NOUVELLE SERIE — . UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LEON XII PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA Un Mdnésssouoocseser corse Six ME ét Pour LES EraArs-UNIS Un an... sososécecos ee e:$1.50 Six MOIS. soso secese ce75 Pour L'EUROPE Un Misséososht ds DR sas dé score —— Les abonnemeuts sont-payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son z- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL, Tiguish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTIAT., Tignish, Mardi, 19 Octobre 1909 LA SANTE DU PAPE Le pape est beaucoup mieux. Sa Sainteté pourra probablement reprendre les audiences qu’il a dû abandonner pendant quelque temps à cause d’une grave indisposition. Le Souverain Pontife a beaucoup souffert ces jours derniers d’une douleur aiguë et de gonflement de la jambe, ce qui semble indiquer u- ne nouvelle attaque de goutte. Œ CATHOLICISME ET PROTESTANTISME Le mariage est un sacrement de l’église cathelique et c’est unique- ment pour ses enfants qu’elle a re- çut les sacrements en dépot. C’est pourquoi elle ne veut rien à faire dans le Mariage des protestants, ceux ci étant ; séparés d'elle par un acte de désobéissance formelie et s'étant par la même exclus des biens, que Dieu à confié à la seule véritable Eglise. L'église desire le bonheur et l’u- nion la plus parfaite entre les deux époux ce qui n’est pas possible, saus religion. Comment avoir un coeur et âme quand le mari mépri- se ce que la femme vénère ; quand le mari regarde comme un mal et; une chose ridicule, ce que 13 fem- me cousidère comme un moyen de salut. RE UNE EXCEPTION Pour exercer le plus petit mé- tier, il faut avoir fait un apprentis- sage ; on n’est par cordonnier ni tailieur avant d’avoir fait des sou- liers ou des habits : cela n’est pas requis pour faire des lois : il sufit qu'un certain nombre d’individns aienttjeté les yeux sur un homme, le voilà improvisé legislatenr, Les destinées du pays sont remises en ses mairs et il poussera le char du gouvernement en avant ou en arriè- re, peu importe. (Ceux qui l'ont uommé ne sont ils pas le peuple souverain et souverainement intel- ligent ?—Baron de Gerlache. a CEUX QU'ON VOIT MOURIR Après l'élection du général Har- rison à la présidence des Etats-U- vis, en 1889, ses amis lui offrirent un grand banquet. Ily avait là des citoyens de toutes les parties des Etats-Unis. Quand vint l'heure des toasts, le président Harrison se contenta, à la grande surprise des convives, de boire de l’eau. A la fin du banquet, le général Harrison, qui avait remarqué l’éba- hissement des convives, se leva et en ——— rene buvait que de 1 eau. longtemps, de ne boire que de l'eau, Voulez-vous savoir pour- quoi? A l'Université,. je faisais partie d’un cercle de dix-sept per- sonnes. Mes seize camarades et amis sont morts depuis longtemps. L'abus du vin et de l'alcool a abré- gé leurs jours. J'ai vu comment ils ont pris insensiblement l'habitu de de s’enivrer. C’est pourquoi j'ai formé la résolution de m’abste- nir de toute boisson fermentée, Je n’ai jamais manqué à ma parole’’. Quels sont ceux qui, rendus à quarante ou cinquante ans, ne pour- raient pas répéter les paroles du président Harrison? ‘‘J'avais dix, quinze et même vingt camarades, tous bien doués sous le rapport de la fortune et de l'intelligence, appé- lés à fournir de belles carrières. Ils ont commencé à faire usage les buvettes. En quelques années, ils sont disparus’’. Si tous les jeunes gens, au sortir du collège ou de l'université, pre- uaient l’héroïque résolution du pré- sident Harrison, nous n’assisterions pas si souvent au naufrage de belles intelligences destinées à faire l’hon- ueur et l’o:gueil de leur pays. L'‘‘Action Sociale”, R. G. P. A QUOI SERT LE JOURNAL CHRETIEN !.