à s 7 + va 1 o LA His RS de PL TT rer PRES t i: : cu Pants ne TS Fin se NOUVELLE SERIE mn M. Jos. Guérard, de Québec, Pour les _ Loreqrun ho:nme constets ‘ue quelque chose va mal chez lui, que son système ne semble Plus fonctionner “omme à l'or- Wnaire, qu'il a, soit des faibles- dé Le ‘ . es de reins, des maux de {tte Où des douleurs d'estomac. etc. C'est plus que le temps de pren- dre garde. Afiu de s'épargner la peine d’une longue et grave ma- ladie qui pourrait survenir, et Pour éviter surtout des pertes de temps considérables, il m'y à qu'une chose à faire, c'est de recourir bien vite aux Pilules «Moro. C'est IA le traitement le plus sûr, le plus simple et de beau- coup Île plus économique, soit | Pour activer les forces qui ten- | dent à diminuer, ou bien détourner une maladie développe encore pour | qui sel tranquillermrnt, ou! Pour guérir et faire | passer à jamais un mal cui fait } souffrir. Les Pilules Moro pour les! Hommes sont reconnues souve- raines comme tonique et comme | remècle. Elles sont incompara-| bles dans tous les cas de dys-| pepsie nerveuse, de faiblesse! organique, troubles intestinaux, | dérangenonts d'estomac, fati-| gues cérébrales, et‘orts de tou-| tes sortes, maux de reins, ete. Il! suffit d'en essayer quelques do-| ses pour se convaincre absolu-| ment que les Pilules Moro pour les hommes sont infaillibles. Les Médecins de la Compagn consu'tations gratuites à tous les à eux. ouverts tous les jours, excepté le à 8 heures du soir. Les homme guéri du Mal de Riins et de Dyspepsi:, rajcuni et rendu plein d’arde r pour le travail par les ILULES MORO Hommes. M. 309$. GUERARD, 187 rue Napoléon, Québec, “Pour me guérir d'une mala- die de rognons et de troubles digestifs ‘ant j'ai souffert pen- dant plusieurs mois, il ne m'a fallu que six boîtes de Pilules Moro. Et pourtant, j'étais bien ma- lade ! d'en étais rendu au point de ne presque plus pouvoir travail- ler. Mes vivres me fatiguaient terriblement et je devais me pri-. ver même de nourriture, telle-. ment j'avais l'estomac délabré. J'étais devenu très faible et bien maigre. Dès que je commençai à faire usage des Pilules Moro, je me trouvai soulagé et il ne m'a fallu que peu de temps pour re- couvrer toutes mes forces. Ma’ digestion devint excellente et bientôt je n’éprouvais plus au- cune douleur, de tiens surtout à déclarer que depuis, je n'ai pas perdu une seule minute à l'ouvrage.” 390$. GUERARD, 187 rue Napoléon, Québec. ie Médicale Moro donnent des hommes malades qui s'adressent Leurs bureaux, au No 272 rue Saint-Denis, Montréal, sent dimanche, de 9 heures du matin s malades qui ne peuvent s’y rendre, sont invités à écrire à ces médecins. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de: remèdes. Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Seint-Denis, Montréal; Le grain de treile Les cuitivateurs de la région de Québec ont été particulièrement fa- vorisés depuis le commencement de la saison. Pendant qu'ailleurs la sécheresse compromettait les récol- tes, ici la pluie est toujours tombée à point et la chaleur a favoi isé par- ticulièrement la végétation. Aus- si, de mémoire d'homme, ne se rap- pelle-t-on pas avoir vu champs d’- aussi belle apparence. Le foin sur- tout, dont la récolte est, à cette heure, pratiquement terminée, a é- té très abondant, d'excellente qua- lité, et la fenaison s’est faite dans d'excellentes conditions. Déjà la repousse dans plusieurs prairies, fait entrevoir ce que pourra êlte la seconde récolte de trèfle pour ceux qui songeront à L,utiliser comme fourrage ou pour la graine. à A propos de cette dernière, voici ‘ ‘6 les conseils que donne Île Journal! d'Agriculture’”, sur la façon de la récolter : On peut tirer la graine de tréfle de la première ou de la seconde cou- pe- Û : Laquelle des deux est préférable: Les opinions sur ce point