VERRE EME MnBNE EE APS Me RE ST SM SON a A F5 RER UE cond PANNE E mate vent 5 RE a 5 LETTRE PASTORALE De NN SS. les archevêques et evêques de Québec, Mont- real, et Ottawa sur la question des éco- les de Manitoba Nous, par la Grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Ar- cherêques et Evêques des provinces eclésiastiques de Québec, de Moutréal et d'Ot- tawa. Au clergé séculier et régulier et à tous les fidèles de nos dio- cèses respectifs, salut et béné- diction en Notre Seigueur. Nos Très chers Frères, Appeiés de par la volonté même de notre divin Sauveur au gouvernement spirituel des Eglises particuliéres confiées à leurs soins, les Evêques suc- cesseurs des Apotres, n'ont pas seulement la mission d'ensei- gner en tout temps la vérité catholique et d’en iuculquer les privcipes salutaires dans Jes âmes, ils ont encore, en cer. taives circonstances critiques et périlleuses, le droit et le devoir d'élever la voix, soit ponr pré- munir les fidèles contre les dangers qui menacent leur foi, soit pour les diriger, les stimu- ler ou les soutenir dans la juste revendication Ge droits impres criptibles manifestement mécon nus et violés. Vous connaissex tous NTCF la position très pénible faite à nos eoreligionnaires du Mani- toba par les lois iujustes qui les privèrent, il y a déjà six ans, du système d'écoles séparées dont ils avrient joui jusque-là en vertu même de la Constitution du pays, sys‘ème d'écoles si im- portant, si nécessaire, dans une contrée mixte, à la saine édu- cation et à la formation des en- fants d’après les principes de cette foi catholique qui est ici- bas notre plus grand bien et notre plus précieux héritage. Nous n’avions, certes, pas be- soin N.T.CF., des décisions des tribunaux civils pour con- naître toute l'iniquité de ces lois Manitobaines, attentatoires à la liberté et à la justice, mais il a plu à la Divine Providence, en sa sagesse et en sa bonié, de ménager aux catholiques l'ap- pui légal d’une autorité souve- raine et irrécusable, en faisant reconnaitre par le plus haut tribural de l'Empire la légiti- mité le leurs griefs et la léga- jité d’une mesure fédérale re- paratrice. En présence de ces faits l’E- piscopat cauadien, soucieux, a- vant toutes choses, des intérêts de la religion et du bien des âmes, ne pouvait se Cissimuler la gravité du devoir qui s'im- posait à sa sollicitude pastorale et qui lobligeait à réclamer justice, comme il l’a fait. Car, si les Evêques, dont j’au torité relève de Dieu lui-même, sont les juges naturels des ques tions qui intéressent la foi chr&- tienne, la religion et la moraie, s'ils sont les chefs reconnus d’- une société parfaite, souveraine | supérieure, par sa natnre et par sa fin, à la société civile, il leur! mensonge, la calomnie, la vio- appartient, lorsque les eircons tances l'exigent, non pas seule- ment d'exprimer vaguemeat leurs vues et leurs désirs en toute matière religieuse, mais encore de désigner aux fidèles ou d'approuver les moyens con- vepables pour arriver à la fin spirituelle qu'ils se nroposent d'atteindre. Cette doctrine est bien celle du grand Pape Léon Xi11 dans son Encyelique 1m- mtileDei: Tout ce qui, dans ie choses humaines, est sacré à un ur titre quelconque. tout ce qui tonche au salut des âmes et au euite de Dieu, soit par sa na- {ure, soit pur rapport à sou but tont cela est du ressort de l’au- torité de l'elise.” Nous tenions, N. T. C. F,, à rappeler brièvement ses prin-| cipes inhérents à la constitution rene 0e pe —— rares otérrntnet entre ( s'ntiels de l'autorité religieuse, pour justifier l'attitude prise par les membres de la hiérar- chie catholique dans la pré- scute question scolaire, et pour mieux faire comprendre l’obli- gation où sont les fidèles de suivre les directions épisco- pales. S'il y a, en effet, des circons- tances où ies catholiques doi- L'IMPARTIAL LEE DR ER RS RER ER mime de l'Eglise, ses droits es- unions d'un ami votre esprit ; consultez, quand il le faudra, avant de voter, les personnes que leur instruction, leur rang, leurs rapports s0o- ciaux mettent en état de inieux connaitre les questions qui s'a' gitent et de mieux apprécier la valeur reiative des candidats qui briguent vos suffrages, Ce sont là, N.C.T. F, des principes généraux de sagesse vent manifester ouvertement et tout le dévouement auxquels elie a droit, c'est bien lorsque, comme daus la crise actuelle, les plus hauts intérêts de la foi et de la justice sont en cause et réclament de tous les hommes de bien, sous