PUBLIE LE JEUDI DE | CHAQUE SEMAINE | ANNONCES | | rère insertion La ligne rocts. | | / Insertions subséquentes, 2ct (| Cartes d'affaires, $s par an || eo ——— F.37 Ë Buote, ns dencre { Zmpartial, \ Rennes: "L Union fait la Force.” } mndhonmmas …. L’IMPARTITAI. du Prince Edouard. ABONNEMENT : FL oi: Re ee | DEN OR Lit. à. ot tot dec |} 3 MOIS... ; EE“ Abonnement: #1.00 Payable d'avance. —… nt Vol. IL. morte. Tignish, [le du Prince Edouard, J eudi le13 Septembre 1894 No. 11 CARTES D'AFFAIRES | N OUV E A I J SEE THE PLANS OF | The Temperance and General MAGASIN. Life Ins. Co’y of North A merica. FOR CHEAP RATEN, | Je vieus de m‘installer dans mon nouveau magasin. LIBERAL POLICIES, G00D RETURNS. | FULL GOVERNMENT DEPOSIT. H. J. MceNEIL, | Suinmerside, General Agent for F, E Island, Dr.J.J. Desnoyers TIGNISU,LPE | J'ai en main un assortiment complet de tout ce qu‘il Burcau et residence en face : du Block Chaisson, Broad tnt: POELES, FOURNAISES, FERBLANTERIES Street, pr es de la station. de toutes sor tes, COUTEAUX et FOUKCHETTES > ur a commodité de ses patients | Po ep ! Ete., Etc, qui n‘ont nichevaux ui voiture le! D. Des noyrs les visite à ses frais. | Nov. 9 93 u | AUSSI : LURENK À BOTTES, SOULIEXS, SLIPPERS, THE, TABAC, HOTEL SUCRE, Ete. WATER STKEE Cl CHARLOTTETOWN. | À Remereïant mes moembreuses pratiques pour Jeurs faveurs passées, je sollicite de neuveau leur patronnage. Je prends en échange le Beure, 1es Ocufs, l'eau de Veau, Crin de Cheval, la l'aire, en un mot tout ee qui peut être placé sur le marché Free Coach to meet all Trains! Se on Lo. | ‘Ai augei sie se je vendrai …au prix coutané. and Steamboats. Al AU£EI plusieurs Hlarnals que fe ve prix Moderate charges. Good tables. | C. A. BENOT, PROP Gouttières [Gutters] pour maison ; | Groc-rices, etc Venez me voir, vous aursz la valeur de votre argent. J ai «usxi des arrosoir pour répanilre le Vert de Paris sur les pataies. Aussi : Fourpaises de première qualite. JAMES d. JOHNSTON. à AVOCAT, Une Nouvelle Idee ! sr Re | Toute personue achetant pour la valeur d’une piastre paiem-nt comptant re Agent d'assurance et de bien-| rs en endeau, un tenu Pet-à thé, ou un série fonds. Cette offre 1° st que pour 30 joursg : uinei si vous voulez avoir un préseut. Stampers Block, Vic:oria Row, | venez tout de suite. CHARLOTTE OWN, es | A. J. BERNARD. Tignish 31 mœai. 94. Representing | MeKillop's L:'gul and Commer- cial Record, The American Bank ! R porter & Attorney List, On- ta io Mutual Lite Assnrance Co BOSS A “ S 36 À _ MoxEY ‘ro Loan. MONEY 1n- CRE © VESTED. = ï à 0T 4 Le « » 5 > Plu : de Credit. 3 E See O > 7 Q à ié $ 455 SU ——_——…— OX 0) mue 6e Pr Ê D< 5 = % pm . .. E + 26 < . tn 52 a 3 SE É J'ai décidé d'abolir le svs- 9 & y ÊFE n$20E à teme du Credit dans mon 4 à = FFE S + 5 5 © commerce. 7, 285 EU = 2 = JS J'olfre maintenant mes mar ." TE 6 sf tm > <E chandises à 40 et 50 par cent à | Q ETS - Qu z LE 6 mi er meilleur marché pour argent @ : Œ 8 Ce 3 2m: T A comptant ou avoine, que j'ai! = 355 <D£<S (M J ceutume de les vendre à crédit. | Z> *h. ns Te 2 ee %, = Je vendrai le Thé de premiere}; «r 2 ÈS g ® a D um à qualité. à a 29 cents la livre ; c@- | £ 8 a s g eo a © ES D . tou 4 cents la verge, en men- à #- BE 0 CPR 7 Es t Oo Frs D he ant, LE : O æ# n © SF lise © ä : Î : £Ese ( n a Venez voir mes nouvelles im- fs no 9.2. - tr pertations et vous serez