…., ‘En premier lieu, aux doctrines de mensonge et d’erreur, il est né- cessaire que le journal chrétien op- pose l’enseignement clair, précis, compirt, populaire. On s’est demandé s'il convenait d'exposer au grand jour de la pu- blication et de la discussion ja doc- trine catholique dans toute son in- tégrité. On s'est demandé si la Religion n’était point trop grande et trop sainte pour marcher sur le terrain souvent trop souillé, de la polémique quotidienne de la presse. Il ne paraît pas, après l’expérien- ce faite, après surtout les solenn2ls encouragements donnés au journa- lisme franchement catholique par les Souverains Pontifes, qu’il puis- se y avoir l'ombre d’une hésitation sous ce rapport. Est-ce que la dé- fense ne‘doit pas se porter sur le terrain où se manifeste l'attaque ? Et qui peut nier que l’impiété et leurs efforts dans le journalisme ? expliqua pour quelle raison il ne | l’idolâtrie et la volupté. ’’ ‘J'ai fait voeu, dit-il, il y a déjà tristes et fréquentes expériences, d'alcool, à fréquenter les clubs et | l'irréligion n'aient concenteé toutes} Plus de 25,000 personnes ont été mme ‘‘On ne connaît que trop par de que dans ce. siècle corrompu,- les assemblées pour les bals, danses, ballets et autres choses, sont les sources malleureuses de plusieuts péchés et même des plus grands et des plus énormes, parce qu'ils exci- tent les pensées coupables et qu’ils provoquent. les entretiens dange-: reux, que les moeurs des chrétiens s'y corromzrent, et qu'on y trouve un pernicieux et fatal entraînement de tout ce qui pext porter aux tes de sensualités.”’ LA PATRIE “Mon fils, tu n'as peut être ja mais pensé à ce qu'est la patrie : c’est tout ce qui t’entoure, tout ce qui t’a élevé et nourri, tout ce que tu as aimé ! Cette campagne que tu vois, ces maisons, ces arbres, ‘ces jeunes filles qui passent là, en riant, c'est ia patrie ! Les lois qui te pro tègent, le pain qui paie ton travail, les paroles que tu échanges, la joie et la tristesse quite viennent des hommes, et des choses parmi les- | quelles tu vis, c’est la patrie ! Lal petite chambre où tu as vu autre- fois ta mère, les souvenirs qu’elle t’a laissés, la terre où elle repose, c'est la patrie ! Tula vois, tu la respires partout ! Figure-toi, mon fils, tes droits et tes devoirs, tes affectiors et tes be- | soins, tes souvenirs et la reconnais- sance ; réunis tout cela sous un seul nom et ce nom-là sera la pa- L'IMPARTIAL, TIGNISH 1. P. E., MARDI 19 OCTOBRE 1909 plaisirs de la chair et à toutes sor-| itrie !” | Sonvestre oo me mnt enensnnnes À | Les Peres du Concile | | témoins d'une grandiose démons- |a appris aux hommes à danser ? Ce C'est par le mauvais journal que |tration de la jeunesse catholique de les chrétiens ont été trompés, sé- Québec, aux Pères du Concile plé- duits, détournés de toute pratique | nier. Pas moins de 5,000 jeune: religieuse ; c’est par le bon journal gens de diverses associations"parois- qu'il faut dissiper les doutes, dé- |siales de la Ville ont fait une haie truire les préjugés, prêcher la bon- | d'honneur puis escorté les évêques: ne nouvelle ue l'Evangile à ceux Canadiens qui, du palais épisco pa) qui ont désappris le chemin de l’é : à la haute viile, sont descendus glise.”” jusqu’à l'église Jacques-Cartier, Les gardes militaires de la ville ont = | pris part à la démonstratiou. Le défilé se composait de plus de cin- La Jeunesse sans Dieu Le quante carosses de gala. Toutes La jeunesse sans Dieu, dit un au-! les habitations sur la rue St-Joseph teur, aura l’orgueil pour maître, la | se " . de Jacques-Cartier cupidité pour aiguilion, l'envie pour etai richement décorées et ‘splens tourment et la luxure pour habitu- Gherent. Iinmiées. | de. La gourmandise affaiblira son | La Sous nur Abons da; l'égiice | était immense et un détachement de corps, la colère remplira son âme, la | : | FER er TE patesse le fera pâlir devant le moin- pphce.s cf interrenis afin.de main Le vaste temple : , |tenir le service. dre danger et le moindre devoir. | t®PT PTE EEE ! |s’est rempli exclusivemrnt de jeu- | Uu jeure homme ainsi assiégé de | nes gens. toutes parts par les sept péchés M ; PR capitaux sera un triste sire, s’il p’a | né O7; Te auxiliaire à pas les consolations, les espérances Québec a fait le sermon de circons- | 0 : et la force que seule la 1eligion peut | tance. Il a conjuré les jeunes gens donner. S'il se marie, il doit être | d'être toujours de vrais soldats ca- le protecteur et lé soutien de la fem- | thotiques. ; me plus faible que lui : la honte et La cérémonie s’est terminée par le crime. Singulier protecteur ! |1°S Chants d'allégresse de 5,000 jeu- Il est fort douteux que la jeune | °° 895. l’Union des Cantons épouse