MR ne cd Li arme * De te " 2 nm rt gs met rl I TIRER a pme" STE RE TERRE D 2 em à es 0 on mr _ L'IMPARTIAL |La Ligue de la Croix FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edoward. a HEBDOLATIRE, 8 PAGES. ÀBONNEMENT : RS $1.00 en M Labs cs DU TUE MO... cm coceeces D Les abonnements sont paya- bies d'avar=® Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les ineertio:s= s.beéquentes. To .tes vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. L P. E. A — ———— " " —— L'IMPFARTIALIL, Jan commumications doi PioxisH 235 1902 Le Siege Vaeant AU SENAT 1 Depuis la mort du sénateur ? Prowse, les journaux anglais de ostte province s'évertuent à lui trouver un successeur. On a déjà nommé au delà d’une demi dou- zaine de candidats, mais parmi tous ceux qui sont mentionnés, il ne pa- rajt pas un seul nom français. L'é- goisme va-t-il si loin qu'il fait ou- lier que parmi les différentes na- tionalités, il n’y en a pas quiait un droit plus incontestable à la suc- cession du sénateur Prowse, que la nationalité acadienne-française ? Depuis la mort du sénateur Arse- nault, les Français de vince qui, par leur nombre, droit d’avoir leur nationalité, obtenir cette justice. Nous avons cette pro- ont un représentant de a’ont jamais pu fait des démarches pour faire obte- uir cette position à l’h F. Perry. En vérité, les on. Stanislas autorités ont même fait semblant .de récon- naître nos justes demandes, mais par quelques machinations secrètes nous en avous été privé. Après la mort de M. Perry, on s'est apouyé sur le misérable faux-fuyant qu'il n’y avait pas d’Acadien compétent | d’avoir la position de sénateur. Au- jourd’hui on ne saurait avoir re- cours à ce petit moyen. Nous avons dans la personne de M. Blanchard, avocat de Charlottetown, un homme qui possède toutes les qualités re- quises et qui est comté même où la vacance Nous espérons donc que le gouvernement Laurier, qui compte dans cette pro- vince un si grand nombre d’adhé- rents parmi les Acadiens, prendra dans le existe. notre cause en considération et ra- chetera le faux pas quia été fait par le passé, et nommera M. Blan- chard comme successeur de M. Prowse. Nous engageons les Français de Queens-Ouest d'agir et agir promp- tement en ce sens, Lors de la nomination de feu sénateur Arsenanit qui était conservateur, ses amis ont éprouvé la douce satisfac- tion d’obtenir le de tous les libéraux français de ja province. Aujourd'hui, nous som- libéral et support unanime mes sous un régime u’hésitors pas à dire que les libé- raux en poussant de l’avant la no- mination de M. B'anchard obtien- dront le plein support des conser- vateurs. Les gouvernements peu- vent changer, mais la justice doit rester stable. Les électeurs français du comté de Prince attendent le signal des électeurs français de Queens-Ouest, pour se joindre à eux et travailler de toutes leurs forces à obtenir la uomination de M. Blanchard. LE TÉLÉGRAPHE MARCONI Le rumeur circule que le gou- vernement lui-même établira une station du télégraphe Marconi à Louisbourg et que cette station se- ! rait reliée au système que du gouvernement golfe, Cap-Breton. costi, îles de la Côte Nord. télégraphi- dans le Anti- et la . , Gaspé, i Made!eine | A TIGNISH Lundi soir avait lieu à la salle Ste. Marie, l'assemblée annuelle de [la Ligue de la Croix de cette pa- | roisse. Le temps étant beau, l’au- | ditoire était assez nombreux. | Après la lecture du procès-verbal | pour l’aunée dernière, on procéda [à L'élection des officiers pour l’'an- |née courante avec le résultat sui- | vant : | Le Rev. D. McDonald Prés. | M. James Morrissey Vice-do. | ‘ Agno Gaudet Sec Peter L. Chaïisson Trés. Agno Arsenault | Eugène Richard | | sé Î | ‘‘ Capt. Jno. McCarthy ‘* Jno. J. MeLellan | ‘‘ Jean S. Gaudet Le compte rendu des recettes et | des dépenses montrèrent que la so- |ciété est dans un état florissant. | Quarante deux nouveaux mem- | bres joignirent la soaiété. | De fortes résolutions furent a- | doptées en vue d’avoir recours à | des moyens énergiques pour faire | disparaître les boissons dans cette 21107) Ps } | paroisse. | Ilest à souhaiter que la Ligue | de la Croix sous son dernier point de départ produira de