L'IMPARTISL. Les seul Journal Français dans l'Ile du Prince Edouard. | 0 Publié le Jeudi de chaque semaine ABONNEMENT : un an…...$1.00 Toutes communications, re- mises, etc. doivent étre adressées | à F. J. Buore, Tignish, I. P. E. SES "x se EL L'IMPARTIAIT." RE TicnisH, 21 FEVRIER 189 “Le journal, c’est la grande chaire du jour. Du haut de &ætie chaire, l'apôtre, le prédi- ceteur se fait entendre, non plus entre les murs d’une église mais à tout le monde. La presse est immense pour le mal; il faut qu'elle soit plus puissante pour le bien” L'Abbé H. R. Casgrain. Une dépêche de constanti- popie dit que les atrocites cor mises en Arménie contre | les chrétiens se renouvellent à Sidon, Beyront et Damase. Les chrétiens de Damase crai- gnent une répétition des massacres de 1560. M. Davin, député du Nord- Ouest, dit qu'il a raison de savoir que Manitoba et le Nord-Ouest, éliront, aux prochaines élections, autant de conservateurs pour ap- puyer Sir MacKenzie Bowcell qu'à aucunes autres électiens précédentes. SOIREE MUSICALE Comme nos lecteurs peu- veni s’en assurer par le pro- gramine que nous publions aujourd'hui, les musiciens de la été, jusqu'à présent, la triste condition ou nous nous sommes trouvés. Vivant de puis plus d’un siècle au mi- lieu d’une population qui, | pour longtemps, n’a tenu au- 'cun compte de la race aca- dienne, outre que d’en faire ile dénombrement au temps des recensements. il nous 4 |été impossible d’icquérir Les | connaissances par Le moyen desquelles nous pussions re- monter à l'origine des choses et neus rendre compte des évènements qui se sont dé- roulés dis notre Île, princi- palement ae que nous Inté- resse d'avantage, c’est-à-dire, l'établissement des premiers lcolons acadiens, les traite- h |ments que ieur ont fait su- bir les vainqueurs et Îles phases de la fortune par les- quels eux et leurs descen- dants sont passés peur ainsi dire jusqu'aujourd‘nui. LE est vrai qu'il n’y a pas eu disette de chroniqueurs quise sont occupés, de temps à autre, à faire de j'histoire, mais en toute occasion, soit à dessein ou pour quelques uns raison, ia partie qui se rapporte aux Acadiens à toujours été ig- norée, eu si queiqu'uns ont daigné en parlerce n‘a êté que pour donncr une très fai- ble idée de notre peuple et le plus souvent d'une manière qui est loin d'être marquée au coin de l‘impartialité. Un historien qui s'est toujours montré l‘ami sincère et dévoué du peuple acadien vient de remplir cette lacune. L'abbé H. R. Casgrain, dans son histoire intitulée : “Une Seconde Acadic,"* nous laisse à même de nous mettre au fait de tous les évènements qui ont rapport au peuple aca- dien depuis que les premiers colons sont venus s'établir dans l'Ile. Cet euvrage préci- eux «jui contient les renseigne ments les plus authentiques sur notre peuple mérite la confiance de nos compatrio- tes, et nous aïmerions à le la paroïsse voisine sont en |voir dans toutes les familles mesure de faire passer une|acadiennes de cette province. agréable soirée, lundi pro- POouRlIMPARTIAL chain, à ceux qui le désirent. Il suffit de savoir que ce concert est sous l'habile direction de Madame | J. Doiron, assistée de la soci- es he: Miss :Cveile: de: False J'entends dire assez souvent aussi . Peste de marchands : on Road, peur demeurer CON- | ne peut avoir un sou d'argent vaincu que ceux qui assiste-|J'eux: j'aurais besoin de quel- rent à cette soirée musicale ques dollars pour payer ma n'auront pas lieu de sen)|dime, la taxe d’école, la taxe repentir. provinciale &c et je ne sais ou m'adresser. Nous ne devons pas HONNEUR NATIONAL jêtre surpris de cela. Les mar- nr ‘chands qui ont débité des effets L'Hox. J. O0. ARSENAULT APPE-|à erédit pour des sommes, LE AU NENAT. variant de $1000 a $15,000 cha- cun, n’ent probablement pas le C’est avec un sensible plaisir moyen et encore moins le désir, que