l PAGE 16 î L... _ Empereur des Français de 1852 à 1870, Napoléon III sera le premier chef de son pays à travailler à faire comme l'ambition de son règne une réussite de s0n programme économique et social. _ Le mot d'ordre « L’Empire, c’est la. paix » deviendra le souci principal de son administration... 7 513Z ,2 ï: û i: Il y a lieu de ne pas confondre Napoléon III avec son oncle, le grand Napoléon Bonaparte. Qui donc était Napoléon III ? Né au château des Tuileries à Paris en 1808, Charles— Louis—Napoléon Bonaparte était le fils de Louis Bonaparte, le frère de Napoléon Ier et de Hortense de Beauharnais. Élu président de la République en 1848, il donne une grande poussée à l’expansion com— merciale de la France en créant un réseau de consulats et d’agences à travers le monde. Des agences furent créées au Québec, au Nouveau- Brunswick, en Nouvelle—Écosse et à Terre-Neuve durant les années 1850. Une agence fut ouverte à Charlotte- town en 1865, suite à la demande expresse de 1a part des marchands de l’Île. Empereur des Français de 1852 à 1870, Napoléon III sera le premier chef de son pays à travailler à faire comme l’ambition de son règne une réussite de son programme économique et social. Le mot d’ordre «L’Empire, c’est la paix» deviendra le souci principal de son administration et ce souci va se marier merveilleusement bien avec son idée et son concept de 1a grandeur et de la gloire de la patrie, la France, comme le viendront démontrer les grandes expositions universelles de 1855 et de 1867. La France s’est fait bien connaître outre—mer par les influences de Napo- léon III. Ses actions dirigées vers l’Acadie ont été de nature humanitaire. ' Et, plutôt qu’on conçoive ses généro— sités comme de l’interférence politique, i1 a voulu et il a fait en sorte qu’elles proviennent de lui personnellement et non des deniers publics. Deux curés des Provinces maritimes, l’abbé Georges-Antoine Belcourt de Rustico, Î.-P.-É. et l’abbé Hubert Girroir de Arichat au Cap-Breton en Nouvelle— Écosse se sont adressés à l'empereur par l’intermédiaire de l’historien fran- çais, François Edme Rameau de Saint- Père, afin d’obtenir l’aide impériale l ANCE François Edme Rameau de Saint-Père, correspondant du père Belcourt. (Centre d’études acadiennes, Université de Moncton) dans leurs projets concernant les Acadiens. Et comme Robert Pichette 1e disait si bien dans son plus récent volume Napoléon III, l’Acadie et le Canada français : «...en dotant généreusement la bibliothèque de Rustico, en aidant à défrayer le salaire d’un instituteur, en facilitant la migration de familles acadiennes de l’Île-du—Prince—Édouard vers le Québec et le Nouveau—Brunswick voisins, et en amorç nt une véritable politique culturelle par des dons importants de livres et d ’instruments scientifiques, tant au Québec qu’en Acadie, Napoléon HI agissait par altruisme naturel plutôt que par calcul politique.» ’ 2 Robert Pichette, Napoléon III, l’Acadie et le Canada français, Moncton, Éditions d’Acadie, 1998, p.1 V ÏyÏçI—x n s 98.