+. A 2 QE <T grion, fait là >: #5 mé pt . À don fre es. + < Eh ; be se re 25 8 de que Fe LÉ PZANIET EP ES se f F Et gt : ue \ # . + à : forcez fr Qù à | 2 : w Mostier L La ] , | em a LA CIE. DE PUB. DE L' IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. F. J. BUOTE, GÉRANT _ VOL. 2. NO. 35 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI EE: 7 OCTOBRE 1902. 10 ANNEE. A LA PANTHERE NOIRE ELEC RERIHRUR UML UYICIEUR à (suite) Quand le soleil couvrit de ses flots d’or l'immensité de la prairie, toute la troupe reprit sa marche, et, pendant trois jours entiers, les Peaux-Rouges cheminèrent au mi- lieu des herbes de l’interminable plaine verdoyante. Dans la soirée du troisième jour, un cours d’eau s’offrit eafin à leur vue ; ils aperçu- rent de l’autre côté un petit bois bordé de hautes tentes coniques qui laissaient deviner que la troupe d’Indiens qui se trouvait devant eux devait être considérable. Quand ils se furent approchés da- vantage, le Léopard dit à son jeune ami que ces Indiens étaient des Comanches. En effet, la tribu vint à la rencontre des Delawares, et leur chef les reçut avec bienveil- lance et urbanité. Walter fut pré- senté À ce Peau-Rouge comme un ami dont l'intention était de rési- der parmi les Delawares, et le Léo- pard apprit à son collègue que la Panthère Noire était resté avec la famille de Bear-Creek pour la pro- téger contre les déprédations des Indiens. Il ajouta que toute atta- que faite contre cet ami amènerait sur ses auteurs la veng-:nce des Delawares. TS om, Cette déclaration ne s=inbla pes être du goût du chef comanche ; mais il n’avait rien à ob;ecter. ]Il pard que ester a- s’empressa d'assurer le Léo sa nation vouiait toujour: mie du peupie delaware. Walter s’'intéressa fort, pendant cette entrevue, à l'examen des tentes des sauvages, qu'il trouva faites en peaux -tannées de bisons blanos. Leur forme était celle d'un pain de sucre ; leur circonfé- rence, de cinq à six mètres à la partie qui touchait le sol ; quant à leur élévation, elle variait de cinq à six mètres. Des lanières de cuir permettaient d'en fermer l’entrée et de s’abriter ainsi contre le froid et le vent ; de longues perches fichées en terre traversaient le faîte de la tente et servaient de cheminées ; car dans la saison froide on allumait du feu à l’intérieur. Les lits consistaient en peaux d'animaux, et étaient disposés tout autour des parois, le long desquel- les les armes et tout l’attirail de chacun des habitants de ces wig- wams étaient appendus. L'intérieur des tentes, décoré de bizarres dessins, représentait des ba-| tailles ou des combats contre les | bêtes féroses. | Dès qu’on se mettait en marche, ces demeures mobiles se char- geaient sur des mulets, dont le nombre, tout aussi bien que celui! des chevaux, était considérabie. Walter en remarqua plus de cinq cents paissant sur le front de ban- dière de ce campement. Il est bon d’ajouter qu’outre les! diens, leur matériel et les provi- sions de toute sorte, Rouges en élevaient encore un cer-| tain nombre destinés à leur subsis- tance, chaque fois que le gibier de-. venait rare. La couférence des deux chefs [fut assez longue animaux destinés à porter les In- | | der pour chaque objet. ces Peaux- | 900000 CHAPITRE XVIII ; ils se séparèrent dans les meilleurs termes, et le Lé- opard n’oublia pas de charger le Comanche de répéter à tous ceux qu’il rencontrerait leur entretien au sujet de la Panthère Noire. Les visiteurs se retirèrent enfin pour aller passer la nuit quelques milles plus loin, le long du courant d'eau. Le lendemain, jies Dela- RRRRRRANRANRR ADEME U | FEUILLETON DE I, IMPARTIAL.. de EL RES ES 2 RS (Au moment de se séparer, l'a- gent fit plusieurs présents au chef, et lui exprima le regret de ne pas avoir reçu, dans le lot, des langues de bisons fumées : car les deman- des qu'on lui adressait des Etats de l’Est lui eussent permis d'en of- frir un prix assez élevé. Cette chservation parut plaire au wares atteignirent ie poste d'échan- ge du gouvernement, et campèrent | à peu de distance. | Aussitôt arrivé, le ILéopard dé- pêcha un de ses guerriers au com- mandant de la station pour l'infor- mer de sa présence et lui témoi- gner son désir de lui faire visite, le jour suivant, dès le