nous apprenons par nos!comme de raison, de payer en dernières nouveiles d'Ottawa, | argent pour les produits agri- que l’hon J.O. Arsenaalt vient 'coles. La grande majorité de de recueillir la succession du ces messieurs ont droït de re- lieutenant gouverneur Howlan |cevoir de leurs débiteurs au- au sénat. itant de produits agricoles, qu’- L'heureuse nouvelle s’est ré-|ils ont l'intention et la facilité pandue ici avec la rapidité de | d'en expédier. Comment remé- l'éclair et chacun se deman-|dier à cet état de chose ? C’est dait s’il était bien vrai que jus-| un des points les plus impor- tice nous avait enfin été rendue. !tants à rectifier, comme c’est Oui. c'est vrai. Aujourd’hui nos |aussi l’un des plus difficiles. Si justes réclamations sent recon-|je vous dis, coupez court avec nues el nous avons un des nô-|le crédit, on repondra, mais ça tres qui occupe un des postes [n’a pas l'ombre de bon sens. 1l les plus importants dans les nous est impossible de nous conseils de l'Etat. | passer de crédit d'ici a la pro- La nomination de l’hon. J.|chaine récolte. Je suis d’accord O. Arsenault au sénat est lalavec eux que ce serait difficile juste récompense des servi- pour presque tous et impos- ces qu'il à rendus à son pays.|sible pour un certain nombre. Homme juste et toujours fort | Maintenant, voyons s’il y a un de ses convictions, M. Arre- autre moven de nous tirer nault a toujours été l’ami de|d’embarras. 11 en est des mala- se rompatriotes sans distinc-|dies morales où cemmericales, tien de parti, ainsi que des au-!si vous voulez, comme des mala- tres nationalités. \dies physiques. 11 y en a qui De cencert avec nos nation- peuvent se guérir dans un très aux vous félicitons l'hon. J. O court temps, d’autres deman- Arsenault sur son élevation à dent une long traitement et ce poste éminent. beaucoup de courage et de per- a rs ï sévérance Si un médecin ve- ETUDIONS NOTRE ‘ait vous dire qu'il va guérir HISTOIRE dans quelques heures une per- Uu auteur dit quelque part que sonne atteinte d’une maladie c'est une honte de ne pas sa- qui date d’une douzaine d’an- voir l'histoire de son pays. nées, vous le qualifieriez de Ci auteur a raison. Cepen- | charlatan, d'imposteur, de je lant il arrive quelquefois 12 Sais quoi. Eh bien, il en est cs mi 4 _ ainsi de la maladie commer- gi ics CIrcOnstAnCeEs DE PET Lie qui nous mène à la ruine. mettent pas qu'on puisse ob- Elle est devenue chronique. 11 tenir des connaissances hiS- faudra un traitement de plu- iuriques de son -jaÿs. Telles sieurs années pour la guérir et ESSAI SUR LE CREDIT (Suite et fin) L'IMPARTIAT. Cu Dr Que DERCR SPNENEE ramener la transaction de nos affaires à son état normal, co qui veut dire selon moi [pay as you goj payer à l'instant ce qu'on achète. . Je vais donc, Mr. l'editeur, suggérer un moyen, et en l'of- frant j'iuvite ceux qui n'en feront pas leur credo d'offrir ce qui leur semblera meilleur. Ce moyen l'est pas de couper avec le credit parceque pour pour la grande majorité de ceux qui ent l'habitude d'acheter à cre- dt:ilserait impossible de le | faire. Allons y méthodiquement. Supposons qu'une famille achète pour ceut dollars à cre- dit durant l’année et que son revenu soit aussi de cent dol- lars Cette famille peut payer chaque année en entier ; mais noublions pas qu'elle perd 25 par cent au moins. Que cêtte faille commence donc de suite à n’acheter que ce qui lui est absolument nécessaire afin de restreindre les transactions à credit à la plus basse limite possible—a 30 doliars et peut être moins ; et de même à proportion de ce qu'ils achètent. Chacun se trouvera donc à la fin de l’année avoir de F'argent en mains pour au moins 25 par cent sur les dépenses de l'année | suivante, et à la fin de Ia se- conde année il se trouvera a- voir au moins d0 per cent (’a- vance et à la fiu de la troiseme année—comme le gascon