RO EE EU RE SOS meet 0. ne = : — — — - — pit — Lé D É - AI + és Sn a din où L'IMPARTIA < x . E air … Le Cri du Sang (suite de la 1re page) — Vite, patron, je vous en prie.”” La barque s'étant approchée du bord, Melle de Norville sauta 1é- | gèrement à terre. Malevieux res- | tait debout, ne sachant s'il devait | la suivre ou rester. Le patron agi-| tait à grand bruit son rouquet et ses avirons. | Amélie, qui avait gravi avec ra-| pidité la pente du rivage, fut obli- gée bientôt de ralentir sa marche ; il lui fallait disputer les plis de sa! robe aux énines des roncs et des glantiers. Cependant, elle attei-! gnit le fourré épais situé derrière l'arche romaine ; c'était de là que Mornas, volontairement ou non, a- | vait entendu autrefois une conver- sation confidentielle entre Adrien et A l son tuteur. Sans aucun doute la | pauvre Amélie eût repoussé avec horreur l'idée d’épier les actions de sa mère : mais quand, toute palpi- tante, eile eut écarté le feuillage et jeté un coup d'œil dans les ruines, elle fut prise d’un saisissement ex- traordinaire : ses yeux se troublè rent, ses jambes fléchirent et elle tomba sur ses gmoux. Elle vou- lut se relever, elle ne put y parve- nir ; elle voulut parler, elle ne put que faire entendre un faible gé- missement. Néanmoins, l'espèce de torpeur qui s'était emparée de ses facultés ue l’empêchait ni de voir ni d'entendre. et Adrien é- taient là, en effet, assis à l'ombre d'un pillier décharné couvert d’œil- Jets sauvages. Ni les gémissements d'Amélie, ni ie bruit que faisait le patron Poucet au bord du lac n’a- vaieut pu attirer un instant leur at- tention. La belle veuve, revêtue d'une robe gracieuse, dont les nu- ances claires avaient de loin trahi Mine de Norviile sa présence, se reposait noncha- jamment ; à ses pieds, les rubans flottants de sou chapeau ondulaient comme des serpents roses sur a Adrien avait pris une main de la marquise et la pressait contre ses lèvres. Enfin, Mme de Norville dégagea sa main, mais en consolant Laro- vère de cette d'sgrâce par un sou- mousse d’un vert sombre. rire. “Laissez-moi, Adrien, dit-elle nous pourrions être aperçus par les promeneurs, et ces gens de Balaruc sont si méchants....D'ailleurs, voici la nuit, et il est temps de re- tourner à l’hôtel. —Oh ! de grâce, un moment en- core ! s’écria Laroyère transporté. Cette belle soirée, cette nature splendide, et surtout votre pré- sence, éveillent en moi des sensa- tions délicieuses....Ne m’enviez pas cet instant, le plus heureux de ma vie, peut-être !”? La marquise appuya sur la tête d'Adrien cette main charmante qu’elle venait de dérober à ses ca- resses. ‘‘Momanesque enfant ! dit-elle avec un sourire mélancolique ; ce silence de la nature, ce lac magni- fique, cette brise tiède, ces bois parfumés, donnent à la femme qui 3e trouve près de vous un charme que sans doute elle n’auzait pas par elle-même. Votre imagination s'exalterait pour toute autre à ma place. —Ne le croyez pas, interrompit Laroyère avec feu ; non, jamais aucune femme ne m'a inspi- ré cette admiration passionnée que je ressens pour vous ! —Quoi ! demanda Mme. de Norville en attachant sur lui son regard velouté plein d’une vivacité féline, pas même celle qui, par une nuit de tempête, alla vous chercher mourant sur le rocher du Roquai- rol ? Adrien se troubla. La marquise s'éloigna de lui par un mouvement brusque. _— Amélie, toujours