+ ? r _ intitule ‘‘A propos de charabia’’ : . : ns. LE “PARISIAN FRENCH” Il est admis qne, pout üne cer- taine classe de nos concitoyens de . € anglaise, le frauçais est une langue à peu près incounue aux Canadiens-français, Ce préjugé, dent nous nous moquons a’ailleurs, nous vient surtout de ceux qui, a- yaut Ja réputation de parler le français, parc qu'ils peuvent gras- seyer Un peu et ébiter quelques bar- barismes favec up certain aplomb, ne se risquent à ‘parler le français | qu'avec ceux qui n'en comprennent pas le premier mot, De la sorte, ou 4 uue réputation de linguiste sans que Ça coûie cher et, ce qui est pius pratique, ça permet quel-! quefois d’enseigner la langue de! Moliète à ceux qui admireut facile- ment parce qu’is me savent pas. Mais, il faut voirles monstruosités de ces lisguis'es qui nous servent des choses à faire bondir les Pata- gous. L’audace tient leu de gram maire peur ces érudits qui, f5e servent du dictionnaire, ne s'en servent que pour creuser da- vautage l'abime qui les sépare du bon sens. Ces messieurs parlent le ‘‘parisian french'’ ! Il nous tombe quelquefois sons la maix des échantillons de ce ‘‘pa- risian french’ qui sont d’un co- miqueachevé. (Certaines circulai- res De pourraient même pas, ueus eu sommes sûr, êt'e retraduites en anglais par ceux quiles eat tra- duites ex français. On distribue ces hérissons li.(érai:es aux Cana- d'eus et, si ces dernies ne co n- prennent pas, on dit qu'ils me par- lent qu'un patois intelligible. Et le ‘our est joué. Notre scenfrère de Manchester, N. H;;l‘‘Aveuir National”, est tombé sur un de cés cas de ‘‘pari- sian french'” et il eu fait ume celère extrême. Lisons sou article qu'il 1e temps à autre il nous est dotiaé par hasard de lire du pré- tendu fraaçais, eu pluiot du chara- bia, c'est-à-dire ua langage incom- piéhensible pou: le commun des mortels, sur des circulaires ou des annonces lancées daus le public par des raaisons américaines. Géné- ralement ce:te littérature baroque. chez les gens doués d'une iastruc- t'on moyemne, m'a peur eïet que d'exciier l'hilarité, ou de soulever une indignation bieæ légicime chez les amateurs du eau langsge. Mais jama's, croyous-nous, il me sera possible de battre l'échantillon que nous reproduisons ci-dessous. Ce.ie horreur est sunposée venir de Proviaëeuce. Il s’agit d’uu ‘‘Japa- meese Game Cocks ’, des cogs japo- najs deusan.s. Ces fjoujoux sost fab. ques var va isdus ‘el ivgéu:- dieux Providence, et cela coüies 25 cen.s l# paire. Ou comp'end assez bien ia par.ie auglaise, mais ce qi estéoané pour du francais r Sga-centà aucune langue mo- de né coraue. Essayez à coim- p'eadre, si vous le pouvez, et si vous y parvenez, dites-nous si le siyle et la, L'amméire ne sont pas Où.raseusemeut mA5<AaCTÉS : “(LES DiRECTIONS—Passez une pièce de moir fil vers les c:sq yards longue pes le centre de les té.es des oiseaux, dans tel manière qu'ils out eufiler, ils eu on vis-à vis. À.iacher un bout à la jambe d'une chaise fvers six pouces de la plancher. L'auirebout sur le do gt de la inaïn droite, bouger le doigt causer les figures d'exécute:"”. ‘Cela nous rappelle l'histoire qu'ou nous ravnoriait l’autre jour au sujet de jeuues gradués d'un High School quelcouque. Ces messieurs se croyaient tres Savants apes avoir* gravi heureusemeul tous les éch<loas qui mènent. au grade convoité. 1 is avaient ctudié le ‘an. :s, ou du moins ils é-aient. ceu és l'avoir étud é. Car ou sait que bon nomb-e d'écoies supéri- en:es am icaines se {argent 4 a- vo c'.—-edef:s ac? S. ÀD € à- vo : suis. ces co.'.sassiudment peu deut le .«emns ‘eglemen aie, où se- re n0.6 à cro.