“ À quoi ca Monsieur l'évêque !... com- mença le maire prétentieusement. Monseigneur. rectifièrent les deux adjoints, un peu -gênés. _—Messieurs !... Et, dans le salon acajou et ve- lours passé de l'évêché, les trois paysaus s’assirent, raides dans leur blouse bleue, les mains sur leurs cannes. —,.. Voilà, dit le maire, nous sommes venus, à ct’henre, car nous voudrions être débarrassés de notre curé... —De M. l'abbé Boucart ! —,.… De lui-même !... —C'est la crème des hommes ! —..le petit lait, seulement !.. demandez plutôt à l'instituteur !.. Et puis, il reçoit des journaux hos- tiles.. les prête... il élève des la- pins. il n’a pas mis le drapeau le 14 juillet... c’est pas un vrai répu- blicain.. quoi !... nous voudrions quelqu'un plus franchement dans le mouvement... tenez, comme ce- lui d’Etrepigny-le-Haut. —Mais enfin que lui reprochez- vous au juste, à votre curé... ? Son hostilité au gouverne- ment !... —Ce n’est qu'un mot ! — Alors, fait le maire vexé, si ce n’est qu'un mot !... —Que le gouvernement soit hon- nête, et tous les prêtres me ses amis ! _—Comment...? la République n’est pas honnête ! c’est du nou- veau, Ça !... —Je vous en prie... par de tar- tarinade ici. Maintenant, écoutez ma réponse : Je connais M. l’ab- bé Boucart... je le regarde comme le prêtre le plus accommodant du diocèse... et vous, un peu le conu- traire !.…. Si vous m’'obligez à le dé- placer, je vous préviens... vous n’en aurez pas d'autre !.. Le maire se dresse alors, comme si un percuteur l'avait projeté hors de son fauteuil : ‘‘Ça suffit, Mon- sieur l’évêque... on ne se passe ras de pain, mais le curé !.… ah mal- heur !...”” Et, avec un geste digne, le maire s'avance vers la porte, la figure rouge d’indignation entre ses pattes de lapin. #"# Or, Monseigneur connaissait par- faitement le cas. Dans la commune de l'Oseraie, c'était une manie de taquiner le curé, une sorte d'état d'âme. L'évêque avait choisi jadis l'abbé Boucart comme on choissit un curé de tout repos, un calme curé, pos ‘sédant, avant l'éternité, sou Ze- quiem aeternam.…. Pas le sou... pas de bonne...pas de mur mito- yen... ne mettent jamais le pied dans les plates-bandes de persou- ne. trop vieux pour créer aucune oeuvre. soutenant à peine les existantes. Un dernier débris de confrérie avait même achevé de s’effriter sous son règne, ‘‘parce qu’une pe- tite demoiselle qui devait chanter au Rosaire, ayant eu mal à la gorge, en avait désigné ne petite autre, et que M. le curé, ignorant ce remplacement, avait demandé Jui-même à une petite troisième, et, qu'au dernier moment, forcé d'op- ter entre les deux chanteuses, ii les avait suppliéss de s'arranger en- semble et, avec le même ensemble, elles lui avaient remis leur démis- sion, avec uue figure en coin de rue : ‘Ah ! vous avez dit que j'a- vais dit qu’elle avait dit !...”’ Ouf !.… Pauvre curé ! On lui avait sup- primé 150 francs pour une des- serte ; on avait démoli sa sacristie sans lui en parler ; par contre, on avait rebâti son presbytère, le dos à la route et toutes les fenêtres sur les cimetière, pour le distraire !.… on avait ‘‘ébranchi”’ ses arbres en pleine sève, etc. Un tas de gen- tillesses délicieuses, quo !.… Maintenant, c'était lui qui allait encore payer la note épiscopale, le pauvre !.… Ah ! l'évêque avait dit ceci !.…. ah ! il avait dit cela !.. Eh bien, sert le cure... 2 —— 00 —— L'IMPARTIAL JEUDI, LE 8 DEC. 1904. cailloux. —..Un curé. mais à quoi ça sert-il ! !... Ça coûte g00 francs. | Voyons, toi, le père Boulanger, peux-tu me dire à quoi ça sert, un curé... ? —Dame... fait l’adjoint n'aime pas à se compromettre. —AÀ quoi ça sert... ? mais à rin de rin !.