+ —— - LL. ae dd és Pourquoi nous Voulons RESTER ACADIENS Nous publions ci dessous la letire que l'hon sénateur Poirier adressait dernièrement à la Presse de Montreal, en réponse à quelques observations de oe journal, allant à blämer les Français des Provinces mariti- mes qai semblent, selon lui, de. meurer trop fidèles à vouloir conserver leur titre d'Acadiens. Monsieur le Rédacteur de “La Presse.” Dans an premier Montréal, para le 15 du courant et inti. tulé : ‘Les Canadiens français et le recensement,” je trouve le passage suivani : “Les Aocadiens ne veulent pas se dire etnese disent pas Ga- nadiens. Poareuxils n'habi- tent}pas précisément le Canada ; leur pays c'est l’Acadie. 1ls sont Acadiens on Français. 1ls n'ont aucune objection à se dire Acadiens où Frangais, mais ©a-: nadiens ou Canadiens français, jamais. Le anada pour eux est un pays tout aussi étranger que la Louisiane. 1ls vont au @anada comme ils vont aux Etats-Unis. Et le Canada pour eux se borne à la province de Québec, etc.” Nous voulons bien croire, Monsiear le Rédacteur, que vous ne prenez pas 6e ton nres- que malveillant, dans j'inten- tion de mous nuire; il n'en demeure pas moins vrai que de pareils écrits nous aliènent la sympathie de vos lecteurs, les- quels, après vous interprètent comme hostiles aux Canadiens français des actes pourtant bien naturels. Permettez nous de le regretter. Si nous n'avons, comme vous le dites, ‘“auoune objection” à nous dire, ‘Acadiens ou Fran- çais,'° ee n'est certainement pas parce que nous vous sommes hostiles ; c'est probablem-ut. :plutôt, parce que nous sommes 7 très bien en Acadie, et que notre pays, depiis que nos ancêtres ont quitté la France, au com- mencement du 17e siècle, a toujours été l’Acadie. C'est ap paremment aussi pour cette raisoa, et pour mille autres que nous ne nous appelons “jamais” Ganadieus français, nom que nous aimous, pourtant, a l'égal de celui ds frère. On peut à Montréal estimer que c'est un malheur pour nous d'être des Acadiens et de nous sonvenir de la France. Nous, nous pensons différemment. Nous mettons même quelqne fierté à porter aussi haut que nous le pouvons unnom que nous tenons de Dieu ; qui nous rappelle, ilest vrai, un passé d'hvmiliations de luttes et de ffrauces, mais que nous ai- mons quand même; un non que de fortes âmes, de grands chrétiens ont confessé en même temps que leur foi ; nom qui nous vaut, aujourd’hui. encore, d'être, en certain lieu, regardés aveo un grand mépris. D'ailleurs, de quel droit nous appellerions nous Canadiens français, ou Louisianais, puis- que, aussi bien, vous faites vous-même ce rapprochement ? Ce n’est que depuis 1867 que les Acadiens sont devenus des Canadiens français, nous l’étions e même temps que rous et à l'égal de vous, bien longtemps avant cette date-là. Si la « Puissance” avait, à son bap- téme, reçu le nom d’ Acadie au lieu de Canada, ce qui aurait bien pu arriver, auriez vons été prêts à abandonner votre beau, glorieux nom de canadieus fran- ‘“çais, pour vous appeler des Acadiens-français ou des Fran- ç0- Acadien ? Assarément non, | |bien reçu, an EE = ES ' e DS » : L'IMPARTIAL JEUDI et vous nuriez eu mille fois/que Canada ne se ‘borne pas à raison. Pourquoi avons-nons|la province de Québec.” tort ? Le nom est un héritage] Maisle poreifflage, j+ vour sacré,etilny aqueles rené-|conf se qu'ils ne l'atmeut gatset leslâäches qui le tro |guère. Quand il tombe d: 11 quent ou qui en roagissent. bouche o1 de la plame Si nous abandounioue demain ennemi, ils Île notre nom, surquoi nous ap (quand c'est un Français ou un puilerions-Loas pour dem :urer | Cunadien,”? am, | français ? Avec notra nomyunf'ère,quile leur ionc+, dis. disparaîtrait bientét le souvemr|s'en affligent | d: uos aïeux ;et le reste de| @royez, Monsieur ie Rédacteur, notre héritage, notre foi, s‘en|à i’assurauce de mes reutimeént:, irait par le même chemin très distingrfs. | Nous deviendrions, par la lan- PASCAL POIRIER ds _ ei SE shasr RÉ _ Oitawa, 18 mars 1902 ensuite, petit à petit, des pro- TeSse ul lit ; c'est à dire un | testants : des (Canadiens, el MEN Lordes have Viver D le “aps _. ce dé- hu ddiand bent: rs dv aud sirable, et est ce bien cela que tho Legs frequentiy :weli vous voulez ? Nop,tout en demeurant de loyaux sujets anglais et de vrais citoyens canadiens, nous aspi- rons, en même temps, à rester ce que nous sommes aujourd’ hui, ce que nous étions hier : des Acadiens catholiques et français. Avec cela, canadiens, tant que vous voudrez Nous voulons de cette mani- ère —et c'est la seule que nous croyons efficace—travailler à vos côtés à perpétuer, à répan- dre “l'âme” de la France de ce côté-ci de l’Atiantique ; et cela saus faire bande à part, saus bonder, sans nous isoler de per- sonne, des Anglais pas plus que les autres. Nons n'avons pas à nous plaindre des Anglais protes- tants, aujourdhui; ils nous laissent faire et ne trouvent pas mauvais que nous essayions, « selon nos moyens, de nous re- Give GRANGER CONDITION POWDERS, « genuine Coudi- tion Powd:r. 1f f:d occasion- ally durivg th: winter and spriug will k-2p vour horees and cattlu in h«alth See that you get the Granger. OH MY HEADI HOW IT ACHES! - | Nervous lever. Notre nom d'Acadien Bilious même ne les offasque pas Sick HÉADACHES. Le Ganada est assez grand,!pPeriodical | n'est-ce pas, pour que tons, sur-| Spasmodic tout ceux du même sang, y puisseni vivre paisibl:ment, | disease but is generally caused by | côte à côte, chacun à sa façon, : | ner daté 8 cut eut. disorder of the stomach, liver | P P M | or howels. brage les uns aux autres. Before you can be cured you Les Bretons vivent très bien | must remove the cause. à côté des Normande, sut le! GUBDOOK BLOOD BITTERS territoire de France, dans l’uni- té française. Pourquoi les Caua- will do it for you. It regulates the stomach, l'ver diens et les Acadiens ne feraient. ane pus ma and bowels, purifies the blood and ils pas de même sur le sol du | tones up the whole system to full Canada ? 1]s n'auraient rien à | health and vigor. y perdre, et trouveraient beau- coup à y gagner. For pains aud lameness, Pour qu'une un‘on si natu-|Kendrick’'s Liniment. relle puisse donver ses meil- leurs résultats, il est nécessaire! Worms affect a child's healih que les relations entre rous tous |too seriously to neglect. S .me- soient invariablement cordiales, times th-y canse convulsions et les procédés toujours cour- 2 desth. 1 you suspect emto be present, give Dr. tois, ou pour l& moins corrects. Low's Pleasant Worim syrup. Parce que vous êtes forts et| which destroys the worms | au dessus de vos affaires, il without injnring the child u’est peut-être pas nécessaire Price 250. que vous nons disiez, lorsque uons nous désaltérouns, sans bruit, dans le courant bien au- dessous de vous, que ‘‘le Cana da est pour nous un pays tout aussi étranger que la Lonisi ane” ; que nous allons au Cana da comme nous allons aux Etats Unis.” On bien encore ; “que le Canada pour nous se borne à la province de Queb2c.’ Non, nous ne sommes pas Headache is not of itseif a use Un Docteur & la Maison!? STANTONS PAIN RELIEF! A Vous prouvera qu’il est un médecin de famille loyal et honnête, La maladie ar- Ê 2: ) , ei rive À l'heure où l’on s'y attend le moins ; : nous-mêmes font à fait aussi en cas d'urgence, servez-vous du ‘Stanton’ | bornés. Nos paysans savent et vous obtiendrez un soulagement im- {à | médiat. (Interne et Externe). tout aussl bien que d’autres de quiet de quoi se compose le | Canada. 1ls ne sont ni des sots,| vous ne m'eu Cioyez pas sur parole, prenez la peine, Monsieur le Rédacteur de “La Presse,” de! leur faire l'houneur d'une vi-| site, chez eux, dans leurs ham-| bles maisons, où vous serez très reste, | Pour Coliques, Diarrhée, Frissons, Rhumatisme, Entorses, Névralgie, Mai de Dents, Crampes, Maux ni grossiers ignorants ; si de Gorge, etc., etc. il ne faillit jamais. È EN VENTE PARTOUT, 2GC LA BOUTEILLE- Pilules de NO!X LONGUES de McGale & pour 1: Foie et les Intestins. En vente partout, 25c la boite, ou expédié franc de port, sur réception du prix. 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