LIMPARTIAL NOUVELLES DE LA GRAND'TERRE Moncton 5 mars. 97 Mon Cher Rédactenr,—Je reçois votre journal régulière- meut et il m'intéresse beau- COUP ; car je suis natif de l'Ile, et quoi de plus coasolant Dour un pauvre exilé que de saluer chaque semaine cet intéressant «courrier qui s'appelle *L'IMPAR TIAL” Dans chaque numéro, j'y vois des nouvelles de plusieurs cen- Miscouche, “La Rouhe”, Cas- cumpec etc. 3e connais bien ces places, j'y ai même des parents et des amis dont. je vois assez Souvent paraitre les noms dans la colonne aux nouvelles. Les français de l’lle ne sont pas nombreux par ici Quand # ralement pour aller tenter la fortune dans la République A- méricaine. La, ils se groupent dans les centres manufacturiers, quoiqu'uu assez gran 1 nombre travaillent dans les bois l'hi- ver,et dans les carrières ou chez les fermiers en été. Piu- sieurs font de bonves gages, mais un grand nombre, la ma- Jorité, j'ose dire, restent à rien faire pendant six mois de j’an- née. À ce train là, vous avoue- rez avec moi, qu'ils ne s'enri- chissent pas plus vite qu'il ne le faut ! À plus tard l'approfon- dissement de ce sujet. Le comté de Westmorland a plasieurs centres presqu'entiè- rement acaüiens. Les princi- paux sont, Memramcook, St. Auselme (Fox-creek)}, Shédiac, -Grande Digue, Barachois, AÀ- boujagane, Cap Pélé ete. 11 y a plus de 100 familles acadien- nes dans Moncton. Les acadiens sont réprésentés dans tous les g'ades de la vie reli- gieunse, sociale et industrielle. Il y a des prêtres, des juges, Lg @ PR rt AE PE de tr M ARS MT tm ERA es 2 VO A RE 9 Lo BTE BALE 20 HER pretque PRE PT AS TETE toutes les brauches de lindus- nous sommes dans la minorité ; A ant "1 VS Victoria ct Madawaska, les aca- diens sont en mejorité, et de- puis quelques années surtout, ils savent faire valoir leurs droits lorsque leurs intérêts, soit généraux so t particuliers, sont en jeu. Plus tard je tâche rai de vous faire un court résu- 4? rentes paroisses acadiennes de wick. Je vous avec plaisir que l'in dustrie laitière se popularise de plus en plus parmi nos fer- miers de l’1le. En effet, nos a- cadiens commencent à com- prendre quel trésor leurs terres et leurs bestiaux peuvent jeur rapporter lorsque l'un et i’au- tre sont soignés et améliorés d'une manière intelligente et judicieuse. Les fermes de l'ile sont sans contredit les -pius belles et les plus productives des Provinces Maritimes, peat- être de toute la Puissance du Canada. Le terrain étant com- praativement ‘“plauge”, ie dé- frichage et très-facile ; i’ab- sence de cailloux et de pierres, erymet au fermier d'utiliser chaque pied de son terrain, et | enfin, la temperature n'allant jamais aux extrêmes du chaud ou du froid, les moissons pous- seut et murissent en abondance 4 saps crainte de ces gelées d’au- tomne qui font la terreur des fermiers du Nord-Ouest. Je rencontre souvent des étrau- gers qui reviennent de l'ile, ou ils ont passé la saison d'été, et invariablement ils se déclarent enchantés, non-seulement du climat et des avantages physi- ques de l'ile, mais aussi de l'hospitalité et de l'honnêteté proverbiales des insuiaires Je m'étais proposé de vous donner PRET PR CE. … $ - Gang Laine 2 am ‘à a hong tes ah then 5 RE rt LE RE ra tres avadiens, tels que Rustico, | ils quittent le foyer, c'est géné- des avocats, des médecins, des! marchands et des artisans dans trie. Cependant dans ce comté, | mais dans, Kent, Gloucester, mé de l'historique des diffé- | } cette partie du Nouveau-Bruns-| Terre”, et voila que j'ai presque toujours parlé de c.ttt chère lle : c'était plus fort que moi, one, au revoir à la semaine vrochaine J'espère que ‘“Ja- ques” et “Nibua” vont réveiller “Louis François” ; nous pour- “ions nous cotiser pour [ui en- voyer une boite de ‘“Perfectos” sil veut du ‘tamaweille” je puis lui en :ourair un “pat- “het”. / } OUR AMERICAN LETTER Key Post, N. Jersey, Feb. 20th. 1897. Arcade. | | Mr Editor : — | I had the plea- sure of being ‘“saowed in” for la week while on my trip | ‘through Long Island, and it | Was à real old fashioned snow |storm, such as I have not seen ‘or many days. To have three feet of sncw on P. E Island, all at one time, would be considered something of a storm ; but for | Long island, it broke the re- cord and gave the old people a chance to look back many | years ago for something like it. New York city had about a | foot of snow on that occasion. | but it does not last long there. The city has a force fo: such GCtasions. During the last :Süow, more than six thousand men were employed cleaning ithe streets | Saturday, I'ieft the city ear- jy in the morning for this |Sinall town in the state of New Jersey. The morning air was |INvigorating—a smart breeze blowing just cold enough to remind us