nt modem. . + 4 PAST DANSE ° DD vu TN DS ge 6 a ne 3 SR ARR mr r EME RSS Se TC dome eee sans eus ST DCE EU Te tee RD CHER MAL RUN ve Put 4 D hope Jus. RNs sonore ur om RC D …. à mx CE nd aa L ES gr 0 RE RTE Éd ccnanpge cer que & mea sr danse PE CRE PURE") SERRE nn RÉ SE Gr um, + UN TOUCHANT MODELE D’UNE MERE CHRETIENNE \ } De toutes les croyances naives | dont s’entoure notre berceau. il n'enest point de plus conso- lantes que celles qui s'attachent | à la présence d’un Ange, chargé | par Dieu de rendre facile la voie que xous devons parcourir.) C'est en son nom qu'on neus promet de belles roses, des fruits | nous le montre vêtu d’une chla- mide blanche comme le lis dont son front se couronne ; à la main il tient un livre dans iequel nos œuvres sont enrégistrées. Je me souviens qu'étant tout enfant, je vis sur le prie-Dieu de ma mère, en face de son chrst d’'ivone, un album relié de ve- lours, et si doré et si biau que, n’osant le toucher, je le regar- dais ave: un superstitieux res- pect, me demandant quelles pa- ro'es magiques il pouvait conte- | savoureux, des joies infinies. On —L'ange l'avait écrit, ma fille mais en relisant ces lignes qui lui caunsaient un bonheur ineffable, il versa des larmes di- vines qui effacèrent à jamais le le souvenir de cette faute légè- re. Les années s’écoulèrent et je compris que l'ange gardien se manifestait à nous par des con- seils intérieurs, des mouvements de compassion et de tendresse, des aspirations vers le ciel où il veut nous conduire. Je l’aimai sous la forme visible qu'il prend auprès des enfants, sous les traits d’une mère adorée. Je la consultai sans cesse, elle tn’ap- prit ce qu’il faut croire, espérer, aimer, c’est-à-dire, les trois le- çens apportées aux hommes par Jésus-Christ.y DEYRAIT TOUJOURS ETRE SOUS LA HAT. inKiler nir. Ma mère entra. Je hasardai une question sur le volume. —C'est le mémorial de von ange gardien, me répondit-elle ; bonnes ou mauvaises, il inscrit | toutes tes actions. Elle disait vrai ; une mère est toujours l'ange gardien de notre vie son bras est noire bouclier et son cœur notre refuge. La mienne écrivait chaque jour l'histoire du foyer domesti- que arec ses joles sereines, ses chagrins passagers, ses bonheurs intimes, et mon nom s’y trouvait souvent. A l'angle de la rue que nous habitions, près de la vieille é- glise à flèche dentelée, vivait, sous la pluie et le soleil, la neige et le brouillard, un pauvre aveugle dont l’amiet le guide était un chien uommé Fido. 1n- teiligent, doux et empressé, le bon animal sollicitait du regard l'aumône des passants et tendait la sébille. Aveugie et chien étaient mes favoris ; à l’un je donnais mon épargne, à l’autre une caresse et mon dessert ; aussi, du plus loin qu’il m'’apercevait Fido, faisait entendre un grognement joyeux et semblait annoncer à son maitre la présence d’un ami. Un jour en passant devant mes protégés, je cherche vainement ma bourse. Rien et le pauvre aveugle n'avait pas déjeuné. J'aurais vendu pour une pièce d'argent mes prix de l’année précédente. J'eus une inspiration et prenant une épingle d'opale, jolie bijou auquel je tenais fort je la mis dans le chapeau de l'aveugle en lui disani : —Veadez-.a. 11 la porta chez ma mére, qui pleurait en l’ecoutant. Te rentrai le soir plus gai que de coutume mon petit sacrifice m'avait porté bonheur : j'avais | obtena des croix, des récompen ses ; on me fêta, on m'embrassa, mon père remplit ma cassette, et seulement alors ma mère fei- gnit de s’apercevoïir de la perte de mon épingle. —Je l'ai perdue, rougissant. C'était mon premier menson- ge. Je réparerai facilement ce malheur, me répondit-elle. Deux jours après, entrant dans ma Chambre, je vis le livre de l'ange gardien qui m'avait si fort iutrigué. Je m’agenouille, je lis…....je lis le récit de mon aumône ; des larmes de joie et de naïf orgueil mouillèrent mes yeux, Ma mère s’approcha ; à mon attitude, à mon trouble, elle comprit ce que j'éprouvais, et, me pressant sur son cœur, elle repassa avec moi la page bé- nie. | — L'ange a oublié de mattre que j'avais menti, murmurai-je; | lorsque tu m'as demandé ce que, j'avais fait de mon épingle, j'ai répondu qu'elle était perdue. | dis-je en | IL N'Y APAS DE SOUFFRANCE N£ DE DOULEUR, INTERNE OU EXTÆRNE, QUI NE SOIT SOU- LAGÉE PAR LE PAIN-KILLER, F4 Gare aux contrefaçons et aux imita- | tions, La bouteille véritable porte le | nom | PERRY DAVIS & SON. |. Cambrioleur arrete | par un singe | Les journaux de Paris racon- tent le fait divers suivant qui a, da moins, le mérite de ja vrai- semblance : invraisemblable et pourtant absolument vrai. M. de V.