Ge — NOUVELLE SÉRIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 8 JUIN 1909 UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XII D TT Le 4 . “4 N ne _ CEA CS MORCUr ON Jet 5 Torre) TE ne FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT POUR LE CANADA Un BDs crosses 2050 0 2281.00 Six tutti saone Pour LES EraArs-UNIS hi inetmeadtié CR MO eco rocoottes co e 47 Pour L'EUROPE ” Rs EE le does lou $1.50 0 REPAS PRET c.6°61.00 = ——— Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- val, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTTIAI e— Tignish, Mardi, 8 Juin. 1909 Un Changement qui S’Impose On lit dans un journal canadien- français des Etats-Unis : ‘Tout le monde se plaint plus ou moins, par le temps qui court, que la misère règne dans le pays on ne peut même pas taire la charité, puis qu’on est exposé à manquer soi-mê- me du nécessaire ; les années sont toujours plus mauvaises les unes que les autres ; etc. ‘‘Or voici ce qui se passe : ‘‘On déplore l’inisufhisance des ré- coltes, et on s'en console en aug- mentant ses dépenses. ‘‘On gémit sur le prix élevé du lait et l’on boit des liqueurs. On verse des larmes sur la déca- dence des métiers et l’on n’achète- que des marchandises. ‘“On se plaint de la dureté des temps et l’on va tous les soirs au cabaret. ‘On se lamente sur l’anéantisse- ment de ia vie de famille et l’on se fait recevoir membre de toutes les sociétés nouvelles. ‘‘On s’effraie du prix du pain et on achète les articles de mode les plus couteux. ‘Tous critiquent l’abus des fêtes et tous y courent à l'envie. ‘‘On trouve les vêtements trop] chers et l’on a honte de porter des habits d’étoffe commune. ‘‘Ou se plaint du manque de bons ouvriers de campagne, et l’on en- voie tous les garçons dans les bu- reaux. ‘“A ton raison de se plaindre aus- si longtemps que l'on n'aura pas changé tout cela.’’ | Les Inülitrations Maconniques a —— On nous écrit : ‘“En parlavut des daugers dont la franc-maçonnerie nous menace, au ‘corporelles. Canada, il faut bien prendre garde de tomber dans l'illusion des opti-) vices de leur père, ils viennent à mistes qui s’obstinent à n'y voir | mépriser celui qui traîne dans la qu'un danger éloigné et dont il ne faut pas s'effrayer outre mesure. Le directeur de l'Action Sociale, daus un Lon article sur ce sujet, est cependant tombé dans le défart | que je signale, quand il dit : Nous sommes beaucoup moins atteints que d’autres. Il aurait pu retran- cher ces paroles. (Car le fait est que, proportion gardée, nous som- mes autant sinon plus atteints que les autres d'Europe et d'Amérique. Nous ne sommes qu’une poignée d'hommes, et la quantité de poison qu’on nous a déjà infltrée dans les veines est plus que suffisante pour causer ia mort d’un peuple. * C’est ie complot franc-maçonni- que qui nous pourrit par les théäâ- tres immodes ; c’est le complot ma- çunuique qui aveugle et paralyse les consciences, au point que nous ne sommes plus capables d’avoir la vérité devant les tribunaux, où le serment est devenu comme ces jeux de société, où l’on s'étudie à ne di- re ui oui ni nou. C'est l'entente franc maçonnique qui fait qu2 la plupart de nos journaux sont de- venus des chiens muets, quand il s’agit de défendre la vérité C'est l'influence maçonnique qui s’empa- re de telles d’entre nos sociétés de secours mutuel pour en faire des succursales de loges. C'est l’influ ence maçonnique qui tient le haut du pavé dans nos gouvernements, La franc-maçonnerie, qui est alliée à la juiverie, a juré, de nous tuer ! Après cela, Ges journalistes qui sont chargés de combattre ce fléau de la société moderne viendront di- re : nous ne sommes pas beaucoup atteints. Oui ! sous sommes dans le chenal du rapide et en voie d'é-| tre bientôt engloutis ! Il n'y a pas de gants à prendre pour dénoncer la franc-maçonne- rie ; il faut la dénoncer sans peur, comme l'autorité ecclésiastique vient de dénoncer les théâtre, cette sentine de la débauche, œuvre de la franc-mrçonuerie, quin'a pas trouvé de moyen plus