n, 4 Et 1&5 ïndieas "bohémiens" d'autrefGisî Quel cauchemar pouï l’enfant timide Que j’êtaigî Je trauvais qu’il faîîait de la bravaure (î) pour admgttrê à table et à coucher ces nomaäes dont on ne camprenait même pas le langage. Fait certain, au dire d‘un témoin, c'est que ces visiteurs partaient toujours le coeur réchauffé et les paniers pleinst Une forme plus commune fit très spéciale de pénitence à laqueîle a dû goûter souvent mon père, c'esî bien la ÏÆËËÊÊËË effective. Vivre de privations pour soi et les siens: devoir reftäer telle satisfaction bien légitime â sa famille faute d'argent,se privar äe vêtaments'ou de mecs qui ne seraient pas un luxe, maïs qui coâtent trüp cher, ou encore et sur* tout, ne pas pouvoir se permattre la joie de àonnær de peïits cadeaux au gré des événements familiaux, aîors que îa tenâreæse du coeur les réclame et les justifie: voilà de quoi exercer 1a vertu chrétienne de pauvreté pour celui qui accepte de bon ccaur 1&5 conèîïïnns d‘une telle existence "voulue par Dieu". C‘est dans l'acceptation profonde fie son sort qae ÿaæa trouvait la sérénité. Il n'était p33 c aînïss inutiles; il savait avec humour faire voir le 032g: au lieu d‘envîar les citadins qùi se promènent_en auëgmnbiîa, L‘hiver, î} acceptait ses bons chevaux qui "se rendàîent au.baut du chemin", aîoïs que 1&3 autos s'en11« saient dans la boue ou reäïaîeut pïifiüä àana 2&5 bancs fie neige. Je pense aussi que mon père prêfèraît sa liberté fie payüâfl aux congés réguliers et aux fins de semaines des citadïng. Papa s‘eätîmait hauteux d'êtïe ce qu'il était et de vivre là où la Pravîdence l'avaià mis: non par mëprîa des facilités de la vie, mais Païcü' que Ben regard de vtai chrétien savait l'en détacher. On se souvient qu'autrefois, les ÿarents mains fortunés payaient les pensiôns des étudiants avec des denrées alimentaires: tant de poches de patates, ou'de bîë, au je ne sais quoi, était le contrat convenu avec le Couvent au le Collège. Ceîa rêglait très bien îes camptes de l’économat... Mais quand la demoiselîe pensionnaire réclamait un chapeau ou une robe neuve?.g.. Chezunous, heureusement, il ' avait toujours, au grenier une quantité "de hardes" reçues de la parenté äeg Étatsvünia. ïî n'y avait qae l'embar- ras du cnoix... Hélas! ce n'êtâît pas ïoujours au goût de lîintëressêe, au dire de quelquesvunâs.... Mon père devait gnuffrîï de priver ainsi ses enfants du_nêcessàire, shràout_de l‘agréable; avec soumission, îî acceptait le réel de son existence, et ne se permettait pas pour autant àe murmurer contra la bonne Providence. ‘ Après de longues années de ce régime plutôt austère, Paÿa'a vu e «nfïn ud ceïtaîne aiaance entrer dans son foyer. Les enfants ont grandi et 193 emplois ne manquent pas; petit ä petit le budget familial s‘enrichit de salaires généreusement yarâagêso c’est ainsi que je fis, à mes dépens, ana expérience plutôt cumiquü, âans ma tendre enfance. Un beau matin de Noëî, une étincelle ée bonheur inaccoutümêe brillait dans les yeux de mon père, et la porte du salon était fermée ä cîef... Mystère... Gn me_ disait qu‘il y avait une "chêvræ” emprisonnée là. Bien sûr, je n'y crayais gaëre, mais.‘. je m'attendais à une formidable surprise. Devinez doncîe..