that summer has not yet come. The sun rose f&m the ocean to look upon a ear sky, and casting its olden rays on the waters, made a picture of the bay. Crossing from New York te the Jers-y shore the beauty of the scene was beyond descrip- tion. The rippiing waves fresc- od with sunlight dazzled in splendor and on the breast of | the heilows stately ships from jinany lands were escorted on their way by steam Tugs small but powerful. The puf- Huy smoke from their funnels iscemed to boast of their strength as they swept by with their prize, and in the | where the water 9 © | distance :scems to meet the sky, ships with their white wings saiied tout to bréast the seas and |gales on theïr voyage to other |shores. | Here, in the harbor, the fa- nous Statue of Liberty stands jand bids welcome to the home- |ward bouud ; God speed to de- parting friends. The weary e- juigrant when he first beholds {his American greeting to the 'oppressed, fancies himself in {he promised land of milk and | honey. 1 do not think Colum- b 18 ever came to ’Îew York, and it is not likely tha! he e- ver will, but if he were to |come now he would have to show a clean record and an a- imonnt of coin that would imakethe emigrant feel that the Liberty so much boasted does not really exist. The coun- try has suffered so from recei- viug emigrants of all kinds and from all lands, that laws had to be passed to prevent the un- desirable from landing, and now strict examinatious arc held and “Culls”’ returned from whence they came. This is my first trip to New- Jersey and the territory over which I am supposed to trave. is along the sea. The Jersey shore is said to be the most at- tractive of all the summer re. sorts and 1 doubtit not. This ‘town is situated on a beautiful .bay the shores of which are dotted with groves of birch and maple. Even now, in the de; nouvelles de la ‘“Grand’- dead of winter there is some- suffira pour l'après-midi, afin thing pleasant abont tbe sur- qu'il ne se dessèche pas trop, roundiugs. | parceque dans ce dernier cas, il On the 4th of March McKin-|perdrait beaucoup de sa va- lay, the new President will be |Jeur. Quant aux labonrs à faire inaugurated, an event whicl | pour recevoir la semence de pa- under ordinary condition, tates, je crois que la meileur weuld b2 quite remarkable, est, d'avoir un sillon de trois à i 1 being under training for an d'y placer les morceaux de enconnter on Patrick's Day, plantes un pied environ l'un public attention seems to b:;de l’autre. ayant soin de les dé drawn eatirely in that direc-| poser en droite ligne et dans rion. The attention of nearly all! l'angle découpé par la charrue [the newspapers and ofa great autant que possible, ce qui ren- uumber of people of this coun-|dra plus facile, le nettoyage à try is just now centred on this|la herse et la hone à cheval, “Loxing exhibition. sans endommager les plantes. Business i: duil the country | Labourez ensuite deux sillons over, and the prosperity all hop-|de six à sept pouces de profon- ed for has made no promises | deur, ce yu1 donnera un ameu- as yet. blissement profoud du sol en- 1 believe the new adminis-|tre les rangs, et vons reconnai- tration will come and go wita-|trez | avantage de ceci quand out giving the people what viendra le sarclage et renchaus: they promised : “Better sage à la charrue. Dix-huit times.”. pouces d'espace entre les rangs J. P.C. est suffisant pour travailler à la main ou avec les instrument à cheval, et don“era un aussi bou rendement à proportion du POUR L'IMPARTIAL Comme ce champ est celui|terrain, que s'ils étaient plus où doit se faire la culture de: patates, navets et autres raci- ns, l’année suivante, il doit é- tre labouré aussitôt que possi: jours, et hersez aussi souvent ble après en avoir enlevé la ré-}et autant que l'apparihon des colte. C’est mieux de labourer! mauvaises herbes le rendra né dans le même que le premier | cessaire. Entre la plantation et labour, parcequ’alors au lieu Ma levée des patates est le meil- de découper les oreillers du pre-] leur temps, comme c'est aussi mier-lahour en carrés que la plus facile, de détruire les mau- rapprochés Laissez la ierre s£- cher et réchaufier aux seleil pour au moins une dizaine de herse entrainera et jaissera en!vaisrs herbes. Comme toute tas ça et la à chaque fois que |l'étendae de ce champ de septou huit arpents ne sera probable- ment, dans tous les cas remplis de patates. Je n'avancerai rien |pour le présent, sur la culture |des navets, carrott mangold L&e. qui devront remplir le res | le conducteur la dégagera, ces orelilers 6e retrouveront simple- ment renversés, conservant ain- | si en grande partie leur forme première et ie hersage se fera vlus facilement. Après une se- maine, hersez dru afin d'ameu b'ir la terre et la mettre en tat de recevoir la semence | patates et autres racines . qai (doivent y être cultivées l’année |svivante. Je dois remarqrer ici que, si ce champ est infesté de chiendent ou autres mauvaises | dessus. Il ne faut pas oubher, herbes, ii doit é‘re labouré une|que c'est l'occasion de purger deuxième fois et cela aussi tard ie champ de toute végétation es, te du champ. 