LE GRAND VAINCU (Suite de la lère Page) courir leur corps. Encore quelques secendes, et ils aliaient se briser contre le tronc de l'arbre... Encore quelques secondes, ei | les Hurons allaient lancer leurs terribles haches dans les bar- ques et massacrer tout ce qui s'y trouvait. Ils étaient à portée. Déjà leur chef venait de se lever et de leur ordouner de quitter leur pagaies pour prendre leurs armes. Les haches brillaient dans leurs larges mains musculeuses et ils allaient les lancer contre les Abénaquis ionjeurs penchés sur leurs longues rames. lorsque tout à coup, comme s1leùt été manœuvré par un levier é- norme, l'arbre qui barrait le flenve s'éleva lentement au dessus des eaux bouillonnantes Les trois pirogues conduites) par les Abénaquis s’engouf frèrent dans cet étroit passage et disparurent sous le tronc noir. Entrainés par lo courant et par la vigoureuse impulsion que les rameurs leur avait den-| née, les barques des Hurous les | suivirent. Mais au même ins tant l'arbre retomba lourde ment, écrasant les guerriers hu-; rons et brisant leurs pirogues légères. Cela fut si rapide et si impré. vu que les sauvages cachés dans les bois crurent à quelque intervention suruaturelie. Les branches touflues de l'arbre qui gisaient sur les ro chers des rapides ne leur a vaient pas permis d'apercevoir le chasseur canadien debout sur la roche la plus élevée et sup portant l'extrémité de j’arbre vous n’avez sans doute plus be- soin de mes services ? . = À ssurément non, mon brave David, s'empressa de dire Mont- calm, il n’est pas probable que les Hurons viennent ici barrer le Saint-Laurent. Ta es libre, et si tes affaires t'appellent de ce icôté, tu peux débarquer. Quelle est donc cette jolie maison que j'aperçois au milieu des peu piiers, sur le sommet de la fa- laise ? Le brave Chasseur de bisons devint Rouge comme une jeune fille et baissa les yeux —C'est là qu'elle demeure, marmura-t-il. — À merveille..…..Va vite, David, je ne veux pas te retenir. Ah ça ! tu mme la présenteras, ta jolie fiancée ?.....J'entends bien signer am contrat. —Hélas ! monsieur le mar- quis, vous savez hien....… — Bah ! bah ! tout s'arrange- ra, je te le promets... Viens me trouver dans quelques jours ; tu me diras où en sont tes affaires. David dirigea la barque vers la rive, sauta légèrement à terre et, ayant adressé à M. de Mont- calm un dernier salut, ils'avan- ça à grands pae vers la maicon au toit de chaume. Sur un banc de pierre placé près de la porte, une jeune femme assise faisait tourner un rouet. L'attention qu'elle dounait à son ouvrage ou les réflexions occupaient son eszrit inciinaient son front pensif. David Kerulaz marchant sui la pointe des pieds, retenant son haleine, le cœur tressaillant d'emotion, s’avançait douce- ment. L'embre qu’il projeta ré- Vé.a sa présence. Marthe releva ia tête ; un cri de surprise et de joie s’échappa de ses lèvres. —David ! David ! s’écria-t- sur sa robuste épaule. Cependant les Abénaquis ra maient avec une si furieuse ar | deur que lorsque M. de Mont | calm et ses officiers, encore tout | éiourdis du prodigieux événe. | ment qui venait si à propos del leur sauver la vie, pensèrent à | tourner la tête, ils aperçnreut à une énorme distance l'arbre couché sar les rapides, au mi- lien des vapeurs blanchâtres | que le bouillonnement des eaux | faisait monter vers le ciel blen | Quelques balles sifllèrent au. tour d'oux et vinrent s'enfoncer | dans l'eau d'où elles fireut jail-| lir les aigreties argentées. | Puis tout retomba dans le si lence et l’on n’entendit plusque| | | | | le bruit cadencé des pagaies ma- niées par les mains vigoureuses