïde prendre pa- tience. Ils suivirent son conseil ; et, de temps en temps, ils renouve lèrert leur demande, se rappelant la paiole du Sauveur : Frappez, et on vous ouvrira. Ils frappèrent, à plusieurs reprises, toujours humble- ment, délicatement. Enfin, il y a quelques semaines, une lettre de Mgr l'Archevêque leur annonça que leurs voeux allaient être exau- cés. Quelques jours plus tard, le Rév. P. Power, Curé de l'église Ste Rose, à Chelsea venait, de la part ie Mgr l’Archevêque, prier les Pè- bien s'occuper de la partie française de sa paroisse. Il offrait de leur prê- ter ure vaste salle, qui avait servi autrefois d'église aux gens de lan- gue anglaise. La proposition fut ac- ceptée, et le Dimanche 28 Avril, le Rév. P. Power faisait annoncer aux Français une réunion générale pour le rer mai, et la première Messe pour le 5 mai, à 10h.%. La réunion du rer mai comptait à peu près 300 personmes, et le KR. P. H. de La Charelle annonça l'ou- verture de la nouvelle Missio1, de- mandant à tous de prêter à l’oeuvre | naissante “un concours dévoué. Le dimanche 5 mai, les gens de langue | française se rendaient en grand nom- bre dans ia salle qui doit être, à l’a- venir, leur église provisoire. Pendant toute la semaine précé: |dente, des personnes de bonne vo- | lonté avaient rivalisé de zèle pour rendre la première Grand’ Messe aussi solennelle que possible. Au fond de la salle, se dressait un bel autel, blanc et or, oeuvre des artis- Le 5 mai 1907 sera pour les Aca- |tes de Chelsea. diens de Chelsea une date dont ils! tontures et disparaistait sous les ,d’âmes. aimeront à conserver lougtemps le | fleurs. souvenir, C'est, en effet, en ce jou1|la décoratiou. qu'ils ont vu se réaliser le rêve de chandeliers neufs brillaient sur l’au- res Maristes de Boston de vouloir | anse ns L'IMPARTiAL, TIGNISH, IL P. E,, Une Mission Francaise a Cheisea + — Il était entouré de Des palmiers completaient Une croix et des £ JEUDI 23 MAI, 1907. ‘tulantes se forment dans le petit et joyeux monastère À la vie cister- cienne. Qu: Dieu leur donne la persévé- rance et attire un grand nombre d'Acadiennes qui vien- nent s’y sanctifier, et qu'il ac- corde la prospérité à cette pieuse ‘tel. çait par le chant Veni Creator, afin d'attirer les bénédictious du Ciel sur l'oeuvre naissante. La Grand’- Messe fu! chantée par le Père A. Millet, S. M., qui, de Boston, doit venir desservir la nouvelle Mission, Le P. H. de Ta Chapelle, Curé de l’église Notre Dame des Victoi- res, à Boston, donna le sermou avec son éloquence accoutumée. IL féli- cita d'abcrd ses auditeurs de leur persévérance et de leur bon esprit; ’ uis, il parla de la Ste Vierge. mou- trant son rôle dan; l'Eglise de Dieu, dans la Société, dans la fauwille. Il conclut, en demandant aux familles françaises de Chelsea d'aim :r Marie, de l'honorer, et surtout de l'inva- quer souvent. En parlant de cette fête, il serait injuste d'oublier le Choeur, quia éxécuté avec pleiu succès la secon- de Messe de Dumont harmonisée. Voici 1:s noms de ceux qui ont prê- té leur concours : à l'orgue, Mme, F. X. Valliére; Directeur, M. F. X. Valliére ; au choeur : le P. H. de La Chapelle MM. Philippe L,. Landry, J. L. P. St. Coeur, Henry | P. LeBlanc, Louis Geoffiion, Mar- cel Léger. En un mot, cette journée du 5 Mai 1907 a été pour tous les Aca- diens de Chelsea un jour de joie et de bonheur, vraie récompense de leur patience et de leurs prières. Espérons que l'oeuvre, si bien com- mencée, se continuera, et que, dans quelques années, les Français de Chelsea pourront avoir une église à eux, et un prêtre résidant au mi- li.u d'eux. Nous avons ïiieu d’es- pérer que cette Mission, entreprise le premier dimanche de Mai, sous le patronage de Marie, sera tou- jours bénte et protégée par la Reine