Cnne ’ LL nd dans le cercle de quelques vieillards qui forment la société erdinaire de sa protectrice, il en résulte que la pauvre enfant secreit souvent pa- rée lorsqu'eile n'est que surchar- gée. Mes conseils à ce sujet lui seront fort ut'les. ‘‘Je crois qu’il y a quelqu'un dans la maison qui en sait plus sur le compte de Céciie qu’il ne lui convient de le faire paraître, et cer- tes je ne quitterai pas Toulouse sans avoir vérifié la justesse de mes } soupçons. Cette personne est Mar- the, {la femme de charge dont je t'ai parlé, et qui a potmcette problém- atique petite-cousitiefdes soins et une affiction remarquables. Il faut le mot de cette énigme, Laure, dussé.je le demander à Mme d'Orth- és elle-même et me sentir foudroyée par son terrible regard. Sans le but que je me suis proposé, je sens que je succomberais à l'ennui que me cause mon exil. ‘‘Erris-moi, Laure, dis-moi sur- tout que le ressentiment de ton père commence à s'apaiser : Va, j'ai bien maudit ma faute, et plus encore pour le préjudice qu'elle vous a causé que pour la punition que je subis. Plaide ma cause, toi quicounais si bien mon affec- tion, et qui possèdes à un si haut degré 1: douceur qui séduit et l’él- oquence qui persuade. Jin com- meuçant cette lettre, je ne voulais paraître qu'offensée ; mais tu vois qu'en la terminant je trahis le ses- ret de mon coeur véritablement re- pentaut. Comme je ne veux pas vous laisser suspecter les motifs de ce repentir, je ne demande pas que mon exil soit abrégé. Dis-moi seulement que mon indiscrétion n'a pas eu pour ton frère les suites funestes qu'on redoutait, et que mon bon tuteur accepte mes hum- bles excuses et me rend cette :ffec- tion à laquelle vous m'aviez si bien habituée que la perte :m'en : paraît affreuse et fait taire tous les mur- Cette triste nouvelle, quoique ap- prise avec ménagerment à Jeanne, l'avait vivement peinée, et elle com- | prit qu'elle devait renoncer à tout espoir de reprendre dans l'affection : de son tuteur la place qu'elle y a- vait occupée. Autant par fierté que par raison, elle se dit qu'il fal- lait user le plus longtemps possible de l'hospitalité de Mme d'Orthès, s'interdire toutes critiques des nsa- ges d'une ville de province, cacher sesregrets, se faire aimer enfin et paraître heureuse, quels que fussent ses sentiments intérieurs. La tâ- che était difficile et demandait une application soutenue ; mais Jeanne ne désespéra point du succès. El- le mit d'abord toutes les grâces de son esprit à s'assurer l'amitié de Cérile, et de son côté elle n'eut à vaincre aucun obstacle ; la charnian- te enfant éprouvait un si vif bescin d'affection, qu'elle alla au-devant de celle qui lui était offerte. Elle se trouvait d'ailleurs très inférieure à sa nouvelle amie ; Jeanne lui pa- raissait le type de la perfection ; el- le l'admirait franchement sans au- cune arrière-pensée d'envie. Com- ment une personne si accomplie en tous points pouvait-elle prendre quelque plaisir dans la société d'une petite fille sans esprit, sans éduca- tion, comme se jugeait la pauvre Cécile ? En vérité, ce n'était pas trop de toute sa tendresse, de toute sa reconnaissance pour payer une telle condescendance. Jeaune fut moins heureuse anprès de Mme d'Orthès ; les bonnes grâ- ces de la vieille dame étaient plus difficile à obtenir ; et après un mois de soins, de patience, d'efforts qui avaient parfois coûté à sa franchi- se, elle en était à se demander si el- le avait gagné ou perdu dans l’es- prit de sa tante. Doute pénible pour sa vanité, car Jeanne avait une haute idée de ses moyens de séduction. I] n'était pas jusqu’à Marthe que L'IMPARTIAZL 1905 OPENING DISPLAY OF PROGRESS A] Also Boys Knicker all sizes, from prices. MEN's OVERCOATS MEN'sS REEFERS MEN S SUITS BRUNI CLOTHING FOR FALL AND WINTER _ Boy's OVERCOATS Boys REEFERS Boy's SUITS Our showing of ‘‘Progress'’ Brand Clothing for fall is larger and more complete than ever before. range vf Overcoats for Men and Boys includes the newest things in Mix Tweed effects, Fancy Stripes, Gray and Black Vicunas and Blue and Black Bea7ers, cut in the very latest styles and made tofit. 