…., lieutenant de vaisseau, avait ra- mené de Bornéo un Chimpazé de forte taille et tellement sau- vage que son maitre seul pou- | vait sans danger l'approcher. |, _ Zoulou, tel est son nom, n’a- vait depuis un an qu'il habitait | Paris, adopté aucune des habi- itudes des pays civilisés. Avant. hier, M. d: V...lui donna cepen- dant quelque liberté dans une | chambre dont ii ferma soigneu- sement les volets et dont il avait enlevé tous les objets fragiles, | puis il sortit. | Vers minuit, des cris terribles réveillaient les locataires de la |maison habitée par M. de V..., au Petit-Montrouge. On accou rut et on se trouva en présence d’un étrange spectacle. Un in- connu, nn voleur sans doute. L’o- | rang-outang qui lui avait santé jau cou et après lui avoir enlevé une partie de ia joue essayait de | l'étrangler. : La victime, -n cambrioleur |de profession, nommé Banger, surnommé le Dévorant, sachant | l’absence du locataire, avait es- sayé de s'introduire dans l’ap- partement. Une affreuse surpri- se l’attenduit. À peine avait-il [fracturé la porte, que Zonlou |s'élançait sur lui et le déchirait sans pitié, tout cela au milieu | de robsvurité. Le commissaire de police du quaitier et le iocataire ont main- Itenu en état l’arrestat'on le {malheureux cambrioleur après (l'avoir délivré, non sans peine, | des griffes du chimpanzé, qui d'ailleur n'a lâché prise qu’a- |près de longs efforts et non sans | danger pour les témoins de cette étrange scène. |. Le Dévorant a été envoyé à l'infirmerie du Dépôt ouil est soigné, mais son visage est rava- gé et on craint qu’il ne perde la raison, tant la cammotion qu'il a épreuvée dans cette lutte im | prévue est terrible. | 1f you’re crazed with head- ache send for Milburn's Sterling Headache powders, stop it in a minute. 10c. and 25c., at all deauers. . Campbell Hotel WATER ST. SUMMERSIDE, P. E. I. First class Tab'e, Careful Attention J. R NOONAN, PROP Guests and Baggage conveyed to and from trains and steamers free of charge, Le franc-macon con- verti par St Antoine Comme suite a un article antérieur sur la manière dont s’y prennent cer- tains curés pour réveiller la foi de leur ouailles, et comme exemple a imiter dans les cas désespérés, nous sommes heureux de citer le trait que nous ra- contait naguère M. labbéJ., le zélé cu- ré d’une paroisse rurale du Var. Il s’a- git d'une conversion merveilleuse qu'é- tant vicaire au faubourg des Maisons- Neuves, a Toulon, il obtint de saint Antoine. «J'ai toujours eu l'habitude, me di- sait-il, d'aller régulièrement prendre des nouvelles des malades, même uand je les savais les plus éloignés de Dieu et très avancés sur le terrain anti-religieux, j'allais dire diabolique. I m'arriva, il y a quatre ans, de faire ainsi la connaissance d’un malade franc-maçon de la plus belle eau et très fier de l'être, je vous l’assure, nettement anti-clérical, «Ce malheureux se mourait d’une maladie de poitrine, et il paraissait humainement impossible que le prêtre put jamais approcher de lui. Je me fis une loi d’aller prendre chaque jour de ses nouvelles. On le lui dit, il en fut d'abord vexé, comme d’une offense a sa qualité de libre-penseur notoire ; puis l'étonnement succéda a la mau- vaise humeur, quand il vit l'intérêt que je continuais a lui porter. A la fin, il me pria de le visiter. ‘On devine si je fus heureux de ce premier résultat que la famille dési- rait ardemment, persuadée qu’une fois dans la place, le reste irait nécessaire- ment tout seul. Elle s’illusionnait un peu, je dois le dire : car a peine eus-]je approché le malade que je vis tout de suite a quelle volonté de fer je devais me buter. «M. l'abbé, me dit-il, je vous re- mercie de votre sympathie, je suis heureux de votre visite, et ne deman- de pas mieux que de vous revoir, mais qu'il soit bien entendu qu'il ne … Fe hé Gars ne Sur LS mens : . nai * PAT L'IMPARTIAL, JEUDI LE 28 JUILLET, 1898. —AÀh !s'écrie Ninie, je crois même que tu as trop joué, car tu n'as pas su tes leçons ! —AÀ toi, Marie, parle ! dit le papa. — Moi, papa je mettrai le sou dans ma tirelire et quand j'en aurai douze, j'acheterai une paire de grosses mitaines