AR NT NU eds : FA L AR ROM OA RAS A Ant 702 PMP HEAR LT APS PE 2 RANTe Rad ES 26 Es es D nee Re AR 2 2 miens vance et sortent, dans l'arène même, d’une cage voilée ; Le Dimanche a Cuba! C'est un vrai jour de fête. Tout rayonne, tout sourit: les femmes, les enfants, le ciel lui- même qui semble, ce jour-là, plus bleu que d'habitude. Ce n'est pas un jour de repos, c'est un jour de joie. Dès la veille, a- près l’Angelus, les cloches se mettent à sonner avec un éclat iuaccoutnmé. Elles annoncent la fin de la semaine de travail et l'approche du jour dominical. Le lendemain, à la première heure, elles recommencent leur bruit étourdissant et rythme. Car les cioches sont considérées comme des instruments de mu- sique là-bas, au pays du soleil. El'es ne sonnent pas, elles chan- tent. À aussi le métier de sonneur constitue-t il une véritable pro- fession. À Cuba, comme en Espagne, les cloches ne sont pas mises en branle. On sait que, à ïa suite du drame sanglant es Vêpres Siciliennes, le Pape défendit que les cloches fassent mises en branle dans tous les pays espa- gnols. cette mesure touchait ces pays, en particulier, en raison de leurs mœurs ardentes et fa- rouches. On s'accoutuma à atia- cher une corde à un anneau fixé au battant de la cloche et cha:- que fois qu'on tirait la corde, le battant trappait et produisait un son retentissant. Cette coutume existe toujours à Cuba, où les sonneurs se montrent d’une dex- térité extrême. C’est alnsi qu'ils tirent la corde de plusieurs clo- ches en même temps, s’ingé- niant à en varier les sons. 1ls produisent aiusi une sorte de bruit rythmé rappelant parfois des airs connus. Hommes et femmes vont à la L'IMPARTIAIL, JEUDI LE 9 JUIN, 1898. te et meurtrière ; “A] pico”, à coups de bec, quand le combat a lieu sans le secours d'armes accessoires. Les combats ont lieu dans des petits cirques bâtis en planches autour desquels s'élève, au rez- de-chaussée et au premier étage, un doubie rang de gradins en amphithéâtre. Ce champ cles s'appelle ‘“vaila de pallos.” Les alentours de la “valla” regor- gent d'amateurs, leur ceq sous blit ainsi, dans ce voisinage 1m- médiat du lieu officiel, des com- bats particuliers nen portés sur le programme, qui donnent lieu à d'innombra- bles paris et qui sont suivis a- vec une attention passionnée et quelque peu bruyante. Au fort de la lutte, c'est un vacarme as- sourdissant où l'on distingre à peine les cris des vendeurs, les cris des petits marchands de co- cos frais coupés, de fruits et de billets de loterie Pendant ce temps, le combat officiel, le Grand-Prix, a lien dans l'arène au sol soignese- ment foulé et couvert de sciure de bois fraiche. Les deux ceqs sont en présence, bec à bec, te- nus par leurs maîtres qui se sont mis à genoux. Le signal n’est pas encore donné. Mais la foule est déjà secouée d'une pas- sion folle. Les paris sont jetés comme des défis : —Six onces pour l'Espagnol ! Cinquante “pesos” sur l’An- glais ! Je prends le gris ! Je tiens sur le jaune ! Tout cela est crié, hurlé, par cinq cents bouches. C'est la | Bourse de Paris, avec le seleil en plus. Bref, un vacarme fou. Tout à coup, nn silence. messe. Les femmes de la société viennent à l’église en grande toilette, suivies d'un petit nègre ou d’une petite négresse portant une chaise, un tapis et le livre de messe. Le jeune nègre étend soigneusement le tapis à la place réservée à sa maitresse, pose lu chaise, présente ie livre et va s’agenouiller humblement par derrière. La messe finie, le négrillonne ramasse le tapis, re- prend ia chaise et le livre, et suit sa maîtresse, qui rentre chez elle, après avoir échangé sur son passage maints saluts et sourires. On déjeune de bonne henre, aussitôt après la messe, c’est-à- dire vers onze heures. Les repas sont uu peu plus longs, ces jours-là, que d’habitude, au grand mécontentement des hommes, tous impatients pour la plupart d’ailer voir les coqs se battre. #*% Les combats de coqs ! C'est la grande distraction, le dimanche, à Cuba.....L'Espagne à ses courses de taureaua. Cuba à ses combats de coqs. L'élevage des poulets pour la lutte cest toute une science là-bas. C'est comme | chez nous l'élevage des che. vaux. Les Cubains ont leurs poulaillers, comme nous avons nes 6caries : | — Les coqs sont lâchés ! | Qui n’a assisté à une qurelle leatre de ceqs dans un poulail- lair ? On n’a qu’un désir, c’est de les séparer. Eh bien, ce n’est rien auprès d’un combat entre deux coqs cubains entraînés, montés, excités, exaspérés pour la lutte. Aux premiers coups de bec, les plumes volont et le sang coule. Et ils frappent, de la tête et du bec, aveugiés par la rage, la douleur, n’y voyant plus et frappant toujours comme dans un rêve. Les chairs la- bourées, patelantes, ils ne sont plus bientôt que des masses