… j'vas liquider l'affaire tout de suite... #{/ico presto, en ren- trant.. pas vrai, père Lehoux... ? nous devancerons la séparation de l'Eglise et de l'Etat. j'expulse de- main le curé du presbytère, et je fais de l’église un grenier à foin !.…. Le père Lehoux ne répondait qui —Tu ne réponds ni...? —C'est tu que vas vite, le mai- re... y à pas À dire, tu vas vite | —Précisément ! c’est les ven- danges à c’t’heure... préfères-tu qu'on y fasse un pressoir dans l’é- glise. . .? Le père Lehoux retira sa pipe, lui qui couchait avec, signe évident qu'il ailait dire quelque chose de grave. —Si le curé s’en va... et si tuen- granges du foin dans l’église, es- pèce de conscrit, où qu’on dira Ja messe pour les Trépassés dans quiuze jours. ..? —On la dire pas, c'te bêtise !... Ah... on la dira pas... Mais c'est que moi, j'ai l'habitude d’y aller, aux Trépassér… et ça fme gênerait beaucoup de ne pas l'entendre pour les vieux... Tel que jeteie dis, Monsieur le maire ! et je suis pas le seul ! C’est pas tout !.. Après la Tous- saint, va venir la Noëi, la messe de minuit... la crèche où que je conduis mes gosses... Eh bien, Ça me gênera de ne pas entendre les cloches cette nuit-là... de ne pas voir la chapelle allumée, la crèche et tout le tremblement !... Le chi- teau, lui, il aura son précepteux.… mais nous, les pauvres types...? tu me suis. .? Et puis, c'est pas tout !.. Après la Noël, il y a le Carême et Pâ- ques, et des fêtes où tout le monde va à la messe, eh bien, ça me gêne- rait encore, moi qui ai payé mon banc, de voir une botte de foin à ma place, et que le dimanche soit un jour comm= les autres jours, sans qu'on ait une raison pour met- tre ses affutiaux ! Et puis, tu sais, c'est pas encore tout !.. Y a ma fille qui ag ans. si qu'on ferme l'église... si qu’on supprime le curé... où qu’elle fera son catéchisme etsa communion, la petiote ? —Tu l’enverras aux Herbiers !... —À une lieue... pourquoi pas ici !... est-ce qu'on est plus chien que ceux des Herbiers, dis... ? Et puis, c'est pas encore tont !... si que je marie ma grande fille... où que c’est que tu veux que je la ma- rie... ? Entre nous, c’est pas parce que tu te mets une sous-ventrière tricolore que tn peux faire nn sa- crement de mariage...? tu ne pour- rais même pas faire une cuillerée d’eau bénite !... Ceux quine se marient qu’à la maiïrie...tu sais bien comment qu’on les appelle. . .? Et si elle a un Épetit gas, ma fille, qu'est-ce qui le baptisera...? c’est-y toi, peut-être. ..? Le père Lehoux s'arrête pour rallüumer sa pipe. —T'agite pas !... c’est pas en- core tout... Si que je perds la vieille ou le père...? on est mortel, tous et un chacun.... alors qui est- ce qui leur z'y donnera les Hui- les...? qui est-ce qui leur dira la messe, si l’église est pleine de des sauvages !... Qu'en penses-t'1, père, Boulanger. .? —Dame !.... —Et toi, Monsieur le Maire..? -— le pense que tues un répu- gnant calotin !.... #Fe C'est pourtant à cause de ce pri- mitif calotin que les habitants de l'Oseraie ont encore autre chose dans leur église, aujourd’hui di- manche, que des bottes de foin.... mais elles leur viendront bientôt, ces bottes, si les électeurs n'ou- vrent pas l’œil.... et le bon !.... M. le maire et sa Loge les dési rent trop ! A quand la paille pour le peu ple ? PIERRE L’ERMITE. Croix de Paris. | DES VOLEURS S'EMPARENT DE $5000 DANS UN MAGASIN Des voleurs se sout introduits par effraction pendant la nuit de mardi à mercredi daus le magasin de bi- joux