des guerriers abénaquis. | Bientôt David Kerulaz, émer- geant de l’eau, vint sauter à l’a} vant de la pirogue où se trou:| vait M. de Montcalm et secoua | en riaut l'eau qui ruisselait de | son épaisse chevelure. | Le marquis de Montcalm se! leva. | — Messieurs, dit-il en s’adres- | sant à ses officiers, remercions | Dieu, mais remercions surtout | ce brave garçon auquel, a- près lui, nous sommes rede- vables de la vie. | 11 étreignit avec force la main | de David, tandis que les officiers, | émerveillés de tant d’audace et de vigueur, peussaient un hour- ra de reconnaissance en l'hou- neur de Bras-de-Fer ! 11 LE MARCHE. Avant d'arriver à Québec et au moment où les barques pes- saient devant ce toit de chaume entouré de peupliers auquel! David avait fait quelques 5se-: maines auparavant de sitendres. adieux, le Chasseur 1e bisons| s’approcha de M. de Montcalm et lui dit avec ua peu d’embar.| ras : | | | elle. Et, se levant toute droite, elle renversa son rouet, courut an chasseur et mit ses deux petites mains dans les siennes. — David, murmura-t-elle ra- vide ment, il ne vous est pas ar rivé malheur ? J'étais inquiète, je ne sais pourquoi...Etre restée si longtemps sans recevoir de vos nouvelles !.....ÆEufin, vous voici de retour....ja suis heu- reüse, bien heureuse !......….. —Oui, Marthe, je suis de re- tour et pour ne plus vous quit- ter, dit David Kerulaz d’une voix grave. Le père est-1l à la maison ? —Oui. — Je vais entrer lui parler. David serra la main de Mar- the et poussa la porte de la mai: son. Le père Dervieux, assis près de j;'âtre, taillait le manche d'une hêche. 1l jeta un regard de côté en entendant la porte s'ouvrir, re- connut le Chasseur: de bisons et, lui te_ dant sa main ridée : — Bonjour, garçon, lui dit-il. D'où viens tu ? --Da lac Champlain. —Tu as va M. de Mont- calm ? — Je suis revenu avec lui. Il doit être à Québec en ce mo- ment. —Ah ! Et un soupir profond parut soulager la peitrine du vieux paysan canadien. — Âh l'ilest à Québec. Tant mieux ! Saistu bien, garçon, que les nouvellesne sont pas bonnes ? —Je le sais. —On dit que ces coquins d'Angliais vont venir nous as- siéger‘ "+" Mais 651 le grand marquis est là où peut dormir sur les deux oreilles. Il y éut un instant de silence ; le vieillard continuait sen tra- vail lent et machinal. David reprit : —Je viens de voir Marthe; — Monsieur le marquis, vous|je l'ai trouvée pâlie, père Der- serez dans une heure a Québec: ae a à viens —Tu crois ? Heu ! neu, elle a été peut-être un peu Saisie de te voir, voilà tout...Ah ça ! dis. moi, i! n'y a encore rien de changé ? Ton frère...+st tou- jours là-bas ? —Teujours, répliqua David dont les lèvres se serrèrent. —Eh bien ! mon garçon, poursuivit le vieux paysan en continuant tranquillement à arrovdir son manche de bêche à |couns de serpe, tu sais ce que je t'ai dit..…….Je ne veux pas de déshonneur dans ma famille. Toitu es un brave garçon que j'aime et que jestime ; mais, tant que ton frère sera en pri- son, Marthe ne pourra être ta femme. C'est dit. —Demain, Pierre sera sorti de prison, dit David avec un ac- cent vibrant. —Oui, oui, dit le vieux pay san, mais comprends-moi bien. Je sais quetues fort et adroit et que tu coupersis les barreaux d'un cachot aussi facilement que je taille ce bout de hêtre. Mais ce n’est pas cela que je veux dire. 11 faut que ton frère sorte de prison par la grande porte et que son innocence soit rsconnue et constatée par ceux qui l’y ont fait mettre. —Son innocence sera recou- nue et constatée, dit David avec assurance. —Vrai ? eh bien ! tant mieux ; bonne chance garçon ! En ce cas, nous ferons la noce, je te le promets. Le vieillard jeta sa serpe ct donna la main à David Kerulaz, qui partit aussitôt pour aller re trouver Marthe. —Marthe, lui-il, quand je suis parti il y a un mois pour aller rejoindre M. de Montcaim sur les bords du lac Champlain, je vous si confié un dépot. —Oui, David, oui, vos écono- mies....mille écus. Oh ! je les ai précieusement conservées, allez, en attendant... —Marthe, vondriez-vous me rendre cet argent ?...