la direction de leurs chefs, un concours eff- cace. Nous avions espéré, N.T.C F que la dernière session du par- lement fédéral mettrait un ter- me aux difficultés scolaires qui divisent si profondément les es- prits ; nous avons été trompés dans ces es pérances. L'histoire jugera elle-même les causes qui ont retardéia solution at- tendue depuis si longtemps. Quant à nous, qui n’avonsen vue que le triomphe des éter- nels principes de religion et de justice confiés à notro garde, nous qu'aucun échec ne pourra jamais désespérer ni détourner de l’accomplissement de cette mission divine, qui fut celle des Apôtres, eux-mêmes, nons sen- tons en présence de la lutte é- lectorale qui s'engage, qu'un impéii:ux devoir nous incombe: ce devoir, c'est d'indiquer à tous les fidèles soumis à notr_ juridiction et dent nous avons à diriger lies consciences Ja seule ligne de conduite à sui- vre dans le- présenteselections- Devrrons-nous tout d'abord vous rappeler. N T. C.F., com- bien le droit ue vous acccrde la constitution de désigner par vos suffrages les dépositaire: du pou voir public est noble et important ? Tout citoyen digne ce nom, tout canadien qui aime sa patrie, qui la veut grande paisible, prospère, doit s’inté resser à son gouvernement. Or, envers l'Eglise tout le respect | le gouzernement de notre! pays, de ce peuple jeune en-! core mais capable d'occuper une place distiuguée parmi les autre nations. sera ce que vous l'aurez ‘fait vous-mêémes par votre choix et votre vote. C'est di:e N.T C. F, qu'en règle générale et sauf de rares| exceptions, c'est un devoir de conscience pour tout cito yen de voter ; devoir d'autant plus grave et d'autant plus pressant que les questions dé- battues sont plus importantes et peuvent avoir sur vos desti- inées ane influence plns déci- |sive. C’est dire encore que votre ivote doit être sage, éclairé, 'honvête, digne d'hommes ïin- telligents et de chrétiens. Evi- itez done, N.T. C. !., les excès si déplorables contre lesquels, bien d's fois déjà, nous avons dû vous mettre en garde, le iparjure, J'intemp‘ranse, le lence, cet esprit de parti qui fausse le jngement et produit dans l'intelligence une isorte d’aveuglement volontaire et o‘bstiné. N'échangez pas votre vote pour quelques pièces d’une ville mouuaie ; ce vote est un devoir et le devoir ne se vend pas. | Accordez votre suffrage non au |prémier venu, meis à celui qu'en couscience et sous le re- gard de Dieu vous jugerez le plus apte par les qualités de son esprit, la fermeté de +on caractère, l'excellence de ses | principes et de sa conduite, à remplir le noble ministère de l‘gislateur. Et pour que ce ju- igement toit plus eclairé et plus sûr, ne craignez pas de sortir au cadre restreint où les | dires d'un jeurnal et les opi- et de prudence chrétiennes qui s'appliquent à tous les temps et à toutes les élections aux- quelles les lois Gu pays vous permettent de prendre part. Mais, dans les circonstances cù nous nous trouvons à l'heure actuelle, le devoir des électeurs du Canada, notam- ment des électeurs catholiques, revêt un caractère spècial d’im portance et de gravité sur le- quel nous sommes désireux d'appeler plus particulièrement votre attent:on. Une injustice grave a été commise envers la minorité cathoïique. Au Manitoba ; on lui a enleyé ses écoles sépa- rées, ct l'on reut que les pa- rents envoient leurs enfants à des écoles que leur conscience réprouve. Le conseil Privé d'Angleterre a reconnu le bien- fondé des réclamations des ca- tholiques. la légitimité de leurs griefs et le droit d'intervention d-s autorités fédérales pour que justice soit rendue aux op- primés. Il s'agit d. ne présente- ment pour les catholiques, de concert en cela avec jies protes- tants bien pensants de notre pays, d’uuir leurs forces et leurs suffrages de façon à assu- rer la victoire définitive de la liberté religieuse et le triom- phe de droits qui sont garantis par la constitution. Le moyen d'atteindre ce but, c'est de n'é- lire à la charge de représen- tauts du peuple que des hoin- mes sincèrement résolus à fa- voriser de toute leur inffuence et à appuyer en Chambre une mesure pouvant porter un re- mède eflicace ax maux dont souffre la minorité manito- baine. . En vous parlant ainsi, N. T. c. F. notre intention n’est pas de vous inf(odir à aucun des partis qui se combattent dans l'arène politique ; au contraire, nous tenons à réserver notre liberté. Mais la question des é- coles du Manitoba étant avont tout une question