-e que ces Jeunes ges ont ans au mo 15 les no- tions les » + é'émei s1Tes de la Isugue ce Bossrei et de Race. Mais s l'o1 veui e 1 jugei pe- l'ex- ewn'e que nous6é01101 ICI, ER CET” ta «ocçasle bazagede frauçais de ces s aduéy ‘est bien mince. Us générés ! . . |, É: EE C'est au début de son ména existence. Comment se fait il que tant de jeunes femmes, aessitôt après leur mariage, perdent bien vite cette mine extérieure qui replen- Le ' dissait de grâce et de santé ? e la femme a je plus besoin -posséder la plénitude de ses forces. A ce moment, un chan- gement radical s’opère dans son Ses devoirs sont . multiples. Elle assume de gra: : ves obligations. Tout le bonheut , futur dépend d'elle, er grande | DE our se créer un foyer, ! l'homme sérieux choisit tou- , Jours, de préférence, une per- sonxie robuste et bien vigou- Le mari est bientôt désillusi- onné. La jeune épouse désen: Charitée, si elle ne le regrette pes déjà; elle songe ;du moins aucoup à son passé, exémpt L'IMPARTIAL 19068. , AA AE ETDSRUE (AN) ee NAS RE ee ANT T LES PT RUE \ | L As ne d LEO ><: \ A) Le MADAME J. CARRIERE, de bien des ennuis et des trou- que jour. Ah! si vous étudiiez cé-cas de plus près, vous verriez tou‘ de suite que, neuf lons dire que son état de santé devrait être. elles oublient qu’au début de qu’elles ont à remplir. occupations plus sédentaires. de dépenses physiques. mr bles qui surgissent maintenant À la pauvre petite femme qui pêche. Nous vou- Le plus souvent, c'est par négli- gence, car nous ne voulons pas taxer d'’igno- rance celles qui entrent dans la vie À deux. Dans l’effusion des premiers enthousiasmes, différente pour elles, il y a de grandes précau- tions à prendre pour sauvegarder leur santé. Elles doivent compenser abondamment pour le surcroît de forces qu'elles ont maintenant à déployer, pour faire face aux nouvelles fonctions La besogne est, sans doute, plus considérable qu'auparavant, les travaux plus forçants et les aux jeunes femmes de réagir contre ce surplus C'est le moment par excellence de se tonifier. Renforcez vos nerfs et tous vos membres. Enri- chissez votre sang et purifiez-le. tout votre système en prenant de ces merveil-* Fac-Simile exaet d'une bolte de Pilules Rouges. L'Etiquetta est de pages Man imprimé ea rouge. COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274, rue St-Der:s, Montréal. pete 62 Poupart, Mentresl, & fois sur dix, c’est formellement n’est pas ce qu'il avaient Dien leur réclame, cette carrière, si Les Pilules Il importe donc Régularisez gnette ci-contre. à fait gratnites. LE BEAU MAL, Voilà l'échec du Bonheur des jeunes mariés, leuses Pilules Rouges pour les femmes pâles et faibles. Voici ce que dit Mme Carrière, “ Peu de temps après mon mariage, je fus prise de débilité. Cela dégénéra bientôt en un mal général. En effet, pendant deux ans j'ai enduré de terribles dou- leurs par tout le corps. J'avais de fréquents étourdissements, je me sentais toujours à bout de forces. Les oreilles me bourdon- naient la plupart du temps. Les points me dévoraient et mon estomac se délabrait chaque jour davantage. Tous les re- mèdes que j'essayai antécédem- ment furent de nul effet ; mais sitôt que je commençai à prendre des Pilules Rouges, je sentis beaucoup de soulagement. Aussi, j'allai bientôt consulter les Mé- decins Spécialistes de la Cie Chimique Franco - Américaine. Ceux-ci me firent suivre un bon traitement, et six boîtes en tout de Pilules Rouges finirent par me remettre complètement. J'atteste donc que les Pilules Rouges m'ont bien güérie de cette grande fai- blesse qui m'avait déjà rendue anémique. De- puis que j'ai cessé de prendre de ces Pilules, ma santé se maintient toujours excellente. me serais évité bien des ennuis et des peines si j'eusse pensé plus tôt que les Pilules Rouges Je en effet toutes les vertus qu'on On en pourra jamais dire