plus heureux | résultat que par le passé. | Aussi longtemps que les gens eux-mêmes ne prendront pas la ré- solution de faire une guerre directe aux buvettes, le nom de la Ligue de Ja Croix restera un mot vain et sans siguiication. Une autre cause qui a été un des plus grands obstacles au succès de la Ligue de la Croix dans cette pa- roisse a été le trop grand cas qu’on | a toujours fait de ceux qui se li- | vrent au trafic illicite de la boisson. Il vaut aussi bien dire les ehoses telles qu’elles sont et répéter ici ce qu’on entend tous les jours. Il faut | d'abord que ceux qui sont suppo- sés nous montrer l'exemple de ïa sobriété le fassent de manière à ce que nous puissions les prendre pour modèles. Fréquenter les bu- vettes, les encourager en prenant son coup n'est certes pas le | meilleur moyen de propager les principes de la tempérance. Nom- mer les dames et les messieurs de ‘‘saloons’" à des postes d’honneur, est assurément la meilleure preuve que les vendeurs puissent avancer que leur commerce est approuvé. Ces teneurs de buvettes de- vraient être honnis, et l’homme qui a à cœur le succès de la tem- pérance ne devrait jamais franchir le seuil de ces bouges ni même être vu en leur présence. Nous voulons être bien compris. De nécessité, il nous faut des mai- sons pour la commodité du public. Nous avons dans ce village quatre hôtels, qui encourent des dépenses pour recevoir dignement le public. Ainsi, nous sommes assez bien | pourvus. Ces boutiques de bas é- tages, où l’on tient les bières et autres boissons fortes, dans des ooins cachés ; où l'on fait soûler les gens pour les mettre ensuite à la porte dans un état d'ivresse, ne de- vraient pas être tolérées. Si comme nous le disons plus haut, les per- sonnes qui ont à cœur la cause de la tempérance agissent, s'ils s’exé- cutemt, s'ils traitent ces teneurs de rôles de Lascène et de Paimbæœuf, | ——. =, lie Arsenault, fille de M. Fiiias Arsenauilt. Garçon et fille d'honneur, M. Jean P. Arsenault, frère de la mariée, et Mlle. Marthe Ri- chard, soeur du marié. Après la messe, les nouveaux amis, nos frères Canadiens, pour la très belle et amusante soiréc qu'ils nous ont fait passer, et les féliciter sur leur rôle d'acteur, qu'ils ont rempli à perfection, M. À. Poirier, dans les trois pièces où il avait les principaux rôles, a été remarquable, ainsi AE ie is vont ne chu M Ts dans sa déalamation de Jérôme, où’ …. Richard, oncle du marié, où un/ tout le monde, même les plus sé-} NS à ) rieux, ont été obligés de rire. somptueux déj:üner les atten- M. Charles St. Pierre, dans ses: dait. Deià, its se rendirent chez M. mérite notre admiration, et surtout | Ftlias Arsenault, où les noces pour sa belle déclamation, le Pê-|eureut lieu ce jour là. Après cheur de Pâques. ile diuer auqnel Jes conviés M. Emile Grave!, paraît avcir firent ju-tice— ça ra sans dire— tous les talents requis pour faire'}a dance commenca, et, sauf le uu acteur de première force et a temps consacré au souper, elle une voix magnifique. Sa Chanson, | fut continnee jusqu'à vers les Le Petit Crucifié, mérite une féli- ‘qix heuor-s. Alors’ on se dispersa citation spéciale. |pour se réucir le lendemain È , eo ML. } Fe i 1 L à L = De Prevost et MW Ro LS fine Rishaué: ard se sont s1ontrés, en tout point, ! er oi +. sctahes) F | Le mardi fut uns répétition aussi capables que leurs compa-| Le à da lundi : diner, souper, dance : gnons de remplir leur rôle au par-| : ral SL. Les jeunes gens dans ces réu- fait. Nous les prions aussi d'accep-| : |nious, souvent si bruyantes, se ter nos remerciements. | : : Mais, j'allais oublier M. EL Bier- com} orlerent en Mmessleurs. à Le s lee. Quand je dis oublier, je ne! C’est un houneur pour la pa veux pas parler d'une faute de mé-! roisse d'avoir de si bons, de si 'moire. Oh non. cela jamais ;: mais sobres jeunes yens. 1ls seraient le faire remarquer. Il est impos- un honteur pour aucure pa- sible de lui donner d’autres éloges roisse. que de dire qu’il jouait son rôle de Pamphile à merveille. À l'avis de tous ceux qui en ont été témoins, L nul n'aurait pu le surpasser en ce Necrologie genre. | Nous espérons que les Canadiens! re reviendrout bientôt nous faire une! autre