des Cieux. È peuple était assemblé depuis plu- sieurs heures. Toutes les parties de cette messe se rapportent à l'Esprit-Saint. Quoiqu'on soit au temps pascal, [le jeûne est prescrit, ce jour-là, dans |toute l'Eglise. Dans les premiere Fe ‘ècles on ne jeûuait pas la veille! de la Pentecôte, de même qu'on ne pliait pas le genou en priant, parce que c'était le temps pascal. Du temys de Tertulien, on regar- obligatoire. sixième au septième siècle. A vêpres on chante, à geroux, nie avait déjà été longue et que le] A 8 heures le digne et heureux | pasteur, Mgr. Richard, accompa- | pagné de son vicaire, le R. P. Ker- | delhué, des missionnaires Eudistes‘ ainsi que de quelques religieux Trappistes de N. D. du Calvaire, le R. P. Antoine, prieur, le KR. P. Léon, sous-prieur, et le R. P. Ti- |mothée, montait au saint autel pour l'auguste cérémonie. Mgr. Richard était expressément délégué par Sa Giandeur Mgr. Barry, évêque de Chatham. Et comme pas- teur de cette paroisse qui à accueil- li avec tant de sympathie cet- te pauvre communaté de religieuses notre âme au trône de Dieu sur le- la be!le hymne du ‘‘Veni Creator’’.lexilées. Et son dévouement et la quel est assis le Christ-Roi, et ils | Cette hymne si touchante est attri-|prine un'il s'est donnée port cite 2 . 2 | à ; . . ° , nous rappelent ces douces et encou- |buée par plusieurs auteurs à Saint-:æœ ivre dificiie lui ont hie 1 mér, € rageautes paroles ‘ Je ne vous laisserai pas orphelins." La Communion renferme ces pa- roles de Jésus à Saint Pierre .‘‘ Mon Père, lorsque j'étais avec eux, je conservais ceux que vous m'aviez | donnés, maintenant, je viens à vous, et je ne vous demande pas enlever du monde, mais de les pré- server du mai.'’ LA VEILLE DE COTE. Samedi, veille de la Pertecôte, tout comme au samedi saint, l'égii se a fait la bénédiction «les fonts | baptismaux. Il n’y a pas eu la bé- nédiction du feu nouveau ui celle du cierge pascal. Ce cierge qu'on éteint l: jour de l’ Ascensio 1 après l’'Evaagile, se ral lume et reparaît à Ja tête de la pro- cession, comme le same li saint. On ne lit que six prophéties au lieu des douze de la veiile de Pâques Le but de la messe de samedi était pour les catéchumènes de ren dre des actions de grâces, et pour les fidèles d'aujourd'hui, elle a pour objet de les disposer à recevoir les grâces et les dons du Saiï:t-Esprit. Cette messe avait ceci de remar- quable, c'est qu'elle n'avait pas d'Introît. de les| LA PENTE | lil est plus probable que le roi Char-| | lem: agne en est l’auteur. | TOUCHANTE CEREMONIE | AU MONASTERE DES TRA P- | PISTINES A ROGERS- | VILLE. Rogers ‘ille N. B., 12 mai 1907. Jeudi dernier, jour de l’Ascen- sion, le petit monastère des religi- | était en fête. | Pour la première fois, sur la terre| enses Trappistines les Cisterciennes de l’As-| somption avaient le doux bonheur | de voir une jeune fille du pays, une | Acadienne, la Sr. Marguerite-Ma- rie, dans le monde Mile Ursule! McKaie, ks plus chrétien-| nes familles de sept -rsville, se cou- d'exil, d'ure « dans leur monastère par les voeux sacrés de la prefes-| sion. sacrer à Dieu, assemblés de parents et d'amis, de ptrsonnes sympathiques, une bon- ne partie de la paroisse, était ac-| chapelle, attirée par !’