‘_# troc ou + PRET MR Eee D de RSS jé s ns, cm FONDE EN 1803 DANS L'INTERET DES AGADIENS DE L'ILE ST-JEAN ee ms Vol. 2. No 38. SE ÿ TE pr RE M OEM Vds verve Tignish, 1 Ile du Prince Edouard, Mardi le 21 Juillet, 1914. Pi UNAN 51.00 SIX MOIS 500 F. J. BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISE ABONNEMENT : 22ieme Annee. _ Organe, dans la langue francaise, du Parti Liberal des Provnces Maritirnes. PAS DE CANADIENS ! Le mode d'exploitation du che- min de fer Intercolonial vient de subir mme nouvelle modification sous le Gouvernement Berdeu. En vertu du nouvel arrangement, ce sont des ouvriers étrangers qui ont la préférence sur les ouvriers ca- uaciens, ‘Le Gouvernement or deu fait venir des étrangers’’ dit un journal du Nouveau Brunswick, ”’ pourexécuter les autour des cours et des ateliers de l'Intercolonisl à Moucton,* travaux que les ouvriers du pays étaient heureux d'entreprendre autre fcis. Le Premier Ministre Borden et l'Hou. Frank Cochraue, Ministre acsuel d2s chemins ‘e fer, venaient à peine de s'emparer du pouvoir qu'ils confièrent la direction de l'Intercolouial à un atne- ricain. Ils citoy 21 uomiuèrent d'autres citoyens américains à des position responsables sur la ligne, de préfré rence à d:s Canadiens qui servaient le chemin de fer depuis des aunées et méritaient de l'avancement. Les nouveaux fontioinaires d'origine américaine firent leur commande de charbon pour l'Intercolonial à des compagnies des Etats Unis. quoi que cette commande eût fait grand bien aux mines canadiennes. Et tout ceci se passait sous ce gouver- nement dout les membres se décla- raient si bruyarmment, il y a trois années, contre l'idée de faire du Yankees et qui huttafeñt sur les toits, ‘‘le Carada pour les Ca- uadiens’’. Tont ceci le manque de sincérité du Premier | Ministre et de ses collègues dans leurs déclarations pré électorales. Et aujourd'hui, lorsque le chô-| mage de l’industrie est général au nous Canada, lersque les Canadiens ul gros travaux | |country'”, } commerce avec les | Lemieux, tous |interest the Government pays 157 biles; des commandes de charbon ; faites à des compagnies étrangères au détriment des compaguies canadiennes qui, pourtant, ont grandement besoin de ces comman des ; des ouvriers ètrangers que l'on préfère aux Canadiens des deux races quaud ily adu travail dans les chantiers et les cours de chemin de fer—voilà une partie du dossier dont le gouvernement Borden peut se vauter. Untriste dossier, en vé- r.té. peu propre à inspirer la conf- ance au peuple canadien! Sn mener itatenammnder um ans WHUM WHITE PROTECTS During the disenssion of the Bark Act in the parliamentary | session Of 1912 13. it was strong y urged by different Liberal speakers | in the Commous that the interest | rate upon deposits inthe Goveru- | ment savings banks should ve increased It was peinted out that | while a few years ago conditions | might have been such as to 1ender | an increase igauvisable, a high: | rate of interest should now be paid | to those who place their sa-ings | in Government bauks. The Liberal | suggestion was frowned upon by | Hon. W. T. White, who jinsisted | that the present low rate should | be continned in force. During the session just closed, | the Liberal suggestion was renewed | ‘‘There is a general outcry : amongst the plain people of the declared Hon Rodolphe ‘’against the low rate of | depositors. Could mot my honora- | montre |ble friend (the Finance Minister) | take the interests of the plain | | people to hls heart and, pro bon» | | publico, increase the rate paid to) | depositors iu the post cffice savings | | bank?” But Hon. Mr White brushedthe | Nouveau-Brunswick et des autres|idea aside, He was made Finance | parties du Dowinion cherchent de! Minister not at the command of! l'ouvrage pour vivre, eux et lenrs|the familles, le Gouvernement importe | Moncton et leur! which he had servsd faichfally for | des étraugers à donne de l'emploi que des citoyens | née au pays seraient heureux d'sc- cepter. Loin de nous l’idée de pré- tendre que les étrangers venant | s'établir au Cauada pas d’être traités avec justice par le Gouvernement et le peuyle en général, mais qui oserait dire que ne méritent | le Gouvernement ait raison de faire | venir des étrangers dans une par-| tie quelconque du Canada pour leur donner du travail que les rési- dents Ge cette localité désirent en vain ? Et cependant c‘est vient dese passer au Brunswick sur le chemin de fer Intercolouial et sous l'administra- | tion Boaden-Cochrane. Et quand mous disons que ‘les| ouvriers canadiens auraient été heureux de faire ce travail pour. lequel on a importé des des étran gers tout exprès au Nouveau- Brunswick, mous nous appuyous sur une preuve concluante entre toutes, c'est un= lettre écrite à un journal de Moncton par un agen de l'association couservatrict qui proteste contre Gouvernement. “Des g:ns du Nouveau-Brun.