La Maison ——— À tout seigneur, tout hon- neur ! Oscupons-nous du salon, e’est-à-dire de la pièce réservée aux éceptions. Aussi modeste que soit notre fortune, il fant ménager dazs motre logis ume pièee pouvant s'ouvrir aux visiteurs, lesquels @e sont pas toujours des in times. En province, lorsqu'on est largement installé, rien n'est plus simple. 1l est aisé de même aux personne fortunées, d'organiser, à l’aide de tapis siers plus on moins en renom, de somptuenx salons. Cela n: veut pas dire que même sans être réduit à l'exiguité ou forcé à l'économie, on arrive à bien faire. Ghaean a remarqué l’impres- sien de froid produite par l'as. pect d'une pièce d’où la vie est absente. On peut se croire chez un marchand d'ameublement, lors- que tout semble intact, neuf. À bien examiner, nous recon- naissOns que rien ne manque ; c'est un bel amas de bibelots de prix, présentés de façon habile, se faisant ressortir mutuelie- ment comme à l'étalage, toat cela c’est le vido dans l'encozn- brement, dans ce salon nons nous senions rêçus et non ac oueillis. Sapposons maintenant que nous disposons de peu de place et que nos ressources soient mo destes. C'est alors que les qua lités pratiqves doivezt 8e de- velopper. Nous voulons concilier notre goût du confortable à la maison, avec l'obligation et le charme d'entretenir quelques aimables relations. Dans ce cas soyons sages, et réservons d'abord, si nous le pouvons. un cabinet de travail à notre mari, afin de ilui per- mettre de s'’isoler un instant s’il le désire pour lire ou faire sa correspondance, s'occuper de ses affaires en toute Jiberté d'esprit. Ceci est d'ure im- portaace incontestable. Ensuite nous nous :ronve- rons peut-être devant ce pro bième ; où recevoir les amis, et même les indifférents ? Nous résoudrons la questiou d’une façon pratique en faisant avec la pièce daus laquelle nous prenons nos repas, noù pas ane salle à manger proprement dite, occupés en moyenne une hsure ou deux par jour, mais üne salle à manger-salon où nons nous tisndrons, travaillerons et recevrons. C'est à nons qu'il appartient de donuer à cette pièce un as pect agréab'e, dissimalant les utilités dès qu'elles ont rempi! leur office. En somme», la chose est facile, c'est une simple organisation à concevoir, d'exécntion aisée. Au lieu da bufiet classique, pourquoi ne pas adopter le ba haut broton ou i’armoiie nor- mande ? - 1l en existe de charmants ct d'un hon marché absoiu, dont les panneaux sculptés, ajoniés avec trazsparent d'andrinople, ne laisseront rien distinguer de la vaisselle qu'ils contiendront. Les rayons du haut serviront À ranger les verres, les carafes, | les services à thé. 1l restera) score un on plusieurs tiroirs] pour l'argenterie courante. Si le meuble est ivsuffisant d'ailleurs rien n'empêche, “di cas où les placards manquent, d'y ajoindre une armoire de bois blanc ou mieux encore une, sorte de buffet de cuisine égar| lement en bois blanc, gaiment, maquillé de ripolin, {laisser, après le repas on la cou- Ce meu !chose : fonder, jour les mis L'IMPARTIAL JEUDI LE 22 MAI, 1902 ‘rain RTE TU bie servira de desserte en le reconvrant à l'heure des repas d'an napperon plus ou moins coquet. La table sera mieux placée) en augle que si elle garde le milieu de la pièce ; cependant il est commode souvent de l'y vre d'un tapis de peluche, ou décoré d'appliques fantaisistes sur drap. Quelques livres, une écritoire, des fleurs duns un cornet de cristal, la tran-for- ment en table à écrire. Sur la cheminée, un bronze on ne terre cuite de fantaisie, imitant quelque œuvre d'art, feront bon effet. L'essepteil est de ue pas ad- mectre la lourde, encombrante, vilaine suspension de salle-à- manger. Son aspect gâterait