sont partagées. Rawdon, au comté de Montcalm, qui s’est fait une réputation comme producteur de graine de trèfle, est evenu à la première coupe. Quoiqu'il en soit, il faut Jnisser wäûrir parfaitement le trèfle jusqu'à pitules soient noirs. ï ce que les Ca Avec le trèfle on n’a pas à Crain- dre l’'égrenage Sur le champ. On fauche par un temps sec, puis le jour même ou le lendemain on rassemble le foi O 13 jours et on le retourne souvent, s bottes. Chacune ne coustitre: d’ail- “‘fourchetée,”* sans ouvrir le de ces bottes Jeurs qu'une La paille ‘‘rouit’’, puis devient noire. Naturellement la récolte de four- rage est sacrifñiée, mais ainsi fané le trèfle se bat facilement, il sert en- suite comme litière. On rentre le foin quand il est | bien sec. Plusienrs récoltent, pour là grai- ue, la seconde coupe au lieu de la première. Ce procédé peut avoir sa raison d'être lorsque la première coupe est très fourrageuse, très épaisse, très luxuriante, et en conséqrence pauvre en graine. Dans ce cas on peut recouvrir à uu moyen terme. On fait une récolte de fourrage müûrir la seconde pousse, pour en tirer la graine. La tempete dans l'Ouest Winnipeg, Man., 21. L'éten- due du dommage causé hier par la tempête ue peut être mesurée. Ce dommage a été suffisant pour faire | monter de denx points le marché du blé. Un cyclone d’un diamêtre |de 200 verges a fait des ravages |sur une grande lisière de la Sas- | katchewan et dans la partie sud du Manitoba. Le tourbillon augmen- |tait de force à mesure qu'il avan- içait. Dans le Dakota il tua sept rm brisa des champs de grain et enleva des maisons de sur } |leurs fondations. Dans la Saskat- \chewan, une bonne quantité de in en petites bottes. | grain a été balayée mais on ne croit n le laisse sur le champ de 10 à | pas que cela fasse monter les prix locaux. Abonnez- vous à l'Impartial à bonne heure et on laisse bien! L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E MARDI 29 AOÛT ty1t1 === Pollution des eaux de la mer par les égouts. Dans une étude lue en 1910 au Con- grès du Royal Sanitary Institute, À Brighton (Sanitary Record, 22 sep- | tembre 1910, p. 279) (Revue d'hygiène et de police sanitaire, | XXXIII, No | 3, 20 mars 1911, p. 276), M. Edgar Newton a expliqué: 10 Qu'il est dan- gereux de déverser, comme le font tant de localités maritimes, les eaux d'égout dans la mer sans les avoir épurées; de nombreux cas de fièvre typhoïde ont pour origine les huîtres ainsi contaminées; les autres pêche- ries en pâtissent par la diminution du poisson; enfin, les stations balnéaires voient se déposer des matières nui- sibles sur les rivages 20 Que les ma- rées et les courants ramènent souvent sur le rivage les eaux déversées à la mer, au lieu de les entraîner au large; 20 Que tout déversement d'eau d’é- gout brute dans la mer doit être aban- donné. D'après M. Newton l'autopu- rification des eaux de la mer, qui se produit dans une certaine mesure, ré- sulte non pas seulement de leur com- position, mais surtout de l’aération due au mouvement des vagues. D'autre part, M. Upson a montré, en, 1908, que les eaux de mer retardaient plutôt la décomposition des eaux d'égout, tandis que dans les rivières l'autoépuration est beaucoup plus ra- pide. Enfin M. Cooper a observé que la consommation du poisson cont arai- né peut être dangereuse. Le déver- sement direct des eaux d'égout à la mer doit donc être. condamné. Il est tabli maintenant que l'eau de mer. n’est ni antiseptique, ni même asep- tique. Charité discrète, Dans l'une des voies les plus luxueuses du quartier de l'Etoile, un mendiant, dimanche, uprès le Grand Prix, reçoit d'un passant très élé- gant une pièce de vingt sous. L’au- baine est rare. Le pauvre diable re- mercie avec effusion 4,1, soudain, crai- gnant que la pièce ne soit fausse, va la faire sonner sur le mur bas d’une