*- : nana AE A SRE VERS APP DC AR NE à RADAR nm — RUES RUE anni dust ST-ANTOINE DE PADOUE! Grégoire 1X l’entendit prè-! | \cher. Emérveillé de la façon Chaque grande famille reli- dont ii possédait, maniait, sa- gieuse porte la marque d’une |vourait l'Ancien et le Nouveau certaine unité que ne portent Testament, il dit, en parlant pas, surtout de nos jours, les du prédivateur : “Celui-ci est familles humaines. La contra- l'arche d'alliance, car l'arche diction et l'hostilité des frères, |d’alliance contenait les deux déjà célèbre dans l'antiquité, tables de la sainte loi.” est évidente dans les temp:, Un jour, pendant le sermon, modernes. Mais cette famiile le cadavre d'un jeune homme d'élection surnaturelle, qui fut introduit dans le lieu Î s'appelle un ordre religieux saint. Des parents et des amis exige une certaine blance spirituelle et une homo-sauglots: Antome s'arrête, se généité véritable. La famille recueille, lève les yeux. Puis, de Saint François semble avoir !cessant de parier aux vivants, peur caractère la simplicité, lils'adresse au mort. Cessant Saint Antoine de Padoue |d’exhorter, il cammaunde. “Au n’entra dans cette famille qu’a- |nom de Jésus-Christ, dit-il, lè- près une épreuve faite ailleurs, |vè-toi"” et le mort sortit du et après Ja conquête l’une cer- cercueil. titunde spéciale relative à sa: Un jour, il prêchait en plein vocation. air, l'orage éclath ; la foule s'en Dix ans après la mort da roi | fuit “Arrêtez, dit Antoine, per Alphonse ler, et treize ans a-!S0nne nesera mouillé.” La pluie près la venue de Saint Fran-|n0ya la terre partout dans les çois d'Assise, en 1195, naissait environs, mais aucun de ceux à Lisbonne, un enfant qui s'ap- qui, fidèles à la parole du sunt, pela Ferdinand. Les font bap-| restèrent immobiles, ne reçut tismaux sur lesquels il reçut le | une goutte d'eau. 2 sacrement régénérateur subsis-| Le don des miracles parait ressem- faisaient retentir l’église de | tent encore. Son père se nom- mait Martin de Bouillon; son aieul,. Vincent de Bouillon, é- tait au nombre des généraux d'Alphonse 1er et joua son rôle dans la reprise de Lisbonne, quand Alphonse 1er arricha aux Maures cette place si im- portante et si disputée. le chef de sa race fut très pro- bablement Godefroi de Bouil- lon, ce premier conquérant du tombeau de Jésus-Christ. Voilà sa famille naturelle. Sa famille spirituelle fut d'a- bord celle de saint Augustin. Mais il reconnut que sa place n’était pas là. Une visite de saint François d'Assise déter- Eofin accompagner plus spécialement la simplicité que toute antre grâce ou toute autre vertu. Saint Antoine de Padoue ap- partenait à cette classe de saints qui ne s’étonnent de (rien, et parlent aux animaux comme aux homines, donnant des ordres aux choses comme si ‘elles étaient des personnes. 11 eut le don de bilocation qui, lassurément, ne lui semblait pas plus surprenant que tout autre. Plusieurs persounes ont déposé l'avoir vu en songe, et il leur révelait leurs fautes se- crèetes, leur ordonnait de les confesser. ? Un jour, il prêchait à Mont- mina sa vocation et le décida à | pellier. Tout à coup il se sou- entrer chez les frères mmineurs.! vient qu'il devait chanter à Parmi les religieux qu'il quitta, l'office de son couvent un gra- il trouva le mécontentement et|duel solennel et qu'il n'avait l’ironie.— Allez, allez. lui dit prié pegsonne de le remplacer; un chanoine qui se moquait de|le regret le farppe yprofonde- lui, vous deviendrez un saint. —Mais pourquoi pas, répondit Ferdinand ? Le jour où vous apprendrez ma canonisation, ce jour là, vous leuerez le Sei- guneur. Ferdinand changea de nom et désormais s'appela Antoine. Cette façon d'annoncer sa cano- pisation future caractérise aë- sez hien saint Antoine de Pa- doue. 1l n’a ni timidité, ni au- dace, ni présomption, n1 em- barras. 