‘ sr use x L'IMPARTIAL JEUDI LE 15 JANVIER, La Terre des Saints On lit dans la ‘Semaine religieuse," de Gambrai : Au lendemain de la Toussaint, la Semaine religieuse d'Avignon a donné une statistique propre à di- minuer nos craintes et accroître nos espérances. Elle montre que la France est toujours la pépinière des Saints. Sur 288 causes actuellement in- troduites en cour de Rome, notre patrie en a présenté 68 soit, à elle seule, près du quart du chiffre total fourni par le monde entier. En voici la nomenclature par dio- cèse. Aix, Aiïiger, Autun, Besançon, Bayeux, Belley, Cambrai, Coutan- ces, Gap, Grenoble, Langres, Montpellier, Orléans, Paris-Mont- réal, Rodez, Saint-Claude, Sens, Toulouse, Viviers-Valence, ont sou- mis chacun une cause aux lents et sérieux examens de la Congréga- tion des Rites. Angers, Autun, Bayonne, Dijon, Luçon, Marseille, Poitiers, Le Puy, Saint-Die, Vi- viers, surenchérissant, en offrent deux chacun. Vient ensuite Lyon avec trois causes, et Paris avec son chiffre plus respectable encore de quatorze. Enfin, en dehors de ces présentations faites par l’ Eglise de France à l'admiration de l’Eglise de Rome, l'Asie, l’Afrique, l’ Amé- rique, l'Océanie apportent encore Je nom de douze Français qu’elles revendiquent pour leur gloire per- sonnelle parce que ces missionnaires leur avaient donné, avec leur apos- tolat, leur sang et leur vie. Et quels noms queces noms ! Par leur célébrité, la plupart s’im- posent déjà à la la vénération des peuples, avant le jugement même de l'Eglise. A Orléans, c’est celui de Jeanne d’Arc, à Belley, celui du vénérable curé d’ Ars, à Paris, c’est celui de Mme Le Gras, l’associée de saint Vincent de Paul, dans la fondation des filles de Charité, c’est Mme Louise de France, fille de Louis XV, ce sont les martyrs du massacre des Garmes en septembre 1792 ; à Autun, c’est la B. Mar- guerite-Marie et son directeur le Père De La Colombière ; c’est en- core le vénérable Antoine Receveur qui jeta le plus beau défi à l’impiété en fondant sa congrégation le jour même où la révolution déclarait la dissolution de toutes les associations religieuses en France. Après notre paz;s, c'est Naples qui a le plus de candidats aux hon- neurs des autels. Leur chiffre est de 29, Sous son ciel d’orient, Na- ples est, de toutes les villes italien- nes, celle où les mœurs semblent le plus perverties, tant, là-bas, tout y conspire contre la morale, et Naples sera la cité où la miséricorde de Dieu multiplera ses saints pour contrebalancer par leur puissance et leurs exemples les forces enneïnies, et prouver aux Napolitains qu’il ne sont nullement les déshérités de la grâce. Ainsi, en donnant à la uations par la multiplicité de ses saints, la Providence ne nous don- ne-t-elle pas le plus beau signe d'espérance pour l'avenir de notre patrie. En reprenent le chiffre total (288) de ces grandes âmes dont l'Eglise scrute les actes et étudie les vertus, nous trouvons que : 2se sanctifiè- rent au XIVe siècle ; —3 au XVe ; —18 au XVIe ; —70 au XVIIe ; —64 au XVIIIe ; —131 au XIXe. Sur ce nombre prédestiné, 13 ap- partiennent à l’état laïque, dont 6 hommes et 7 femmes, quatre de ces dernières restèrent dans le célibat et trois furent mères de famille, parmi lesquelles deux étaient reines. Enfin, 35 faisaient partie du clergé séculier, dont 2 archevêques, 8 é- vêques, 24 prêtres et un clerc ; tous les autres ont appartenu aux con- grégations religieuses, à l'exception de deux qui menèrent la vie érémi- tique. Hommage à O- Nos lecteurs liront avec intérêt cett appréciation de la race fran- çaise publiée dans un organe amé- ricain, le Vew- York Journal, qu’on ne peut certainemert pas ‘axer de sympathie outrée pour les nôtres. ‘Les Français en général, ne sont pas des bataïlleurs. Ils ne raf- folent pas de ‘‘roast beef”” et boi- vent peu de bière et de whiskey. Nous tous, Américains, Anglais, Irlandais, etc., qui habitons les ré- gions septentrionales, vantons no- tre supériorité et nous enorgueillis- sons de nos exploits athlétiques et autres similaires ; nous sommes portés à mépriser le Français et à penser qu'il est lâche par nature parce qu'il ne s’enivre pas et ne va pas ensuite essayer la force de ses poings sur la figure d’un autre pour lui prouver qu’il est tempé- rant. De fait, pour son sang-froid, son vrai courage quand le besoin s’en fait sentir, le Français est encore aujourd’hui, comme il l’a été du- rant une longue suite de siècles, un des plus illustres représentants de l'humanité et il est bien près de tenir le premier rang dans la lon- gue procession des races humaines. Voulez-vous un homme prêt à sacrifier sa vie pour un principe auquel