et mont-de-niété de James A. Foster, coin Ces rues Wybosset et Dorrance Providence, KR. I.,. et y ont enlevé pour $5,n09 valant de bijoux. Ils n’ont pas touché au coffre-fort qui contenait des articles de valeur évalués à plus de $50,000. Les voleurs ont pris tous les bi- joux qui se trouvaient dans. les comptoirs et les vitrines. La police a été informée «u vol; mais jus- qu'ici elle n’est pas encore parve- nue à mettre la main sur les vo- leurs. the > 2 mnt ohittehe véree UN HOMME FAITUNE VILAINE CHUTE D'UN TRAPEZE Pendant une exposition sur un trapèze le 29 au soir, à l'exposition universelle St. Louis, un câble s’est cassé et A. Dobson un acteur, a tombé sur la scène et s’est tué ins- tantanément. Ily eut quelque peu de panique parmi la foule, mais on n'enrégistre pas d'accidents. EE nd LE FROID ET LA NEIGE Les journée du 29 et le 30 ont été plus froides de la saison à New York. Le thermomètre, vers 8hrs. du matin, est en effet descendu à 21 degrés Fahrenheit au-dessus de zéro, soit environ 6 degrés centi- grades au-dessous. Dans les rues de New-Vork ec de Brooklyn on ne rencontrait que des gens emmitou- flés jasqu’au cou et dans les tram- ways on gelait littéralement, car sur bien des lignes 1ls ne sont pas chauffés. Sur le chemin de fer élevé différemert des années pré- cédentes, les wagons sent chauffés, mais comme sur bien des stations, particulièrement à celle de Barciay street, il n'y a pas de salles d’at- tente, ou gèle sur les plates-formes. Elles étaient hier à peu près déser- tes, le public préférant et avec rai- son premdre le chemin de fer sou- terrain oùilne fait pas froid, les stations et les wagons étant chauf- fés avec soin. Sur la rivière du Nord comme sur la rivière de l’Est, l'avant et l'arrière des bancs à va- peur étaient absolument déserts, le publics préférant rester à l’inté- rieur. Cette température est loin d’être exceptionnelle, car l’année der- nière le 23 novembre, le thermo- mètre était descendu à 17 degrés Fahrenhein au-dessus de zéro, soit environ 7% degrés centigrades au- dessous. Des dépêches venues de plusieurs points de l’Etat de New-York et des Etats-Unis voisins disent que le froid s’y fait également sentir. Il a neigé à Interlaken où le sol est recouvert d’un manteau blanc de plusieurs pouces d’épaisseur. A Corry, Pennsylvanie, la neige n'a foin...? Il faudra peut-être qu’on les terre ‘à tout de suite, ses pa- rents....comme quand Azoril a fait sa crevaison...? .... Tu dis que le curé y sert à rin de rin....moi jetrouve qu’il sert énormément.... surtout à c't-heure....que, sans lui, on est des brutes, comme qui dirait mes boeufs qui mangent, qui travail- lent, qui dorment.... C’est le curé qui nous fait relever le front vers lelbleu.... et c’est pour ça que pas arrêté depuis samedi soir. Il en est tombé plus de deux pieds. SE. FATAL ACCIDENT — Un singulier accident dans lequel deux hommes ont péri et un cer- gain nombre d’autres ont été bles- sés, est arrivé dans le hâvre de Portsmouth le 20. Deux chaloupes à vapeur, ap- partenant au vaisseau torpilleur- école anglais V:rnon étaient enga- attends un peu !... Et le maire|tous les pays y en ont, des curés, |gées dans l'exercice du dragage s'excitait sur la route, décapitant |et qu'y en auront toujours,.., et des mines dans le port, quand sou- les hanten herh<s, faisant santer les qu'à l'Oseraie nous serons pis que Se HO IUT 1 3 ! dus une expPIoN ON guvelles des 000 2 PRINEONS PES RARES LS RNRRNEE ON LENS > 6 GRENSENS RER RSR l als-Unis | bord de l’une des chaloupes qui coula immédiatement. ‘Tous ses! occupants