cachée dans le feuillage, se souleva péuibiement … madame ! sur le coude. “Je ne p:nsais pas, reprit le jeu- ne homme après une pause, que cet- te circonstance fût connue de vous. Eh bien ! je l’avouerai, continua- t-il avec un accent plus ferme, d’a- bord ma reconnaissance fut sans bornes pour celle qui avait accom- li cet acte de générosité et de cou- rage. Croyant être aimé, je crus aimer moi-même ; je m'étais trom- | pé des deux parts. L'humanité, | cette pitié banale qu'une femme é- prouve naturellement pour ce qui souffre, avaient été les mobiles de | ce dévouement ; moi-même, sans doute, j'admirais dans une autre, qui est toute votre image, ce charme » indéfinissable, cette grâce irrésisti- ble que je trouve en vous,’ I La marquise se tourna de nou- | veau vers Adrien. moi, ne serait-ce pas, au contraire, tant dans une autre ?'’ | cette vague ressemblance, ce reflet ne plus ancun signe d crier nous somines accourus.’” | Mme de Norville prodiguait à |bandonna la pauvre Ariane dans € +» . ® . . . À . t at Ne vous trompez-vous pas ? re- ! Amélie les soins usités en pareille {l'île de Naxos. Je voudrais te pu- : : à e hi | prit elle ; ce que vous aimez en circonstance. cruel comme ‘Thésée lorsqu'il a- | inir, mais le destin m'a dépouiilé de | “Grand Diet !mais elle ne don-|mon tourerre et précipité de mon a |? à è vie: | . . + : si è é re (lointain de ce que vous admiriez Adrien d'une voix Ctouffée. La marcuise [ui jeta un regard |la ?”’ dit Adrien impatienté en cher- L'altération de sa voix, l’ansois- Létrange. se peinte surses traits, témoiguaient | de l'intérêt âme avait passé dans sou regard. Adrien hisitait à répondre. ‘‘Rassurez-vous, monsieur, ré- au contraire, qu'elle est | . . fon | mieux...la couleur revient déjà sur | . ses joues.” ‘Que sais-je ! dit-il enfin impé-| En effet, Amélie recommençait | * \tueusement ; à quoi bon, madame, peu à peu = À respirer ; bientôt elie me demander compte de imes im- parut s’éveiller comme d’un paisi- pressions ? Je n'ai j à les définir. Je sa que vous occupez ina pensée JouT me semblerait odieuse, insupporta- ble. J'ignore la cause de cette fiè- vre qui brûle mon s:ng quand je soustraire, qui fait à la fois mon bonheur et mon supplice... cependant, madame, que protve- rait tout cela, siuo 1 que je vous ai- à EE ne. ?’° | Cet aveu embarrasé appela une | rapide expression de joie sur ie vi- sage de la marquise. Mais presque aussitôt elic baissa la tête, et répli- qua d'un ton d'indulsence ‘“Aduien, vous n'y peusez pas ; ceci est de l’enfantillage... Je n: sauræis preudre au sérieux ce lan- Igage qui n,'off nseraîit s'il n'avait une excuse dans son exagération même. —Oh ! ne feignez pas, ma lame de vous m: prendre sur la portée @e mes paroles ! Vous re pouvez ignorer l'impression que vous è ; au jour où votre produite sur moi, sympathie pour nes malheurs vous ta: | mes assiduités, mes efforts pou vous plaire. Seriez vous donc une font un jeu d’inspirer des passions auxquelles elles ne pourront ou 1 voudront jamais répondre ?”