tout. Nous sommes modestes, s'est entendu ; l'électricité est encore un luxe ; nous atten- drons pour l‘adopter qu'elle veuille bien se mettre à notre portée, et nous nous contente- rons, en attendant, de la lampe, ordinaire à pied élevé, coiflée d'un abat-jour gracieux. Eparpilllons les siègs com me dans un salon, varions en la forme. Les chaises, même cel: les paillées de conlenr on can nées deviendront des sièges vo'ants en les ornant d’un coas- sin brod4 attaché au dossier, ce quien détruira la monotonie. Ajoatons quelques fauteuils, un divan, nu piano, uue table à ouvrage, non da)parat, mais sur laquelle on rerra ls travail oominencé, ét tont de suite ce). sera intime, habité, contortable. Dans üune pièce ainsi com prise et organisée, le père peut écrire, la mère coudre, la fil- latte étudier son piano. En y entrant, le visiteur aura la sen- sation chaude de la bisnfaisante hospitalité. Lace de ERANGK SOSIETE DE LA PROPAGAT:ON DE LA FOI D:puis plus d'un quart de siècle, la Sosiété de la Propaga. tion de la Foi et les Missions Catholiques, a vu son champ de travail s’agrandiret a senti l'accroissement constant de €es pouvoirs. Un rapport, portant la sanction du cardinal Cibbons, nous arrive des quartiers géné- raux de la Société, à Baltimore. La remarquabie histoire de l'o- rigine de ja société, en 1822, et selle de son développement, y C'est un record d'un amas de sous qui forment ies millions. Le rapport, en expliquant l'o- rigine de la société, parle dn dé- vonement de l'évêque Dubourg. en 1815, pour avoir de l’aide de ia population de Lyon, pour sa mission, à le Nouvelle Orléans Trois ans pins lard, une jeune femme de Lyon, Mlle Jaricot, reçut une isttre de son frère de Saint Salpice. (Cette sœur dé- veuée répondit en formant une société parmi les femmes ou- vfières. Chaque membre con- tribia denx sous. La société comp a bientôt mille membres, et l'on envoya $400 au sémi uaire. Le rapport continue : En même temps, les corres: pondants de l'évêque Dubonrg, voyant ce qui avait été fait par Mile Jaricot, continuèrent à chérir l'espoir d'établir une so- ciété semblable pour le diocèse de la Nouveile-Oriéans, lors- qu'au commencement de l'améé 1829, ils reçurent une visite du vicaire géuéral, à cet effet. Sa présence inspira les bien faiteurs de la Louisiane d’une ples grande ferveur de zè:e. On insista cependant sur une sont tracees. — _ * Nous nous somines déjà efforcés de faire bien comprendre au public l'avantage des £n LES SPECIALITES Écialités ; rots avons démontré par la science, le raisonnement et la logique que les mêmes ren èlles ne pouvaient pas servir indifféremieit pour les bon mes ct pour les femmes, et qu'il fal- lait des préparations spéciales pour chacun des deux sexes. Tout le prouve : La conformation physique est différente chez l'homme et chez la femme ; le fonctionnement des organes n'est j'as le même, la construc- tion des tissus, l’économie interne, la composition du sang, ja marche éu système, tout diffère. De plus, l'hygiène de l’homme et celui de la femme ne se ressemblent pas, leurs bescins ne sent res ls mêmes, 1i leurs travaux, ni leurs affections. L'homine se livre à des ouvrages pénibles, demandant un dépioiement censicérelle €e force, les ceevraticrs ée la femme sont moins rigoureuses, mais l'effort est plus constant ; l'homme travaille dehors, au grand air, la fenme reste à la maison enfermée : leur nourriture diffère autant que leur Lesogne ; la femme a des obligations familiales auxquelles l’homme échappe. Tout montre bien que leurs affections doivent être différentes. Des affections différentes ne doivent pas être traitées par des remèdes SEMBLABLES. Ce serait absurde. Mais nous offrous au public plus