il a foi? Allez avant tout le choisir parmi les Français. Que celui qui désire entendre le récit de quelque acte éclatant de bravoure individuelle, interroge le général Agnew, de Baltimore, et lui demande ce qu'il pense des Zouaves français, ces braves de quatre pieds et demi à cinq pieds de stature, qui, sous le vienx ma- réchal Canrobert, ont attaqué ou- vertement les canonniers d'une ar- tillerie fo-midable. Nous ne pouvons, de nos jours, offrir un exemple plus frappant du notre Race Dr) ne George Sachet, l’indomptable aéronaute, tué à Paris, il y a quel- que temps par suite d’un accident survenu à une machine volante. Un Brézilien avait, ilest vrai, inventé eette machine qui devait lui permrttre de naviguer librement dans les airs, mais il lui fallait un pilote ingénieux et plein de bra- voure pour le suivre dans ses as- censions. L/homme dont il avait besoin ; il le trouva dans la person- ne d’un Français. Non point pour de l’argent, mais par pure bravoure et dans le but de venir en aide au hardi inven- teur, ce jeune Français fit une as- censiou de 1,500 pieds dans les airs, dirigea un appareil moteur jusqu’à la dernière minute et, en fin de compte, fut victime de sa bravoure. Parcourez les clubs athlétiques d’ Amérique et d'Angleterre, faites- y le choix des meilleurs pugilistes ; peut-être n’en trouverez-vous pas un ayant assez d’audace pour mon- ter dans ce ballon. Dans le fau- bourg St-Antoine ou aux environs de la place du Thrône, voire même dans n’importe quelle grande ville de France, ces braves, vous les trouverez par milliers. Un certain nombre d’entre les nôtres qui se plaisent à proclamer la soi-disant supériorité de la race anglo-saxonne, n’auraient enfin à se convaincre qu’il y a des sortes celle dont fait preuve un athlète quand il administre un coup de poing à la figure de son semblable. Il y a le courage de cerveau et des nerfs, tout aussi bien que le coura- ge des muscles. Ce courage de l'intelligence et des nerfs, les Fran- çais l’ont cultivé pendant une lon- gue série de siècles et se dévouent encore aujourd’hui à son dévelop- courage français que celui du jew- pement.—Z'Zmpartial de Nashua. France la priorité sur toutes les | de courage toutes différentes de! La M [e) (De la Semaine Religieuse, de Cam- brai.) La physionomie chrétienne de la maison va s’altérant et s’effaçant de plus en plus. Nos aïeux te- naient, sur toutes choses, à ce que leur demeure portât l'empreinte et comme le sceau du cathclicisme. Rien de plus naturel et de plus juste. Il n’est pas un gentilhomme de race qui n’étale en bon lieu le blason de sa famille, dans ses gale- ries les vieilles armures de ses an- cêtres, leurs portraits dans la salle d'honneur et leurs parchemins dans la bibliothèque. Aussi le catho- lique aimait, jadis, à parer sa de- meure des emblêmes de sa foi, comme d’autant de trophées dont il était légitimement fier. La façade de la maison recevait, soit dans une niche, soit sur un pié- destal en saillie, la statue de la Très-Sainte Vierge ou de quelque saint patron, devant laquelle brû- lait une lampe, pieuse coutume fi- dèlement observée encore de nos jours, en certaines contrées, mal- gré les efforts de la Révolution pour la faire disparaître. Au fron- ton de la porte se voyait le mono- gramme du Christ, ou bien les pre- miers mot de la Salutation angé- lique. Les tableaux, humbles ou précieux, qui décoraient l’intérieur des appartements, représentaient des scènes de l’Histoire sacrée. vieux Rosaire, accroché près du foyer, accusait la bonne habitude de prier en commun, le soir ; le Crucifix, placé au fond de chaque alcôve, donnait en quelque sorte au lieu du repos la sévérité d’un sanc- tuaire. Il n'était pas jusqu’à la girouette au faîte du pignon qui ne fût surmontée de la Croix comme la coupole des temples et la cou- ronne des trois. Le néo-paganisme qui trouble, à \ chrétiennes, étend sur la maison, comme sur tout le reste, son influence malfaisante,. Nous le disons en pensant à t:lles ou telles familles catholiques de les classes supérieures que dans les Le | notre époque, la pureté des mœurs aison Dr classes ouvrières. Parcourez les demeures où vivent ce père, cette mère, ces enfants marqués au bap- tême du sceau de la Croix, vous pourrez, à en juger par le décor et le mobilier, vous croire dans une des maisons découvertes à Pompéi. Nuile part un emblème, un signe quelconque qui puisse faire connaïi- tre la religion profess’e par les ha- bitants de ces lieux. L'acte de foi permanent qui résulte de la déco- ration chrétienne du foyer, aide beaucoup à l'éducation morale de la famille, et contribue à entretenir en elle la foi et la piété, ses