? Adrien parlait avec une sorte de colère brusque, dont il eût été as- sez difficile d'analyser la cause. La marquise, elle-même, semblait stupéfaite de cette singularité. Cependant, elle mnrinura d’une voix étouffée : ‘“‘Jngrat ! ingrat !” Adrien s’agenouilla devant elle. ‘“Pardonnez, oh ! pardonnez-moi, s’écria-t-il ; je suis injuste et cruel, je le sens, je ne comprends rien moi-même à ce qui se passe en moi... Cependant, vos larmes, vos repro- et si j’osais les interpréter.... . —Adrien, reprit Mme de Norville à demi-voix et rouge de pudeur, ne m’accusez ni de calcul ni de co- quetterie. Je suis une pauvre fem- position, malgré la réprobation dont le monde ne manquera pas de fort que sa volonté....Est-il donc nécessaire d’avoner ce qui est si visible dans sa conduite, dans ses gestes, dans ses regards ?”” Un cri déchirant retentit derrière le pillier voisin. La marquise et Adrien s’éloignèrent vivement l’un de l’autre et prêtèrent l'oreille. Le cri ne se renouvela pas. ‘On nous écoutait ! reprit Adrien avec colère ; voilà deux fois qu’au même lieu... —Oui, oui, et cette voix m'a pé- nétrée jusqu'au coeur...Il m'a semblé... Mais peut-être.” Ils tournèrent rapidement l'angle des ruines ;: Malevieux et le patron voyons qui ce vanouie que l'obscurité connaitre. d’une voix sourde. —Amélie !,, s'écria Adrien. 2 res. ŒVY a-t-il longtemps que vous | 1) êtes là ? Que s'est-il passé : manda enfin Mme. de Norvile en de- soulevant la malheureuse enfant. amais cherché ! ble som | | | | | | j | avez a inspiré tant d'atteutions délicates, de cousolantes paroies. Nor, ne dites pas que ces sentiments voi étonnent et vous irritent, car alors, je vous Gemanierai pourquoi vous ne les avez pas étoufiés dans leur igerme, pourquoi, depuis un mois, | vous avez paru constamment agréer | de ces coquettes sans cœur, qui se! ches devraient me combler de joie, | En se voyant dans imeil. is seulement | les bras de sa mère, elle sourit fai- bleisent et murmura avec un ac- et nuit, que sans vous l’exis ence | cent pleiu de doucenr : ‘Merci, chère mamam, merci, que vous êtes bonne ! dit | Olympe... Sais-tu à quoi je pense? —Fh ! qui diable s'occupe de ce- chant à se dégager. Mais l'insensé tint bon et se mit | qu'elle attachait à fapliquat-elle d'un ton froid; je|à rire. réponse de Laroyère ; toute so | crois, ‘Ah !tu ne veux pas savoir à!. quoi je pense, reprit-il ; cela t'inté- resse pourtant, mon jeune Télé- maque... Je pense que je devrais me précipiter avec toi dans l’em- pire de Neptune pour te sauver des cmbâches de la nymphe Caiyp- sa !”? Il lui montrait du doigt les eaux profondes de l'étang et l'entrainait insensiblement”vers le précipice. |. Adrien, rappelé à lui-même par — Elie n'a rien entendu ou elle a l’imminence du danger, se roiïdit | | | Etises questions. { es . "4 ° | ‘Que vous dirais-je ? Je | cherchais, quand la tête m'a tour- | 1 né tout à coup et je suis tombée... L'air frais &u lac aura produit sur moi quelque révolution fâcheuse.” 4 Cette explication semblait assez | + oi kr: 0 ‘ 1 Mer Fx Nhn ‘1! naturelle : aussi Mme de Norvilie ronrit 11 érit ‘ : LA E + L reprit-eile avec un intérêt stucère pour cette fois : «(TT Jinprudente enfant ! si tu vou- lais sortir, re pouvais-tu m'en te- moizuer je désir quaud j'ai quitte Ph te! ? Dar 19 Ai se “4 - -Pardonuez-moi, manran ; je ne RE rep J'ai »4 4: à sais à q orice j'ai obet tout à Ac f ans A ls Mt où Vais, tenez, l’acciäcnt qui . s 44 , . , vient de m'arriver prouve que dé- Ï A iv 1 21 Fast …nrlies 0 s à cidément il faut pr ndre un parti à 2 be “ti dr täré ! réf, et je COUDES ous: cGe- 1 + e ms r la pernmssion Lt The « nt r « Les Hlons, noûs causerons s ut ui moitnent, . interrom- Mie de Noivis “ [HDC., Denr L : st lus | NS SUT 4 oui huride, mo faut ; vrai 1t, (u Î i it fut qu i O1 te . s mr ] qu es 1 i DT —{ ra l'US. TOUT Ve ra, C fa Lit ncet en allongeant ses! bras riusciule — Merci, patron, Je MAFCHETAI, répondit Amélie en se soulevent Ë 1 mai int ère. avec LI AIGE Ge S4 | x ra sa 4 LE 2 de ANNE | Iaigré ceile assurance, | ! ! bras. | |mélie avec un sentiment indéfinis- sable en le repoussant. Elle prit le bras de Malevieux, tandis qu’ Adrien restait à l'écart et murmurait tristement : ‘“Coimine elle me haït !” On atteignit enfin le bateau. La marquise y entra avec sa fille et le patroï. ‘Messieurs, dit-elle à Adrien et petite pour contenir tant de monde; dans un instant.'’ L'oncle et le neveu du crépuscule. | ‘‘Cependant, Adrien ne se pres- sait pas & la maison. | ‘Mon oncle air pensif, tu as vu se passer quer comment Melle de Norville s’est trouvée là ?”’ Malevieux se taisait. ‘‘Réponds-moi donc, reprit | jeune homme avec impatience ; sais être raisonnable quand veux, que diable si Melle de Norville a pu entendre. —JLa nymphe Calypso veu verser les amours de Télémaque e | Poncet secouraient une personne 6- | vec égarement toujours |Grynei leuse, je croissante du soir empêchait de re-|et ton immortalit Poussés par un mêine | des dieux soupçon, Adrien et Mme. de Nor- lle | ville se penchèrent vers elle. “C'est ma fille, dit la marquise | ce pied-ià, dit Adrien d’un ton | d'humeur en haussant les épaules, Tous les deux demeurèrent atter- | salut au roi des dieux ! | l ? | TUC ; Le patron se taisait. | d’'Eucharis, répliqua Malevieux a- . Calypso ! t'ôterai ta beauté Je suis le roi » , HCss.e EE l dangereux s | saurai bieu détruire prestige de charme Ah ! si nous boitons encore de Quand tu |commeuces. cette antienne, + c'est 1e tu ne veux pas répondre ou ta pensée. .Tiens, retournons à Bala- as l'intention de déguiser \ aime mieux cela.” —Maievieux le saisit par le bas- “Nous sommes venus en bateau ! que de son habit et ie retint avec ét ‘‘elle”’ a voulu vous rejoindre une vigueur dont on l’eñt cru in-| ici, dit Malevieux avec son laco- | capable. { | nisme habituel ;: en l’entendant | “‘Ecouts, lui dit-il, tu es deveuu| “ ÉLUS hum — se ÿ “ F pr à : à x. 4 üé- tes | x | le veux marche était chancelante ; Adrien, s'élança pour offrir l’aupui de son |que je fais là !”’ à Malevieux, cette barque est bien | le reprendre le chemin de detnanda-t-il d'un | tu je dois aimer ! | Jete demande! nymphe | | } l ! vous vois, quand votre image m'ap- oubl'é,'’ pen :a la marquise, qui res- | de ‘outes ses forces et fit un bond paraît dans mes rêves ; je subis une | pira elle-mème plus librement. influence à laquelle je ne saurais me | en arrière. Il savait par expé- Cependant, quand elle vit sa rience qu’une graride énergie im fille un peu remise, elle renouvela posait toujours au malheureux fou. Aussi, après s'être dégagé de ses vous l'étreintes, le saisit-il lui-même par {a main en lui disant d'un ton d'au- torité : ‘“Allons, mon oncle, rentrons..je », Malèvienx fit tin soubresaut et |hésita quelques secondes ; puis son sourire égaré disparut, il baissa a tête et se laissa conduire sans réks. | | tance, F5 marchèrent en silenc du rivage. I ‘ment tomhée ; on n'apercevait qu'un p ti. sombre de promeneurs dans Îe voisinage des habitations + Adrie:: ne cessait de surveilier motivements de son oncle ct se n garde contre une agressic1 ne 1€e= tG- nait e