édifant spec- | tacle d'nne jeune personne qui dit | adieu à toutes le, joies et les espé- ! rances du monde, à ses parents bien aimés, pour se cousacrer pur La raison en est qne Ja cérémo toujours à son Dieu, , | | larmes aux assistants, | du Sauveur - | Ambrois archevêque de Milan, mais | |cette cousolation, d'offrir Jui-rrên « | la première prc fesse de sa paroisse. Après l'Evangile, se tournant | vers la victime prosternée au pied des saints autels, avant l'oblation du saint sacrifice, dans un pieux et magnifique discours, avec une émo- | tion difhcilement contenue, Mgr. | dit le bonheur, la beauté et le mé- rite de ce sacrifice de ce mariage spirituel qu'est la profession. La vie religieuse est une école de sain- |teté. En terminant, Mgr. déve- | lope cette touchante pensée : Trois fleurs ornent surtout la couronne de la jeune victime, cette blanche | couronne qu'elle va déposer sur les jautels. La première fleur est celle | de la pauvreté, si chère, si agréable à Dieu. La seconde, :ell: de la | virginité, et la troisième, cel'e du renoncement et de l'obéissance, trois vertus qui rendent la nouvelle | professe semblable à son divin | éme: De bonne heu.e, une nombreuse] l’endant la belle et touchante cé- rémonie qui fait couler bien des! du beau | chant se fait entendre et enfin, un! | gorien va porter au vied du trône! de l'Eternel la reconnaissance et ! communauté, foyer de prière £<t d’édificatien pour le pays si éprou- A 10h. %, la cérémonie commen- { vé de la chère Acadie. UN TÉMOIN ÉDIFIÉ. ms LES RECOLTES DANS L'OUEST. La saison tout à fait tardive qui a suivi un long et rude hiver, a fait surgir des craintes que la récolte de blé dans les prairies de £l’ouest ne fût compromise. : Les premières nouvelles, proba blement colorées de façon à influen- \cer le marché du blé, étaient rélle- ment alarmantes. On ne pouvait pas semer, daus l’ouest, la supe rf cie des terres ensemencées allait être réduite de moitié, la récolte serait tardive et sujette à la gelée, etc., etc. Nous avons aujourd’hui de meil- leurs informations, plus véridiques et aussi plus cousolantes. L'ouest pourra avoir en blé à peu près la même superficie que l’année derniè re. Quant au rendement, il dépen- dra, naturellement, de la tempéra- ture d’ici à la fin d'août, la maturi- té viendra à son temps ordinaire et en fin de compte, il n’y a encore aucuue raison pour/désespérer d'une bonne récolte. Les récoltes seront également tardives dans les provinces de l'Est, mais avec quelques pluies, tout pourrait se réparer. Dans toute la région du Manito- ba en a commencé les semences, depuis deux ou trois jours. Le sol est bon partout et on l'a prépare avec soin, à l'automne. On croit que les semailles ne prendront que quelque jours si on y met cons- tamment la même célérité qu'au début. è Les dépêches suivantes, disent que les semailles se font rapidement partout. Kenton, 18—65 pour cent est se- mé. Rosthern, 18.—Euviron 40 pour cent du blé est semé. Wapella, 18.—42 pour cent du blé est semé. C'est un peu mieux que l’an passé à la même date, Sintalla, 18.—60 pour cent du est semé, c'est une augmentation de 10 pour cent sur les semailles de l’an dernier. Goodland, 18.260 pour cent du blé est semé, Carroll, 18.—Les fermiers sèment avec ardeur et plus de 500 âcres sont déjà en fécondation. Portage de la Prairie, 18.—Les semailles seront terminées samedi. C’est encore ce que l'on a fait de mieux depuis très longtemps. Carberry, 18.—Il n'y a plus de crainte pour une baisse dans la pro duction du blé. Les semaille sont faites. St-Paul, 18.—50 pour cent du blé est semé ici. Dans les deux Da: kotas les : emailles sont finies. ee IL SE FAIT CATHOLIQUE Dimanche, la paroisse de Jonqui ère près Chicoutimi. P. Q., fut té- moin d’une fête religieuse tout à fait touch-nte M. KR. B. Brown, in- génieur civil de Millinocket, Me., qui depuis une dizaine de mois de- meure à Jonc'ières a embrassé la religion catholique. La fonle assis- tait nombreuse à cette touchante cérémonie. Le néophyte eut comme parrain et marraine, M. et Mme Simon Tremblay, de Jonquières. IT a été ensuite confirmé par S. G. Mgr Labrec ue, dans la cathédrale de Chicoutimi. Ses témoins étaient M. et Mme Edmond Tremblay de Ste Anne de Chicoutimi. M. Brown a étudié la religion catholique seul