d’un si malheureux esclave | 4° l'Est des péchés, soit à l'abri des coups | —————— Le furieux dont souffre son conjoint, | La plupart des cas de calvitie DE . à proviennent uniquement de la neg- etilest fort probable que bientôt jigence. Souvent les cheveux sé- elle partagera la hontense et misé-| «hent et 1a pellicule se forme parce- rable captivité de son mari, s’il! que les glandes du cuir chevelu ne continue à refuser l’aide de Dieu | fournissent plus assez d’huile nat- qui seul peut lui rerdre la liberté. | urelle. Rien ne pent rémédier à ce a: à | manque aussi efficacement que la Si le jeune homme qui vous Té- | pommade délicatement parfumée et cherche, Mademoiselle, ne remplit rafraîchissante Bearine. Evitez la pas ses devoirs religieux, cri, calvitie, appliquez parfois de la tous les décors d’un honnête hom-| Bearine sur vos cheveux. En me, ne lui accordez pas votre con- | Ynte Chez tous les pharmaciens ; fiance, elle serait mal placée. | 30 sous le por Quotidien”. — D r MENTHOL AVIS D SALVE C'est un onguent épais et sdhésif combiné avec du Menthol japonais et de la vaseline, deux médicaments les plus curatifs qui soient connus. Il appaise, guérit et tend 4 rétablir ceux qui souffrent d'hémorréides, maux d’oreils, rhumatismes, échauffements, irritations et autres maladies de la peau. Le mot ‘Salve’”’signife littéralement soyez bien portant ou en bonne santé. Essayez le Davis’ Menthol Salve et vous serez soulagé. En vente chez tous les marchands de pro- duits pharmaceutiques. DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal. L’‘'AMI DU CLERGE.’? _—_————— EE, LA DANSE Salvien compte les bals au pre- mier rang parmi les pompes du dé- mon, affirmant qu'on y a renoncé par s0 1 baptême et que c'est un: apostasie que d’y assister. Saint Ephrem s’écrie : Qui donc n'est ni Pierre, ni Paul, ni aucun apôtre ; c’est du démon qu'est ve ! C | ; Sweet te Eat nue çette détestable coutume, avec Lax-ets 5 À Cacdy @pvel Laxstie é Cogute de l'ai pa . l'ingetere * Ki O——— QUATRE EXPEDITIONS SUCCESSIVES, DE 1704 À 1710 —— 0 —— _ (Suite) L'iudignation populaire s’appaisant, on envoya à March des renforts considérables en hommes et en vaisseaux, trois commissaires choisis parmi les plus notables entre les citoyens et lrs membres dela Législature pour survei!l2r les opérations, et l’ordre formel d'aller prendre Port Royal. Le gouver- neur Dudley, qui disait ‘la nation était deshonorée’’, offrit de se mettre à la tête de l'expédition et d’aller ‘‘vain- cre ou mourrir’. La Législature ne le voulut pas, mais laissa ‘son fils partir à sa place, mêlé aux autres volontai- reg. Le commandemint suprême fut de nouveau dévolu à March, qui'se vit contraint, avec une armée démoralisée et un état-major mécontent, d'aller une seconde fois mettre le ; siège devant la capitale de l’Acadie. Sa flotte entra dans la - rade-du Port-Royal, le 20 aout, un dimanche matin, un peu plus.de deux mois après en être partie. Malade, découragé, et surtout géné par la présence encon- brante des trois commissaires, qui prenaient sur eux de di- riger les opérations et de décider de toute choses en der- niér-ressort, March en arrivant remit ies cmmandement - à Wainnwright, son premier lieutenant. Subercase, averti par un flibustier du retour prochain des Bostounais, s’était préparé à les bien recevoir. À défaut de deux cents hommes, qu'il avait fait demander à Vau- dreuil, gouverneur de Québec, et que celui ci se trouvait dsns l'impossibilité de lui envoyer, il avait fait prévenir les Acadiens des alentours de Port-Royal et les d'Entremont et les Latour du Cap-Sable, en même temps que les Souri- gnois de La Hève (Lunenburg) et de Chibouctou (Halifax), les Malécites de Jamsck (rivière Saint-Jean) et les Micmacs de Chignectou (Amherst) de se tenir prêts à arcourir au premier signal. Entre temps, les fidèles cor- saires lui emmenaient deux prises anylaises, consistant en plus de trois cents quarts (1)de farine, lard, beurre et jam- bon, et, pour surcroit de bonne fortune, Bonaventure, vint avec l'équipage d’une frégate du roi, renforcer la garnison, A l’exception de March et de ses officiers, personne, à la Nouvelle-Angleterre, ne mettait un instant en doute le suc- cès certain de cette nouvelle