| swick,'’ dit cette lettre, ‘‘avaient | cherché de l'emploi sur l’Interco lonial un jour ou deux avant que les ouvriers étrangers arrivent à l'action du Moncton et on leur a dit qu'il n'y |but it is not clearthat this latter colonel Sam Hvughes n'était qu ven taie à Québec, le long du | ce quil Nouveau- | ‘’plain people’, but on ths| order ofcettain Special Interests | years Why should be give much |thought for the position of the| |‘‘plain people?’’ It should be said | for him, «however, that he as | |eveu franker this year than jast in | the statement ofhis opposition to! an increase in the interest allowed | by the Government. Mr ,White| was quite open in his declaration | that to increase the rate in Govern- | ment banks would affect ‘he earn- | |ings of the large chartered bauks | (of the country. ‘‘If wy honorable | friend (Mr Lemieux), he said, ‘‘had taken the trouble that { have had ! say, of would | |to look into this matter and examined the statement, [the Bauk of Montreal, he have found that to increase the rate of interest by even one-half! |of one per cent, would have a very | | serious effect on the earning power | (of that institution.’ Similarly, | |apparently, an increaie in the | Government rate would affect the | | learnings of the other chaitered| |banks beside the Bank ot Mon- | treal. | Îtis truethat Mr White SR |that au increase in the Government l interest on saviugs deposits would | | result in an increase of the dis- | count rate by the chaitered banuks! to the loss of ‘‘the RER land business people of Canada, iterests, Mr White ‘eminently. as pa abs ME à Üne Grande Assemblee olitique aura lieu. Trains Speciaux. Prix reduits. scands out pie- ‘‘tbeir man'’. To increase the rate of interest allowed ithe men and women who place itheir few hundreds of savings in | Government banks woull compel the chattered banks to increase |thei: rate on savings deposits and might lessen their earnings and ‘huge profits. The Borden Ministers {could not think of bringing that to | pass, and Mr White least of all. SAM HUGHES INSULTE) LE CARDINAL BEGIN Robett gr son ministère, Avant que Sir | Borden formât EE SIR WILFRID LAURIER Dix télégrammes, cent télégram- mes suivirent le premier. Tous ve- uaient des loges orangistes et im- posaient l’ineffable Sam Hughes à M. Borden. Si bien que celui-ci, qui n'avait pas alors plus d’éner- gie qu'il n'en a maintenant, céia et prit Sam Hughesdans sa bar- que Le résultat, c'est que ce disciple de Guillaume d'Orange insul e aujourd'hui quotidiennement les Canadiens français et les catholi- jam. en défendant d'asord au 65ème régiment de parader, en- (suite en arraugeant ses flutes afin |que les hommes escortent le Saint |Sacrement avec des fusils démodés ensuite en faisant disparaitre les e |décorations placées sur un édifice avait rien pour eux. On a impor-|argument materially improves his fantoche ayant été la risée de ses | parcourt suivi par son Eminence té des manoeuvres étrangers et on | position. His first thought was for compagnons des cen-|the giant bauking institutions of guerre anglo-hoer. les a occupés tandis que taines denos gens, Cansdiens- français ou anglais, ‘‘pour citer le lettre de cet agent conservateur, ‘‘parcourent les rues à la recherche | du travail” Un citoyen d’nn pays étranger the country and theu for the | |manufacturers. ‘The welfare of ‘‘the plain people’ had to take | la place very much in the back- | ground lu his thoughts, It cannot be denied, of course, d'armes pendant la Aussi bien le chef conservateur n'avait nullement pensé à appeler dans son cabinet ce bravache qui n’était un grand bomme que pour ou sous-ordre Turpin, compagnon de ses randonnées sud africaines, auquel on coufie l'administration de|that Mr White runs true to form, |lorsqu' arriva uu télégramme d’une l’Intercolonial; des gens du même pays, qu’on choisit pour des situa- in taking this position. Among the | members of a Government ne. loge orangiste: —La loge demande que le colo- tions de confiance de préférence à | in power by the Special Interests |nel Sam Hughes devienne ministre des Canadiens expérimentés et ha- and representative of those In-|de la milice. ‘le cardinal Bégin, ‘d’escorter ce prince de l'Eglise. Sam Hughes insultant le cardi nal Bégin, voilà ce que les conservateurs de la province de Quebec, qui se sont toujours posés en défenseurs del’autel, et qui damnaient même avec plaisir leurs adversaires auront à digérer. On a beau être bon bleu, c'est fort tout de même | Armand Drussault enfin en défen |: |daat au 6ème régiment de Lévis] L'ILE SAINT-JEAN ET CHARLOTTETOWN (Le Bien Public) L'Ile du Prince-Eouard, autre- fois l'Ile Saint-Jean, est la plus petite province du Dominion. Elle fut d'abord peuplée par des Français de Franee et par des Aca- diens. Ce jardin du golfe possède un beau climat il est supérieurement cultivé: neanmoins la difficulté ‘de ses communications