.11 ce cente, l'auteur, de toute évidence, cherche a conserver par l'écriture une foule de détails des us et coutumes des gens de sa paroisse acadienne, ainsi qu'à relever des Expressions typiques au parler local. Cet essai a peu de valeur littéraire, mais, en revanche, il constitue un important document ethnographique du genre que l'on trouve peu souvent. Toujours dans le domaine de l'écriture et de la recher— che, le Père Arsenault a le grand mérite d'avoir publié une brochure historique et généalogique de la paroisse de Mont-Carmel, en 1912, à l'occasion de son premier centenaire. Cette publication contient un bref historique de la paroisse, la généalogie de toutes les familles qu'il fait remonter jusqu'aux pionniers de la paroisse, et plusieurs photos dont quelques—unes présentent des hommes et des femmes, vêtus du costume acadien, en train d'effectuer des démonstrations des métiers traditionnels. Dans le but de souligner avec éclat le centenaire de la paroisse, le Père Arsenaùlt, avec le concours de ses paroissiens, organisa un grand pique—nique. Pour l'occasion il avait rassemblé toutes sortes de vieux ustensiles et d'anciens instruments aratoires en vue de rappeler le genre de vie des anciens, Des paroissiens firent au cours de la journée des démonstrations avec certains de ces vieux objets. Les annonces publiées dans les journaux mettaient de l'emphase sur cette partie du programme des festivités. Voici le texte de l'annonce parue dans Llfivangéline le 7 août l912: Cran de c 61 6b fatma ÀJE:_:(Éïë.3’_"'91._2.___1_: - P - -E _ Le 28 août 1912, Mont Carme] célébrera le centenaire de sa fondation. Dans la première partie de la journée, il y aura grande Messe et sermon par le Rév. A. D. Cormier, c.s.c. Le reste de la journée il y aura grand Pique—Nique. A 3 heures de l'après—midi les amusements cesseront pour recommencer à 4 heures. Dans l'intervalle il y aura une répétition des différents métiers en usage au commence— ment du 18e siècle â savoir, la Rraie, le Cocher, le peigne our le lin—tisser et fouler l'étoffe — on moudra le grain a la main, on pilera l'orge, on fendra le bardeau au froe, etc, etc. Des dames de la paroisse vêtues à l'ancien costume se chargent de la préparation des différents métiers. Nous serons heureux de serrer la main de nos amis de la Grand‘ Terre. Le Secrétaire.