4 | J'espère que queiqu’un de de | vos lecteurs qui ont une expé- (rienve pratique de la enlture de ces différents produits, voudra bien en faire part à eenx qui besoin d'informations la out que possible à l'automne, pres nuisible, non seulement à Jla nant garde de ne pas se laisser récolte de cette année, mais aussi aux révoltes qui doivent suivre On doit faire son possi bie pour se débarasser entière- ment des mauvaises, herbes parce que, celles ci sont tout aussi contraires à la cultiva-: tion du grain et du foin, qu’ surpreudre par la gelée, on ne doit point herser après ce deux ième Jabour afin de laisser ces mauvaises herbes plus exposées aux rudes gélées de l'hiver, ce qui rendra le nettoyage plus facile au printemps suivant. S'il ne s'y tronvent pas de elle le sont à la culture des ra- mauvaises herbes en grande cines. Ce champ, fat-il net de quantité, ce champ, apres avoir mauvaises herbes, le fermier éte labouré et hersé à l’autom- | sera néanmoins, en graude par- ne, comme je l'ai déjà dit, etitie, sinon totalement dédom- hersé de nouveau au printemps |magé du temps mis, à remuer suivant, sera suffisamment pré-|la terre du champ de patates “aré pour y recevoir la semen- &e, plusieurs fois durant l'été, ce de patates, etil ne sera pas:prar la plus grande récoite occa- nécessaire de faire d’autres la-|sionnée par cetravail, si sou bours, que celui requis pour!vent par trop négligé. l'expé- leufouir Ja semence. Le troplrience démontre que durant les œraud ameublissement du sol|étés sèches surtout jy a un est piutôt, préjudiciable à Jjalgrand avantage à iemuer la récolte de patates qu'autrement.|terre souvent, et c’est toujours On cbtient invariablement nn/|le Coutraire qui arrive, parce meilleur rendement, lorsqu'il que l'herbe n’y pousse pas si a- se trouve une certaine quantit: bordannent et on se croit dis- de pelouse qui n’est pas entiè-|pensé d'y mettre aucun outil. rement décomposée. Lorsque! Après ñvoir récolté les diffe- la pelouse est totalerneut ané- |rents produits de ce champ, on antie le sol devient ordinaire-| doit le labourer à l'automne ment trop compacte, de plus|même, et ceia un p?u tard, à cette pelonse contient certains moins, que le sl soit trop pe- élements favorables an déve!-|sant [argileux] ; alo:s il serait oppement de ce produit. Votre Peut-être mieux de ne labourer champ étant ainsi préparé, ap ique 2 printemps suivant, et pliquez y tout l’'engrais que attendre qu: la terre soit bin vous pourrez. sèche, autrement la terre étant 1l faut mieux en charroyant | r*imuée lorsqu'elle conti nt le fumier, faire de chaque vo-|trop d'humidité, se durcira et yage, trois ou quatre tas, ayant | restera en mottes : de plus Je soin de les déposer a distance |Srain qui y sera sémé ne pous égale et aligner les rangs de fa-|Sant que bien lentement à çon a répandre le fumier, aussi | Cause du mauvais état du soi, également que possible, sur!sera plus ou moins envahi par tout le champ. les mauvaises herbes qui au- Le famier-ne doit pas étre e-|ront échappé au sarclage de pandu plus d’une demi-journée | l’année précédent», ce qui cau- d'avance, c’est-à-dire épendre |se une limiuution considérable le matin ou la veille au soir, dans le rendement de la re- ‘ce qu’on pourra enfouir dans Cite. J'avant-midi et le midice qui Agricola. Mill River. but Corbett and Fitzsimmons| quatre pouces de profondeur : ! f i ste diiiéennms CHEAPEST AND BEST CHAIRS P.E.:L. — X — Make— them ourselves Xe È WRITE * à For Curs ä AND PRIE + e : { nn ! SCHOOL E "9 HE FURASTFURE Good, Strong & Cheap Tu, A A Lab e aù Fo _ EST PR De DRE PRET CE ReNT ere À LAS LE pra ANRT Li À A « 4 ; 7 { me 1 Li MARK WRIGHT & CO. Charlottetown t& WRITE FOR PRICES. Jan. 16/96. HAVE YOU À LEARY ROUE? Have you a roof that you have tried all kinds of Roofing on and cannot get tight and waterproof? If you have such a roof, you should try Canvas Roofing and then you will be happy. CANVAS READY ROOFING 1s cheaper and better than Shingles for a pitch or pitroof ch and gravel for a flat roof. Will Turn The Water Every Time And isthe Cheapest and best Roofing in the Market Can be seen in use on Schurmau, Lefurgey & Co’s drying house at the rear of their New Mill, or on D Rogers’ dwel:ing house, or W. P. Rogers’ dwelliug house on Church Street. For Sale by | D. 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