d’abord, puis il re- içut des instructiocs de M. l’abbé courue dans leur belle et modeste | | magnifique Ze Deum du chant gré- |pelletier, curé de Jonquières. M. Brown est âgé de 32 ans, ma rié et père de famille. Il espère ROPE On apprend de source autoiisée que l'hiver long et rigoureux qui vient de tinir a fait un tort considé- rable aux ensemencements de blés d'hiver en Aïlemagne, en Rouma- nie, en Hongrie et tout le long du Danube. A l'exception de la France, !a ré- | colte sera mauvaise dans toute l'Eu- rope particulièrement en Russie, où les grèves agraires sont vennes s'ajouter aux effets de la saison. ee ee © ATTENTAT ANARCHISTE EN ALLEMAGNE Une machine infernale, construit e avec un morceau de tuyau à gaz, à fait explosion jeudi dernier dans la cheminée de bureau central de po- lice d'Offenbach Allemagne. On croit que cet engin avait été posé là par des anarchistes qui ont voulu se venger de ce que la police les avait empêchés de se réunir dans cette iocalité. Il n’y a pas eu de victime et les dégâts sont insignif- ants. ——- L'AGITATION AUX INDES Une dépêche spéciale de Luk- now, publiée lundi, annonce que le mouvement révolutionnaire se pro page dans la province de Madras Des parouilles militaires circulent dans les rues de Madras. Une émeute a éclaté à Delhi, Punjab, où ‘es mécentents ont en:evé la co: ro ine qui ornait la tête de la statue de la reine Victnria. UNE BONNE LAITIERE Le record de la proluction du ‘ait dans le monde est détenu par une vache Guernessey, Colly Bloom d’après le rapport de William H Caldswell, soumis à l’assemblé: du Guernessey Cattle Club. Cette va che a donné au cours de l'année dernière 17,297 livres de ïait, soit environ 2,013 gallons. Elle appar- tient à F. À. Ames de Boston. nn ASSASSINAT D'UN SEPTUA GENAIRE Mme Elmira Simonson, âzée de 73 ans vient d’être trouvée, assas- inée davs la cuisine de sa maison à Freeport, Long Island, Elle à été étranglée et le meurtrier, après avoir enlevé l'argent, environ $100 qui devaient se trouver à la maison et des bijoux a réussi à s'enfuir. La septuagénaire, veuve depuis un an, passait pour être sinon riche du moins très aisée et, sans ancun doute, le meurtrier devait être au courant de ses habitudes, car ses voisins n’ont rien entendu. 11 a été aussi établi qu'il n’y avait pas eu lut te et que l'assassin, après avoir p£- nétré daus la maison sans effraction. à dû s'approcher de Mme, Simon: son, à pas de leup, et l'étran ler en lui saisissant le cou par derrière. Mme Phoebe Herbert, fille de Mme Simonson, étant allée lui ren dre visite, a été très étonnée de trouver la porte de la cuisine grande ouverte. Quelques pas plus Join, au pied d’une table se trouvait le corps de sa mère, La mort rem »n- tait à quelques heures. Se CURIEUSE COUTUME Une coutume très curieuse, s'est conservée depuis des siècles, #à Mende, dans la Lozère. Mende pos- sède encore une confrérie de péni- tents blancs, dont la fondation re monte au moyeu âge. (Cette con- frérie est avant tout une société d’essistance mutuslle et de charité; mais chaque année, le jour du Vendredi Saint, elle doune à la ville |uu spectacle d’un haut pittoresque. Vers le soir, revêtus de l'aube et de la cagoule bianche, ses membres, des artisans et des laboureurs pour la plupart, se rendent, ce jour là pro Les Biscuits les plus délicieux, les "= | RE croquantset fr. LES CAMBRIDGE WA FERS DE Li amour qui animent tous les qu’ ‘avant longtemps il aura le bon- PAT E R S O N'S coeurs, Déjà deux autres novices ou pos-. heur de voir s1 femme, cogvertie au _catho'!icisme, | Faits de crème de blé, Une friandise gs pour les ‘ afternoon teas. En boîtes en fer-blanc mnt Le épiciers. Achetez par nom. 107 LA RECOLTÉ DE BLE EN EU: /cessionnellemen* de leur oratoire à toutes