propre à pourrir la société.” —ZLe Pionnier. CRE L’Alceol au Sein de la Famille Sous le toit du buveur, plus de bonheur véritable, rien de cette paix et de cette harmonie si douces à l'âme de l'époux, si sanctifiantes pout les enfants. Avec l'intempé- rance, le désordre :; la froideur, les sombres soucis sont entrés au foyer. La gêne et la misère sont venus à leur tour : et bientôt après tout un loug cortège de maux. Hôte assidu des cabarets, le ma- ri devient comme un étranger dans sa propre maison. Son coeur est désormais insensible à tout ce qui pouvait le toucher et l’émouvoir. Pour lui sont morts les sentiments d'humanité et de noble ambition, les tendresses de l'amitié, les épan- chements de l’amour paternel. Par la plus criminelle des insouciances, il laisse parfois à sa femme toutes les charges. Elle se voit obligée de s’en aller au dehors chercher du travail. Et quand elle rentre le soir, il lui faut souvent d'éfendre contre d'insatiables exigen- ces le morceau de pain gagné pour elle et ses enfants. Ce que devient un ménage dans de telles conditions, il n’est pas trop aisé de le concevoir. Même si la femme se montre patiente et sou- mise, douce et bonne, on y entend des reproches, des injures, des blas- phèmes. Les larmes versées dans le silence ne servent qu’à provo- quer la colère et les mauvais traite- ments. Aux blessures de l’âme s'ajoutent quelquesfois les blessures ‘‘L’ivresse, dit l'Ec- clésiastiqne produit l’emportement, excite la colère, occasionne les évé- nements les plus funestes...KElle inspire l’audace...Elle provoque l'effusion du sang.’’ Les enfants grandissent dans ce lamentable milieu. Pauvies en- fants ; ils sont abandonnés, plus à plaindre que les orphelins. Jamais pour eux, de la part de leur père, la plus petite marque de tendresse, le moindre mot d'affection ; ces vio- lences, au contraire, qui aigrissent leur coeur, des propos grossiers que souillent leur jeune imagination, des exemples pernicieux qui per- vertissent leur esprit et font fléchir leur volonté vers le mal. Rien de ce qui constitue le bon heur de la famille ne les retenant au feyer, ils vagabondent à l’aven- ture, grandissent dans l’amour de la paresse, prennent deæhabitudes d’inconduite. Témoins d’abord é- mus, puis froids et indifférents des boue le mandat sacré reçu de Dieu, et qu’ils voieut poursuivi des sar- Echo de la Batture LE PREMIER JOUR DE JUIN —Etes-vous venu sur la glace. —Où sont vos wiflaines ? + —Quel froid ! Et puis dire que c’est ainsi que l’on se rencontre à pareil- le date : ‘‘La veille de la journée de concombres.” Ici on s'aborde avec le frisson et certes, je présume qu’il doit en être ainsi par ‘‘chu vous''. Nous avions pourtant eu, par malheur, l'audace de vouloir croire que ‘‘ça sentait l’été’’ à Shédiac ; Mais nos rêves ont bien changés depuis trois semaines. Ma foi aucun n'est encore épris de la manie annuelle de villégiature. Au Contraire, nombre ayant en vain attendu caez nous, le chaud que l’on retrouve habituellement en juin, se sout envolés dans des zones où chaleur est plus su- rement trouvée. En effet, plusieurs, vieux et jeunes, sont tout récemment partis ; les uns au sud, les autres au ouest. Nous leur sou- haitons bon voyage au plaisir de les revoir bientôt. M. l’abbé Ryan, de Sainte-Marie, comté York, sur invi- tation de M. le curé D. J. LeBlanc de cette paroisse nous fit uue fort jolie instruction, en langue anglaise à l’ouver- ture de ce mois. La Pentecôte, tel fut le sujet qu’habille- ment développa le prédicateur. Il fut persuasif et prati- que, mais son éloquence réside surtout dans sa simplicité. M. l'abbé H. Cormier, de l’Aboujagagne était en ville cette semaine. Le deuxième jour de juin. Matinée nébuleuse ; avant-midi ensoleillée ; après-midi chaude et belle. —Pas M. Buote ? ! 