nouvelle : mais Malevieux Ja A «“ PPTES i raissait plus y songer. ‘'acè:ilse montrait timide ct cor: dans de preils momnts kk eût saffi. pour | fus ;: A plus petit enfant concCu're. A l'entrée du village ils rencon trèrent le père Poncet, qui était ai lé recouduire les daines jusqu’ l'hôtel. | ‘‘Patron, demanda Taroyère avec |empressement, comment va-t elle ? —-Pas bien, monsieur, répliqua le bonhomme en détouruant les yeux; grin de cette pauvre créature doi-! ‘Ce n’est pas beau ce, vent se dire : Adrien fut frappé de l'air con- “Non, non, pas vous !’’ dit A-|traintet embarrassé du marin. ‘Voyons, Poncet, reprit-il avec aigreur, à qui en avez-vous ? Pré- tenderiez-vous, par hasard, repro- cher à quelqu'un les souffrances des. —Je ne prétends rien, monsieur, je ne prétends rien du tout, répli- qua le patron d’un ton un peu bourru ; je dis seulement que c’est une belle demoiselle, et bonne, ét courageuse comme un lion, et que sans elle vous ne seriez peut-être | obligez-moi d'aller à pied jusqu’à | plus de ce monde..voilà ce que je | i- nt € . l'hôtel, nous nous y retrouverons | dis. Et je me dis encore : ‘’Vau-, drait peut-être mieux que ton E- demeurèrent | tienne fût parti sur les vaisseaux me qui, malgré les protestations de | donc sur le rivage, tandis que | du roi, qu'il n’épousât pas la Si-| sa conscience, malgré les considé- | l’embarcation s’éloignait à force de | mone, et que la chère petite dame.” rations de convenance, d'âge et de rames. Un moment encore ils dis-| Enfin, suffit ; | ; « «6e 4 € ,) |tinguèrent les couleurs éclatantes | Chacun ses affaires”. de la robe de la marquise, puis tout | donc monsieur Adrien et la compa- per yd and not an off shade in the lise, now 35. vous me direz : Bonsoir “ c . | # u | 2 . . la frapper, cède à un sentiment plus | se confondit dans les teintes brunes | 811€... .Ma famille et la famille à {Simone m’attendent pour souper ; ‘la mère Poncet va joliment me |gronder si le court-bouillon est | brûlé !” | Il fit:un léger salut et s’éloigna, ce qui vient de}0u plutôt se sauva, comme s’il eût : En ‘ , . : ne pourrais-tu m’expli- | Craint d'en trop dire. Adiien se frappa le front. ‘“Ils me rendront fou aussi ! mur- :mura-t-il : ils semblent tous m’ac- je | Cuser....£t pourtant, c’est la mère tu | Aui m'aime, c'est la mère seule que 1) ‘dit dans l'établissement des bains t tra- que, d’après l’avis du docteur Moi- | + rot, l’état d'Amélie avait conisidé- | rablement empiré. (à suivre) Harnais Souple Vous pouvez rendre votre har- nais souple comme un gant et dur comme l'acier par l'usage de l'Huits Eureka pour Har- nais. Veus pouves prolonger sa vie, reudre sa durés deux fois plus longue qu’ à l'ordi- AUILE SURGEL Pour Harnais d'un vilain harnais en fais F tenez, ceux qui sont cause du cla-| Le soir même, le bruit se répan-: L4 SHARES TO ADVANCE FROM] THREE DOLLARS TO FIVE DOLLARS. MA RVELLOUS DISCOVERY OF GOLD, SILVER AND COPPER ORE MADE.ON PROPERTY OF THE EASTERN NATIONAL COPPER COMPANY, Ltd. ATCHETICAMP, CAPE BRETON A+ ORE-BEARING SCHISTS From 75 Feet to 100 Feet Wide, AND TRACED FOR 5000 FEET ON THE LENGTH ; DEPTH OF 85 FEET ALREADY (e-0+-D04-Hi<- 86-000 pue pu+ + MR: M: V. GRANDIN, engineer in charge | engaged in blocking out a body of ore of the development work, reports the dis- | estimated to contain 182,099 tons, worth Ÿ covery of an immense body of gold, silver, and | 