avec le conti- nent, surtout en hiver, paralyse son avancement. De plus ;’émigra- tion aux Etats Uuis ui enlève chaque année le meilleur de sa jeutiesse. L'Ile Saint Jean qui comptent aujourd'hui 90,000 habi- tants depuis dix ans a diminué de 10,000. Les Acadiens, grâce au chiffre élevé de leurs naissances, gardent leurs positions. Où espère beaucoup dans l'in. | dustrie du renard noir pour pous- ser l’ile daus les voies du progrès. Dans le récit de sa mission de 1812, Mgr Plessis, en parlant de Charlottetown, capitale actuelle de l'ile, dit qu'elle tiendra un jour un rang entre les plus jolies villes de l'Amérique du Nord. Malheureu- sement Charlottetown, comme le ” ju'est perruis, dit on, SIR WILFRID LAURIER SERA À CHARLUTTETUWN LE 20 ADUT. reste de l'Ile, s'est ressentie de l'isolement et ellea marché très ientement, puisqu'elle n'a encore que 11,000 habitants. Néanmoins Chariettetown est uue très jolie ville très intéressante eu été, Les touristes n'y manquent pas, et ils seraient encore plus nombreux s2ns doute si l'usage de l'automobile dans l'île était permis saus restrictions. L'usage de l'auto par l'Etat qu'aux deux villes de Charlotte- town et de Summerside, et trois jours par semaine fseulemeut., Les hôtels de Charlottetown, à cette époque de l’année, sout littérale- ment remplis, L'un des plus at- trayants hôtels pour les voyageurs qui désirent le vrai repos est bien celui de l'hôpital Saint Joseph tenu par les Soeurs Grises. Les Soeurs de la Congrégation ont à Charlottetown deux cou- vents, le couvert de Notre-Dame et celui de Saint-Joseph. Ce der- nier a une histoire particulière ment digue d'attention. Eu r864, la vieille église de Saint André, située à environ huit lieues de Chailottetown, fut transportée à Charlottetown, Il fallut 120 che- vaux pour traîner ce bâtiment, le futur couvent Saint Joseph. La vieille église Saint-André devint en effet le couveut Saint-Joseph. 11 faut peu de temps pour écrire ces lignes, mais on imagine qu'il en fallut beaucoup plus pour trans- porter l'église Saint-André à Charlottetown, surtout quand on sait qué sur son parcours l’église eufouça dans une rivière. On était au mois de mars, au temps où les glaces deviennent dangereuses. C'est au couvent ‘Saint-Joseph principalement que la Révde Mère Sainte-Angéliña a vécu au temps de ses missions dans l'Ile du Prince Édouard. La Mère Ste-Au- gélina a été trente ans dans l'Ile. Elle est actuellement chargée de la province de Vilie- Marie, à Mont- réal. Tout lemonde à Charlotte- town parle encore de sou dévoue- ment, de sa charité inlassable. Beaucoupde prêtres et de reli- pieux, dit-on, lui doivent leur vo- cation. Ou sait que la Mère Sainte- Anugélina (née Hellemare)est ori- ginaire d'Yamachich?, tout comme la Révérende Mère Saint-Joseph, supérieure actuelle de Tiguish, et dont je dirai uu mot plus tard. L'éducatio nu classique des jeunes gens de l'Ile appartient au collège Saint-Dunstan, situé à environ deux milles de Charlottetown. C'est une maguifique institution déjà connue chez nous et affiliée a l'Université Laval. CANADIEN ON DEMANDE Pour l'école de Miscouche un instituteur de vremière ou searnde classe, competant d'enseirner le français et l'anglais. Supplément $50.00 Adressez à Arsene Gallant Secretaire Miscouche, I, P. KE. 3 ins. Mortage Sale To be sold by Pubiic Auction in Front of the Court House in Summerside in Prince County, in Prince Kdward Island on Satur- daythe Fight day of Augüst À. D.. 1914 at the hour ot 12 o’clock ve,on AÏl and singular that certain parcel or tract of land and premisses situate lying and beeing on Town- ship Eight in Prince County Prince Edward Island bounded and des- cribed as follows: that is to say, on the north by the O'Leary Road on the west by land formely in possession of William Grigg and now (or lately) in the possession of John Yeo, on the east by land formely in the possession of James Dunvale and now owned by Jabez MeDougall sud on the south by lands formelv owned by the said William Grigg and now (or lately) in the possession of John Veo con- tainiug by estimation fifty acres be the same a little more or less aud being the land described in a certain indenture dated the z3th day of July À D 1889 and made by Eliza Currie in favor of one Samuel Currie, The above sale will be made under and by virtue ofa power of sale contained in a certain Ieden- ture of Mortage bearing date the 16th day of May AD 1906 and made between Charles Waite of Butsford in Lot 8 aforesald and Julia Ann Waite his wife in favor of the undersigned default having been made in payment of the principal and interest incured by said Mortage- For further particulars apply to Bell and Tanton, Summerside. Dated this gth day of July A L 1614. John H. Bell Mortagee. Write to F. J. Buote Tignish, for an A 1 Black Fox, | Island bred Silver. ‘Fee gi AABU re, LS d.: > + ae 0e 286 user af Es 25 “A Amara. DS SAN Re Sté