matin. La ré- ponse fut cordiale et bienveillante ; | l'agent avait non seulement le vou- loir d'être agréable aux Delawares, mais encore, en agissaut ainsi, il suivait les instructions qu’il avait reçues à ce sujet du gouvernement ; de Washington. Au lever du soleil, tous les ob- jets d'échange furent placés sur les chevanx. Le Léopard et Walter prirent la tête de la colonne et se dirigèrent vers le poste. On n’a- vait laissé au camp que les femmes et les malades. Ce qu'on du nom de poste d'’écharnze un ensemble de b:raques disposées en carré, et protégée par un retranchement élevc.' Une seule porte solide, pratiquée | au milieu des palissades, donnait accès dans l'intérieur du fort, et. se trouvait défendue par deux pe- tites pièces de campagne, en pré- vision de la probabilité d'une at- taque de la part des tribus in diennes. Les Indiens ne pénétraient, décorait était |< bois, Le | en | € : | | | | 1 du reste, que dans la première en- | lon | blanc, et, accompagné de Wal- ceinte, où les rejoignait d'ordinaire le personnel de l'établissement pour procéder aux échanges. L'agent accueillit le chef et Wal- ter avec une grande bienveillance ; il leur annonça que leur arrivée coincidait avec celle d’un con- voi considérable qui leur offrirait un grand choix de marchan- dises. Chaque Indien remit sépa- rément aux employés ses provisions, dont une certaine partie était de droit acquise au chef, avec lequel l'agent débattit le prix de chaque chose. Puis, sur leur demande, on alla chercher chaque objet désigné dans l’intérieur du fort, et on pla- ça tout cela dans la cour. C'étaient du drap rouge gros- sier dont les Delawares se ceignent les hanckes, des pièces de calicot, des mouchoirs de soie, des miroirs, de la verroterie, des armes de tou- te sorte, du plomb et de la poudre, et surtout du tabac. Le choix de chaque Indien fut) bientôt fait, et Walter éprouve une certaine surprise en entendant é- noncer le prix élevé qu’on deman- Vint enfin le tour du chef, qui ne s’avança que le dernier. Le | Léopard choisit un certain nombre d'articles qu'il paya d’une façon très libérale, et le marché fut ter- miné, , Sans retard une chasse aux bisons, Léopard, qui promit d'organiser et d'apporter, dans un bref délai, plusieurs centaines de langues. L'agent le pressa de inettre ce pro- jet à exécution, promettant une magnifique récompense au chef et à ses guerriers. Sur la foi de cet engagement, les Indiens rapportèrent leurs achats à leur campement, et quelques heu- res après les Delawares s'éloignè- rent de nouveau vers l'ouest. Le Léopard raconta à son jeune ami qu'il connaissait un endroit où l’on pourrait faire une grande chasse aux bisons ; il s'agissaitseu- lement de savoir s'ils trouveraietit de nombreux troupeaux de ces ani maux réunis en ce lieu à cette é- poque de l'année. Si les Delawares avaient cette chance, il acculeraietit les bison vers li11 précipice liminense Où ces animaux touiberaient pa centaines, et alors le butin serait riagnif _ | Ce nouveau senre de chasse exci- tait vivement Re du jeu- ne homme, qui apprit avec suf- prise que d'a itres brin au | | | genre avaient déjà été faites. | | même Après une marche forcée de] deux jours entiers, la troupe par- vint sur les bords d’uu petit cours d'eau ombragé, où le camp fut | promptement dressé. Le chef | monta immédiatement sûr son éta- ter, qui avait sellé le bai-brun, dont il ne s'était pas servi depuis plu- sieurs jours, partit à fond de train en se dirigeant vers une colline si- tuée à quelques milles du camp. Le Léopard voulait savoir s’il aper- œvrait un grand nombre d'animaux sur l’autre versant, qui était la place choisie pour l'exécution de ses objets. Ileût été impossible de rêver uue chasse plus belle. Du point de départ des deux chasseurs, jusqu’à l'éminence à droite et à gauche, leurs yeux ne découvraient qu d'immenses troupeaux de ces aui- maux sauvages, dont le nombre paraissait considérable. Le chef désigna alors à son compagnon un d'arbres qui se à l'horizon, apprit bouquet élevés trouvait et ui que c'était là que s'ouvrait le pré- ice dont il iui avait parlé, lequel longueur de “1 ÿ à S 'étendait illes. sur une cinq ra Bientôt les deux amis revinrent faisant des vœux lendemain, jour le même - ose és au campement, RES vost le désigné pour la classe, se de ces pauvres bêtes ré- unies smile Le travail fut très compliqué ce soir-là parmi les Indiens ; les hom- nies inspectaient rigoureusement les armes, pendant que les squaws passaient une visite rigoureuse des banais nn ne —. SHARPLES TUBULAR. Dairy Cream Separator, The closest skimming and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. Æ NO DISSŒS #4] or bowl complications whatever. Suspended Bowl, Bottom Feed, Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. 