810.00 per ton or higher. copper bearing ore from seventy-five to one hun- The development work is wel! advanced dred feet wide on the property of the Eastern | and is procseding night and day. Allthe National Copper Company, Limited, at Cheti- | Surface buildings have hoan com pleted and camp, C:pe Breton. This is probably the first | the maln slope is now down eighty-five foot, known instance in Eastern Canada of the | all In ore, and the calculations of the apearthing of a large deposit of metalliferous ore | prospectus as to the thickness of the ore such as made the mining industry of British | body and assay value per ton have been Columbia, the Western States and Mexico of | exceeded fifty per cent Anothor of great magnitude. The discovery in Cape Breton | men will shortly attacx the deposit from tends toconfirm the opinion of mining experts that | another point, Itis estimated that every Cheticamp is one of the most important | dollar spent underground opens up two mining districts in Nova Scotia. The Eastern | hundred doliars worth of ore, National Copper Company, Limited, owns some The value of the big new deposit has not yet Æ of the finest sections of this district and is now | been determined, as it has not been fully explored. Mre{xe{Xre-X}e{x (x THOUSANDS OF TONS OF ORE ALREADY IN SIGHT, Every Day Addstothe Proved Value of the Mine. PROVED à (e THERE is no safer form of mining investment than good gold-copper deposits, as they occur in immense veins and carry regular values: Many of the private fortunes of the United States owe their origin to a lusky investment in a golds copper proposition, The property of the Eastern National Copper Company, Limited, is undoubts edly one of the most valuable in the country. Besides its extensive mining claims the mining company controls timber for mining and building purposes and will also have natural water-power. THE extension of the MacKensie & Mann Raïl« way from Broad Cove to Cheticamp in the spring will give this great mining enterprise rail as w:il as water communication with all points. a The und:rtaking of this Company is a sound home enterprise, organize1 by promin-nt Halifax business men, without the heavy over.capitaliz. ation, watered stock, promvoters’ rake-off directors perquisities, &c, which characterize many foreign companies. The company is capitalized at the moderate figure of #500,000, and one-half the entire capital stock has been placed in tho treasury in reserve. 10,900 sharss: of the other half are being sold for development, A LIMITED AMOUNT OF STOCK ISOFFERED AT £300 ‘ PER SHARE (30 CENTSON THE DOLLAR) PAR 810.00. The stcck was started at $1 per share, and has advanced steadily to $3, likely be to $5, and we expcet that it will be quoted at par—$10—in the Spring, based ou ©y@ actually blccked out. Less than 1000 shares will be sold at the present figure of threo dollars. Applications for Stock Should be Addressed to _ | Alfred Bennett & Co., Fiscal Agents, Next alvance will | 16 PRINCE STREET, HALIFAX, N.Ss. Agents Wanted in Each Locality. Write for Prospectus, 1 | Î | | | “ SOME SPECIAL There is no argument half so corvincing as the evidence of your own eyes. For that reason wewant Etc., also a snap in 50 inch suitings, good value at 50! just what you want ; we promise you the best value. 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