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II |tresse, la femme de charge se main-| Au nombre des parents de Mme sujet avec leurs parents KIiÜNey tenait dans les limites d'une froide | 4'Orthès qui avaient d’abord mur- communs. Jeanne essaya du! Jeanne Desloges, que la lettre qui précède ne fait que très imparfaite- ment connaître, était une jeune or-| Cécile se laissait aller à toutes les | tajent fait surtout remarquer M. et sé en termes trop positifs pour l'en- | Are no l pheline — maltraitée par la for-|effusions de sa tendresse POUT Sa | Mme Dargennes, qui, bien que ri- gager à renouveler sa demande. | respecte A tune, mais riche des dons que le! nouvelle amie. ches par eux-mêmes, convoitaient (à suivre) f | L monde apprécie le plus : beauté, ‘‘Qu'ai-ie donc fait, se disait 2- ardemmeïit l'héritage de la vieille | * THATS THE SPOT! à csprit, grâce, amabilité. Elle pos-|]ors Jeanme, pour m’attirer l'aver-| dame. Cependant, ayant reconnu persons. Right in the small of tho back. | sédait toutes les qualités qui sédui- | sion de cette femme ? Je crois en|ux peu tard que leurs amères criti- People in every walk of life are troubled. | Do you ever get a pain there? u sent plutôt que celles qui attachent. | vérité qu'elle est jalouse de l'ami- Have you a Backache? If you have it | {f so, do you know what it means? L À la mort de ses parents, arrivée trois s avai DE : , à ki ly. : ° , A ne en y ait été nez garde, dame Marthe, que J aC- |de leur parente, ils avaient fini par Ta no otel Ds cdsits fonde tons A sure si + a ee + Ï acc 2 avec bonté ans a famille capare si bien cette affection qu'il changer de thè ne, et se montraient Vous Guerit vendant tre $ | Kidney Trouble. Don't neglect t. up . de sou tuteur, M. Sauvigny, em- ù P Votre sommet If you don't, serious Kidney Troubles ployé supérieur dans l'un de nos grands établissements financiers, et qui avait deux enfants, une fille de l’âge de Jeanne et un fils.de vingt- par laquelle certains jeunes gens croient quelquefois pouvoir se pré- parer aux travaux sérieux de l'âge mur. induigent pour des torts que la jeu- nesse, selon lui, excusait en partie, avait conservé toute sa sévérité non M. Sauvigny, d’abord trop réserve, et plus d'une fois elle ma- nifesta un peu d’impatience, lorsque tié que me témoigne Cécile. Pre- n'en reste plus pour vous. Ou je me trompe fort, ou votre coeur ren- ferme quelque secret que je saurai pénétrer, et alors vous vous repen- tirez de votre couduite actuelle.’’ Es sa fortune, appartenait à la hau- te société de Toulouse : mais de- puis vingt ans elle s'était retirée du monde et n’admettait dans sa retrai- affection éprouvée par le temps et qui ne s’effrayaient pas de sa moro- pour les fautes mêmes, mais pour |sité habituelle. leurs conséquences ; c’est-à-dire qu'il s’irrita de voir Frédéric, à vingt-cinq ans, sans carrière tracée: comme si tel ne devait pas être le Quant aux autres personues, parents ou alliés, qui re- cherchaient sa société, elle ne con- sentait à les voir que deux ou trois fois par an, et toutes leurs tentati- résuliat certain d'une vie toute de plaisirs. Cependant, à force de $a- crifices, de sollicitations, M. Sau- uigny avait l'espoir de placer son hils d'une manière assez avanta- geuse, lorsqu'une indisciétion de Jeanne sur certains méfaits anter- ieurs du jeune homme fit tout éc- hauer. De là cet exil que déplor- ait si amèrement la jeune fille ; contrariété