invasion. On en était même si assuré, qu'une trentaine de barges bostonnaises avaient suivi la flotte et s'étaient allés anerer sur les fonds fréquen- tés par les pêcheurs du Cap-Sable (1) Les Sauvages se jettèrent sur eux à l’improviste et surprirent quatre de ces vaisseaux pêcheurs, dont ils se servirent pour donner l'a. lerte aux autres, après avoir tué et scalpé les équipages. Le plan d'attaque des Puritains était de faire porter leurs vaisseaux par la marée montante jusque sous les canons du fort, d'investir et bloquer la ville pour l’affamer, s'ils ne pouvaient autrement la reduire. Ils retardèrent jusqu’au lundi avant de faire descendre leur monde, ce qui permit à Subercase, pris, en somme, par surprise, de rassembler les Acadiens des environs et de faire partir ses courriers. Descendue des vaisseaux du côté opposé de la ville, l’armée Bostonnaise remonta le long de la rivière jusqu’à un quart de lieue au dessus du fort, et là perdit deux autres journés à délibérer et à se retrancher. Subercasé eut tout le temps de tendre ses rets. Sur son ordre, trente Acadiens et envi- ou quatre vingts Sauvages allè-ent s'embusquer du côté de la rivière où les Anglais étaient descendus, à une demi- lieue plus haut. Le 23 au soir, les assiépeants au nombre de sept à huit cents et précécés d’un avaut garde de dix éclaireurs commandé par uu licutenant, commencèrent À remonter la rivière dans le dessein de tourner la ville, L'avant-garde tomba dans l’embuscade, qui lui tua huit hommes *t fit les deux autres prisonniers. Ceux ci dont l’un était le premier pilote de la flotte, conduits devant le gouverneur françuis, lui apprireut que les Anglais avaient embarqué leur artillerie dans deux petits bâtiments dans le dessin de la faire passer, à la fa”eur de la nuitet de la marée, au devant du fort. Aussitôt Subercase plaça des canons aux bons en‘iroits, et tant que monta la marée, fit allumer des feux sur tout le parcours de la rivière, ce qui empêcha les ennemis de passer leur artillerie. Après avoir perdu ses éclaireurs, le détachement anglais, n'osant pas s’avancer plus loin, s'en était retourné au camp, d'où personne ne sortit, le 24, à cause de continuelles aiarmes que lui donna la garnison. Le 25. les assiégeants essuverent un tel déluge de boulets et d’obus qu'ils abandounnèrent leur camp. Ils firent mine de prendre position en face du fort ; mais les canons fran- çais eurent vite fait de les déloger. Il allèrent se poster, cette fois, a une gdemi-iieue plus bas, sous le couvert de leur flotte. Subercase les y suivit, et, durant la nuit, leur tua trois sentinelles, ce qui les détermina à décamper pour la troisième fois ; ‘Comme il les faisait suivie partout, dit le rapport officiel envoyé de Port-Royal au œinistre, par des détachements _qui faisaient grand feu sur eux, il prirent le parti de passer la rivière du côté où se trouvait la ville et de marcher ensuite au fort evec leurs troupes’ (1) Subercase, qui surveillait tous leurs mouvements, fit ambusquer Saint-Cas- . tin ayec cent cinquante hommes, dans une pointe de bois qu'i: leur fallait traverser. Les Anglais, après avoir, au lever du soleil, passé la rivière sous le couvert du canon de la fiotte, se mirent en marche et s’avancèrent, presque toute l’armée, du côté du fort, déterminés à l'emporter d'assaut. Ils donnèrent dans le piège et reçurent trois coups de mous- quets presque à bout portant. Ceci ne les fit pas reculer : ce furent les Français qui fléchirent, frappés de la froide intrépidité de leurs ennemis. Les Anglais s’arrêtèrent, cependant, n'osant les poursuivre. S'ils les avaient pour- suivie nous dit le rapport, il se seraient fait hacher par une seconde ambuscade, postée plus haut. ee (1) Dans la plupart des rapports du temps, le mot quart, toujours usité parmi les Acadiens, est employé, au lieu de baril. ##%(1) Dénéville, Récif du siège de Port Royal, annexé à la fin de son Voyage en Acadie. D'après le rapport autobio- graphique du révérend John Barnard, l'incident, ou, dans tous les cas, un incident à peu près pareil, aurait eu lieu, le 22 juillet, dans la baie de Casco. (0) - Correshondance déposée aux Archives. (A continuer) Canada et Etats-Unis Le ‘‘New-Vork Globe’ publait l'autre jour