1l sait qu'il sera cauo- nisé ;il le dit comme :ïl le] pense et la chose arrive comme il le dit. Le désir du martyre le pous- sait vers le pays des Sarrasins, mais, sa destinée n’était pas là; ‘il tomba malade en route, re- vint en Portugal, visita Saint Fravçois, étudia la théologie et commença la prédication. Il ne faut pas que ce mot nous trompe. La prédication d'alors, la prédication religieu- s: était un évènement. On par- le beaucoup, en ce siècle, de la puissance extraerdinaire de la parole, comme si sa puissance vaissait d'hier. Mais, autrefois, la parole retentissait ans les âines et dans les foules à une bien autre profondeur. Quand saint Antoine prêchait, tous les | ment: alors 1l s'arrête et penche la tête. À l’houre même on le | voit, à son couvent, chanient le |graduel parmi ses frères. | Un jour, Antoine rencontre, | dans la rue, un homme fort dé- |bauché. Antoine se découvre et fait une génuflexion; quelques jours après, il le salue de la même façon, queiques jours a- près, nonvelle rencontre, nou- veau prosternement. Antoine ne pouvait pas rencontrer ce débauché sans lui témoigner des respects extraordinaires. Le débauché, croyant à une mo- querie, entra en fureur. La per- |sévérance de ce respect exagéré l'irritait au dernier point; enfin lil l'apostropha “Si vous vous mettez encore à genoux devant moi, Je vous passe mon épée, Ini dit-il, à travers le corps.” Glorieux martyr de Jésus | Christ, répondit saint Antoine, souvenez-vous de moi lorsque vous serez dans les tourments. Le débauché éclatta de rire. Mais quelques années après, une circonstance particulière l’appela en Palestine; il se con- vertit avec éclat, prêcha les Sar- rasins, fut tourmenté par eux pendant trois jours et mourut à la fin du troisiéme. 11 se souvint de saint-Antoine cet homme qui vient de mou- rir, je vais vous dire ce que vous trouverez au milieu des monceaux d'or et d'argent: vous trouverez son cœur.” (a continuer) PENSEES Constater une erreur, c'est découvrir une vérité. Le monde accorde. plus vo- lontiers, «ou estime à l'intrigue qu'au mérite. Tous les hommes ne peuvent être grands, mais tout peuvent être bons. Dans l'esprit de Â’ambiticux, le succès couvre la honte des moyens. 1l ne faut pas que la bonté se montre, mais …il faut qu'elle se laisse voir. Plus oa est grand, plus on ignore l'art et l'affection de paraitre. L'âme n’a point de secret que la comdnite ne 1évéle. Tl ne fant pas que Jes amis notveaux vous fassent nègliger les anciens. | La sage se demande la cause de ses tautes; l'insensé Ja de- mande aux autres. Celui qui ne sait rien se croit parfois habile, parce qu'il ne sait pas qu'il ne sait rien. Une sagesse prudente et ré- glée entreprend les choses difi- ciles et ne tente pas les impos- sibles La vanité est si ancrée dans le cœur de l’homme qu'un gou- jat se vanteet veut avoir ses admirateurs ! En piaignant les autres, nous nous consolens nous-mêmes ; en soulageant leurs malheurs, nous sentons moins jies nô- tres. Les réflexions, les connaisan- ces, la philosophie, et plus en- core la voix d’une conscience pure, rendent courageux dans le malheur. Les anciens ont frayé le che- min que nous suivons, et nous allons frayer celui que sui- vront ceux qui viendront après nous Ceci nous moutre les de- voirs que nousavons a rem- plir. DE LA GLACE! Un de nos confrères rapporte le voyage de noces de deux A- méricains qui, en valsant, se plurent et se le dirent, puis se marièrent une heure après: Les nouveau mariés avaient décidé de se rendre de New- York a San-Francisco. On ni- gnore plus en France, que le chemin de fer ne peut franchir la distance qui sépare les deux jours et de trois nuits. Or, la chaleur était accablan- te. Aussi vingt-quatre heures après le départ du train, le maitre de l'hôtel vint annoncer aux voyageurs que la provision de glace était épuisée La vierge yankee attendait cette minute-là très certaine- ment pour éprouver ie besoin de se désaltérer; car aussitôt travaux étaient momentané-|au dernier moment, suivant |elle exprima impérieusement à ment suspendus, comme aux l'étonnante recommandation | son mari son désir de boire jours de fêtes. Les juges, les a-|qu'il avait reçue, et vérifia la frais. - + du É e à e . 