non moins vive. ves pour être reçues plus souvent s'étaient vu repousser. L'arrivée de Cécile chez Mme d'Orthès, le mystère qui entourait cette enfant, avaient vivement exci- té la curiosité des amis de la vieille dame, tandis que ceux qui se cro- yaient quelques droits à hériter un jour de sa fortune éprouvèrent une Si Cé- mais elle ne connaissait pas ensore |cile était réellement !a petite-fille teutes les conséquences de sa faute, | de Mme d'Orthès, et que celle-ci que lui révéla bientôt la réponse de son amie, Après des scènes d'intérieur très violentes, pendant lesquelles le père et'le fils s'étaient muiuellement adressé de vifs repro- ches, Frédéric, ne voulant plus être n'éprouvât aucun doute à ce sujet, pourquoi, disait-on, ne pas déclarer hautement cette parenté et anéantir ainsi les espérances que ses neveux et nièces osaient encor concevoir ? Quelques personnes voyaient dans te que quelques vieux amis d’une! } muré le plus hautement contre l’ad- mission de l'innocente Cécile, s'é- ques n'avaient abouti qu'à leur fer- mer pendant longtemps la maison alors les plus zélés défenseurs de Cécile, qu'en toutes’ occasions ils | comblaient des ma:ques de leur af. | fection. Mme d'Orthès connaissait trop bien !la cause d’un tel change- veur de cette jeune personne à l’hé- ritage de cette riche parente, :il- avaient imaginé une combinaison à l’aide de laquelle cette fortune avi- ement convoitée ne serait pas per- due pour leur. famille ; c'était de faire épouser Cécile à leur fils uni que, Victor Dargennes, qui depuis sept ans était censé étudier le droit À Paris ; ce dont ses parents n’2- vaient d’autres preuves que le paie- ment régnlier de ses inscriptiuns. M. et Mme Dargennses, quoiqu'’- ils se piquassent de finesse, avaient été facilement devinés par leur tante, qui de son côté s'était bien promis de soustraire Cécile au triste sort dont la menaçaient ces vues intéressées. Tel était l’état des choses lorsque Jeanne Desloges arriva à Toulouse. Afin d'échapper quelquefois aux habitudes un peu claustrales de la demeure de Mine d'Orthès, habitu- des qui contrastaient vivement avec celles de la maison de son tu- teur, elle manifesta le désir d'aller rendre ses devoirs aux autres pa- rents qu'elle avait à Toulouie ; et moins d'obtenir que Cécil: l'ac- compagnât ; mais cela lui fut retu- OXYDONOR OXYDONOR est un instrument qui a été inventé spécialement pour y in- corporer une loi de la nature décou- verte par le Docteur Hercule SAN- CHE. Cette loi nous donne un pou- grippe, bronchite, paralysie, cts. Rhumatisme Inflammatoire Ste Anne de Beaupré, P. Q., 28 avril 1902 Couvent dü Rosaire. MM. Sanche & Co., 2268 rue Ste-Catherine, Montréal. 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LE See nn. en Ven GUN 20e PE er cs fl ê n : re E F 2 # nie a nnaneemneex- a pur RE a ver ce désir était si naturel, que Mme d’'Orthès ne pouvait raisonnable- ment s’y refuser. Mais elle pré- vint toutefois Jeanne que les visites ne lui seraient pas rendues, parce ment coutre sa fille, qui avait autre- see d qu'elle était bien résolue, quant à Bureaux: je New Terk 1 Montré fois bravé son autorité ; ressenli- LA dé é ss ment que le malheur et la mort n’a- elle, à ne se départir en rien ides | - suffered a gieat deal from $Sore Eyes caused by snow-blindness. 1 |où tou : e à , s peuveut ob was induced to try a box of you t obtenir ce dont ils EMENT Ointment which made a perfec- auront besoin. Icure of them in a few days, ]J | have also used your Ointment for othe: pu-pcses and find it far supe-| Edmond pe: Gallant ior atorv salve on the market. Etang des Clous une charge pour sa famille, s'était engagé comme soldat dans un régi- ment de Spahis qui était en Algérie. 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