qui avait acquis un2 vache et un mouton—tout monde le salue- ra. Quel heureux résultat, ne se- rait-ce pas si chacun de nos fer- miers pouvait dire, après avoir mis ses récoltes à l'abri: Ce que j'ai m'appartient de bon droit. Je peux en disposer comme bon me semblera, en temps convenable : Je vendrai à célui qui me donnera le plus haut prix et il lui faudra bien me payer en argent aussi. Avec l'argent je ferai bien mon af- faire avec les marchands, je ne serai pas dans la nécessité de prendre leurs eflets de medi- ocre qualité à 15 ou 20 par cent au dessus du prix des effets de bonne qualité, quand on paie comptant. Quoique la récolte ait été beaucoup an dessous de la mo- yenne l’année dernière, les fer- miers ne seraient-1ls pas cempa- rativement heureux? ils ne se- raient pas assujettis aux mille misères qui les agaceut dans l'état actuel. Je puis faire remarquer 1: que si la dernière révolte a été petite, on peut acheter les ef- fets, pour argent comptant, beaucoup à meilleur marché que lorsque les récoltes sont bonnes. Les marchands impor- tent à peu près la mème quan- tité de marchandises tous les ans, et quand la récolte man- que, l'argent n'étant pas si commun, un certain nombr: d'eux sont forcés de baisser le prix de leurs marchandises afin d'attirer le plus d'argent possi- ble, pour pouvoir remplir leurs obligations envers leurs créan- ciers. Ainsi il est facile à cou: prendre que la quantité d'effets que chacun pourrait acheter pour argent comntant ne dimi- nuerait pas à proportion de la réco.te. Considéré sous tous ces rap- ports, le système de credit si généralement suivi ne peut que nuire sérieusement à la pros- périté du pays. Je pourrais encore écrire bien longuement sur se sujet, mais comme j'ai griffonné beaucoup de papier et que vous avez sans doute abondance de ma- ières plus intérressantes à offrir à vos lecteurs, Je m'’arrête, M. l'Editeur, er écrivant, Merci. CIvis nn 80 ANS. Samedi, le 2 février, avait lieu chez M. François Aucoin de Fortune Cove, une réunion en famille pour célébrer le 80eme anniveraire de la naissance de leur père. Tous les enfants, à l'exception de Lemable qui était retenu à la maison par la maladie, y étaient ainsi qu'an grand nombre de parents et a- mis qui avaient bien vouiu être témoins de l’heureux évène- ment, Lorsque tous furent rassem- blés, Le Rev. Père Gallant qui avait voulu rehausser l'éclat de la fête par sa présence, pro- nonça un discours bien appro- prié à la circonstance, et en- suite M. François L. Aucoin, fils de Lamable, lut, au nom " j Re ner RS ep: Et de la famille l'adresse qui suit : Très Cher et Vénéré Père, Permettez-nous en ce jour privilégié, de venir vous expri- ‘mer nos sentiments d'amour fi- lial à l'occasion de votre 80eme année. Quoiqu'il nous soit impossi- bie de vous exprimer par nos paroles tout ce que nous vous devons soyez assuré que notre araour et noire respect n’en sont pas moins grands. Nous vous prions de nous ) pardenner aucun acte de notre part qui ait pu contribuer à vous causer quelque chagrin. Quoique notre chère Maman, que Dieu, dans ses desseins im- pénétrables à jugé bon d’appe- ler dans son séjour bien heur- eux nous manque içi aujour- d'hui. Soyez certain, Très cher pas dans nos prières. Nous fai- sons des vœux aussi pour que ie Bou Dieu vous « ‘corde en- core de longues années, et nous profitons de l'occasion peur vous demander de répandre votre bénédiction sur vos en- fants. - Vos Enfants. reconnaissants. M. Aucoin, sous l’eflet de la plus vive émotion, répondit brièvement à l'adresse, Après le souper, piasieurs personnes adressèrent la parole. Remar- quous entr'autres, M. Eusebe M. Pitre et M. Francois Au- coin qui fit une allccution fort éloquente en faveur de la Ligue de la Croix. M. Aucoin qui vient do célé- brer son 80eme anniversaire a neuf enfants tous vivants: Ju- dith, mariée