religieuse, intimemett liée aux plus chers intérêts de la foi catholique en ce pays, aux droits naturels des parents, comme aussi, au respect dû à la constitution du pays et à la Couronne Britanni- que, nous eroirions trahir la cause sacrée dont nous sommes et devons ètre les défenseurs, si nous n'usions de notre auto- rité pour èn assurer le succès. Remarqgvez bien N.T C.F, qu’il n’est pas permis à un ca- tholique, quel qu'il soit, jounr- nalist », électeur, candidat, dé puté, d'avoir deux lignes de conduite au point de vue reli- gieux : l'une pour la vie pri- vée, l’autre pour la vie publi- queet de fouler aux pieds, dans l'exercice de ses devoirs sociaux, les obligations que lui impose son titre de fils soumis de l'Eglise. c'est pour cela que Notre Très St-Père le Pape Lé- on X111, dans son Eucyclique Libertas præstantissima, con- damne ceux qui ‘estiment que dans tout ce qui concerne le le gouvernement de la société humaine, daus les institutions, les mœurs, les lois, les fonc- tions pubiiques, l'instruction de la jennesse on ne doit pas plus faire attention à l’eglise qui si elle n'existait pas.” Pour la même raison, il dit ailleurs (encyclique Immortale Dei) :| “Avant tout, il est nécessaire que tous les catholiques dignes 'dece nom se déterminent à se montrer les fils très dévoués de l'Eglise ; qu'ils repoussent sans hésiter iont ce qui serait imcompatihle avec tte profes- e Où ; qu'ils se servent des ins- titutions publiques, autant qu’- ils Le pourront faire en cons- cieace, au profit de la vérité et de ia justice-"” pi para J > en:haînent ! as much in à few d Just received the followineg:. ays. 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Nous avons pu, jusqu'à pré- sent, nous féliciter de l'appui sympathique d'un grand nom- bre de nos frères séparés ; ils ont compris que dans un pays de races et de religions diffé- rentes comme le nôtre, il est nécessaire, pour le bien géné- ral, d'user de cette la:geur de de vues qui sait respecter la liberté de conscience et tous les droits acquis. Nous osons faire un nouvel appel à leur esprit de justice et à Jeur pa: triotisme pour que joignant leur iufluence à celle des ca-: tholiques, 1ls aident de tous leur pouvoir à obtenir enfin le redressement des griefs dent se plaint à si juste titre une par- tie de nos coréligionna:res. Ce que nous voulons, c’est le triomphe du droit ét de la jus- tice ; c’est le rétablissement des droits et privilèges de ia mino- rité catholique romaine en ma- tière d'éducation, à nos frères du Manitoba ; de manière à mettre les cathoiiques de cette province à l'abri de toute atta- juste ou arbitraire. Nous comptons pour cela, N. T. c. N., sur votre esprit de foi, | sur votre obéissance. Nous a- vons la ferme confiance que, soumis d'esprit et de cœur aux enseignements de vos premiers pasteurs, vous saurez, s'il le faut, pracer au-dessus de vos préférences et de vos opinions personnelles, les intérêts d’une cause qui prime toutes les au- tree, de la cause de Ja justice de l’orde, de l'harmonie dans les différentes classes qui com- posent la grande famille cana- dienne. Sera la présente Lettre Pas- torale lue et publiée au prône de toutes les églises paroissia- es et autres où se fait l'office publie, le premier dimanche après sa réception et le diman- che qui prévèdera la votation. Fait et signé, à Mecntréal, le six mai, mil huit cent quatre- vingt-selze. + Epouarp CHs., archevêque de Montréal. +J. THouss, d'Ottwa. + * N. arch :vêque de Cyrène admin. de Qubec. + L F, Evêque des Trois-Ri-! vières, tL.N,érêque de ‘t-Hya- cinthe. archevêque N. Zphirin évégne de Cy | Valleyfield. que et de toute législation in- Tignish, P. E. L. ‘que thère, Vic. apost. de Pontiac. Elphège, évêque de Nicolet. André Albert, évêque d> St- Germain de Rimouski MicHEez THOMAs, évêque de Chicoutimi. Joseph Médard, évêque de Paul, évêque de fherbrooee. Max , évêque de Druzipara, coadjuteur de l’'Ev. de St Hya- (cinthe Par ordre de nos Seigneurs, ALFRED ÂARCHAMBAULT, Chan. chancelier. FOR SALE 1 Zowe Hand Press, size 11x15 1 Tnff’s Hand Press 7 cels. 1 Pair News chases 8 col steel. 1 Miller & Richard Per- forator 11 inches. 1 Golding official Job Press 8kx124. 100 Ibs old style Loug Pri- mer. The above material can be seen at the Impartial of. tice and will be sold chesp to make roum for new irmporta- tions. We are geing to en- large our printing office, ma- king it one of the best on the Island. 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