con- TM te vaincus que je xends aux prix | mS- in les plus réduits. LR S EF. PETERS, | MILL RIVER, P E Ishont UT Mutual Reserve Fund Life Associa- Jno. P. Brennan, ALBERTON, P. E. IL. ? tion of NEW YORK. nd Beëit Ineuramee Association: Gives Insurance at Cost; Tota does nearly $300,060,060. Paid nearly $3,000,080 in 1893 to decesse Agent for the best Fire aud | members; Cenducted on the Best Plan, Marine Insurance Companies. | AGENTS wanted to canvass the provinee of Prince Edward Island. The Risks taken at owes: rates in the! | most fberal terms offered. Address following companies: | GEO. PF. THOMAS Commercial Union of London, | à Lanceshire A:s Co. of L'verpool | SPECIAL AGENT FOR P. E Island, Moneton and Summerside- Scottish Union & National Ass. Co. of Edinburgh British American Ass. Co. of Toronto Quebec Fire Ass. Quebec C\afederation Life Ass Co. Toronto | The Canada Accident Insurance Co. Montreal Lloyds Plate Glass Assurance Co. Coal and Lumbe} always où ” June 7th ‘94—tf hand. Hotel Eureka | WATER ST., CHARL'TOWN | Voiture gratis peur rencontrer tous | es chars et les bateaux à vapeur. Prix modérés. Table de ad mière Classe, ta Watch this space next week.#$ C, A. BENOIT-I ROPRIETAIRE | bruns, qui par aissaient Appar- {les bras en croix, était éten- {du au milieu du plancher; [cupé par avait perpétré son crime. {sut les lieux pour précéder dans l'appartemeut, tout in- ltrouvait un candélabre brisé, | perquisitions usée, il devait appertenir à |midi chercher de largent. LE LORGNON Vers six heures du soir, un rassemblement s'était formé devant une maison de la rue B.. Au deuxième étage, on venait de trouver une femme assassinée avec des rafftinements inouis de créanté, Cet étage était oc- ux ménage d'ou- | vriers ; C'est pendant Pab- | seucc du mari que l'assassin, probablement un cambrioleur , Un juge d‘instruction, Île chef de la sureté, le commis- saire de potice du quartier, ainsi qu’un médecin légiste, s'étaient rendus en toute hate aux Constations légales. Un grand désordre régnait diquait que ia victime avait du soutenir uneglutte déses-. pérée. Les meubles étaient | renversés, les tapis froissés et roulés, les rideaux déchi- rés; des taches de sang étai- ent répandues sur ic “cham- branle de la fenêtre, sur le chaises; on trouvait un peu partout des cheveux longs, tenir à la victime, Mme Be:- une jeune femme de vingt- tr'ois-ans. Une armoire à glance étaii brisée ; du linge s'échappait d'un placard ouvert, Le ca- davre, horriblement mutilé, le corsage était déchiré, la che- mise tachée de sang, le vi-age était complètement déformé jar les blessures profondes. À côte de la malheureuse se couvert de sang ; le docteur fut avis que l'assassin s'était servi de ce candélabre pour frapper la victime. Le vol semblait devoir être le mobils du crime; de i'ar- gent, des titres, uue inontre d’or avaient disparu, Le juge d'instruction sin- stalla chez le concierge et procéda à linterrogative de divers personnes. Le com- missaire de police, appelé ailleurs, s'en alla, laissant deux agents continuer les! Ces derniers mirent l’appartement sans dessus, fouillèrent partout sans trouver :e plus petit in- dice qui put permettre de suivre la trace du coupable; ils allaient se retirer quand l’un d'eux apercut sur le lit un lorgnon qui sans doute avait été oublié par l’assas- sin. C'était un lorgnon ver- res