…. La jenne fille eut an geste d’efloi ; elle regarda son fiancé comme pour a’assur:r qu'elle avait bien entndu......….. —Àinsi, dit-elle, tout est fini ? Et deux larmes parurent aux franges «le sas loags cils noirs. —Non, nen, eertes, dit David en lui serrant vigoureusement la main, tout n'est pas fini, Marthe! Croyez-vous que je re- nonce comme cela au bonheur de vous avoir pour temme ?.…. Ah !par saint Yves de Bretagne, quand j'ai quelque chose là,—-et il toucha son front,—1l faut que ça réussisse !...J'ai besoin de cet argent pour délivrer Pierre, comprenez vous ? Nous gserous un peu plus pauvres, ma bonne Marthe ; mais bah ! je suis en- core jenne et l'avenir est à nous ! Marthe disparut en ceurant et revint tenant dans ses deux mains une grosse bourse pesante qu'’elie remit à David. —Tenez, tenez, dit-elle avec auimation, prenez cet. argont, faites vite, mon bon David, dé- livrez votre frère.....et si cette somme ne suffit pas, dit-eile timidement, vous savez que j'ai encore quelques économies. —Y pensez-vous, Martae ? s'écria gaiment le chasseur ; et comment feriez-vous pour ache- ter votre voile de mariage ? [à continuer] for the vaiversal modern demand for a low un. IONS.—Tako one at meal or bed feel . Bwallow i6 RTE ee Rhe Hi f à 4 ; Ï ; : i ji ji sh Ë ES dE 82 T » & $ ii fi le Ai îf ï hs TE i ryf L'IMPARTIAL, JEUDI LE 283 FEVRIER, 18959. Mde. Mary Mathieu. _—__r— MALADE DEPUIS DIX LONGUES ANNEES, EST GUERIE EN DEUX MOTS PAR SEPT BOITES DE PILULES ROUGES DU Dr. CODERRE. QUATRE MEDECINS L'ONT SOIGNEE PENDANT SEPT ANS, MAIS AUCUN D'EUX N'ONT PU LA GUERIR. — DECOURAGEE, ELLE NE VOULAIT PLUS RIEN PRENDRE, MAIS SON MARI L'OBLIGE A ESSAYER LES PILULES ROUGES DU Dr. CODERRE, QUI L’ONT ; COMPLETEMENT GUERIE. Le triomphe des Pilules Rouges du Dr. Coderre, augmente tous les jours: Les guerisons les plus etonnantes s'operent par ce grand remede. Quand tout vous est 4 charge, que vous ne pouvez marcher sans être fatiguées, que vous suez faci- lement, que votre visage rougit, que vous devenez excitées et ner- veuses, que vous ne pouvez rien supporter et que vous ressentez toujours une douleur quelque part, faites bien attention, car vous êtes en danger, la faiblesse s’est empa- rée de vous, vos nerfs sont épuisés et vous devez sans retarder faire disparaitre tous ces symptômes qui sont l'indice de graves maladies. Combien de femmes par une cou- pable négligznce, attendent, retar- dent jusqu'à ce qu'enfin une m1- ladie grave, souvent incurable se soit déclarée. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont guéri des mil- liers de femmes que les médecins avaient abandonnées. Tous les jours, nous recevons des témoigna- le bas-ventre, dou- leurs des maladies mensuelles, irrégularités, toutes les mala- dies du changement d’àge, leucor- rhée, l'hystérie, douleurs dans l’es- tomac, manque d'énergie, fatigue après le moindre exercice, dos fai- bie, vertige, étourdissements, bour- donnement dans les oreilles, dépres- sion de l'esprit ou mélancolie ; aux femmes pâles et faibles, les Pilules Rouges du Dr. Coderre font du sang rouge, riche et pur, elles ren- dtnt les joues roses, les yeux ter- res luisants, l'apy étit aux estomacs