Ë ä 5 { ë i { | t | ES PQ À SRE Mlle: LE 4 À. Elie est petite ou grande, misé- rable ou riche—qu'importe ?—la maison des Dernières Cartouches n’est qu'une bâtisse de plâtre, et elle brille comme une étoile de consolation dans l’histoire la plus sombre du siècle. Elle a reçu un papier, la Supé- rieure....deux papiers. ...dix pa- piers dans ce style barbare et idiot destiné à épouvanter les pauvres gens... Elle a reçu également un com- missaire qui lui a donné ses huit jours comme on les donne aux lo- cataires louches. Bien qu'elle fût une humbie fille des champs... bien que le commissaire ait mis son écharpe, son chspeau nef et ses gants....bien qu'il ait enflé sa voix, comme font les iâches qui veulent faire peur aux femmes, | elle a regardé le commissaire bien en face, de ses yeux calmes de vierge où ne brille autre passion que celle du bien......aucun autre désir que celui de la France plus chrétienne et de Dieu plus aimée ! —Que comptez-vous faire, ma Sœur..? a demandé le policier. ... —Mon devoir.... —Je ne comprends pas... —]Je comprends, moi, et cela me safñt ! Alors elle a commencé sa tour- née dans le pays et a raconté la chose : ‘‘Voulez-vous, oui ou non que je reste. .? — Nous le voulons ! —Me défendrez-vous vous défendriez votre terre ? —En vous défendant, nous dé- fendons plus que notre terre..nous défendons netre liberté et nos en- fants !.... —Je compte sur vous....comp- tez sur moi....et que Dieu nous garde ! Huit jours après, le commissaire est revenu pour assister au départ de cette femme, il s'attendait à des larmes, il trouva des fourches ! Alors, il appela des gendarmes. . le grand argument à cheval de ceux qui n’en ont pas d’autres... Les braves vinrent, le nez allon- gé, la figure méfiante, leur grand sabre au côté ; et l’on bivouaqua à l'entrée du village, ne sachant pas trop quel parti prendre. Car elle est si grave, la première goutte de sang !....le commissaire n'osa pas donner l’ordre de la ver- ser. On télégraphia vite au pré- fet, qui fit envoyer des troupes :; le paisible village fut submergé de soldats ; et du haut de sa classe d'école, la Sœur se disait : ‘‘Moi, pauvre petite, je remue déjà tant de monde. ...25,000 établissements comme A LA FRANCAISEL. —— x L'IMPSRTIAL JEUDI LE 28 AOÛ T, 1902 AD 6 VARERQRE LT IDR SCENE h. € \ X leur falloir appeler la territoriale !.. -—Au nom de la loi, ouvrez.... —De laquelle loi. .? —De la loi de tout le monde... —Très bien : l’institutrice d'en face reste, moi je reste aussi.. —Ma Sœur, réfléchissez !...... —-Depuis trente ans, nous ne fai- sons que cela ! —Vous allez déchaîner une ca- tastrophe !.. —]Je n'en connais pas de plus grande que la lâcheté qui s'incline devant l'injustice et la consacre. — Prenez garde !.. — Garde à quoi. .? —AÀ notre colère ! ! —Je ne crains que celle de Dieu. —Sortez-vous....? —Comme vous voyez !.….. Après une porte, ce fut une autre et puis une autre encore : et comme tout le monde regardait éventrer la maison, on ne vit pas les enfants qui se glissaient entre les jambes des chevaux et envahissaient l'é- cole, eux aussi.. .après les enfants vinrent les femmes se jetant dans la mêlée, criant tant qu’elles pou- vaient : ‘‘Liberté !..’ Et quand les gendarmes mar- chaient sur elles, les paysannes les attendaient, leur aiguille à tricot dans la main, prètes à tout si on les touchait. — Faites vite ! clame le commis- saire, Mais la petite sœur se débat là haut dans sa chambre, elle s’accro- che aux rampes, aux chambranles des portes....les soldats sont obli- 1 |Chiasson de Westbrook, Me., F. FE. LAWRENCE, MASS. (De Notre Correspondant Spceial) M. Phil:s DesRoches est arrivé ici dimancie le 17 du courant, re- venant d’: visite de cinq semai- nes, à Tiguish. Il nous dit que la récolte de l'ile promet bien. Les messieurs dont les noms sui- vent étaient en visite en cette ville, cette semaine :—MM. Michel Buote de L'IMPARTIAL, Tignish, et Michel Buote de Lowell Mass. On a signalé deux cas de. picote au no. 16 Valley St., le 20 du cou- rant. Les victimes sont Mine. Ca- rey et un de ses petits garçons Âgé de 2 ans. La famille est venue de Boston il y a environ deux