ge ne 2 cote gen ame nee cnrs on Er on 227 cite Formé dédie sé été 280. 2 cata UE ét AC VO Er GUESS PES D VOD © © FONDE EN 1893 DANS L'INTERET DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE SE Rage ea per nn fosenagges Vol. 2. No Rte Tignish, 1 Île du Prince Edouard, Mardi le 25 Aout 1914, Organe, dans la me + ABONNEMENT: UNAN $100 SIX MOIS 90€ F. J, BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISH 22ieme Annee. [victime de son amour paternel. Il reste ainsi, jusç de la chrétienté, de père de l'Eu. eux l'ami par excellence, le meil- leur gardien et le nlus dévoué dé. fenseur de leurs intérêts et de leurs | vies. Comme le grand saint Augustin | Il est mort victime de sa douleur mutant dans sa vilie d’Hippone | let de son amour, frappé au coeur. assiégée par les Vandaies, après | Cette mort, à l'heure la plus tra- | sagesse divine de leur Père. mort, dans son rôle sublime de père dernier jour de son agonie, le Pape ‘aurait pu arrêter d’un mot ce mas- l . rope, et sa mort dit aux peuples et sacre, mais maintenant il est im- avx rois où se trouve toujours pour. puissant”. Et souriant à la mort ‘comme à une délivrance qu'il n'avait pas osé demander. il ajon- tait encore; -‘’ Maintenant que la fin approche, je commence À penser que le Tout-Puissant, dans son iné- puisabie bonté, veut m'épargner de voir les horreurs qui accablent avoir demandé a Dieu de lui épar- | 8ique de l’histoire de l'Europe et l’Euroçe.’’ guer les horreurs de ce siège qui | a" monde, est l'achèvement su - devait durer dix-huit mel. | blime d’une vie toute de dévoue. grand et pieux Pie X. dont la cha. [ent et de courage, toute de sacri- rité apostolique et le zèle pour la! ce, pour l'Eglise et pour le genre couservation dela pure doctrine | Pumain. catholique sont comparables au zèle et à la charité du grand docteur de maiu- la grâce, vient de mourir, brisé lui |‘int si Bétous l'idéal de la vie catho- aussi par la douleur écrasante que | lique et du salut dans le Christ, qui lui causent les horreurs d'une nou- pans: si Courageusement les velle barbarie ; évastant. l'Europe. | droits et les traditious de | Eglise, | Notre. bien- aimé Père Pie X n'a ne doit pas faire oublier, mais doit pu Subporter, avec ses forces déjà |PIuMôi faire . mieux comprendre affaiblies par l'âge et la maladie, quélle Âtne de père et de saint fut celle dece grand pape, dont tous les jours furent remplis de douleurs autant que d'incessants travaux. le chagrin de voir ses fils d'Europe livrés à une véritable boucherie qui va égaler et dépasser toutes les hor- *reurs des siècles baibares, sans| Ces travaux et ces douleurs qu'il lui fut possible de rien faire |AVaient miné ses forces, que vient ui même de rien tenter pour sou: | d'achever le coup le plus doulou- lager taut d’infortunes, pour allé-|reux qui pouvait les atteindre. coeur de | ger taut de maux. Son Notre grand Pontife est mort père s'est brisé sous les coups qui! victime de son amour pour les peu- atteignent ses enfants, Il meurt |ples chrétiens et aussi de l'oubli ingrat de ceux ci pour l’amour et la Cette grande et pure figure de Au-dessus de ces horreurs, au- dessus des lueurs de saug, d'incen- die et de mort, qui couvrent l'Eu- rope et le moude, la figure sub'ime idetristesse et de résiguation du grand Pape Pie X. Vicaire du Christ immolé et victime lui aussi des redoutables péchês du monde, reste l‘embième de l'Eglise per- ag en lui, l'Eg'ise souffrante et sacrifiée, mais immortelle, j'E- |giise qui garde au sein de toutes es résurrections. Puisse lé monde, qui piraissait naguère plus civilisé et plus chré- in accepter la leçon et aussi la vertu d’üne mort si b:lle et si gran- de, puisse t ilen profiter et cm- prendre que l'unique voie du salut des âmes et des peuples c’est celle des enseignements du Saint Pon- tife dont la mort est aussi éloquente et aussi sublime aue les plus belles jai de sa vie. La guerre et les vivres L' ATTITUDE Depuis le comm:ncement de la guerre, on n'entend plus parler que) de la hausse énorme et croissante du prix des vivres au Canada # particulièrement içi. Profitant de ia OÙ PARTI { surexcitation des esprits alarmés | par les bruits de la guerre et habi- |DECL ARATION DE SIR WIL lement entretenus dans une crainte CANADIEN A L'H illusoire, certains spéculateurs ss | vergogne ont entrepris de vendre à| Sir W ilfrid Laurier a défini, des prix ridiculement élevés les | mardi dernier, par une déclaration provisions de bouche qui sont de pre | dunnée à la presse, l'attitude du mière nécessité comme | parti libéral canadien dans la crise les viandes, le beurre, les oeufs; et Fo, La Grande-Bretagne pour les animaux, le foin, l’avoine, |" ‘était pas encore entréeen guerre L ce moment, mais le chef libéral | avait interrompu ses vacances à Québec et était revenu précipitam- la farine, etc. Une si anormale augmentation du coût des vivres et des denrées dansun pays agricole comme le: nôtre ne s'explique pas et u’a aucu [r aide possible eu Gouvernement ne raison d'être, Elle n'est due | eu préparant le Canada à secourir qu'à uue honteuse exploitation du ia mère patrie si la guerre éclatait, peuple par certaius négociants cu-| ‘‘Il parait”, dit Sir Wilfrid pides et sans scrupule que le gou-|dans cette déclaratiou, que la vernement fédéral devrait se char-| Grande Bretagne n’est pas encore ger de mettre sans plus de retard à | en guerre À l'heure actuelle. Nous la raison. comptons encore sur le succès des Ce n'est pas parce que l'on se | efforts de Sir Edward Grey; nous bat et que le sang coule en Europe, ! prions pour qu’il parvienne à main- que le nombre des consommateurs | tenir la paix parmi les nations eu- augmente au poiut de raréfier, ainsi! ropéennes. J'avoue cependont que ment à Ottawa afin de prêter toute; FRID LAURIER AU PEUPLE EURE DE LA CRISE la perspective me semble très dou- teuse. Il est presque certain que la Grande Bretagne sera obligée de prendre part an conflit, non seuie- ment pour ia protectiou de ses pro: pres intérêts, mais pour celle de la France et de la haute civilisation dout ces deux nations sont aujour- d'hui la plus noble expression. ‘‘Dans ces circonstances doulou- reuses, le programme du parii libéral canadien est tout tracé. J'ai souvent déclaré que si la mère pa- trie était en danger, ou que si seu lement elle était menacée d’un danger, le Canada devrait lui don ner toute l'aide qui est en son pouvoir. Etant donnée la nature critique de la situation, j'ai ajourné toutes mes réunions. Dans une heure aussi grave, il faut faire trè ve aux luttes de parti.” les vivres dans un pays produc comme le nôtre, ehque l’exporta- tion de nos produit se fait, com- me on veut nous en éonvaincre, sur ue beaucdup plus grande échelle qu'uu temps ordinaire. On pouvait espérer que la terri- ble guerre qui assaille l’humanité ferait disparaître les féroces appétits et la cupidité qui out régné en des- potes ces qu aunées " * , s: il n'en est rien. Le Veau Supra ses adorateurs et ses | le5 LS grands prêtres qui ne songent qu'à Halifax pes t : profiter des malheurs d'autrui pour blable enthousiasmie. \ remplir leurs coffres. Plus deÿ5,000 personnes, près- 11 faut donc et sans tarder arrê: sées le long desrues, ont acclamé ter ce crime, car c'eu est un'’, J'les braves réservistes, lorsque, pré- ENTHOUSIASTE DEMONST 2 Halifax, 15—La population de cette ville a fait une | cha leureuse à un groupe de*réservistes frauçais, qui sont partis d'icb.pour Montréal, et de là s'embarq moin d'un sem- pour alle: prendre leur poste sous France, Jamais! poi LA POPULATION DE LA NOUVELLE ECOSSE FAIT {UNE RATION AUX RESERVISTES FRANCAIS cédés des fanfares des régiments de la garnison, et portant fière- maentcôte à côte les drapeaux bureaux du ‘‘Halifax Chronicle’? ès Ja citadelle, et en revenant au e départ. Le ‘‘Rule Britan- uia’”’ la arseillaise’”’ et le ‘‘God {saye the Kiug’’ étaient chantées à l’ re par les bouches françaises et anglaises, avec le même entrain et le même ent 1 ‘“En| dans sa d'autres temps,a-t-il dit dans le | était décorée des couleuts des al: français et anglais, ils ont défilé des Hoysiasme. La ville ! liés. De retour