que des raisonnements, plus que de la logique. Voici des faits, IL N'Y À RIEN DE PLUS BRUTAL QUE LES FAITS. Vous voyez publiés tous les jours des témoigrages d'hommes qui ont été guéris par les PILULES MORO et de femmes qei ont dû leur guérison aux PILULES ROUGES. Nous vous demandons de parcourir ces attestations de guérisons. C'est là que vous constatere: toute la différence entre les maladies des hommes et celles des femmes, traitées ct gncries par ces deux remèdes spéciaux. N'est-ce pas la preuve qu'il n'ont pas les mêmes effets et que l'un n'aurait pas pn être pris à la place de l’autre, ou que prisindiffé- remment, ils n'auraient pas amené le nênie résultat. Vous avez dans ces deux tableaux Ja preuve indiscutable que les maladies de l'homme et celles de la femme exigent chacune leur spécialité. CEREMEDE GUERIT LES MALADIES DE COEUR. ; DU FOIE, DES ROGNONS ET TOUS LES TROUBLES NERVEUX, AINSI QUE CES MALADIES COMPLIQUEÉES ET PARTICULIÈRES AUX HOMMES SEULEMENT. IL RECONSTITUE LE SYSTEME NE DE LA FORCE AUX HOMMES FAIBLES, ET CONSERVE er 2 = PTS nes 5. ORNE Le ‘re d Pnix SOé LA AOÎTE SX SOIT D CHE VOYRE MARCHAND où . < LVL Es rs SRE NNS TER. PAR MALE D S La gravure ici reproduite est un fac-similé d'une boîte de PI- LULES MORO. Lorsque vous irez acheter les PILULES MORO, ayez avec vous cette gravure, et voyez à ce que la boîte que l'on vous vend en soit une copie exacte. L'étiquette est imprimée en bleu sur papier blanc. Si toutefois votre marchand ne tient pas jes PILULES MORO, nous vous les enverrons franco, au Catiada et aux Etats-Unis, ser ré- ception du prix, qui est de cinauante centins la boîte, ou de deux pi- astres et demie pour six boîtes. Adressez vos lettres comme svit : Compagnie Medicale Moro. 1724 ruc Sie-Catherine, kiontréal. Pr > F; £ 0 ee, Se } 2 me 4 S É ; Er / 1° € | Œ F REMÈDE EFFICACE GUCRIT TOUTES LES MALADIES D ERVEUSES ET COMPLIQUÉES PARTICULIERES AUX FEMMES À LFZcONSTITUE LE SYSTEME ET EMBELUT LE TEINT «nb Jour louis des inièrmaltions lère le cirruleirr Per: 50 Cenrs Six Borres $250. \ CHPRSNIE CHIMIQUE FRANCO AMERICAINE \ La L ss. & AG RTRENL. € sunon PARIS. rence BOSTON.U.S.n. do La gravure ici reproduite cst un fac similé d'ure boîte de PI- LULES ROUGES de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, Lorsque vous irez acheter des PILULES ROUGES, apportez avec vous cette gravure et voyez à ce que la boîte de nilulzs que l'on vous vend en suit une copic exacte. l'étiquette est imprimée en rouge sur pipier bian2. Si toutefois votre marchand te tient pas les véritables PILULES ROUGES, rous vous les enverrons franco, au Canada ou aux Etats- Unis, sur réception du piix, quiest Ce cincuente ceLtirs pour ure / boîte ow de d£ux piastres et demie pour six boîtes. i Adressez vos lettres comme suit : Cie Chimique Franco-Americaine, 274 rue St-Deuis, Montreal. sions, ane soci.{é qui soit catho | Etats-Unis lique, v'est-i-dire qu'eils sé, tende à toutes les missions du monde,et qu'elle ne soit pas confinée à un seul pays. (Cetie! idée prévaiüt On PRE une asseunblée qui s'ouvrit par! —Veudredi soir, à l'assem- ane iuvocation au Saiut Esprit, blés des grévistes poar discuter LA GREVE A LAWRENCE ———— et se termina par ïa fndation la sitnar: d'une graude sooiété . , , ù . » LE ‘ | à n »* Que L° soutien des inissious catholignes;toursor a Lonvragr, le trésorier | fin à l'etat de choses, et c'esi On lWaol, s'est elzvé aveu force avec joi: que mous voyons tous miimbres du !les eBpP.0yÉs à | onvrage Ge Us! sur les deux hémisphèr's. ganisationlcontre Îles cin =” D ; ! F forma uu comits dor et ainsi fut fonuée pour la Propagation &e ia Foi h: Durant la première année, la {[elos. “Qie ds maux ontété Île collection atteignit $4 