plus précieux trésors. Mais l'esprit moderne ne se con- tente pas d’écarter de la demeure tout ce qui rappelle la foi catholi- que. Ils’en prend aux habitudes mêmes de la maison, il cherche à rendre la famille indifférente com- me l’Etat. Il fait pratiquer la li- berté des cultes au foyer. Aïnsi, qu'est-ce aujourd’hui, pour bien des gens, le foyer do- mestique ? La maison paternelle n’est plus considérée que comme un lieu où l’on mange et où l’on dort plus commodément qu’à l’au- berge. Si vous voulez conserver à la maison son plus solide fondement, son véritable caractère. chef de fa- mille, gardien de ce sanctuaire qu’- est le foyer, prêtre de ce culte pri- vé que la religion vous recommande dans l’intérêt même de vos fils, — priez officiellement. Priez av: nt le repas et remerciez Dieu, qui aurait pu vous refuser le pain quotidien ! il n’y a que l’ani- mal privé de raison, et partant in- capable d'apprécier le bienfait, qui soit dispensé de rendre grâce au Bienfaiteur. Priez le matin, priez le soir, le soir particulièrement faites la prière en commun. Mais si vous rompez ou détendez ces liens sacrés qui resserrent la famille chrétienne dans la maison chrétienne, votre demeure sera bientôt inhabitable, parce que tous de nom et de fait, aussi bien — les vices viendront l’un après l’au- tre y prendre place. Donahoe’s Magazine JANUARY 1903 Donahoe's Magazine for January o- pens the New Year with a profusion of interest'ng reading matter and il- lustrative features. There are no lesx than eight superbly-illustrated papers covering such a variety ofsub- jects as—"‘Religion and the Play”, by John Taibot Smith ; ‘‘Is Intellectual France Drifting From the Church ?” by Rev. Thomas I. Gasson, S. J.; ‘The Vatican Observatory”, by Rev. James J. Baxter ; ‘‘The Chaplain in the Army”, by Peter MacQueen : ‘Rome and Jerusalem,” by M. B. Oorr ; ‘‘The Irish Constabulary," by J. Curtin, an ex-memberof the force ; “Venezuela and Its Troubles," by A. Pasteur ; and ‘‘People in Print.” Rev. John F. Mullany continues his series, ‘‘Our True Position,” tak- ing up the doctrine of the Real Pre- sence ; ‘‘An American Boy’s First Christmas in Rome” is described by Max Walter Mannix, and M. R. Tay- lor contributes a bright paper on ‘‘New Year's Day in the South". The fiotion is good, the instalment of the serial bringing the story to such an interesting point that readers will wish that another chapter had been given. There are several poems, and a generous allowance of spaee has been given to reviews of notable books of the season. In addition to the va- nahoe's, one devoted to the considera- tion of the character of the plays re- ceiving the patronage of the public has been opened, and will be contirued from month to month by John Talbot Smith. In the January number ‘The Eternal City,” ‘‘The Oardinal,' and ‘Mary of Magdala” are considered. Windsor, N. E, Un colporteur arménien nommé Sian Azurabally, trouvé coupable aux dernières assises de Windsor, d’avoir tué Sion Lundone, le 22 octobre, aux mines de Tennycape, a été condamné à être pendu le 16 mars prochain. Abonnez-vous a l'Impartial. i à dueted b - ; rious departments condueted by Do peux DE LA LIVRAISON Revue Canadienne ——…—…— SOMMAIRE Pages Eug. Aubert Edouard Bende- mann. 5 Louis Fréchette Ode à l’occasion des Fêtes Jubilaires de l’Université Laval. 17 Pascal Poirier Jean Cabot.—71.22 Camille Saint-Saens Le mouve- ment musical. 35 Edmond J. P. Buron Château- briand en Amérique.—1. 40 Paul et Victor Marguerite Dans les Alpes (1re partie) 56 Ed. Fabre-Surveyer Une vieille question. 91 Thomas Chapais A travers les faits et les œuvres. 97 ILLUSTRATIONS Edouard Bendemann. La vie hu- maine en seize tableaux. Portrait Son Excellence la Com- tesse de Minto. Dans les Annonces : — MOSAIQUES. : 25 cents, MONTREAL, LA CIE DE PUBLICATION DE LA REVUE CANADIENNE Vin des Carmes Vin par excellence pour réparer les forces perdues et FORTIFIER TOUS LES FAIBLES. Bon pour tous les âges et les DEUX SEXES, LES MEILLEURS MEDECINS Recommandent fortement le Vin des Carmes À. Toussaint & Cie. QUEBEC. 1903 Alter the Xmas & New Year Holidays After the Xmas and New Year holi’ays are passed everything re- lapses into quiet again, even trade becomes at a standstill. we must not forget that lots of purchases which were contemplated du- ring this holiday and busy season could not be accomplished owing to the very bad condition of our winter roads. the old saying ‘“‘It is never too late to do good”” customers in particular and the public in general : that we wili expect them to come and fulfill their wishes. 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