Convexes, à l'usages des | presbytes ; la monture était une personne agée- Précieuse découverte ! il s'agissait d'en rechercher le propriétaire. Le juge d'instruction s'ensuit des personnes qui étaient venues rendre visite à Mme. Bernard. Un comp- table l'une maison de eom- merce était venu dans l’après- Un mandat d'amener fut Jancé centre lui, M. Tricor- net, le comptable, un petit homme d’une cinquantaine d'années, chauve, à l'air ti- mide, venait de rentrer; il! chaussait $es pantoufles quand deux agents vinrent lui intimer l'ordre de les sui- vre, Auparavant, ils opérèrent une perquisition et boulever- sèrent l'appartement de fond en comble. Le cemptable pa- et ses enfants, deux jeunes filles, poussaient des cris dé- chirants. Pourquoi m'arrêtez-vous ? — On veus le dira à la pré- fecture. —À-t-on relevé des er- reurs dans mes comptes ? — Vous vous expliquerez devant le commissaire. Ï ne put en apprendre da- vantage. Les agents le firent monter dans un fiacre ; il ar- riva pius mort que vif à la préfecture de police, où un secretaire lui fit suivre un in- terrogatoire. Il dut décliner ses prénoms et qualités. —Tricornet, quel age avez nom, |veus ? demanda le sécrétaire. — Cinquante trois mois. —Combien avez-vous subi de condamnations ? —Je n'en ai subi aucune, s'écria le comptable ahuri. —On consultera votre ca- rier judiciaire. Veuillez me donner lemploi de votre temps. 2-Comme d‘habitude, je me suis levé à huit heures ; après avoir pris un café noir, ie me suis rendu à mon bu eau. — Passons. Qu‘'avez vous fait l'après-midi ? —À deux heures, je suis parti pour mon bureau ; j'ai passé mes manches de lus- trine. —Ne cherchez pas à éga- rer la justice en neoyant vo- tre déposition dans des détails oiseux, observa sévèrement le secrétaire. Allez, en- suiie ? —J'‘ai vérifie ma caisse. — Après ? " —Je suis sorti pour effec- tuer des recouvrements. J'ai vu trois clients. —Vous avez eublié une cliente. À quelle heure vous êtes-vous présenté chez Mme Bernard ? Je ne sais pas au juste, vers qua- tre heures. Vous saviez qu’à certe heure son ans, | mari est toujours absent Sans doute, puisqu'il est employé dans une fabrique. Alors, madame Bernard était seuie ? Elle était seule. J'avais cinquante à toucher ; elle m'a remis l’argent, j'ai laissé une quittance. Et à cinq heures, on la trouvait assassinée, affreusement mutilée ? Madame Bernard à été assassinée ! s’écria M. Tricornet. Vous ne le savez pas ? interrogea le secrétaire avec incrédulité. Comment l'aurai-je su? Quand j'ai quitté la pauvre femme, elle était pleine de vie, Pourtant on a vu que vous sortir de chez elle. C'est pour cela que je suis igi? de- manda le cortable, tremblant de comprendre. Pas pour autre chose, Je suis supçonné d'avoir assassiné [la pauvre madame Bernard ? L'opinion publique veus accuse. C'est impossible] Dites moi que c’est une plaisantrie. Elle serait mal choisie. Et si nous avions des preuves ? Des preuves, balbutia le comptable qui palit. Vous vous troublez. On se troublerait à moins, je perds la tête, Du moins, veus jouez ence mo- |ment. Dans quel but aurais-je commis un érime si abominable ? Pour voler, Veler { C’est à devenir fou. Allons, un bon mouvement, dit le sectétaire dent la voix s’adoucit, di- tes ia vérité La vêrité, c'est que que je suis in- raissait très étonné : sa femme nocent. Ne presistez pas Hdans cette