propriété. où se dressent les fers de lance d’une haute grille masquée de volets sombres et que débordent en souple ertombée ies beaux arbres d'un jardin. Par malheur, la pièce, ayant. sonné l'argent le plus indubitable, se relève, roule et, sous la grille, va re- tomber à l'intérieur du mur. L'homme, navré, se décide à sonner à la porte de service. Un grand portier galonné ouvre, l'écoute et compatissant va voir dans les massifs Le mendiant attend un peu sur le trottoir. Enfin. le portier revient: —On n’a pas trouvé vos vingt sous. —Cependant, je vous assure... —...Mais, on a trouvé... Vous avez dû vous tromper... Et il tend an mendiant une pièce de vingt francs. Le malheureux, devant la métamorphose, n’en croit pas ses yeux. Il s’en va, bénissant le ciel. Et dans son jardin, Mme la com- tesse de... (impossible de la nommer, tous les mendiants iraient essayer leurs monnaies sur son seuil), se ré- jouit d'avoir fait la plus discrète des charités Passant dans son allée, elle a vu par hasard tomber la pièce: et c'est elle qui l’a muée en or. cela. L'agriculture an Japon. Le bureau agricole du département de l’Agriculture et du Commerce de Tokyo vient de publier un volume ce 132 pages intitulé “Aperçu de l’agri- culture au Japon”. Il en résulte que, sur une population totale de 51 mil- lions d'habitants, 31 millions, soit 60 pour 100, sont occupés aux travaux agricoles, ou tirent de l’agriculture tous leurs moyens de subsistance. °es nropr'étés sont généralement petites. Le propritaire de 30 hectares de sol eat regardé comme un gros proprié- taire, la moyenne des propriétés ne dépassant pas 10 hectares. Les loyers rayés par les fermiers représentent du 44 au 37 pour 100 du produit brut de la ferme. Aussi sans la possibilité de récolter 3 et même 4 fois par an, ‘es fermiers ne pourraient pas vivre. Les fermes ont en effet une super- ‘icie qui varie de 0,8 à 1,5 hectares, at cela doit suffire souvent pour l’en- tretien de toute une famille composée âe 6 membres. Le riz est naturelle- ment le produit principal; les autres viennent d’après leur importance dans l'ordre suivent: orge et froment, soie brute, légumeset fruits, fèves, patates, pommes de terre et produits animaux. Un chapitre intéressant sur l’adminis- tration de l’agriculture montre que le gouvernement japonais est plein de zèle lorsqu'il sa’git d’instruire et d’as- sister les fermiers. Il encourage utilement la coopération et facilite, au moyen de subventions, les travaux agricoles et la vente des produits. Des mesures radicales sont prises un vue de prévenir les ma'adies des ani- maux et de détruire les fléaux des cultures, toute une armée d’inspec- teurs tant chargée de veiller à ce que les mesures législatives soient obser- vées. L'agriculture au Japon est en développement continuel et il ya tout lieu d'espérer que d'ici quelques an- nées l'importation Ces céréales dans le pays ne sera plus nécessaire. Nouveau chef-d'oeuvre On vient de découvrir à Nantes, dans les réserves du musée des Peaux- Arts, “Une mise au tombeau”, qui est un véritable chef-d'oeuvre à Ja dé- trempe, remontant au quinzième siècle français, e td’auteur iaconnu. Cette “Pieta” anonyme se classs du coup parmi les oeuvres les plus in- téressantes de la peinture quat:ro- centiste. Elle attire de nouveau l'attention sur le musée de Nantes, dont le ca'a-| logue détaillé, actuellement à ‘im- | pression, sera sans nul doute le vlus parfait et le plus mthodique des ca‘a- | logues de musées français. Avec une | intelligence qui l’honore haut mert, la municipalité nantaise a fait établir cette oeuvre patiente qui sera un do- cument de tout premier ordre. Au, reste, la richesse du muse légitimait | nu tel effort Mais combien d’auires | en France qui sont également ric'es | et qui négligent le devoir essent'ei de | renseigner avec exactitude