1? — Et ben oui, M. F. J. Buote, rédacteur de L'ImMPAR- TIAL que je viens de voir entrer chez monsieur Lxxxx. Nous lui avons même, par après, chaleureusement serré la main. M. Buote fait rarement ses malles pour Shédiac et nous osons lui dire, avoir été enchanté de sa visite et heu- reux de le voir si bien portant. M. Buote compte à Shédiac d'assez nombreux, sincères et vieux amis, et je trouve regrettable que si peu soient abon- nés à son journal. Jene voudrais pas les voir abonnés tant pour la considération qu'ils ont pour vous monsieur le rédacteur, que pour le succès de la grande cause acadienne, Vous me le disiez vous-même, ‘‘quatre numéros de L'Im- PARTIAL sont hebdomadairement adressés à votre bureau pour la Bafture,'? appelée tont récemment par l’un de vos correspondants : ‘‘centre des gros canons acadiens.”’ Mais à quoi bon y revenir. Ce petit peuple acadien je ne le trouve pas assez sincère. On voit pourtant des nôtres tou- jours vifs et pleins d'enthousiasme pour les bonnes causes : et ceux ne sont que de bien rares exceptions. Toujours vif à s'emporter ; patriote jusqu’à l’exaltation, souvent jaloux d’un frère, c’est là le vrai type acadien du vingtième siècle; et on aura beau le vanter, je ne le croirai jamais autrement : mais c’est comme dit l'Anglais : ‘’I draw the line”, et j'y mets de bien, bien rares exceptions. Abonnez-vous à L'IMPARTIAL. Une faute par semaine. Corder du bots. Vous l’avez, n'est-ce pas, mainte et mainte fois entendu cette expression, peut-être l’avez-vous mainte et mainte fois dit vous-même. Elles est fré juente chez-nous et pour ainsi dire toujours prise dans un mauvais sens. Corder du bois. — Signifie en français ; mesurer le bois mis en corde. Ce qu’on entend ici pour corder du bois, doit se dire empiler du bots. C’est Rinfret qui le dit. À la semaine prochaine. ‘BATTURIEN"’ Ce 2 juin 1909 Assemblee du Conseil Executif de L'Assomption À MM. les membres du Conseil Exécutif de l'Assomption, tant de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick et de l’île du Prince-Edward, que des Etats-Unis, des Iles Made- leine et du Labrador. Il y aura assemblée du Conseil à Shédiac, N. B., mardi, le 22 du courant, à 2 heures de l'après midi. Le but de l'assemblée est de prendre en considération toutes questions d'actualité concernant les intérêts généraux de l'Acadie, et principalement d'arriver aux meyens à pren- dre pour avoir, au Nouveau-Brunswick, à la Nouvelle-Kcos- se etaux Can-Breton, des réunions annuelles, durant les vacances scolaires, des instituteurs et des institutrices de langue française, comme cela se pratique depuis nombre d'années à l'île du Prince- Edward, en payant leurs frais de réunion. Indépeudamment des membres du Conseil Exécutif, mes- sieurs les membres du clergé, messieurs les insp-cteurs de nos écoles françaises, messieurs les députés français, tant au fédéral qu'au provincial, et messieurs les directeurs de nos trois journaux, sont iuvités. La Société (mutuelle) de l' Assomption est priée tout par- ticulièrement de s'y faire représenter, afin que les deux So- ciétés puissent agir de concert et s’entre-aider. Par ordre du Président PASCAL PoIR1ER Secrétaire Shediac N. B., 5 juin 1909 è | casmes d’enfants comme eux. Sans respect pour l’auteur de leurs jours ils viennent à ne plns respecter eux-mêmes. La voix de leur mère et ses larmes sont impuissantes à les arrêter s'ir le berd de l’abime. L'autorité du père lui-même, peut- être revenu de ses égarements, est inefficace. Elle n’a plus de base, | ses evfants rient de ses remontran- | ces, eu lui rappelant qu’autre-fois | ilsavait, lui aussi, écouter la mé! des passions, ”’ Soyez sûrs que tôt ou rard ces| enfants, ces jeunes gens, iront gros- | sir les rangs des démons. Voré par la flamme, ainsi ces hom- mes seront, séchés jusque dans [leurs racines et leur race se dissipe- | ra en poussière.” Voilà l'oeuvre de l'alcool. la ruine de la richesse, de la santé, de la famille. MGR J. À. ARCHAMBEAULT. IGREVE GENERALES DES ME Baltimore, 1--On a annoncé ce | Soir que le président James O'Con- +" | nell de l'Union Internationale des Ainsi | méeaniciens a émané l’ordre d’une se 1éalisera le châtiment prononcé | grève générale parmi tous les