in- formes se mouvant par soubres- sauts. On ne voit plus leur tête ! Voici qu'ils tombent bientôt é- puisés, côte à côte, respirant en- core. Les ‘“galleros” les saisissent, sucent les blessures dent ils crachent le sang et arrosent eu- suite les plaies vives d’eau-de- vie pimentée, On les remit de- bout tant bien que mal Et al- lez donc !Les parieurs n'ont plus d’entraiiles, ne se possè dent pas de rage. C’est à qui se dit qu'il perdra. Et ils iujurient les malheureux volatiles : | Mais va donc ! paresseux, ‘lâche ! Les deux coqs n’en peuvent L mais, ils luttent toujours. rà- jours de grands combats, ces |l2nt. Un finit par tomber, épui- poulaillers se pavoisent. poulailler porte la couleur o-| range rayée de neir, tel autre, la couleur vert pomme barrée de rose. Et en avant les paris ! 11 y a, pour les coqs, plusieurs façons de combaitre. Quatreiles, au retour d’un voyage à la Hu- yane, nous en a fait le compte : “AI cotejo”, au jugé, et cela lersque les coqs sont armés de façon à équilibrer leurs forces : “A] peso,” au poids, lorsque les éperens des deux combat- tante sont égaux ; “Tapadas”, à couvert, quand les cogs ne sont pas connns d’a- | Tel!sé, mort. L'autre est proclamé vainqueur, à la grande joie de la jeune Cubaine qui a été choi- sie avant le combat comme Rei- ne du poulailler doit se mettre, avant la lutte, sous la protection d’une jolie fille. Le soir, tout est onblié—au bai, où les Rei- nes rivales se réconcilint dans un quadrille d'honneur. Une autre distraction quasi nationale, c’est “las corridas de patos”, autrement dit la course aux Canards, un sport dont nous n'avons aucune idée. Deux poteaux ont été plantés sur le champ de course, reliés eutre eux par une gresse corde, au centre de laquelle a été at- taché un canard, ‘dont le cou a “De navaja o cuchilla” au été préalablement graissé. Il s'a- couteau, lorsque la lame des é-|git, comme vous le pensez bien, | nent part à la course. Et c'est une course folles où les cavaliers se précipitent les uus sur les autres en se doanant force coup de poing. C'est à qui désarçonnera son voisin ou l’'empêchera de passer. Le mal- heureux canard, suspendu par les pattes, attend son supplice— supplice qui se renouvellera cinq fois, six lois, dix fois, car le cou du malheureux glisie bras. 1i va s'en dire qu'il s'éta-)entre les doigts des cavaliers. Pour être vainqueur, il faut ar- racher le canard. Inutile d'a- jouter que le plus souvent, le canard meurt avant la victoire. La guerre hispano-américamne a dû interrompre les Cubains dans leurs distractions favorites. Est-ce bien sûr, pourtant ? Ne parlaitten pas d'une grande course de taureaux, l’autre jour, en Espagne ? Aussi bien, com- bats de coqs et courses aux ca- nards, c’est toujours l’émulation et s’est toujours la lutte. Tour Paris. 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Brown, who writes of “Modern Science and the Hexahemeron .” 1n “A Leaf from My Expe- rience” Edward Breheny de- plores the tendency towards su- perficial education, and makes a strong plea for a system based on adherence to sound princi- ples and derotion to sacred o- bligatiens. The first instalment of the T. Waggaman, eugages one’s interest from the first chapter. Entsrtaining short stories and of views of Manila, describing story. ‘‘Uates of Brass,” by Mary | pérons est aflilée de façon à d'enlever le canard. Une ving sketches aie supplied by Mary rendre à lutte particulière cour- |taine de ‘“guajiros”, montés sur F Nixon, Susan L. Emery, Wal- leurs meilleurs chevaux pren- ter M. Egginton, Theodore Ro- berts and Frank Larle Heriny À review of Mr Gladstone’s career, With illustrations of par liamentary and home scenes, pays tribute to the worth of the Great Commoner. Charles T. Scott gives some pleasing information about the “Literary Awakenings of l’epu- lar Authors.” Poems are contributed by Rev. Mortimer E. Twomey. L. Marion Jenks, Florence Bain Seymour and P. T. O’Reilly. The book reviews and other departments complete an en- tertaining number of Dona- hoe's. S nn, € Èt” | e œ® Es @ - RS, se 2H © ® ® A Ë we @ Ej E ® © Ê EF 23% I à, = œ ps æ ® H + <es H à ù 2 5 0 © cé po 2 Fr dE Q Z © F4 | @:@ | Sp 0 € 4e 0 © ton D = © Ar n es © bel nm 4 À. % o@ "1 nSESSvoes 8 #41 Z$a |29Z4% 0 Q 280 D —æ © | 0 55e 2 de | 5 m2 © E E ES 4 à he" Q rE- RES 5 € ES] "NÉ wo ®, + < a D c READ THIS W'ante A man who desires to fill a steady, paying position and earn good wages ! If you are at pre. s2nt employed that need not prevent you frem sending us a postal card to learn what we can do for you. We have the largest, most complete and thoroughiy up-to-date nurseries in the Dominion. T'here is a largely increasing demand for Home-Crown Nursery stock. 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