visite. Uu INVITE. Lundi le 13 janvier 1902, | Dame Catherine DesRoches, 6- |pouse chérie de M. Joseph Max- jimin Chiassou, syndic de l'église de Tignish, s'endormait paisi- :blement Seigneur, à l'âge de 37 ans et 7 mois, Qaoi- cefte âme chrétienne trouva GEORGE GILLIAN TUE ARCHIBALD dans sa foi solide et daus son GRAVES AVEC UN REVOLVER He de ps, nc x raxe de faire admirableinent le |sacrifice si douloureux que le ciel lui demaudait déjà. | Souvent, pendant sa maladie be PEN 4 l‘ontendit dit dire : “j'aime La tragédie qui s'est déroulée | °° ‘ °° e: “j'aim vendredi dernier à Alberton a rem- | "A1 bien vivre encore pour mes pli de terreur les habitants de cette | enfants et ponr mon époux si petite ville. Cet horrible meurtre! bon ; mais j'aime le bon Dien, qui a été commis en plein jour est|et je Suis prête à faire sa vo dû, comme tant d’autres, à la bois- | lonté. son. Graves, la victime, tenait un | Srs fanérailles ont en lieu cabarêt, et avait déjà subi les ri-|mereredi le 15 janvier, avec gueurs de la loi pour violation du grand powpe, et au milieu d'un Scott Act. Gillian était le Conné- | grand concours de parents et table employé pour exécuter la loi. |d‘am's venus de toutes les par- Ainsi, 1 existait entre eux une | fiag de la paroisse. haine qui a eu pour résultat la mort COM. Un Meurtre À Alberton dans le que encore j-une, fo:te ment Graves ne vit qu'une heure Le Rev. A. J. McDougald de Graves. résida à la levée du corps É dis ; Ê L E& C : Vendredi, Gillian étant à Alber- P r : cette touchants cérémonie ton fut accosté par Graves. Après s'être disputés, Graves qui selon les témoignagnes, était sous l’in- fluence de la boisson, assaillit Gil- lian. Une bataille s'eu suivit au cours de laquelle Graves parut le plus fort. Alors Gillian, prenant un revciver qu'il avait sur lui fit feu sur Graves l’atteignant un peu plus haut que la hanche. Graves quoique blessé, s'élança sur Gil- lian qui fit feu pour la deuxième eut lieu à la résidence de la dé funte d'où {es restes mortels farent processionnel]lement transportés à l‘église, au mijiieu des glas et des chants funèbres. Les porteurs étaient MM Jo- seph J, Arsenault, Dr. P © Murphy, Hubert Gaudet, À J. MeFadyen‘ Chas. Dalton et Agape (audet. La messe de Requiem fut chantée par le fois et l'atteignit au côté. Graves Rev. À. J. M:Dougald étant tombé du coup fut ramassé Denx couronnes, l‘une pré , , ue ; , et ne vécut qu'une heure. € k “ : 4 ; Gillian, Lontée par Mmes J. E. Richard embarqua dans sa voiture et s’en et À, Gaudit ; l'autre par Mmes- A. Bernard et M. Poirier, or- naient le cercueil. Le corps a été religi-usement retourna mais peu après se rendit entre les mains de la loi. Le coroner Barclay fut appelé et tint une enquête dont le verdict fut buvettes selon leurs mérites, la | Ligue de la Croix reviendra parmi |nous ce qu’elle a été autrefois. Si- non, la Ligue de la Croix n’existe- | ra encore que de nom, et les bu- | vettes continueront. | Notes d'Egmont-Bay Nous avons eu ici la semaine du jour de l'an, un plaisir qui ne nous est pas donné souvent, et je crois que je pourrais dire, sans me trom- per, que c’est la première fois que nos frères, les {Canadiens-Frauçais viennent dans nos paroisses aca- diennes, donner un concert dans cette belle langue que nous aimons tous tant, et qu'ils parlent avec un accent si pur que les Parisiens mêmes en seraient jaloux. Je tiens à remercier, au nom de tous es | i | la paroisse, bénissait l'union de deposé dans un lot de famille eu 1l sommeillera en paix, dans l'attente de la gloriense résur- rection doit Jésus honorera ses fidèles servitears au dernier jour. Madame Chiasson, après 17 ans de vie conjugale, laisse pour ‘a pleurer un époux inconsola- bie et quatre enfants dont le plus âgé a 16 ans et le plus jeuns 4 aus. : La regr ttée difunte était la filie de fsu Joseph DesRoches et Nancy O'Neill, et était une l'une famille de 7 enfants : Laurent, décédé célibataire, à Moncton, N. B. Fidèle, marié à Anne Piofit, à Aiberton. Adeline, mariée à. Poirier, aux Etats Unis. que Graves était mort des suites de deux coups de revolver tirés par Gillian. Samedi Gillian, subit son pro:ès devant le magistrat Tweedie, qui le condamma à comparaître pour meurtre devant la cour suprême au terme du mois de juin pro- chain. Dimanche, Gillian a été conduit en prison par le sherif W. White. Grandes Noces A MONTCARMEL Lundi matin, le 13 janvier, le Rev. P. P. Arseuauit, curé de M George Richard, fils de M. Jérôme Richard, et de Mile Ja- Charles k L'IMPARTIAL JEUDI LE 283 JAN, 1902 Cléophas, marié à Marie Pitre, à St. Roch de Tignish. Einélie, mariée à L, S. Poi- rier, Tignish. Marie Anne, décédée à l'âge de 16 ans. REQUIESCAT IN PAG&. _— MORT DE L'HON. M. DOBELL.