trop. J'ajoute avec reconnaissance, mon nem à la liste des personnes qui se plaisent à en reconnaître et proclamer les bienfaits.” Dame Joseph Carrière, 62, me Poupart, Montréal, Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles sont le meilleur remède pour la constitu- tion de la femme. Elles tonifient Je système et donnent aux nerfsde la force ; elles produisent un sang riche et généreux, font disparaître les irrégu- larités, les douleurs de côtés, les maux de tête, les palpitations; elles combattent les troubles du re- tour de l’âge, le ‘beau mal”’ à toutes les époques, elles rétablissent la circulation, enfin elles don- nent un regain de vie à tous les organes affaiblis. Certains commer-ants et médecins peu scrupuleux n'hésitent pas, lorsqu'on leur éemande les Pilules Rouges, à recommander, dans un but intéressé, qui disent-ils, guérit tout aussi bien que les Pilules Rouges e la Cie Crimique Franco-Américaine, Les malades qui veulent se guérir doivent se méfier, car il y va de leur santé, et ainsi prévenues, elles doivent exiger les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine qui sont contenues dans des boîtes de bois, renfermant 50 pilules et en- veloppées d’une étiquette imprimée en rouge, portant toujours le nom de la Cie Chimique Franco-Américaine, comme la vi- une substitution, un remède quelconque Si les malades ne peuvent les trouver dans leur localité nous les prions de nous écrire directement, Nous les leur enverrons sur réception du prix, Venez nous voir ou écrivez-nous sans crainte, si vous désirez avoir des conseils sur votre maladie, nos consultations sont tout 50 cts pour | boîte, $2.50 pour 6 boîtes. groupe de ces jeunes gens en ques-| tiou faisaient. parade, en présence d'an dé nes compatriotes du fait | qu'ils avaient su:vi un cours de français. Là dessus motre compa- triote se mit à leur parler français, mais ses interlocuteurs u'eu com- prirent pas un traître mot. L'un d'eux, mézumoïns, probablement plus futé que les autres, se risqua à faire cette réponse absolument as- sommante : ‘‘ We don't understand you, we talk the Parisian French’’, Et no.re confrère, dont la juste indiguation est à. son comble, 2- joute : ‘“Croit-on réellemeut chez une certaine classe d’ Américains, que le français d'Amérique n'est pas le même que celui pailé en France ! S'imagiueut-is que nous parlons uue espèce de patois, quand, en ré- alité, notre lasgage est encore ce- lui du grand siècle de Louis XIV ? Et que faut-il penser de l'efficacité de l’enseignement du français das les High Schools quaud on entend: émettre d'aussi. sbominaples sot- tises ? Il est lévidest due de pa- reils cabechons ne. sent pas faits pour éivdier la ‘angue de Molière. Tout leur savoir se réduit à l'épou- vautable massacre, cemme le spéci- men qu’on vieut de l'e. C'est peut-être cela qu'ils appelleraieut du français de Paris. S'ilen etat aiusi, les Paiisiess seraient rien dé- Cer.es non, ce me soit es le: Pa- risieus qui dégénèreni au poin: de vie du lasgañe, ce sont nos chara- bia:-deurs américa ns qui nataugent tamentablewment. At reste, nous ne pouveus que nous a s user de iovs ces barbares qu: #ssassinent s: souvent notre lavgue. Si jamais ils apprei11eut le francis ils se out les premiers à r're des bave :smes de leur jeu- nesce. Aujoud'hui, comme cea s'est fait j’aunée derwière pour ‘‘Knowledge is power’ par ‘‘sa- voir c'est l'avoir.” Vous ue l'avez pas encore mes 2- mis ;: cherchez ! Les parleurs du ‘‘Parisian French'’ de Charlottetown, surtout d 1 collège P. W., pourraient bien prendre uue lecon de l’article du cenfrere de Manchester ? ! TIRED .TRAT PALE, TIRED QIRL | She is in society, in business, at home, everywhere yeu see her, but always worn aad fatigued. She