000. tiers fat envoyé aux missions! pos forcé. Dans ds foy-rs, où ten a leurs assembh'ées a de l'Orient, et les deux autres|la mère, is gara3 pain de pau- tiers dans Kentucky. les diocèses de Ba'timore et de découragement avec les pri Cincinnati reçurent apsei de | vatians ent jsté les ombres de l’aide ; de 1822 à 1900, ia socié- la tristesse, Dans nne corses téa dépensé au soutien des families, ma de ess vailantes, des Etats-Uuis Ja |brisés [ac la faligus des jon- | | 7 , ù igues jouraes de trarail 4 la l . L'année suivaute,|soutien, et sans écnnomi®, je missions somme de 6,000,000. Durant ia même période, au manufactur:, affaibiie par -les delà de $65,000,000 pat Cté re | <t encore plus, vo çus et dépensés pa” ia société. |yaut la iuisère noire s'arsnces 1,500 prêtres, 5,000 frères pro Fe grand, pas, et venir bientôt privations, Æ itorturer ses chers patits eufants. r, et 45,000 religieuses en-! Pr — l 4 la senti son énergis l'sbindou- | | j . pour leleid-rsiles grévistes aliaient re-|ton contre les tisseurs out mis ; ; é a société lcomit à des tisssrauds, qui oùnt çdenx jonrs | hais- | Un résultat de cas semaines de re-l Mais LA REVUE CANADIENNE C'est en eff:t nu tablsan bien | MaAï 1902 triste, et que de iarm-s, de dé-; . È | srspoirs cachfs que nos au- serait transports dans laterre” | . Q .. Î . 2 rions pu conuaître s'il nozs a! SOMMAIRE Vall ets pen. tr:r dans certains foyers. Les pro'estations des autres — L'art antique, gravure froutis- pice, par Pau! Thumanu. —Le salon de peinture, par perœis de où d4ia wrève, et dé employés du moulin Washivg Jean-B. Lagacé. —Choses féminies, par A. S. Angers. —Naufrage du KR. P. Crespel, récoilet, et de ses compagnons sur l'île d'Anticosti (suite e3 fin.) Nous n'avons naséteé les ae TS à vous élever Con're a grève Désillusion, nouvelle illustrée nous sommes heureux | (suite). par Mary Floran. d'avoir contribué:a ramener les| __ Notre-Dame des Martyrs g:ns, nOs compatrioies, à éCou- | d’Auric sville, dans l'Etat de New- : , S : hé LL é L'. Ja Lonisiano et levres petits êires, s’est vus sans!ter les preiniers la voix d: Ia| York, souvenirs franco-américains, saine ralsob, de la vraie sagesse. , par L'abbé Leleu La grève est rarement profita | —Les Canadiens aux Etats-Ue ble, o1 devrait toujours s'en nis, par J.-L.-K. Laflamme rappeler. — À travers les faits et les œu- vres, par Ths Chapais. EST CE LE TOUR DU v&- A raversles livres etles re- ivues, par A. L. SUVE ? | | | —— ALARMANTS SYMPTOMES | en à - ® 0 Fa à Te FONDS Une dépêche de Najies an 5 d : + 6 » ni | É KL 27 + 10 ant sur | é ; Jourtal d:: aris dit ne ie de, ' À seignantes sont maintetan inée, et la mort la prenait, alors| Le Calmels: us | |mont Vésure montre des signes! fe, fuizus, A Z FR RE 1 la surface du giobe dans les iqu'eile voyait ces jeuves VAT | ù missions de Ja Société. s8b+ | conrbées sur sa couch: et têtes! EX 1 1 le rulet la rai — deur et vict 2 co:ps à l'aise. Ne pr'nez as les p éprrations faibles, aqueuse: , que l’on dit étre ‘* la même chose ” lévidents d'activité. La lave s’echappe dan eratère, da côté , tre rêtres, | sgach: à ani lee co! our! : 8 L compter les autres p sachant à qui le oufier pour! 4e Pompéi, et des condies ra. |#1"pe; 40 Een ui oximent faeile- frères et religieuses qui Sont lonr assurer le pain da lende-|[antes sont projetés dens l'air à uatifs du pays où ils sont, main, nu jour, où son cadavre ment et qui contiennent généralement de “l’alèool de bois,” exi est un poison | raortel. toat instant. Base + ARR UE ER, pt RMDE LEUR A 1e # D sf PEER T6 dre RE M AR tn SES D + À 8 À 4 MEME CN SE ee Hte 4 SAR SR SPF LATE EE À ne» res ME 9 CR PR ADR TES 6 PS js d r dus éoéénis pu : détsanméh dis de Hs cm Ps pre