semai- nes. Samedi le 16, les Acadiens de Lawretice, au nombre de 70, sont allés à Waltham, par char spécial, pour y célébrer notre fête nationale Le Rev. J. M. Portal, curé de la paroisse de Ste. Anne, Lawrence, et M. Pierre Buote, âÂgé de 70 ans, de Westbrook, les accompagnaient. Les visiteurs sont revenus le même soir, enchantés de leur journée de récréation, quoique la réception qu'ils ont eue de leurs compatriotes ce Waltham n'aît pas été des plus encourageantes. Les organisatetrs de Lawrence étaient MM. Jérôme Gaudet, Félix Poirier et Jean * Chiasson, délégués. AMI ACADIEN 20 août .02. LEWISTON, ME. gés de lui détacher les doigts « chaque cloison, de chaque mur où elle s’agrippe, comme la mère qui refuse de quitter le foyer familial : ‘C'est plus facile que l’ Alsace et la Lorraine !......’’leur crie-t-elle, et les soldats rougissent de la beso- gne, l’entraînent tent sur la route, saire, blême, lui dit: ‘‘A maison-mère, et au trot !.... La petite Sœur le fixe : ‘‘J'irai où je voudrai..... «INA maison- mère ne vous regarde pas !...." Le soir, les scellés étaient brisés. de force, la met- votre et la religieuse, de nouveau, ren- trait dans la maison. Elle recommença trois fois : alors on la mit en prison. mé la grille du cachot, placé le fac- cole, le lendemain les scellés gi- saient dans le ruisseau, une autre Sœur était là, prête à recommen- cer, attendant, à la française, le commissaire, les gendarmes, la pri- son, et plus encore, Messieurs, si vous voulez......et si Dieu per- mn 1..:: sont dans mon cas : tous résistent sûrement ; alors quoi....? il va: PIÉRRE L'ERMITE. UN COCHER MODELE Un journal anglais raconte la cu- | rieuse histoire suivante, dont il garanttt l'authenticité : L'automne dernier, le riche fian- cier, sir Draggs, pour rejoindre son | yacht qui l’attendait dans le port | de Brighton, avait pris une voiture de place. —Attendez-moi 1à, dit-il au co-| cher. | ‘t il s'embarqua. | C'était une promenade d'essai : ! mais le yacht se comportait si bien que, en véritable Anglais excen- trique, sir Draggs se décida, séance tenante, à faire le tour du monde. Pendant ce temps, que faisait le cocher sur la place de Brighton ? Il attendait. Le lendemain et les jours sui- vants, il ne bougea pas davantage. Seulement, il demanda et obtint l'autorisation de construire une es- pèce de hangar, où il s’abrita lui et son cheval. L'année s’écoula. Le cocher vivait là, fumant sa pipe sur le pas de sa porte, et te- | ! | | } nant son fouet. À Quant au cheval, toujours attelé, il engraissait à vue d'œil. Un matin, la vigie du port si- gnala l’arrivée du yacht de sir Wil- liam Draggs, qui, après avoir fait) le tour du monde, rentrait en An- ii alto: éen"9 gleterre. La première personne qu'il aper- çut en débarquant fut son cocher. Il ne manifesta, à sa vue, aucune surprise. AU right ! dit-il ; combien vous dois-je ? L'autre présenta t gneusement libeliée, elle s'élevait à une quinzaine de mille francs. Sans soi- Sa note, sir William Draggs tira un carnet de chèques, e remplit une feuille pour la som- me réclamée et la tendit au cocher. —Maintenant, dit-il, menez-moi à l'hôtel. Il monta dans sa voiture ‘et, quand ïil arriva à destination: il s’apprêtait à s'éloigner. Le cocher l'arrêta. sourciller, —Et ma course ? portée sur la note que vous venez de régler. —C'est juste. Et il lui donna deux shellings. ‘ na EST Employé intérierrement et cxtérieurement. ACLENTION!—Evitez jes Préparatio : A faibles ct rqueuses ds coudrier (Witch # & Haze!) que l'on dit être “la mème Chose ” À ÿ que Pond’s Extract qui «urissent facilement ct Contiennent souvent de “lacool de ? À bois,” qui est un irritant si l’on s'en gert à Ë Bl'extérieur, et qui est un poison si on le © prend à l’intérieur. '. …— a Lau \ et le comimis- Mais, quand on eut sur elle fer- | tionnaire, et remis les scellés de l'é-! Elle n'est pas | (De Notre Correspondant Spécial) Mortgage Sale To be sold by Publie Auction at the Court House building in Summer- side in Prince County in Prince Ed ward Island on Saturday the. 30t4 of twelve o’elock noon under and by virtue of a power of sale contained ir the Indentureof mortgage