tet homme. ‘Nous osons espèrer que ce soir sied à la table dit, en italien: nous pourrons préudre plusieurs de ces malfaiteurs.’” ‘*Vovs-croyez ? “Oui. Voulez-vous me fournir un certain nombre d'hommes fia- bles ? ‘Certainement, dit le chef de po- lice, De plus je vous accompagne- rai moi-même. ‘C'est bien dit Placide, Avez- vous sept hommes à qui vous pou- vez vous fier ? “Oui. ‘4I1 faut que tout soit bien com- prit et qu'aucun de mes plans soient dérangés. ‘C'est bien. Nous suiverons vos instructions à la lettre, répondit | le chef de police. Placide alors traça ses plans. Le chef l’écoutait avec une grande at- teution. Il comprit que Piacide était un homme d’action. Il était de bonne heure le soir lorsque dix homme: se rencou- traient au coin d’une rue. Person- ne aurait recouuu Placide et Gré- goire. Les hommes s'étaient ren- contrés comme par accident. Placide se tournant vers Grégoire Jui demanda : ‘‘Avez-vous réussi ? ‘Oui, répondit Grégoire. ‘Vous avez vos hormes ? ‘Oui. ‘C'est bien. Ily a un grand danger devant nous, cependant il faut être prêt. Jusqu'à présert je suis content des démarches’. Une chose certaine, dit Grégoire, Quavillon est un homme dange- Teux. ‘Oui je le sais dit Placide. ‘Nous serons préparés pour lui. ‘‘Oui, et remarque: bien dit Pla- cide, que Quavillon a à faire à un homme aussi prompt dans le duel que lui, de plus Quavillon n’a ja- mais venu en rencontre avec uu À- cadien. Ila toujours fait ses exploits dans les pays étrangers, par coasé- quent ne crâint rien, car il n’a ja- mais rencontré qui que ce soit, qui osa lui faire face ; mais ce soir, Quavillon sera face à face avec moi, et gare à lui. Il était mi-nuit. de Quavillon était réuni un nombre d'hommes d’une allure meurtrière. Ces hommes c'étaient approchés de la maison un à un, jusqu'à ce que À l'heure dont nous parlons, sept (aient réunis dans une chambre, autour d’une table. A la tête de la table était assis Quavillon. A la demeure si Quavillon entra, l’homme as- Fer- mez-la porte. Quavillon sursauta. Il mais il eut des soupçons. Il était toujours sur le qui-vive. Ils’a- vança doucement vers la table et dit à celui qui était assis. ‘Vous m’apportez des nouvelles ? ‘Des grandes nouvelles, répondit l’autre. ‘‘Aha, ! parlez-vite. ‘Le chef de police de New-Vork ohéit pondit Quavillon. dis en pleine face. villoà. sait que vous êtes ici. ‘‘Autre chose ? demand: Quavil- lon, ne pouvant cacher son exci- tation. ‘‘Oui, il sait que vous demeurer dans cette maison. Pour une fois dans sa vie, Qua- villon devient pâle. ‘Il connait cela ? ‘Oui. ‘Et qui lui a donné l’information demanda Quavillon ? ‘Un homme qui est sur vos tra- ces, et qui est dérerminé de vous prendre. ‘Un homme quiest sur mes tra- ces et qui veut me prendre ? ‘Oui. ‘Vous connaissez cet homme de- manda Quavillon ? ‘Oui. ‘Qui est-il ? ‘Vous rappelez vous d’avoir ren- contré deux hommes dans uu res- taurant hier ? ‘‘Oui je m'en rappelle. ‘L'un d’eux est celui qui a don- ué l’information au chef de police. “Comment cèt homme peut- il connaître les faits ? ‘Depuis quelques temps il est sur vos traces. Il parait qu’il était employé spécialement pour vous prendre. I1 y avait une expression terrible sur le visage de Quavillon. $e dressant, il demanda ; ‘Comment avez vous pu obtenir ces informations. “Il a capturé l'un de vos hom- mes. ‘Il a capturé l’un de mes hom- mes ? ‘‘Oui. ‘Lequel ? ‘‘Alfred. ‘Vous dites qu’il a capturé Al- fred, demanda Quavillon d’un ton calme. Oui. Et, s’il a capturé Alfred, qui êtes vous ? ‘ ‘Moi, ? répondit l’homme