à Francois Gallant ; Madeleine mariée à Jean (œal- lant ; Lemable, marié à Mar- guerite Poirier; : Philomène, mariée à Eusèbe Pitre; Marie, mariée à feu Alphonse Grallant ; Angélique, mariée à Vital Àr- senault: Francois, marié à Blanche Arsenault; Cathérine, mariée à Gaspard’ Arsenault et Maximin marié à Marie Gal- Jant. Les descendants de M. Au- coin sont au nombre de S3. Le vénérable vieillard se porte bien pour sou àge. R. ES. NECROLOGÏE. Le village de st. Louis vient de perdre l'un de ses plus res-| pectables citoyens, dans Ia per- sonne de M. Avit Poirier, mar- chand et maitre de poste de Ja place, après une courte maladie de huit jours seulement, souff rte av:c résignation et après avoir recu tous les secours de notre Sainte Réligion Le regretté délunt fut toujours un homme paisible, doux ei afflable et estimé de tout le monde, Tendre père, époux dévoué ilest ailé recueillir là Haut la récompense de ses vertus. M. Poirier naquit à Miscouche en 1844 du mariage de M. Joseph B. Poirier autre- fois de Miscouche mais actuel- lement faisant commerce à Tiguish et de Barbe Arsenault,. sœur de l’hon. J. O. Arsenant, nr. Le regretté Géfunt se livra d'abord à l'agriculture à Miscouche où il épousa Ebelzé mie Geaudet, fille de M. Felix Gaudet. De ce mariage naqui- rent sept enfants, dont quatre lus survivent. Etant devenu veuf, il vint s'établir à Tignish, où 1l em- brassa le commerce conjointe- ment avec son père. Quelque temps après être venu à Tignish, 1l épousa en secondes nocés, Agnès Arsenault de St. Jacques et de celle-ci eut deux enfants dont lun lui survit. La mort lui ayant enlevé sa deuxième épouse, M. Poirier se remaria à Mde veure À Richard, née Marie Buote, fille de M. Laurent Buoie de St. Roch. Little Tignish, qui lui survit mais n'ayant point de famille. M. Poirier est décedé mardi, le 12 fevrier, à six heures du soir, ayant à son chevet le Rev Père Chaisson et un grand nombre de parents et d'amis. 11 appartenait à la société du Grand Rosaire Perpétuel et à celle du Sacré Cœur de Jésus. Les funérailles ont eu lieu jendi matin à l'église de Pal- mer Road, au milieu d’un im- mense concours de monde. La levée du corps fut faite par je Rev. Père Chaisson, et le ser- vice chanté par le Rev D. M. Macdonald, curé de la paroisse de Tignish. x EN sn sh sie % PPT CRETE ET ARURE Le Di CHERS SPP LE SECTE RE VERT— EN HS Les porteurs etaient: N. J. Poirier, P. H. Gaudet, J. B. Gaudot, Sylvain E. Poirier. Alfred Chaissie, P. C. Gal- lant et J. MeLellan. Que son âme soit maintenant et à jamais exultée dans la gloire du Paradis et dans les délices d'une béatitude sans fin. Le Moniteur Acadien et l'E- vaugéline sont respectueuse- ment priés de reproduire. TACITUS. de M. Poirier d'agréer l'hom- .mage de ses respectueuses COon- doltances. ! 1 } NOUVELLES D'EGMONT | AT: Jeudi, le 14 fevrier, nous avons eu une assemblée à la Père que nous ne l'oublions | salle St. Philippe et le Rev. À. E. Burke D. D. a organisé une succursale de la C. M. B. A. Les messieurs dont les noms suivent ont été élus officiers + sur l’année courante: Le Rev. S. Bovdrault Dir. Spirituel, Laurent Arsenault — Président. S. M. Arsenault. ler Vice—do. Dr. À. Galiant 2me Vice—do. F. L. Lecleire— Chaucellier JF. Blanchard Sevrétaire, —correspondant, A. Arsenault. sssis. sec.