eaux bureaux du “Chronicle”, M. Louis Mencou- rier se fit l'interprète déses frères d'armes pour remercier Ja popula- tion d’Halifax, et ièrement la direction du Chronicle”, pour le magnifique démonstration of- ferte au départ des . sols de. la France. Et, enfin que tous soient: com- pris dans cette expression de-re- connaissance, il demanda au‘‘Chro- nicle’”’ de publier Ilædéelaration: suivante, comme étant Péénession | officielle de la reconuaf € de la: colonie française d'Halifäxt Voici cette déclatations ‘Les Francais d’Halifax présen. tent leur chaleureux remerciements au ‘ Chrouicle’”’ pour l'accueil dont ils ont été l'objet, pour és” mani: festations patriotiques du 12 aout 1914. Ils remercient. en même temps | les musiciens, la pol cé et. tous les habitants en-géu éral, gi ont-mani. festé autant que les Francais et applaudi à l'unanimité tout le long du parcours qu'ont suiviles mani- festants Les Francais partant pour Montréal, pour rejoindre après les lignes de feu, aussi bien que ceux qui restent, attendant leur tour, garderont le souvenir de cette soirée | gravé dans leur mémoire, et, une | fois la guerre finie, s'ils ne sont pas tombés sous les balles des Alle- mands, ils retourneront encore à Halifax, rejoindre leurs familles et leurs amis. | diens-français: qu'il voudrait : voir : guerre au sujet de son offfe dé mé- diation, totefois, de la Rusäte: |Deféndons notre: Patrie! Le journal de Montréal qui s'est illustré dans le concours de sacs de! sel eti des plaques a entrepris de monter la tête aux millciens cania partiren bloc pour la France : pouz eembattreles Atlemans. L'heure est trop grave pour n'être: pas sérieux et pour s’embalier de: pareille façon: Le geste peut être :beau d'envo: yer àla France nos quinze: batail-: lous canadiens-français, mais cela est-il pratique, sage et clairvoyant ? Encore une fois soyons sérieux et pas d’emballement. Notre devoir est présentement de défendre le Canada, st nous Cana- | dieus français tout particulièrement la province de Québec. _ Ces quinze bataillons représentent | toute notre milice. Qui peut-dire que notre -pays :au cours de la grande guerrequi com- mencene:sera pas exposé; n'aura} pas besoin d'être défendu. Alors allons-nous laisser nos com- patriotes aug Canada; allons-nous laisser à : d'aus tres. le soin et le devoir de défenrire netre province f:ançaise et sa-vietlet cipitale.- Non, restons à notre poste, Pour le moment-netre devoir:est: là. ‘‘Vive l'Augleterre! Vive la France!‘’ LEO DERNIERES NOUVELLES DE LA GUERRE Nous publions ci dessous les der- uières dépêches reçues-au sujet -de la guerre :— Beiliu, —L,e Bureau de guerre an- nouce que la Ville-de Strasbourg; célèbre forteresse de Lorraine est tombée aux mains des français::Les allemands se seraient retirés à Ses: bright. Gênes,—Les pèlerins: cansdiens ont quitté notre ville pour Londres et Liverpool où ils s'embarqueront sur un paquebot eu route - pour. New-York. Paris, —Un journal de. Londres; Angleterre, annonce que l'Italie-ne tardera pas à entrer dans le :conflit européen en faveur de |’ Allemagne- Londres —Une dépêche duMi nistère de la guerre en France, dé. ment la nouvelle. Paris, —Le Gouvernement, ici, dit que la position des allemands est des plus critiques. Uri officier allemand ne s'est pas gêné de déclarer que la tactique al- lemande est mauvaise. Paris, —La Turquie vient de fai re à la France des excuses, au su- jet de la saisie de -croiseurs,. Washington, —Le président: Wil son vient d'annoucer qu'il « -reçu des réponses de tous les pays eu: |[kans pourrait bien se répéter, Et puis la France ne saurait que faire de nos soldats commandés à l'anglaise et qui seraient complète. ment dépaynés là-bas et ne pour- raient guère rendre des services. Le général Mirhel de Paris vient de refuser d'organiser pour l'ins- tant des bataillons étrangers. Kafin une dernière raison. La France et l'Angleterre font ac- tuellement cause commune pour é craser l'Allemagne, mais qui nous iit que ces deux'puissances dans une question de partage ou autre ne viendront pas un jour en cenflit. Ce qui s'est passé dans les Bal- Rien n’est impossible. Les remauiements dela carte de l'Europe après la grande guerre qui débute sera une grosse et brû: lante question. Les alliés pourraient bien se pren: dre aux cheveux. La prudence, la plus élémentaire veut que nous gardions nos soldats chez nous. Et sinous en envoyons en Europe: que ce soit sous le contrôlede l'An: gleterre. CANADIEN. MGR BRUCHESI-PARLE: DE! LA GUERRE Dans son allocution le-jour de la célébration de son anniversaire épiscopal. 