tou- | jours assied à la table. ‘‘Je suis l’homme qui a capturé Alfred. Je suis l’homme que vous avez rencoutré dans le restaurant. Vous m'avez insulté. Il n’était pas prudent pour moi de resentir Dans quelques paroles Quavillon expliqua la situation à ceux qui l'eutourait. Il dit que quelqu'un avait évidemment suivi leurs traces et que pour le présent toute entre- prise devait cesser de leur part. Lorsque Quavillon eût terminé ses explications l’un des hommes demanda si le récit qu’il venait de faire était leur seul péril. ‘Oui aussi loin que je puis m’im- ! former, répondit Quayillon. “Etest-ce que vous considérez cela un grand péril demanda l’hom- me ? Non. Moi je ne le crains pas dit Quavillon, mais Thomas a eur. C'est pour cela que je vous ai con- voqués en cette réummon ce soir. A ce moment il y eut une inter- ruption. Un homme qui était sten- tioné à la porte, comme sentinelle, entra et s'approchaut de Quavillon : Jui parla à l'oreille. Quavillon pa- rut inquiète. Ildit aux autres. ‘Je suis appelé auprès de l’un de mes hommes, Je reveindrai dans ! quelques instants. C’est possible que cetle entrevue m'’apporte des nouvelles importantes. Quavillon sortit et monta £&u deuxième étage, ou il entra dans Wie grande chambre. Une jar pe pétrole illuminait 1 chawbre, ct | | l’insulte alors Je suis venu ici pour le faire. | ‘Quavillon vous et moi nous nous trouvous face à face.”’ La surprise de Quavillon était si grande, qu’il resta bouche béante, let Placide continua, car ce n’était d'autre que notre brave Placide, qui s'était glissé dans le chateau de Quavillon, tel que les plans qu’il avait donnés au chef de police new- yorkais. ‘‘Je suis heureux de vous ren- contrer continua Placide. C’est Quavillon. Votre heure arrivée ; assasin, voleur, poltron, comment veux tu mourrir con- tinua Placide d’un tou grave. ‘Vous êtes très hardi dit Qua- v.illon. Vous oubliez que je ne suis point l'horn'ime que vous chercher. De plus j’ai des amis en bas, un si- gual de ma part et mes hommes, tous arin'és, vous ferait prisonnier. Placide rit de bon cœur. ‘“Est-ce que le Quavillon sans peur, l’homme. qui a mit la terreur hommes viennent à votre secours dit Placide. chance d'échaper à la potence, oui A RE l L'IMPARTIAL JEUDI. LE 18 AOUT, 1904, & PLACIDE OU L'HOMME 4 5. 4 4 MYSTERIEUX + 4 & SUITE ET FIN ‘“La police: est à la recherche de , près d’une table était un l’homme. Oui je vous le Je suis Qua- Que voulez vou: de moi ? ‘‘Donrez le signal pour que vos Je vous donnerai une appelez vos amis et devant eux nous nous miesurerous avec l'épée. Quavillon siuta vers Placide avec un conieau à la main. mais Placide toujours calme, même dans les moments du plus grand danger, présenta un pistolet à la figure de Quavillon ce qui causa, c2 dernier à reculer. Placide dit : | ‘‘Je ne veux point vous tuer comme l’o1 ferait à un chiex. Vous êtes reconnu pour très habil avec l'épée, appelez vos amis, et devant eux nou: mesure- rons nos forces. Si je suis vain=u, vous aurez le prévilège de 10 heu- res pour vous esquiver de la ville, sinon, je vous ferai prisonnier pour vous livrez à la justice. Osez vous me faire face dans un combat | égal ? Le calme avec lequel Placide pro- nonçait ces paroles, semblait rem- plir Quavillon de terreure. Il y eut un moment de silence et alors Placide frappa sur la tabie comme pour douner u'1 signal. Quavillon le regardait avec stupé- faction. La porte de la chambre s'ouvrit et plusieurs hoismes entrè- rent. Quaviülon vit que ces hom- mes étaient ;es amis de Placid:. J1 comprit qu'il était