l’article suivant; “Si la déclaration faite par un officier da département de l’Inté- rieur du Dominion du Cauada est exacte, l’immigration de citoyens améri.ains au Canadaest devenue teliement importante que nos rela- tions avec ce dernier pays subiront sous peu un changement complet. ‘L'on nous informe qu2 75,000 familles ont traversé la frontière durant l’année, et si c'est là de la vengeance on a bien raisou de dire que les Canadiens goûtent en ce moment les douceurs de la rengean- ce. Nous ne devons pas être éton- nés du ton juyeux avec lequel les Canadiens nous annoncent ce chan- gement dans les statisques. ‘‘Mais nous ne prenirons pas tant à coeur notre perte que ne l’a fait le Canada, à moins que les cir- coustances ne prennent uue tournu- re toute différente. Nous pouvons perdre quelques citoyens plus faci- lement que ne le peut le Canada. ‘“Lorsque des millers de Cana- diens se dirigeaient vers les villes et les fermes des Etats-Unis, les Caua- diens regardaient la propérité de nos marchés et l’agrandrissement de notre force d’uu oeil d'envie. Pendant un certain temps il y eut une tendance vers l’annexion. et si nous avions eneouragé c2 senti- ment naissant nous l’aurions proba- blement mené à maturité. Mais nous l'avons entièrement négligé. L'occasion se présenta bientôt pour des relations plus iutimes. Nous l'avons également négligée, et n’est il pas vrai de dire que nous 2- vous amèrement regretté notre indif- férence ? Sila même occasion se présentait, n’agirions nous pas dif- féremment ? . Cette o.casion peut se préseuter de nouveau par l’immigration amé ricaine. Les Américains qui se ren- dent au Canada n'’oublieront pas qu'ils sont citoyens américains. Ils contribueront probablement à aug- menter les sentiments de bon voisi- nage entre le Canada et notre pays, et ils aideront ainsi à établir cet ac- cord de sentiment et d'intérêts, si désirable entre les différents états de langue anglaise. Nous saluerions ce sentiment, non avec l’espoir qu'il conduise à l’an- vexion, nos ambitions seraient plus élevées. Nous ne serious pas satis faits de voir seulement le Canada se rapprocher de nous, nous voudrions également le rapprochement de la Grande Bretegne. Si nous pouvons resserrer les liens qui nous attachent à la mère patrie, et si cette derniè- re pouvait, par les 1elations pins intimes des peuples, se rapprocher encore plus de nons, nous aurions atteint tout ce quenous pouvons dé: irer. “Si l'annexion doit avoir lieu, nos voudrions que ce soit la réali- sation de ce grand et bel idéal.’ L'avenir National. (Marque déposée.) Parcequ’lle reconstruit d’une façon naturelle le système or- ganique affaibli et épuisé. 50 sous et $1.00 ia bouteille chez tous les pharmaciens. Soyez sûr d'obtenir la véritable. DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal, ms POUR ALLER AU POLE Hambourg, Allemagne, 12—Le célèbre explorateur danois, le capi- taine Roald Amundsen, qui ira prochainement preadre le comman- dement d'une expédition arctique, a décidé de fairetirer ses traînecux par des ours blancs spécialement entraînés à cet effet. Il y a quelques temps, le capitai- ne Amundsen a acheté au célèbre dompteur hambouageois, Carl Ha- genbeck, vingt ours blancs âgés de trois ans. Ces animaux sont sou- mis depuis un mois à un entraîne- ment progressif qui a déjà donné des résultats surpreuants. Ils vont être expédiés à Christiana cette se- maive pour y être embarqués sur le navire de l’explorateur. ns Dr. 4. L, Purdy, Dentist ALBERTON Will be at Tignish, until further notice, the 24rd. and 2 5th. ofthe month and every last Tuesday and Wednesday of each month, À | mm à A r6 ANNÉE —————. J. H. Myrick & Co MPORTERS AND DEALERS DRY GOCHS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fisbinh Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have ju:t and opened a full NEW GUUDS We are prepared to supply the wants of the farmer fish- e: man and mecha- ni1c We invite in- tendir.e purchasers to give us a :a!] and they will fiud we can meet ali competiters,, and save to them ther trouble and expen- e of going to Summerside 04 Charlottetown. »° ii HE à ds ER fai eat: Lu sat 4 F rh ir 4 Bille Pau 3 A ne eh be À Ph Rd Ca T0 ? $ tal di ani PP DATE ai he à ee