| Une dépêche àe Folkestone, An- gleterre, mande que; l’hon. Ri- chard Reid Dobell, ministre cana- dien, sans portefeuille, a été lancé de son cheval et s’est tué. M. et Mme Dobell sont arrivés à Fol- kestone il y a une semaine et ils ont été rejoints par le major Hull, leur gendre et sa famille. M. Do- bell et le major se rendirent tous deux à cheval samedi, à Hythe, suivis d'un valet. Ils retournaient à leur résidence dans l'après-midi et venaient d'atteindre le pied du camp Shorncliffe, lorsque le che- val de M. Dobell fut effrayé par le bruit d’un engin et s'étant oâbré, lança son cavalier sur le sol, ce dernier tombant tête première. M. Dobell fut relevé sans mouvement et transporté À une maison voisine où il reçut l'assistance de méde- cins. Iln’a pas repris sa connais- sance, ayant été tué par la force de la chute. Où se lemande si c'est bien la chute qui a tué l'hon. M. Dobell ou s’il n’était pas mort avant de toucher le sol. Le regretté défunt se plaignait souvent du mauvais fonctionnement du cœur, et peu de temps avant de partir il expri- mait à un amisa conviction que ses jours étaient comptés, parce qu'il éprouvait souvent des étouf- fements alarmants. Le soubre- saut et les violentes cabrioles de son cheval ont dû provoquer un spasme qui lui a fait lâcher prise ; car il était excellent cavalier. M. Dobell était parti il y a quel- que temps pour l'Angleterre et il devait revenir prochainement. M, Dobell a été un des premiers hom- nes d’affaires du pays. Il possé- dait l’estime de tout le monde dans ses relations commerciales et socia- les, et sa mort sera sincèrement re- grettée. C'était un homme très charitable. Québec a perdu, par sa mort, l’un de ses meilleurs amis. Les funérailles et l'inhumation des restes de l’hon. M. Dobell au- ront lieuen Angleterre.—Le Pro- grès de l'Est. UNE CONVERSION Le jour de l’Epiphanie, a eu lieu à Saint-Didace, P. Q. l’abju- ration de Mlle Marie-Elisabeth Trudel, fille d’Euchariste Trudel et de feu Aurélie Carrières. La cérémonie, qui a eu lieu à l'office de l'après-midi, a été très imposante. La paroisse entière y assistait. L'assistance, aussi bien que la convertie, fut profondément émue. C’est M. le curé qui prési- dait la cérémonie. Le lendemain, à 9 heures, a eu lieu la messe de première ceommu- uion de Mile Trudel, pendant ja- quelle le chœur des dames fit en- tendre du beau chant, préparé pour la circonstance. À l'Evangile, M. le curé pronon- Ça une touchante allocutiou, et a- près la messe il imposa le scapu- laire à la convertie qui, l'âme inon- dée des plus douces consolations, reprit le chemin du foyer paternel. RUMEURS DE PAIX Les délégués Bæœrs en Hollande s’attendent évidemmeut à ce que des propositions de paix quelcon- ques arriveront bientôt, bien qu'ils soient réticents à l’endroit des rai- sons de leur croyance. Ils main- tiennent cependant que toute de- mande de reddition sans condition doit être abandonnée. On admet privément que pas un seul des délégués ne rejettera ce qu’ils appellent ‘‘une offre accep- table de conditions,’ et si une puissance neutre prend l'initiative des négociations, les délégués chercheront de suite à obtenir un modus vivendi qui réconciliera le désir de M. Kruger pour !l’indé- pendance complète avec les condi- tions offertes par la Grande Bre- tagne, AT THE TIGNISH Jewelry Store _ _—0K#0 —— C. M. B. A. Pins, Handsome Lockets, Chains, Stick Pins, The never slip collar Button, Cuff Links, Fancy Clocks, Parlor Clocks, Dining Room Clocks, Bed Room Clocks, Kitchen Clocks. WATCHES. All the above at price—just righi L. S. Perry. 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