mé. contre les ivrognes par le prophète | Caniciens employés aux usines du « , 1 46 ‘ ‘ ve Isaie : ‘‘Comme le chaume est dé- |‘ Baltimore & Ohio System’, TERRIBLE ACCIDENT me Il est grièvement blessés, me CANICIENS un a été mis en état d’arrestation. Wanted Summerside ei … = æ Se Lu és 7 (y Ve = DT Rome, 1—Pendant que l'on tirait un feu d'artifice à Sorso (Sardai- gue), un bombe a fait prématuré- ment explosion ; deux spectateurs ont été décapités et quarante autres Plusieurs d'entre eut ont dû subir une opéra- La femme de l’artificier est mortellement blessée. Ce dernier A girl for general housework in a family of three. Write or apply to R. B. RICHARDSox a — Combien Les Possedent Toutes 2 Je veux parler des qualités né. cessaires aux éducateurs, aux pa- rents en particulier, pour mener à oO voient presque jamais leurs parents autour d'eux, parce que Monsieur et Madame n’on1 pas trop de temps boune fin la formation morale de | pour entretenir certaines relations ceux qui leur sont confiés. Bien peu, je peuse, et rien d'étonnant là-dessus, puisque la perfection n’est pas de ce monde- Mais si on ne les possède pas toutes, on peut cependant les acquérir, et pour ce- la, il faut les connaître, C'est ce que nous ullons essayer de faire daus le présente causerie. Un défaut à peu près général chez tout les éducateurs, c'est le manque de cette fermeté, de cette énergie, de cette censtance, qui sa- vent imposer la volonté des supé- rieurs sans ne laisser aucune prise à la discussion. Ce qui arrive malheusement trop susceptibles de les pousser daus le monde. De plus, ce manque d'autorité qui se fait sentir dans presque tous les foyers n'a-t-il pas pour cause l'injustice ? Cette injustice peut se mavuifester de deux manières : soit eu montrant trop de sévérité rour des bagatelles, soit en ayaut des préférences pour tel enfant plutôt que pour tel autre, ce qui a pour effet de rendre les autres enfants jaloux. ‘‘Celui-ci, dit S. Léonard de Port-Maurice, est enclin au vol, habile à soustraire : mais que vou- lez-vous, c’est l’idole du père. On se tait, on dissimule, on adore. souvent c’est que l'on accorde aux Cet autre est frisé, parfumé, habil- enfants ce qu’on leur a d'abord re- fusé avec raison, ou que l’on sup- prime une prnition promise. Que penser donc de ces menaces qui ne sont jamais mises à exécu- tion ? L'enfant sachant parfaite- ment cé qu’elles valent, finit par se familiariser avec elles et à n’en fai- re plus aucun cas. Avec les enfants, il faut imposer sa volonté et non argumenter. Le meilleur moyen de conserver son influence sur ces moutards, (ce dernier mot n'ayant pas de féminin il faut éviter de dire ‘moutarde’ en parlant d’une enfant ;ce serait d’ailleurs employer à son égard une expression par trop piquante !), c’est de leur inspirer le respect dès leurs plus tendre années, car, sui- vant Joseph de Maistre : ‘‘L'hom- me moral est formé à neuf ans, et s'il ne l’a pas été sur les genoux de sa mère, il est bien à craindre qu'il ne le soit jamais.’ C'est donc au printemps de la vie, anssitôt que se manifestent les mauvaises inclinations, qu’il faut cotamencer la correction. Ne punissez jamais quand vous êtes sous l'influence de la colère ; attendez, si vous voulez que la pu- nition porte ses fruits. Punir c’est quelqus chose, mais ce u’est pas tout ; le plus impor- tant, c'est de reconquérir l'estime du coupable sion ne veut pas en faire un hypocrite, qui dorénavant n'obéira que par contrainte, tout en détestant celui qui l'aura punis; pour ceïa, il faudra lui parler avec douceur dès qu’il sera calmé, lui faisant comprendre pourquoi vous l'avez puni, afin qu'il sente que c'est pour son plus grand bien que vous avez agi ainsi. Les parents, qui de droit, sont les premiers éducateurs de leurs en- fants, doivent s'en faire aimer. Mais pensez vous que ces derniers eu seront bien convaincus s’ils ne lé avec un tel luxe, qu’on le pren- drait pour un Adonis à placer sur les autels de Diane : mais que vou- lez-vous, c'est l’idole de la