has't heard of Ferrozoue or she would be pe:factiy well. How quickly ‘it strestgens—what au appettite ii gives—what a glow it briumgs to pallid cheels ! The nr: triment centaine in Ferrozone puts, strength into awybody. Laughing eyes, rosy lips, b'ight quick imovemeuis all of the vitality Ferrozoue produces. ‘“lhousauds of attractive happy women use Ferrozoue— Why uot you ? A box fifty chocolate ceated tablets cests Bfty cent at ay drug store. en men cn On (LE MONDÉ ILLUSTRÉ) ALBUM UNIVERSEL XXIIE ANNÉE NO 1135-20 jamvier 1906 SOMMAIRE Cette semaise nous 0o%;ous à nos lecteurs les pages illustrées et d'ac- tualité suivantes : Au seuii de l’Inde. L'Ile du Massecre, par Mgr Lange- vis, srchevêque de Sa:u:-Boui- face. Nouvelle canadienne : La vense- auce des bètes. New-J,oncou, Coaneciicut. La descente au Maëlsi:o n. Le Lvusol, vouve' écla:raze à incaa- de: ceuce. Page ïuworistique : Peril jaune. Dialo:,ue : La oë:e. Feuillesons : Se :<fami''e, pa Hec- ‘or Malo ,e: Caiue set €. Mvs que : To.jou s on ,suais, va'se, pa” Emile Wald euiel ; notre Hign Scuoo! de Woowsocke., Pre y æmaues.ique. USED MEN AT THE OFFICE UP WOMEN IN THE HOME CHILDREN AT SCHOOL Every day in the week and every weok in the year men, women and children feel all used up and tired out, OUT The strain of business, the cares of home and social life and the task of study cause terrible suffer- ing from heart and nerve troubles. The efforts put forth to keep up to the moderz | “high pressure * mode of life in this age soon wears out the strongest system, shatters the nerves and weakens the heart, Thousands find life a burden and others an early grave. The strain on the system causes nervousness, palpitationof the heart, nervous prostration, sleeplessness, faint and dizzy lle, skin beats, weak and | irregular pulse, smothering and sinki spells, ote. The blood becomes weak watery and eventually esuses decline, Milburn's Heart and Nerve Pills are indicated for all diseases arising from a weak and debilitated condition of the heart or of the nerve centres. Mrs. Thos. Hall, Keldon, Ont., writes : ‘‘ For the ee two or three years I have been troubled with nervousness and heart failure, and the doctors failed to give me any relief. LE decided at last to give Milburn’s Heart and Nerve Pills a trial, and 1 would not now be without them if they eost twice as much. I have recommended them to my neighbors and friends. Milburn’s Heart and Nerve Pills 50 cts, r box or 3 for $1.25, all dealers, or The F Milburn Co., Limited, Toronto, Ont, écoles. Planche hors texte : Le sultan du Maroc chez iui Abdui Aziz re cevant ses m:xistres. .| Noavelle : Le premie reuge-gorge, (concours lit:éraire de l'Al- bu æ Uuive sel.) Ji Allemas ae au Maroc. Et nos pages à la la rab ‘que iuva- riasle, et hebdomadaire, etc., etc., L'Album Unive:sel du 20 j?u- ve:,aivsi que le mont:e son som- ma €, p'ogresse ss ce.se daxs la houne vois. Nos familles cana- |diennes devaient en p'end'e uote, ils en sont ento/e Tendus à trétiire | Spori : De le gyau -tique dan ies et encourager çette revue cagadien- re des amis de la France. trises. deux et deux pages d'actualités. . Abonnement $1.50 par au. Le numéro .rscents. sÈ e rer. et 15 de chaqne Mois. Dernières nouveautés Parisiennes. Abonnements { Sur réception de 5 cts. envoie de 2 Adresse. MONTREAL MODE. Dept F., Montréal de U Une Belle Revue Francais La seule aux Etats Unis L’'ECHE6 DES DEUX MONDES Journal dévoué à la propagande de la langue et an bien être littérai- D'intérêt spécial aux instituteurs et instity- CHAQUE FASICULE CONTIENT Un article de fonds par un écrivain de j’aris. cles sur les Sujets suivants : V1EILLES COUTUMES FRANCAISES. 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