8..G. Mgr Bruchési a fait longuement allusion à la guerre, ‘‘Au lendemain, dit il, du - jour où le congrès eucharistique se ter- minait à Lourdes, sur des paroles de fraternité et de paix, une guerre formidable-éclatit en Eurepe:: Je: n'ai pas à vous relater les. :événe.: ments de cette : deruière- semains; | vous les--counaisser comme: moi: -seuls défendre le} des = langue francaise, du Parti Liberal des Provinces ! Maritimes. LA MORT DU Depuis des années, ou se prépa- rait à la guerre, et cependant où en avait peur, et que u'at on pas fait pour ! l'éviter? Traités; alliances, visites mutuelles de.souverains et de chefs d’ Etatavaientèe but. Rap- pelons nous les »r de Le Haye d'où le“pape avi malheureusement exclu; e ple dé la paix-construit: à : monde! Mais on a compté sans-Ce< lui qui règaedans les cieuxy. et qui avait peut:être extempsioppor- tuu, à faire uneréponsé”aux” bra- vades, aux insuiltes;-à l'inppiété des homes et à des criutes nationaux; tout bass ‘‘Nousn'y : échapperonet clairvoyants, aurait prévu, il y «4 seulemeñt trente jours, le terrible conflit dans le l'Europe - pres: que entière se trüuve engagée? Ceifut comme’ une explosion nous échappe et-- qui--se-déelare, presque en même temps; aux’ qua tre coinsde la maisom. Elle : sérai épouvantable cette guerre, et nul n'en peut prédire les:conséquentes cas c'est pour bien des peuples la désolation et le deuil qui s'annon-| cent. Etmous, Canadiens, nous ne sommes pas étrangers à la lutte qui s'engage de l'autre côté des mers, L'Angleterre y a été entraînee malgré elle, Ilest manifeste qu'elle reût voulu l’éviter à tout prix. Elle s'est montrée admirablement pa- tiente. Nulle provocation s’est ve- nue Ge sa part, et l'histoire enre- gistera la fière protestation de son premier ministre: ‘‘Jamais aucut peuple n’a entrepris une guerre une conviction mieux : arrêtée: Mais ne semble-t-il pas vraimen Lun mystère 2: Nous nous battous pour un prinel: dont dépend la civilisation.’’ somuies d'argent; pour asstürer let Les diplomates toutefois: disaient! point!’; mais qui parmi les pire °* à avec une conscience plus nette et! Fi dé EMPFROR SFAUSTRIA. ner à l'Angleterre notre loyal et génétenx appui. Notre peuple n'y mauquera pas. La voix de la reli- gion le sollicite autant que l'amour de la fratrie. Nous avons notre territoire à protéger tout d’abord; [news auions à organiser des secours ” nous montrer charitables s’il faut aller combattre de l’autre côté des mers, nos braves jeunes gens séfont prêts, et l'on retrouvera en eux la vaillance de leurs pères. Mails: l'arme : la meilleure est encore la soudaine, un incendie dont l'origine | Prière. Nous prierons donc le Dieu des armées de protéger l'Angleterre et fa Frauce son alliée, Nous ne sé- parerons pas l’une de l’autre dans notre affection. Demancons por déssstreuves: Mais dans tous lestèlles la victoire: mais la victoire qui tournera à la gloire de Dieu Ini-même etau triomphe si long- temps attendu de l'Eglise de Jésus- Christ. Et puis n'oublions pas la coura- geuse Belgique admirée aujour- d’huidu monde entier, autant pour son beau geste en faveur de la Frauce, que pour son intrépidité à défendre son sol siinopinément et si justement envahi. Lost Lost at Myrick’s Store, a gold Broach, set with moon stone, attach- edto a velvet neck band. Find er will please retttrn atab2ve store or at this offce and be suitably ste — } C'est netre devoir à tous de don- rewarded. * 1 + ? î Po OP ve APTE SOMNES à LA OT PS ten mere té 0 Enr Pin as T E1 Re Li er ie ee t2" bresmaasenées : “A 4