dans un piège. Parmi le nombre d'hommes qui entra se trouvait le chef de police de New-York, que Quavilion re- connu. Pour un instant Quavillon devient tremblant. D'un bond il traversa la chambre et ayant lever le bras comme s'il eut voulu se plonger le couteau qu'il tenait dans la main dans la poitrine, les hom- mes de Placide le firent prisonuier. Alors, Placide d’une voix calme et douce dit : ‘“Quavillon la promesse que je t’ai faite tout à l'heure je la ré- | pète. Situ veux 1e mesurer avec moi, soit avec l'épée ou le pistolet je te donnerai ce privilège. Le courage de Quavillon ne te- nait plus, sa voix était faible, :l dit : ‘“Je cède à la loi. ‘“Tu refuses de te battre avec moi dit Placide ? | Quavillon ne répondit point. | ‘C'est ta dertiière chance dit Placide. Quarillon demeurait toujours si- lencieux. Placide se tournant vers le cheîï de police dit : Prenez cet homme, et ses com- |! plices quise trouvent en bas, ils | sont à vous. Quela justice soit | faite. Quavillon le meurtrier, le | voleur, le faussaire, l’homme dot | les crimes ont mit la terreur dan: | tout les coeurs de c2ux qui ont en- | tendu parler de lui, est prisonufer, | il a eu une chance d’échap-| | | | | | | être | Î | per, en se comiormant a mes désirs, | mais Quavillon est un lache. Pol- tron hors de ma vu“. Mou oeuvre | est fini. Mon ami Grégoire et moi | nous avons livré dans les mains de | la justice de N:w-Vork, Quavillon ! l’assasin. À vous mes-ieurs de lui! faire subir sa peine. Quand à; nous, mon ai Grégoire et moi, | nous nous retirons des affaires pour | quelques temps afin le nous rendre | auprès de nos ais. | mms | Quavillon et ses hommes ARR conduits en prison. Placide et | Grégoire s'en retournèrent prendre | | dsans le eur des plus braves li | l’ Amérique est devenu poltron ei re ni sou nom, dit Placide. |miers de j'Europe ainsi que de ‘‘Je ne suis poiut ug poltron ré-' ’ uu repos bien mérité. Arrivé au-: un plaisir de faire votre rencontre près de leurs amis le premier journal eStique Placide lu, il vit que Qua- | viiion, par un mégard de la police | New-Vorkais, s’était échappé. | ‘“Aha : dit-il à Grégoire.” Il! nous faudra encore faire la chasse | ace Quavilion’”’ car je vois par. les jouruaux qu'il s’est échappé ;: Mais cette fois ci, gare à lui. FIN | Une autre aventure de Piacide |sera publiée plus tard. Si vous tousssez, prenez le - BAUME RH UMAL TE LE nu RS work manship, style and fit, is unexc:iled in Canada. Our line of Children's aud Boys Clothing is most [compiece, embrac'ng a number of exclusive styles. ‘ber and S20werproof Coats, from $2.50 to $#12.00. none Fa : dé Dci à RTE à: 7er vi EE NT msn J ÿ PAL + D THE MOST COMPLETE STOCK MIDSOMMER REQUIREMENTS « Uoihing Depaïiment House Furnishing Dept. This department contairs Carpets of all kinds, Wall Papers, Rugs, Squares. 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Fac-Smile exact d'une boîte de Pilules Moro. a perdu toute ambition, toute énergie, recouvrera sa vigueur et son cou- rage Le mp Aa PRIS dar j s Pi oro guérissent les douleurs i i j : 4 -<5s muscles, les ie intermittentes TOR Re F8 CCE SE ER Te les côtés ; les maux de reirs, le lumbago, les rhumatismes, le tran. Eee and is illustrated with ex- chement d’yrine ; les afftions de la vessie, les palpitations de clusive portraits of women who are cœur, et ne amènent toujours une bonne digestion chez les hom- | prominent in the patriotic associa- "3 Dre . 6 pare Elles donnent un merveilleux pouvoir | tions of Japan. 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