furent jetés dans l’eau glicée et sauvés avec difficulté. Deux hommes manquent à l’appel et plusieurs autres ont été blessés, L'autre chaloupe a été tellement avariée qu’eiie a coulé queljne temps après. sm. mélasemstinillse, GROS3E SAISLE On écrit de Eastport, Me., dix vaisseaux de pêche américains, huit voiliers et deux bâteaux à va- peur, ont été saisis par le garde- pêche canagien., le croiseur Curlew et condamnés à l'amende pour avoir pêché illégalement dans l:s eaux canadiennes, près de l'embouchure d’un tributaire de la baie de Passa- maquody, près de St. George, le 29 au soir. On a porté contre eux les accu- sitions spécifiques d’avoir pêché le dimanche ; d’avoir illégalement pris le poisson trouvé en leur pos- session, et d’avoir seiné illégale- meut dans les eaux canadiennes. Pour les rremières offenses cha- que vaisseau a été condamné à une a nendefde cent dollars et pour la dernière à deux cents doilars. De plus, toutes les seines et tout le poisson ont été confisqués. On dit que les amendes seront payées et que toute l’affaire sera réglée sans que cela entraîne aucune question internationale. La valeur collective des vaisseaux est d’eni- ron $20,000. La saisie est ia plus impcrtante qui ait été faite par un croiseur ca- naïlien depuis bien des années. SET POPETRESENEEP TERRES UNE GREVE DE MINEURS Pius de 590 coups de fen ont été tirés au cours de la nuit du 30, à Zeigler Illinois, ou les mineurs se sont mis en grève. Ces coups de feu venaient de tou- tes les directions et les deux ‘‘Ga-: thing guns’””’ qui se trouvent sur le toit du bnreau de la compagnie, leur ont répondu. On a ramassé, dans la matinée, lus d’un bois- seau de balles et de cartouches vi- des, mais malgré tous ce coups de feu on croit que personne n’a été tué où blessé. Une compagnie du 4e régiment d'infanterie est arrivée, venant de Carbondale. Quoique l’état de siège ne soit pas encore déclaré, Zeigler est entre les mains des au- torités militaires et de la police et personne ne pénêtre dans cette ville sans avoir montré ‘‘patte blanche.” mme» amenant UNE CHUTE MORTELLE Patrick O’Brien un journalier âgé de 55 ans, s’est tué en sautant d'une fenêtre le 30, à Pawtucket, R'T. Les coilecteurs spéciaux des ta- xes de la villes avaient un mandat d'arrêt contre lui pour non paye- ment de la ‘‘polltax’’ et des frais, le tout s’élevant à $2.25, et quand ils arrivèrent à la maison de pen- sion d’OBrien, celui-ci était encore au lit. Frappant à la porte de sa chambre, ils demandèrent à être admis ; un moment plus tard, ils eutendirent un bruit violent. C’é- tait O’Baien qui ne voulant pas pa- yer ce qu’il devait, s'était jeté par une fenêtre du 3ème étage et était venu tomber rudement sur le sol durci par la gelée. Les collecteurs, Fred B. Briggs et Siméon Boudreauit, le relevè- rent, 15% thulneurenx étoit sas belle apparence. sf Une seule manière de gué- Farm { Stock cales rir le “Beau Mal” | * Les Pilaies Rouges de la Cie Chimique | se zonduisent à une sant | Peu importe les médecins qui vous traîtée. Peu importe l'argent que vous dépensé. Ne vous découragez pas. y vous souffrez du Bezu Mal prenez les John Christopher, DeBlois. LU LES ROUGES ‘Aujustus MeGrath, Norway. , , Celes tin Perry, DeBlois de la Cie Chimique Frenco- Ù Paul Gillis, LEE Amnkesion, vou). gen, SOU Pr Tignish / Wm. J. Smith, Bloomtield - ‘Joseph Strang, Cape Wolfe Mme Maxime Pichette, High Falls, Qué. ‘Etant enfant, j'étais faible ; deve- nue jeune fille, ma constitution était restée délicate et j’eus alors à souffrir de tous les troubles et des