sur leurs | trsors! tt Au théâtre Ambulant: Quelqu'un lève les yeux au velwm. | Il aperçoit nombre de petites dé-” ds TE # gocaéniéiéemiétaieentiagentieetttnnttinements, — cipitation d'une premiere INstä:il ve. Et !l s’écrie: cellent jus noir, —Dieu! q'el succès! Que de re-| On peut agrémenter les plaisirs de la prises à faire!... table. RECETTE Côtelette d'agneau au beurre é’anebois Après avoir paré vos côtelettes d'agneau, vous les placez dans une casserole garnie ce beurre frais, sales, poivrez, recouvrez d'un papier beurré et placez encore un couvercle au-des- sus de la casserole (qui doit être une casserole plate). Mettez À feu assez vif, trois minutes après retournez vos côtelettes, lalgsez-les cuire trois mt- nutes encore, et servezs-les sur un beurre d'anchois persillé. Nouvelle À la main Madame veut que sa cuisinière lui parle à la troisième personne. ——-Quand aurez-vous fini, lui dit-elle, impatientée, de me dire “vous”? Et Marie de répondre avec plicité: —Oh! je n'oserais jamais vous tu- toyer! sim- Pigeonneau aux petits pols. Faire revenir au beurre un pigeon- neau jusqu’à ce qu'il soit bien coloré de partout; le retirer et faire revenir dans la casserole une huitaine de pe- tits oignons et 60 grammes de lard de poitrine préalablement coupés en lar- dons et blanchis; saupoudrer le tout d’un peu de farine; moutller de bouil- lon ou, À défaut, avec de l'eau: re- mettre le pigeon, saler, poivrer, et ajouter un bouquet garni. Faire partir en ébullition, puis écumer, et ajouter les pois. Laisser alors mijoter lente- ment pendant trente-cinq À quarante minutes, suivant la qualité des ingré- dients employés. On a tabli une statistique du mou- vement des voygaeurs à Rome pen- dant {’Exposition. En avril, il y eut une moyenne de 9,000 voyageurs par jour. Ils furent 11,000 en mai et ont atteint jusqu'à 22,000 en juin, À l’6 poque de l'inauguration du monument de Victor-Emmanuel. Et l'on a calculé que pour trois mois plus d'un million de voyageurs ont rendu visite à l'exposition tenue dans la Ville Eternelle. Mais com- bien de millions d'hommes, pour la seule Ville Eternelle, avaient déjà vi- sité Rome?... On publie déjA la correspondanee de François Coppée. Ce sont des lettres à sa mère et À sa soeur, qui parais- eent À la “Revue des Deux Mondes”. On y voit, plus franche et plus simple que jamais, l'âme saincéte et tendre du poète des ‘“Humbles”. Il ronte toute sa vie de bon garcon à “ses chères bonnes femmes”, comme il les appelle avec une familiarité villa- geoise. Parfois, il se juge non sans vivacité pittoresque: “Je suis allé À Loches, dit-il. Extre- mement curieux. J'ai fait jadis un sonnet sur le donjon. Le donjon est bien mieux que mon sonnet.” Et !1 parle surtout, avec une pas- sion sans parade, de poésie. CHAS, MURRAY, Un des champions du golf, Une masco'te. C'est un auteur dramatique fameui£ quoique ïiort jeune. Il eut de brillants succès et se croyait À jamais favori de la victoire, à jamais “fils ie l'é- toile”. L'étoile a pâli. Et sa dernièrs® ba- taille, {1 la perdit, 11 ne fut pas tué, certes, mais grièyement blessé. Aussi cherche-t-il À retrouver la seine perdue. L'autre soir, au co1rs8 d'une soirée très littéraire, rutant pa? le public que par la revue qu'on y louait, il fut dans la joie de voir que le hasard... ou la malice, l'avait placé auprès d'une personne charmante mais bossue. Il ne quitta plus sa mascotted e la soirée. Il demanés même à toucher la bosse porte-bon- heur. Et la bossue en est devenue très fière!... Oklahoma est une ville des E‘ats- Unis où l’on ne sera probablement pas tenté da’ller s'installer après avoir la ces quelques extraits du règlement de l’un des hôtels de l'endroit: Un supplément sera exigé des gen- tlemen qui se coucheront bot'fs. Trois coups frappés À la porte in- diqueront qu'un meurtre vient l'avrir