faibles, celles qe la maladie rend Ce mauvaise humeur deviennent \ souriantes, les femmes nerveuses cuire peuvent dormir reccuvrent Je scmmeil, Les Pilules Rouges du Jr. Cocerre sont surtout recom- mancérs aux femmes enceintes, elles donneront des forces à la mère, leurs dans ges de guérisons vraiment extraor- dinaires obtenues par les Pilules Rouges du Dr, Coderre, lisez ce qui : suit : “Depuis dix ans, j'ai beaucoup souffert J'avais “ des gros maux de tête, si violents que j'étais obligée ‘ de prendre le lit, douleurs d’estomac, mal aux reins, “ douleurs entre les deux épaules, dans les côtés, j'étais ‘ d’une grande faiblesse et je ressentais des douleurs “ dans tous les membres, Durant sept ans, je me fis “ soigner par quatre médecins, mais aucun d'eux ne put “ me guérir. J'étais si découragée, que durant les trois ‘# dernière années, je ne voulais plus me faire soigner “ ni rien prendre. Mon mari ayant entendu parler des “ guérisons obtenues par les Pilules Rouges du Dr. # Coderre m'obligea à en prendre,et je ne le regrette ‘ pas, car elles m'ont complètement ramenée à la santé. “ J'ai recommandé les Pilules Rouges du Dr. Coderre “à plusieurs dames ei je l:s recommand: encore à “toutes les femmes qui scuff'ent.” Mme Mary Ma- ‘ THIEU, St. Victor de Tring, Québec. Les témoignages que nous publions sont vrais et sin- cères. Nous donnons les noms, l'adresse et le portrait des femmes reconnaissantes. qui veulent aider à d’autres femmes souffrantes à 52 guérir romme elles l'ont été par les Piluies Rouges du Dr. Coderre. Les adresses que nous publions sont toujours celles qui nous sont données en même temps que le témoignage des femmes guéries. Si vous ne pourez trouver ces femmes en allant les voir ou en écrivani, veuillez donc nous avertir, et nous ferons notre possible pour vous mettre en com- munication avec celles. Femmes qui souffrez, demandez, exigez, insistez toujours pour avoir ies Pilules Rouges du Dr."Coderre pour les femmes pâles et faibles, vous âurez alors celles qui guérissent toujours. Les Pilujes Rouges du Dr. Coderre guérissent infailliblement Je beau mal, le mal de tête, les maux de reins, de côtés, MADAME MARY MATHIEU. fant. et aideront à la formation de l’en- Nous n’exagerons rien, ce que nous disons des Pilules Rouges du Dr. Coderre est vrai, ne scyez pas surprises, elles sont pour les femmes c’est pourquoi elles guéristent toutes les femmes. N'oubliez pas que nous avons à votre disposition un médecin spécialiste des plus éminents pour les maladies des femmes. Nous vous invitons à lui écrire une description complète de votie maladie. Si vous le préférez, écrivez-nous pour un blanc de traite- ment. Jl vous répondra confidentiellcment et absolu- ment pour rien. Jl vous écnnera de bons conseils, comment vous soigner et vous guérir. Ne retardez pas, car tous les jours votre maladie s'sggrave et devient plus difficile à guérir. Adressez comme suit : Departement Medical, Foite 2206, Montreal, En garde contre les piules qu'ont vous cfire à la douzaine au cent ou a z5c la bore. Ces pilules ne sont pas les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre, ce sont des imitations, refusez-les. Elles vous feront plus de tort que de bien. Un grad ncmbre de ces imi- tations contiennent de la morphine, de la strychnine et de l’arsénic, et comme vous le savez, ces drogues sont dangereuses. Si votre marchand n’a pas les véritables® Pilules Rouges du Dr. Coderre envoyez-nous 5oc. en timbres canadiens ou américains pour une boite ou $2.s0 par lettre enrégistrée ou mandat poste pour six boites. 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