désordres qui se présentent à cette époque chez celles qui n’ont pas assez de vigueur pour les combattre, A chaque pé- riode c’étaient des maux de tête, des douleurs qui m’arrachaient des lar- mes, Des années se sont passées ainsi, mais plus tard, lorsque je fus mariée, j'écrivis aux Médecins Spé- cialistes de la Cie Chimique Franco- Américaine pour savoir si cet état de choses devait se continuer toute ma vie, ou si les Pilules Rouges de la Cie Chimique Francg-Amnéricaine, qui faisaient tant de guérisons, pour- raient aussi me faire du bien, J'au- rais pu me décourager, puisque je m'étais fait traiter par d’autres mé- decins qui n'avaient ricn changé à mon cas, mais avant de me laisser abattre tout à fait, j’eus recours à ce nouveau moyen. La réponse que je reçus à ma lettre fut très encoura- geante et me persuada que ma gué- rison ne tenait qu’à ma fidélité à suivre les avis qu’on me douuait, et à prendre les Pilules Rouges, ‘Ceci était vrai, car à la Geuxième boîte de Pilules je m’aperçus que je devenais mieux, et en continuant je me réta- blis tout à fait.= Je re pis trop louanger les Pilules Rougesde la Cie Chimique Franco-Américaine, car c'est grâce àellessi je me porte bien et si je puis vaquer à mes travaux du ménage. Je prieies Médecins Spé- cialistes de la Cie Chimique Franco- Américaine de croire à 12 profonde reconnaissance.’ Madame Maxime Pirhettn. TTioth Fate Nr conaissance, et il fut transporté à l'hôpital St-Joseph de Providence, mais il était mort quand on arriva à cette institution. Le blessé avait les côtes du côté gauche fracturées qui avaient causé une hémorragie interne fatale. O'Brien était employé comme journalier et on dit qu’il a une fem- me et deux fils, mais on ne sait pas où ils demeurent, O’Brien ne demeurait plus avec 5a famille de- puis plusieurs années. [Allen”’s Lung Balsaml (BAUME D'ALLEN) Le meilleur remède contre la toux. Absolument Sûr devrait être le premier auquel on devrait donner en achetant un remède et insister rigoureusement pour l'avoir, car de son efficacité dépend la vie. Allen's Lung Baisam ne contient pas d'opium sous quelque forme que ce soit, et il est sûr, certain et prompt dans les cas de croup, | rhumes, toux fortement attachée. Essayez-le maintenant et convainquez vous + 7e TROUVE MORT Frank L,. Lavigne, de Littleton, N. H., a été trouvé mort dans la chambre No 22, à l’hôtel Ketter- rer, rue Canal, Boston samedi soir vers 6 heures. Une femme qui l’accompagnait à son arrivée à l’hôtel et qu'il disait être sa femme, est devenue introu- vable depuis. Lavigne est mort asphyxié "par le gaz d'éclairage. Est-ce accident, crime ou suici- de ? La police ne sait que penser, en attendant que la femme susmention- né soit retrouvée. Frauk L. Lavigne était un gar- çon de 30 ans, très Lien vêtu et de class Farm and Stock Scale. sult those parties who are using |the celebrated Wagon Scales : Thadeues Traverse, Charles Vino and may others who have purchased scales ; they will give you an idea how useful they are about a farm. Every farmer should have a first Con- Kildure Cape Edibert Perry, Abram's Village Bruno Perry, Cape Egmont R. Gaudet, Miscouche W. R. MeNeil, West Devon Laurence McDonald, Lot 14 Stanislas Gallant, St, Chrysotome Charles McNeil, Bloomtield Center Line Roaû -arvis P. Tanton Sole Agent for P. E. I. POUR LES Uultivateurs J'ai le plaisir d'annoncer aux cultivateurs des Lots 1 et 2 que je suis le seul agent français pour Instruments Aratoires, Voitures, Harnais, etc. pour ces deux Lots. 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