à un pauvie petit que je connais ; il a les mains couvertes d’enge- lures et lorsqu'il s'en va à :'é- cole le matin, le froid lui fait saigner les doigts. —Bien, répond alors le papa, part de sa maman, an de moi parce qu’elle a travaillé et que tout travail mérite une récom- pense. “Jacques n'aura rien du tout. parce qu'un sou douné à un pa- resseux est un sou jeté dans la rue, il peut faire du mal !ct,te- nez, si Jacques achète des billes, il apprendra encore bien moins ses leçons, Quant, à ma bHhonne n"etite Marie, je lui donne onze sous ; elle n’en aura plus qu'un à ga- gner pour acheter la paire de milaines à son cher petit enfant pauvre ! —-Tiens, Marie, dit la gentille Ninie, tiens voi un de mes sous ; vas vite acheter des mi- taines. Avec un seul sou de bon- bons je serai assez contente, et j'aime mieux que 12 retit gar- sera jamais question de religion entre nous. Si c’est dans l'espoir de me faire faire le plongeon que vous avez pris la peine de venir si souvent vous infor- mer de ma santé, vous pouvez d’a- vance y renoncer. J'entends mourir comme j'ai vécu.” ‘Vous pensez si cette fin de non re- cevoir fut capable de me décourager le moins du monde. Je n'en voulais pas avoir le démenti. Mais quoique nos entrevues, a la fin, par l’accoutu- mance, fussent devenues très cordi- ales, je continuais a n’obtenir rien de mon malade. Son obstination, restait la même et me navrait. Cependant le temps pressait, on touchait au dénouement. Un jour le docteur m'avertit que dans quelques ment cessé de vivre. Que faire ? J’a- vais invoqué tous les Saints du Para- dis, et mon pauvre ami entêté dans son erreur, ne voulait pas entendre parler de religion, menaçait de me mettre a la porte si j'insistais. J'étais désolé, quand tout a coup je pensais a saint Antoine, Il était onze heures du matin, je cours d’une traite a l'Arrière-Boutique, et je dis au Saint, textuellement : Si vous êtes fort, vous aller le faire voir. Tachez, je vous prie, de vous débrouiller avec mon malade. Ce fut toute ma prière. La-dessus, je reviens au faubourg, mais l'esprit plus calme. A 2 heures on sonne a la porte. Monsieur l'abbé, me crie-t-on, ! dépêchez-vous, c'est très pres- vite sé. C'était mon malade qui me récla- mait. Il m'accueille les larmes aux yeux, me demande pardon de sa du- reté, se confesse, réçoit la viatique, l'extrême-onction, la bénédiction apos- tolique, dans des sentiments de repen- tir, de foi et de piété admirables. Sa dernière parole fut une parole d’espé- rance et d'amour. Saint Antoine, vous voyez, s'était bien débrouillé. Ah ! il ON Or! Et l'excellent curé ajoutait : Je ne prie guère, quant a moi, saint An- toine, que pour la conversion de mes malades obstinés, et je n'ai Jamais, grace a lui, essuyé, jusqu'ici, un seul refus. À X....(il me nomma sa pa- roisse,) même un chaud partisan du chambardement général, a du a saint Antoine de mourir reconcilié et con- solé, avec tous les secours de la Reli- ion. E. J. HISTOIRE D'UN SOU Avec un sou que peut-on a- cheter ? que peut-on faire ? — Voyons, dit le papa, je don- nelai un sou à celui qui en fera un bon usage ! voilà le sou, di- tes moi chacun à votre tour comment vous coraptez le dé- penser ? — Parle la première, toi, Ni- nie, qui es la plus petite. | Papa, j'ai bien lu mon al- phabet cette szmaine, j'ai bien appris à compter Jusqu'à dix, je sais à présent le nom des jours de la semaine, enfin j'ai bien travaillé ; alors donc, comme ré- compense, j’achètcrai un sou de bombons. —Oh ! dit Jacques, tu es une vilaine gourmande ! —AÀ toi, mon petit Jacques, continue le papa. — Moi, papa, j'acheterai des billes parce que J'ai perdu tou- tes les miennes avec mes cama- rades. — heures, le malade aurait probable- | con ait vite les mains chaudes, | car il gèle ! | Si je n'avais qu'un seul sou, |je te le donnerais d'un bon cœur ; mais, puisque j'en ai deux, j'en garde un et nous |partagerons les bonbons à nous trois pour que Jacques ne soit | pas chagrin. : Jacques embrassa sa petite sœur Marie, jui donna aussi un | bon baiser et le papa les prit tous les trois dans ses bras. | —Un sou bien employé, leur dit-il, vaut mieux que dix dont on fait un mauvais usage. | Il faut qu'un sou n'arrive dans vos mains que gagné hon- nêtement et qu’il n’en sorte, croyez-moi, que pour être dé- | | pensé utilement. 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