lieu dans la maison et qu'il ‘aut €œe lever. Prière de ne pas enlever les briques qui sont dans les matelas. S3'11 pleut dans la chambre, ‘l y & un parapluie sous le lit. Nous recuetllons cette information pessimiste dans un tout petit jour. nal local de là-bas. Mais, tout bles considéré, ce n'est peut-être là qu’uné boutade. Mandecourt, cuisinier célèbre, income parable, Préparant le lapin ou la carpe fait G langue francaise attaques Excats-Unis......... .965,272 francs EE Comment, de sauce blanche et 4'’ex- Mornifté Suivant que vous sefes poisson vu mis a rble Les jus de Mandecourt rous rondicé | blanc où noie. L'excelleate ‘‘Revue Franco-A- méricaine'’ qui, sous la direction de M. J. L. K. Laflamme, aborde avec tant de courage les plus épi- neuses questions contemporaines, publie, dans son numéro d'août, qui vient de paraître, un document extrêmement intéressant et qui jet- te uu jour bien cru sur la campa- gne menée par un certain groupe contre la langue française dans l'Eglise catholique elle même. C'est une brochure d'une dcu- zaine de pages qui circule depuis quelque temps aux Ktats-Unis ain- si qu'au Cavada et qui est intitulé: “English speaking (Catholic mis- sions’. (Missions catholiques de langue anglaise.) Nous sommes sûrs d'édifier nos lecteurs en offrant à leurs médita- tions l'extrait suivant de la dite cir- culaire ou brochure. Après avoir démontré la nécessité de mission- naires de langue auglaise, selon l'argument développé déjà par Mgr Bourneau congrès Kucharistique de Montréal, l’auteur ajoute: ‘11 faut d'abord que l'argent re- cueilli dans les pays de langue an- glaise pour ces missions, soit dis- tribué exclusivement à des mission- naires de cette langue. En ce mo- ment, les oeuvres de mission ont leur centre principal en France; c'est par des mains françaises que les aumônes sont distribuées, ce 19 ANNÉE canerons même pas Sur ce qu'on inscrit parmiles pays de langue anglaise, le Canada où les deux tiers de la population catholique sont de langue française. Nous n'exa- minerons que l'esprit du document. Donc notre auteur se plaint que les sommes perçues par la Propaga- tion de la Foi soient distribuées par des mains françaises. Ces sommes sont distribuées par des mains fran- Çaises, parce que c'est dans le coeur d’une sainte femme française, Pau- line Jaricot, qu'est née l’idée géné- reuse de la Propagation de la Foi. Ces sommes vont en grande partie aux missions françaises parce que ce sont les prêtres français qui se consacrent en plus grand nombre à l’'évangélisation des pays sauvages. L'an dernier, sur 178 missionnai- res tombés au champ d'honneur, il y en avait 86 qui appartenaient à la France, et des 92 autres de tou- tes nations 12 seulement venaient des pays de langue anglaise. Dans ce Canada qu’on dit pays de langue auglaise qui évangélise encore aujourd'hui les sauvages de l'Ouest, sinon des prêtres français et canadiens-français ? Les prêtres irlandais sont dans de bonnes pa- roisses qui n’ont pas besoin de la Propagation de la Foi; s'ily en a- vait un plus grand nombre dans les missions, ils recevraient leur part comme les autres. On dit encore que les fonds des missions sont distribués par une nation infidèle. Comment peut-on appeler nation infidèle celle qui souscrit au soutien des oeuvres de foi ? Sur 6,000,000 de francs, en 1910, la France a donné à :a Pro- pagation de la Foi 3,082, 131 francs. Et ce n’est pas pour être dépensés qui augmente singulièrement le, prestige et l'autorité de cette na-| tion infidèle, et contribue à la pla- cer dans une lumière favorable aux yeux des patriarches, évêques et autres dignitaires ecclésiastiques. | Une des conséquences est que le français est enseigné dans leurs é- coles au lieu de l’anglais. Jesais bien que la France donne la plus grande partie des aumônes. remar- quons seulement