2 1 : vocats, les négociants, quit-| prédiction dont ii s'était tant} Tous, plus ou moins souvent, taient leurs afiaires et couralent là où il était. Les habitants des villes se mêlaient à ceux des campagnes. On se levait la nuit pour arriver de grand matin et prendre pace près de l'ora- teur. Les dames venaient à Ja lueur des torches. L'admira- tion et la conversion étaient €-| bruyantes. clatantes, ardentes, On iibérait les débiteurs, on ouvrait les prisons; les enne- mis s’embrassaient. On se pres- sait autour du saint pour tou- cher son vêtement, |moqué. d'assez rare dans | saints. | Un homme riche avait im-| |mensement augmenté sa for-| tuno par l'usure. Sa famille | pria saint Antoine de pronon- cer l’oraison funèbre Ga mort “Je veux bien” dit le saint, et| il prononça un sermou sur ce! mot de l'Evangile: “Là où est | ton trésor, là est ton cœur.” Puis, le sermon fini, adres- nous avons connu l'horreur de | Mais voici quelque chose la vie des! cette situation ; ne pouvoir ex- aucer, les uns après les autres, tous les souhaits de la femme aimée. Mais les Américains ne con- naissent pas d'obstacles. Le nôtre commanda tout de suite : —Maitre d'hôtel, de la glace! Nuillement étonné et très! calme, l'homme répliqua: —Je viens d'annoncer tout à l'heure que nous n'en avions un morceau de glace! —Monsieur, je vous assure... Un poing fermé s'abbatit sur la table: —Un morceau de glac: im- médiatement! Je vous le paieraï un Coilar. —Si monsieur l'exige. —Cinq minutes après, le garçon apportait un soda dans lequel baignait un seul petit quartier. de glace d'une limpidité par- faite: —-Cette fois, il n'y en a plus, monsieur. Sans répondre, le gentleman se retourna vers sa femme et, presque aimable, lui dit: —Ne craignez rien; ce garçon en aura teujonrs pour vous. De fait, lorsque, le soir même il redemanda: — Maitre d'hôtel, de la glace? Et ajoutant tout de suite, la main à la poche de son gilet: —Un morceau: deux dollars! 11 n'entendit aucune objec- tion. .…..dJ'ignore le prix auquel ce mari prodigue ex arriva à payer le verre de boisson frai- che, mais jesuppose qu'il dut abuser de la complaisance du garçon puisque Je malheureux | fut obligé de lui dire avant la fin du voyage: —Je vous en supplie, mon- sieur, ne m'offrez plus d'argent, je serais forcé d'aller vous cher- cher encore de la glace. Et ce- pendant, je ne puis vous don- ner toute celle qui est daus le cercueil de mon pauvre oncle. LES PROGRES DE L’E- LECTRICITE Parmi les dernières inno- vations de la science intro- duites en Allemagne, il faut mentionner le nouveau che- min de fer électrique à sus- pension qui est en Coustruc- tion centre Leipsig ct Hall. Le système est une récente invention de Eugène Langen, de Colegne. Ce qui en fait le ‘achet distinctif, c'est la sus- pension des véitures, Le seu] endroit où cette nou- veauté a été mise a l'épreuve c'est une ligne spéciale en.re Cologne et Deutz, et l'expé- rience a éte jugée éminem- ment satisfaisante. On comte réduire le parcours de Leipsig à Hali, distance de 22 milles, de 35 minutes, vitesse présen- te, à 15 ou 20 minutes. L'autorité municipale de Berlin attend avec anxiété la mis en opération de ce servi ce; car, si teut ce qu'on en attend $e réalise, c’est l‘inten- tien des Berlinois de cons- truire plusieurs électriques suspendus pour le service in- tramural SAIGNEMENT DU NEZ. Voici le meilleur moyen d'arrêter ces hémorragies na- sales. I! suffit teut bonnement de faire mouvoir vigoureusement les macoires cemme en ma- chant de la gomme: si c'est un enfant, donnez lui un morceau de papier à ma- cher vivement. C'est ie meuvement de la machoire qui ariête l’écoule- ment du nez. Ce remède est si simple qu’on serait tenté d’en rire; mais, asstre-t-0n, il n'a jamais manqué de faire effet, même daus les cas les plus graves. COMME ON BOIL EN ANGLE- TERRE Je Standard, de Londres, pub ie les chiffres suivants touchant à consom mation des boissons en Ansle erre: A Loudres, 750,000 adu tes consom- ment par aunée 70,955,604 galions de bière, 11 205,627 galions de spiritueux et 30 040 tonneaux de vin, Cela fait pour chaqu: individu une consomma tion moyenne de 97 gallons de bière et de 14 gailons de spirituex, Durant les 30 dernières années, la consommation âgnuelle moyenne de chaque habitant du royaute britanni que à été de 28,4 gallons de biè:e ef de 1.45 gal ons de spirituenxet de vin Pas mal, pour les gens les plus vir isant la parole aux parents du pas. Mousieur n'a peut-être |tueux du monde. ——000X0X002 —— Le matin d'aller en ville pour y acheter des marchandises, il est assez probable que vous rassemblerez ia famille la veste, et que vous passerez en revue les différents magasins et leurs prix, tout en prenant compte des marchand ses que vous pe tendez acheter. 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