bearing date the twenty third day of May A. D. 1899 and made between Eugene Cras- welland Barbara Ann Craswell, h'4 wife, of the one part and Hubert Pope Green of the other part, which said recited mortgage has by divers as- signements become vested in the un- dersigned—all that tract of land situ ate in Lot Seventeen in Prince Cour- ty aforesaid bounded and described as follows that is to say : commencing at a post fixed in the western side of the road leading from St. Eleanors 10 Richmond Bay at the southeastern corner of land formerly owned by Beniamin $S. Mills and no’, in the possession of Hubert Mills and running thence in a northwes- terly direction along the Southern boundary of the said Benjamin S. Mills land for the distance of ore hun dred chains or to the Eastern bour- dary of land formerly owned by Cor- nelius Howatt’s deceased thence in a Southwesterly direction nelius Howatt land for the distance of two chains eiwhty five and five se- venth links thence in a Southwester!, direction parallel with the said Sou- thern boundary of the said Benjamiv S. Milis land fo: the distance of one hundred chains to the Saint Eleanors Road aforesaid thence in a Northeas- ter]y direction along the said Ron‘ to the place of commencement cor tain twenty eight and four seventh acres more or less. Dated 28th day of July A. D. 19(2 along the! said Easter boundary of the said Cor-! \ OUR PRICES For 25 years Cases add $2.65 FE 4 LE { OUMMERSIDE, P. WATCHES\ re" V day of August A. D. 1902 at the hour pe Jovest prices on Watches in Canada, that is a big thing to say. well now for the proof. for Mens 18 size Gold Filled Cases 20 year gua- rantee fitted with Waltham Movements are as follows :— 21 jewelled, “VANGUARD, $32.00 21 : ‘“(CRESCENT ST. $26.50 17 S ‘“APPLETON, TRACY & Co.’ $21.00 7 e “P. S. BARTLETT $12.65 ES 4 WALTHAM” $10.65 7 ss WALTHAM' $ 8.65 Ladies Waltham Watches in 2 5 year Gold Filled Cases for $11.50 In Silver Cases for $7.50. Send your money by mail and the Watch will go to you post paid, if not satisfactory you can send it back to us and get your money back. NAKRD MORKIS AIGUILLES POUR MACHINES À COUDRE ALBERT C. SAUNDERS 4 ins. BURDOC Assignee of mortgage | 25 cts. la douzzsine. bureau ai- On peut se procurer au | de la ‘‘Singer M'f'g. Co. des guilies pour toutes sortes de ma- chines à coudre, aussi que tout ce SN BLOOD M. Léonce Ouellet accompagné de son petit garçon Wilfrid, M. et | Mme Philomon Cloutier, M. Jo- .Seph Cloutier et M. Louis Gendron sont arrivés samedi soir de Jiact Mea- | Hapsiwell, à 4 milles de New dows, enchantés de leur voyage. Î | ! M. Pierre Ouellet est de retour d'une semaine de vacance à East Tr tte UT TOUS AS- } [surc dans la nuit de lundi. ; | | Mel ine Jaflamme et son | frè | retour d’une | prom Rhode-Island, M letier, de Water- | ville le À Lewiston. | Meik ct Klvina Belli- [veau sont en voyage dans le Massa- | chuset | | M. et Mme Théophile Verina de | Manchester, N. H., sont en visite |chez M. J. E. O. Rousseau. | L'alarme 53 appelait les pom- piers lundi soir vers 10 hrs. au sa- lon de Barbier de M. E. Seguin, rue Lisbon. L'intérieur était en | feu et on croit que cela était causé | par un petit poële à pétrole, | en quelques minutes les pompiers [eurent tout éteint. Les dégats sont cependant assez sérieux, et M. | Seguin les estime à $150. Le tout |est couvert par une assiiance de | 5500. | Mme. Ignace Baron accompa- |gnéé de sa petite nièce T'héodora | Doucet, sont parties samedi pour maine à Manchester, N. H. M. L'abbé Gagnon, préfet ds études au séminaire St-Charles de Sherbrooke, est parti lundi matin pour cette ville. après avoir passé quelques semaines de vacances dans sa famille. PETRUS 22 Août. o2. College St. Dunstan (Affilié à l'Université Laval) ! COURS CLASSIQUES, COMMERCIAUX | ET PHILOSOPHIQUES L'ouverture des classes au cel- |ège St. Dunstan aura lieu le 5 sep- | tembre. | Les élèves sont priés de se pré- l :senter le jour de l'ouverture. 1 + 1 - ces - S € « L e je iS auresser ati Supérieur. ‘ Le ii Y ! | Pour plus amples informations, { Î ptembre FOOT. 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