voie, reprit le secrétaire d'un ton persuasif avouez que c'est vous qui avez fait Le coup. Vous avez eu un moment d'ou- bli, cela peut arrive à tout le monde, Vous vous êtes présenté pour toucher de l'argent, la victime était seule, elle a ouvert une armoire, a montrer de Lor, ses titres, vous en avez giissé quelques-uns dans vos poches, elle s'en est aperque, a vouler appeler, vous avez perdu la tête, vous avez pris ce quise trouvait sous votre main, un candélabre, ei vous avez frappé. Ak ! mon Dieu ! C'est bien cela, n'est-ce pas ? Le comptable continua à protester de son innecence. Très bien, dit le secrétaire impa- tienté : vous porter l'orgnon habituel- lement ? Oui. monsieur ; je suis presbyte. Je ne vous le fais pas dire ! Le secrétaire se dit que le moment était venu de frapper un grand coup. On ne pense pas à tout, ditil en fixant le parvenu; vous avez oublié votre lorgnon sur le Lit de La victime. Moi ! Reconnaissez vous ceci? Il montre la pièce à conviction. Monsièur, je vous assure que ce’ lergnon ne m’'appartient pas. À qui voulez vous qu'il appar. tienne ! Je vous jure qu'il n'est pas à moi. C'est ce que l'instruction éclaicira. Demain, on vous cenduira à la Mor- gue et ox vous confrontera avec le cadavre de la victime. Oh ! veus ne ferez pas celai s'é- cria le comptab'e cffrayé, J':i peur des morts | Conduisez le prévenu au bureau du service authropométrique, section des recherches, dit le secrétaire au deux agents, M- Tricornet fut emmené dans une immense salle froide ou il dut se dés- habiller complètement ; on lui fit étendre les bras en croix et, dans cette position, il fut mesuré sous toutes ses f con ; ensuite, un photographe repro- duisit ses traits ; après quoi, il fut mis eu cellule, L’infortuné comptable d'afisisss : sur la couchette, tant d'émotions en si peu de temps l'avaient brisé. Il tomba dans une grande prostration. Il se croyait le jouet d’un rêve; il était victime d’une erreur judiciaire ; lui, si paisible, était accusé d'avoir assas- siné une femme pour la voler ! 1] se rappelle Lesurques, de tragique mé- meire. Qu'allaient penser de lui ses amis, s0n patren ? Qu'al/aient devenir sa feiome et ses files? Il passa une nuit atroce ; dans un lugubre cauche- mar : il entrevit le guillotine, Quand le jour vint, il ne s'était pas couché ; la tête entre ses mains, il pleurait, Un agent vint le chercher; il de- vait subir un deuxième interroga- toire. Cette fois, ce fut le commissaire qui le réout. Le secrétaire communi- qua à son chef les dépositions du prévenu. Monsieur le commissaire, begaya le comptable je suis innocent. Parbleu ! ils le sont tous dit le com- missaire se parlant à lui-même, Voici lorgnon trouvé dans }’appar- tement de la victime, dit le secré- taire. Mais... c'est le mien! s'écris le commissaire, Je me demannais ou diable je l'avais laissé, À ce moment un agent entra, On tient l'assassin, dit-il, c'est le mari, il a fait les aveux les plus corn- plets. Alors, qu'est-ce que vous faites ici f demanda le cemmissaire au comp- table. Mais... Oui, dit le secrétaire, qu'est-ce que vous venez faire? Vous cherchezà égarer la justice. Vous êtes jibre, ajouta le commis- saire sévèrement, mais n’y revenez plus. Ne recommencez pas, dit un agent en lui montrunt la porte; on aura l'œil sur vous ! Rés. 4 Ripans Tabules reliove nausea. . Le seul journal français dans Lié