les églises ou chapelles de ]a ville. Les une portent des falots d’un modèle sans doute fort anti- que, qui « éclairent au retour, la nuit tombée leur marche lente ; d’autres les emblêmes et les accessoires de la Passion ; Ja tunique blanche du Christ, les manches enfilées sur un bâton, sa robe rouge, l’urne des des partums que versa Madeleine, le calice symbolique du jardin des Oliviers, la bourse de Judas, et l'éponge de fiel, et la iance, et la croix divine, enfin. C’est un spec- cacle étrange et saisissant. EE GIGANTESQUE PROJET. Après avoir dépensé des centaines de millions pour améliorer leurs voies d'eau intérieures, construire des canaux et outiller leurs ports, les Américains songent ".-'utenant à canaliser toute la côte de l’Alan- tique. Bien avaut qu’uu navire de l’On- cle Sam passe d’un océan à l’autre par l’isthme de Panama, ïil sera possible à un steamer de grandes dimensions de faire un voyage in- térieur depuis Boston jusqu'à l’em- bouchure de Rio Grande. L'immense barre de sable qui re- tient le Cap Cod à la terre ferme sera percée, et ie marin pourra con- dire son vaisseau de la baie Mas- sachusetts aux eaux tranquilles de ‘%# la baie Buzzard, de là à Long Is laud, à la rivière de l’E 1, au port de New York et à la baie Bariton. On se rendra alors à la l'aie Delaware par l'ancien canal Baritan, puis au ort de Norto!k. Descendant la baie Chesapeake, la route trave.sera la Virginie et la Caroline du Nord jusqu’au Cap Hatteras. Le vaisseau aura pu franchir toute cette longue distance sans avoir été obligé de prendre la mer nul'e part. Une chaîne de détroits le long de la côte £e la Caroline du Nord, re- liée par des cours d’eau artificiels, assurera une route parfaitement protégée depuis Morcheah City jus- qu'au Cap Feas, où une autre série de détroits et de haies sur la côte de la Caroline du Sud et de la Georgie, qu'on reliera ensemble par des ca- naux, permet ra d'atteindre la Flo- ride. De là, il sera facile d'arriver au golfe du Mexique, Ce projet de canalisation des cô- tes de l’Atlautique n'est pas nou- veau. Il y a plusieurs années, le sénateur Chandler le présentait au congrès de Washington, et il mon- trait les grands avantages commer- ciaux d’une telle route, aussi bin que les avantages inestimabhles qui en résulteraient pour la république cn cas de conflit avec une puissan- ce étrangère. Cette entreprise colossale ne sera pas l’œuvre du gouvernement, w : q de l'initative privée. Eile est déj commencée, et quand elle sera a- chevée, le gouvernement pourra ré- clamer la prooriété de cette route après un certain nombre d'années, ou en prendre le contrôle absolu en temps de guerre. Les états du Sud dépensent, en ce moment, des sommes fabuieuses pour appro'ondir et élargir leurs canaux, En morenbre pro:hain, uican.] reliera Saint Augustin à Key West, distance d'au moins 500 milles, | Lorsque le fameux projer du canal Erie sera exécuté et la canalisation des côtes de l'Atlantige terminée, un steamer d'un fort tonnage pour- ra partir de Duluth, traverser le lac Supérieur, pa:ser par le canal du Sault Sainte Marie, puis atteindre Détroit par le lac Huron et le canal St Clair, continuer sa ronte de Dé- troit à Buffalo, par le lac Erie, de Buffalo à New York au golfe de Mexique, par le canal des côtes de l'Atlantique. Ce vaisseau aura iainsi accompli un voyage de plus- ieurs milles dans l'intérieur du pays. Verra t on cela avant longtemps ? Il est permis de le croire, quand on convait le caractère entreprenant Ju p'uple américain, ———_—...— For stomach trubles, biliousuess an Constipation try Chamberlain's Std à ,mach and Liver Tablets. Many re- markable cures have been effected by them. Price, + + Samples free. For sale by B, R, MuFadyeg hé À res MON UE CN LE RTE E ES TRE