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Oni. Quant à ma dis crétion, vous pouvez y compter, mon eher docteur. M. Fromentin rentra. On par la d'antre chose. 1lest temps d'apprendre av iectenr quel ji°n unissait Jean Malivorne à cette elle jeune fille qui ne nominuit Adrienne. Huit années avant Jes faits que nous rolatons, monrail à Auxerre, des suites d'un avci dent, un industriel qui avait mois je serai guéri, et c'est amaseé dans le commerce des vins uae fortnno assez impor- tante. 1l était venf et se mait l'hilippe D:bray. On eéva- laait sa richesse à trois cent mille fran:s environ, mais cet avoir était en cngage dans son indastrie, et la liqui dation de son commerce présen tait des diflicultés nembreuses. Philippe Debray était le père d'Adrienne, alors âgée de dix ans. Lorsqu'ou ouvrit son festa ment, on apprit qu’il avait insti. tué pour tateur à sa fille Jean Malicorne, faisant le eommerce des fatailles à Château Ber- nard, à charge par celuici de placer l'enfant dans une maison d éducation désignée par le dé- cédé et de l'y laisser jusqu’à l'âge de dix huit ans accomplis. Arvisé de cette mission par le juge de paix, Jean Malicorne n’en dit pas un inot à persoune, pas même à sa femme; il se partie erre, plaça Adrienne dans le pensionnat désigné, et s occupa, avec l'aptitude toute particu- lière qu'il possédait, de la réa. Philippe Debray. Nous devons dir: qu'il y apporta cette finesse, cette 1ouerie, ce soin m'ticu- leux de l’avare qui le caracteri- sait :u suprême degré. Le père d’Adrienne ne Jais- sait aucun proche parent, et Le conseil de famiile, compesé de voisins et d'amis, nomma pour lui dit elle, Eh bien, vons vous | nom- rendit immédiatement à Aux-| lisation de la fortune laissée par | DE VILLAGE — — X ——— X1 [suite.] subrogé tuteur de l'enfant la greflier du tribunal, qui s'en rapporta complètement à Mali corne de la gestion des bivns de sa pupille. Le motif qui avait déterminé Phiippe Debray à confier la tn: tsÎle de sa fille à Maiivcorne était eelui ci:i: avait recennu chez le # ar hand de fatailles, riche déjà à @etts époque, une entente très grande des affaires, une vo- ivuté tenace, beaueoap d'ardeur au travail, une économie qui, au fond, n'était que de l’ararice de guisée, la connaissance parfaite de tous ceux qui, de près ou de loin, tenaien', dans le départe- m'ut d s’Yenne an des vins et commerce a celui de ja tonmel- ierl’, parmi lésquels se t'onvait a majorité de ses débiteurs. 1] savait q0e Malicorne était ha. bile, fin, rasé, et ces coaditions i avalent para les plus propres Ja fille et à une bonne gestion de cette forthne. Jean Malicorne n'avait point faiilià ce nardât, pnisque, de son propre aveu, Adrienne pos. sédait an cap'tal qui s’elevait à à quatre cont mille francs. Pendant los hnit années de sou séjour au courent, la jeune fille n'en était pas sortie une senlo Malirorne lui dait visite tons payvait sa pension, lu à fois. ren- les trois mois, Jui portait quelques colifith-ts, mais s'était bien gardé de lui faire la moin- dre confidence au sujet d'une fortune qu'il gérait comme «i “Île eût été la sienne ; il espé- rait, du reste, que cette fortune ne sortirait jamaïs de £a maison. Le silence qu'il avait gardé était nne preuve que, dès le pre mier jour, 1l avait conçu cette espérance, qui ne pouvais guère se réaliser qu'à la condition d'ure diserétion absolue, tant à l''gxrd de sa pupille qu'à l'é- gard d: sa femme, de son fils et | de ses smis, dont il redoutait | les barvardages, 1] espéra't jouer, ‘aux yeux d'Adrienne, ie rôle de ibieufaiteur, de providence, de second père, et l'amo:r ainsi à épous-r Prosper, sinon par a- mour—dans le cas ou celui ei serait inhabile à frire naitre ce sentiment—du moins par recon- naissance. 1l espérait aussi ne rendre ses comptes de tutelle qu'apres le mariage, c'est-a dire a Prosper, et de laisser ignorer à Adrienne, toute sa vie, l'exis- teuce de la fortune qui lui ap- partenait. Pour arriver à ces résultats, il avait font d'abord compté sar le prestige que la profession de son fils devait exercer sur une jeunc imagination Au village, (là cüilu'y a que des cultiva- teurs «t queiques petits commer- (çants, il était évident qu’un mé- décin, c'est-à-dire l'homme qui tient dans sa main l'existence de toute une population, eccu- |pait la première place, et que ‘nul autre ne pouvait Jui être icomparé Cette snpériorité, qu'il je promettait bien de faire | (suite à la 8me Page) ant omega nage spa pe _No8. re —_ TIGNISH DRUG STORE NEW DRUGS NEW GOODS | We receive every week a fresh supply of the purest drugs that can be obtained in Canada. , We are hadquarters for good goods. Come in and ascertain this fact. Ali aiciares o{ hocses skillfully treated at moderate charges | À fine assortmenut of Spectacles. Prizes from 50 cents np. Pres:riptions careta!ly compounded at all hours. | ‘ER À clerk sleeps in the D:ug Store. 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