—cor. J. F. Arsenault Secrétaire des Finances. J J. Gaudet—Tré- sorier. D. Arsenault. Maréchal. À. Clemeuts. Guardien. F. J. Arsenauit J. J. Gallant F. Poiner + Comité. J.N. À. Gallant | B. Poirier. } 18 Feb 1895 X nanas FIELD. Les dernières tempêtes de neiges que nous a210hs Cues ont été remarquables. Partout les chemins étaient bloqués et c'étaitiavec beaucoup de: diffi- culté qu'on pouvait agir. Les vieillards disent qu'il n’ont pas mémeire d'un pareil ‘mauvais temps”. il y a à présent beaucoup de malades dans 12 paroisse, Madame Eusèbe Gallant est décédée le 3 courant, à Duvar L'IMPARTIAL prie la fumiile | NOUVELLES DE BLOOM-| très tranquillement. célébrer sa 80eme année de naissance. Un grand nombre de personnes y étaient. Nous avous eu dernièrement la visite de M. Jos Cunninghan qui est toujours le bienvenu ici. OLD BACH 14 FEv 195 5 COPYRIGHT, CAR X ODTAIN 4 PATERT ® De & | HT CA, who have bad noariy fwy | expe::°n0e iA pstons ee Fomotce concerning Pat yearæ of 1» euts and bow to eb- of mechan Es Ç De M ce WWANTED AT ONCE 1009 H0RSES But I don't want any. I have a few horse rugs and cercingiss left that [| want to dispose of before Npring at what ever price they bring, an occasional set of solid nickle harness and a great number of collars, bridies, and reins are drifting over cost. Remember my freuds I cut the Profits and always give the benefit of the cent to managed to keep my boot and shoe shop going, notwith- standing the hard times soine people speak of, ali kindf s> reparing done with neatness and dispatch. If you have an old pr of over sho:s that you are going to throw away bring them along and for 15 or 20 ets they will be made to look as good as new. ! have à srvat Road. Ses funérailles ont eu, était une personne qui avait! toujours eu l'estime de tout le monde. M. Joseph Pitre [Augustin]! nous raconte cette petite his- toire: Lundi matin, comme :il! ctait à dégager soR puit que la neige avait couvert, il tomba au fond du puit. Heureuse-| ment l'eau n'était pas profonde | etqu'lqu'un lui ayant passé un: corde, 11 put, par ce moyen. se | retirer de sa périlleuse posi-! tion. | Î many grain and neat leather boots made up ready for the lieu mardi matin. La défante Spring fishing trade. ft will ba to the advantass of fisharmen to see me bfore purchasing elswhere. ? still sell oraceries 2 of uil kinds as cheap and as gooû 2s ever. Lam sole agent in Tignish for ike celebrat:« Windsor salt that is provine su-h à blessing to the house- wife. { will exchange a new Cos- sitt Reaper fr a horse. Bye Bye forthe present. Your littiv triend asever.— J. ALBERT BRENNAN. À LA SALLE lo. Grande Marche de Concert. (Musique Instrumentale) Solo...…..M. Pierre Foire Société Ste. Cécie. Chanson... Manue 50. Midley of Hay’s Songs... Seciété Ste. Cécile. 8o ‘L'oiseau Bleu” | Chanson.......Delie. M. 10. “Notre France est belle” Solo...Delle Angeline Galla 30. “The Distant Chimes” .....…. Trio vocal....Mme. Je Bélovie et Jean B. 50. “Mon Pauvre Pierre” Co. LR hi assises 7o. “Alerte”. … Société Ste. Cicile Palmer Road Da DEEE So PR gt "ant neo. |: 4 PS don V Fate RE DO do 20 Février, 1895. M ss 40. “Le petit ramomeut” ........…. GRANDE SOIREE MUSICALE Lundi, le 25 Février, commancent à 7.09 P. M. S'E. JOSEPH, PALMER ROAD. PROGRAMME 1 unless H. À. Wollenhanpt Mme. J. Doirou. 90. “Canada for Ever” ss vos esesessoosesesre À. Muirhcad r, Chorus...Société Ste. Cécile. ssstou es DRE M HE socss es it. Arnaud l Gaudet DE Ps tes Oscar Coon Cornet Solo....…...Monsieur Jos. Octave Gaudet 60. l’a Mister Mulcahey Esquire” Comic song... Monsieur Jean B. Gaudet. To. “We rock away on the billows gay”... .......... Emerson — Angeline Gaudet accomp. Delle. Celina Gaudet 11 nt, Refrain ..…....Soc. Ste. Cécile 20 ‘Theo Esfie's Laent ndoi …. Roch Albert Cornet et violin......M. M. Jos Octave et Bélonie Gaudet bre OR CORNE an B. Gaudet, et Messieurs Gaudet. horse. dax “Totale” ii iii hotes soso RAWard Holst, Musique instrumentale..…...........,........,.Mde. J. Doiron. Chanson .….…...Delle M. Barbe Gaudet Accorap. Delle Celina Gaudet nés cn cnasennp re csse RON RERT Vocal Duet (coinic) Mde. J. B. Gaudet et Monsieur Bélonie Gaudet ssbesatreices ttes ce RTE OS TS _ God Save the Queen Prix d'admission 25 centins. PAS LE CPE La chandeleur s'est passée M. Francois Aucoin vient de Le # 4 + ou +2 Fe #5 À away ata very small mépris my customers. Ï have àls0.