mère. On se tait, on dissimule, on adore. Un troisième est dur, colère, porté aux querelles : mais que voulez- vous c’est .l’idole du père et de la mère. On se tait, ou dissimule, on adore.” Le plus à plaindre ordi- nairement de tous les enfants d’une même famille, c'est le dernier que tout le monde gâte un peu ; il est si petitet si charmant ! Quel ca- ractère insurportable on lui prépare pour l’aveuir ! Que d’autres imprudences ne commet-on pas encofe en présence des enfants, soit en riant de quel- ques-uus de leurs défauts assez graves en eux-mêmes, soit en par- lant mal d’une personne vertueuse ou enfiu ce qui est plus grave en se moquant des avis, des conseils ou de la direction donnés par des per- sonnes consacrée à Dieu ou encere qu’on aura chargées de faire leur éducation. Les parents ont aussi souvent cette vilaine habitude de raconter devant leurs enfants quelques unes et d'en rire. Quelle leçon à leur donner. On.oublie enfin que les enfants sont imitateurs et que les exemples ont plus de portée que les conseils, Comme vous pouvez en juger par ce couit exposé, la charge d’éduca- teur n'est pas une sinécure et ne l'est pas qui veut, mais avec la grâ- ce de Dieu sans laquelle tous ces moyens son inutiles, et la prière qui nous l’obtient, on pent arriver à un bon résultat. Cette aide d'en Haut nous est ab- solument nécessaire car ‘‘Si le Sei- gueur n'a point Lui-même bâti la maison, ceux qui coustruisent tra- vaillent en vain.” ANDREX. WAS WEAK AND THIN ONLY WEICNED 73 POUNDS. NOW WEICHS 113 POUNBS. Had Heart Trouble and Shortness of Breath for Six Years MABURN'S HEART AND NERVE PILLS cured Mrs. K. E. Bright, Burnley, Oné. | She writes: ‘1 was greatly troubled, for six yesrs, with my heart and shortnoss of breath. I could not walk eighty rods with- out resting four or five times in that short distance. 1 got so weak and thin I only weighed seventy-three pounds. 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Passports are granted only to British-born subjects, or to per- sons naturalized inthe Doimninion of Canada, who are either known to the Secretary of State or recom- mended to him by some person who is known to him ; or upon the production of a declaration by the applicant, a form of which may be obtained at the Department of the Secretary of State, verified by any _magistrate, minister of religion, physician or other responsible per- son. ! : 4. Passports are not valid after five years from the date of issue. Fresh passports must then be ob. tained. 5. Ifthe applicant be a natura- lized British subject, his certificate of naturalization (which will be re- turned to him) must be forwarded with his application. | British subjects travelling abroad are recommended to furnish them- selves with passports, for even in those countries where they are no longer obligatory, they are found 0 be useful as affording a ready | maens of identification in case of need. For residence in Germany or Switzerland, passports are indis- peusable. 6. Persons who obtained pass- ports prior to Augnst, 1908, are advised to exchange them for new ones, which will be issued free of charge. J. Porez Under-Secretary of State. Ottawa, 22 May, 1909 mme BERNARD HOTEL Tignish, P. E, 1. This well known hotel has been refitted and renovated this spring making it one of the best hostelery in Prince County. Only a few minutes the Railway Depot. … Rates Moderate, Good Stabling in Cconnectiott. walk from THEO, BE RNARD, PROP 16 ANNÉE J. H, Myrick & Co IMPORTERS AND DEALERS DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHUES FINE GROCERIES - And Fishinh Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have jut opened a full and complete stock of We are preparep to supply the wants of the farmer fish- ecman and mecha. nic We invite in. tending purchasers to give us a all aud they will fiud we can mee: ail competiters, and save to them the trouble and expen- se of going to Summerside or Charlottetown. 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