que ce qu'elle con- tribue, ‘elle le dépense pour des missionnaires français. Mais pour- quoi faut-il que les sommes consi- dérables données par les Ktats-U- nis, l'Irlande, l’Angleterreet au- tres pays de langue anglaise soient placées entre des mains françaises et distribuées par elles ? ‘Voici le total des sommes re- cueillies l’an dernier par la Propa- gation de la Foi dans les pays de langue anglaise : Canada. ............18,211 francs Irlande............150,081 francs Angletarre..........47,190 francs Ecosse. ...,.0.::++ 9,018 francs Total.... .....1,189,772 francs ‘Environ 50,000 livres sterling. Eh bien, qu’elle proportion de ces 50,000 livres:a été reçue par des missionnaires anglais, irlandais ou américaiws ? Et la Propagation de la Foi n’est qu'une des nombreuses oeuvres. sollicitant des aumônes pour les missions. Nos pays ont continuellement à contribuer au maintien d'ordres religieux étran- gers qui, pour se faire accueillir, ont laissé entrer chez eux quelques membres irlandais. Ces contribu- tions qui vont à l'étranger nous privent de fonds qui, s'ils restaient chez nous, suffiraient amplement à fonder une magnifique société de prêtres de langue anglaise pour les missions étrangères. Si encore l'état actuel des choses était pour le plus grand bien de l’Eglise, il n’y aurait rien à dire, mais quand on voit qu’il a pour but d'aider les intérêts de la France aux dépens de ceux de l'Angleterre et des E tats-Unis: quand on voit qu'il fait le plus grand tort à l’extension de l'Eg'ise, pourquoi hésiter à dire la vérité, même si elle doit offenser des voisins d'Outre- Manche.’ C'est presque tous les mots qu’il faudrait souligner et démentir dans cette pièce d’une rare saveur. Mais en France qu'elle les donne. Elle les donne pour sauver les âmes des peuplades lointaines. Corame cette générosité contraste étrangement avec l'égoisme mesquin de l’auteur de notre brochure, qui propose que l'argent anglais serve exclusive- ment aux Anglais ! Autant dire qu’il y aura dans le monde deux Eglises catholiques, l’une qui com- prendra les pays de langue anglaise et l’autre, tous les autres pays. Qui a bien pu nourrir une con- ception aussi étroite et aussi peu chrétienne ? La brochure ne porte ni nom d'auteur, ni nom d'’impri- meur. Mais elle vient certaine- ment d'Irlande. Cela se voit à la lecture, se devine derrière les mots. Quelqu'un de ce continent n'aurait pas parlé de ‘‘nos voisins d’Outre- Marche”. D'ailleurs, l’exemplaire authentique que possède la ‘‘Re- vue Franco-Américaine’’ a été mis à la poste à Mont Mollick, Queen's Co. Irlande. L'auteur de ja brochure n’est peut-être pas de ces Irlandais dont se réclamait, l’autre jour, le Mon- tréal Tribune’, et quinue subor- donnent jamais le catholicisme aux considérations de politique et de race, mais il est certainement de ces Irlandais dont M. Maxwell nous présente un spécimen dans soû li- vre récent: ‘‘Canada of to-day’’ et qui dit : ‘‘Mieux vaut mille fois voter pour un Anglais orangiste que pour un Canadieu-français ca- tholique.”’ me mme LE SAINT PERE VA MIEUX Rome, 21.-—-Un retour de la va- gue de chaleur a empêché Sa Sain- teté de faire sa sortie dans les jar- dins du Vatican. Malgré l’éléva. tion de la températuie, Sa Sainteté a entendu la messe et a conversé longuement avec lee Cardinal Mer- ry del Val, puis il a travaillé à son bureau plus longtemps qu'il ne l’a- vait encore fait depuis sa maladie, Le Pape a exprimé le désir de recommencer à donner des audien- ces privées attendu que plusieurs personnes aftendent pour le voir depuis le commencement de sa ma- ladie. me men + P. C. MURPHY, M.D., Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P, KE. ce serait trop long. Nous ne chi- lt ah PRE 0 a 4 à a ke a. en e + da FT ME nee ÉTEE % TE PES PEER 2 # dy x . MON pe ie F2 PES de “ait, AA NÉ: à .