2 none "crée ot dE cts 4 1083 ru / ES hair nn de ‘‘BurTEr Cup’ HAND TUBULAR. FACTORY TUBULAR. mp ue ARRET À À The NEW SHARPLES TUBULAR Is the closest skimming and e yet produced, securing under the most adverse circums- tances as regards the quality, asiest turning Separator condition and temperature of the milk, results heretofore considered in It delivers a smooth, frothless, perfect cream that will churn out more butter tan Separator in existence. : possible. can be obtained from any other RM PTCT EN ; It can be thoroughly and completely washed inside of Fi five minutes, as there are only three pieces to the bowl. ee The Sharples machines are the most <mple and durable made, and can be maintained at a less cost for oil and re- . newal parts than any ciher Separator on the market. BRL T ROUES Complete Catalogue, Testimonials and a valuable treatise on applicatiou. “Business Dairyiug” free on P. M. SHARPLES, West Chester, Pa., U. S. A. + ; | an de pn es ER ÉREE r PT US TT 1 à AE Q MED: D ve sed |recouvraient d’une peau de bison, e : É num 6 OR 2 Deere “ Quelques-uns des guerriers fa- briquaient une sorte de carcasse avec des branches de saule, qu'ils moindre sujet d'épouvante lorsque, le lendemain matin, la chasse com- / brouter. mencerait, Le faux bison devait} Lorsqu'il fit grand jour, le chef se trouver à son poste avant l'arti-!pria Walter de braquer sa lor- vée des trappeurs, pour joucr pour voir s'il rôle et diriger la harde entière. uit point un bison isolé, Mg Bientôt l’Indien portant la cara- cette machine sur la tête pendant CHAPITRE XIX | pace recouverte de la peau d'un la chasse, et chercher à attirer le! Ala première lueur du jour ; bison, et dont le rôle consistait à troupeau vers le ravin. Dans ce;faissant, les Delawares ” movptèrent | courir dans la direction du pré— but, on choisit le meilleur coureur!à cheval. Ils furent conduits, par an d'y attirer toute la bande de la tribu, un jeune homme de [le Léopard et son ami Walter, vers | | Sauvage dès que les Pexux-Rouges haute taille, et d’une vigueur peu,la localité qu’ils étsient venus re- | au commune. caille la veille au soir ; ils y (nn ent en avant. s La machine recouverte de sa arrivèrent à l'heure du crépuscule. | I] sondait inutilement l'horizon : peau fut placée sur ses épaules pour | Ja plaine entière était couverte, (rien, vers les grands arbres qui se en essayer l'effet, et notre farceur | Sur une étendue de plusieurs mil-{t-ouv aient de l’autre côté du ravin, se mit À parcourir le camp avec |les, de troupeaux de bisons dont ja | ne ressemi, lait à un bison ou à un une telle agilité et des bonds si fan- | plupart étaient encore étendus Pa” |honime. Le chef, de son côté, la ‘ils se reinettaient paisiblement à CS son | gnette sur le ravin n’aperceva de façon à lui donner la ressem- blance de l'un de ces animaux. Un des Delawares devait porter raient commencé leur mouve- ë tastiques, qu'il provoqua les ap-|resteusement vs l'herbe fraîche. | main sur les yeux, interrogeait à F plaudissements de la tribu entière, | Le Léopard, distribuant ses hom- |son tour chaque objet dans la di- ; qui conçut les plus grandes espé-|mes à droite ct à sauche, forma !;e@ion convenue. rances sur le succès de cette ruse. | ainsi un large Gemi-cercle autour! Je crois enfin apercevoir "notre Le Léopard, très satisfait de la des animaux, et demeura avec Wal-| homme : il a trouvé préférable : ‘“maquette’”” du bison, promit à son|ter au sominet ‘le la colline pour sans doute de modifier le plas con- : . . 4 , Gi j dé t auteur une double part du butin si|surveiller l'exécution du mouve- venu. Prôte-moi ton télescope’’, | "+ ment. Les Peanx-Rouges s’éloignèrent ; en peu de temps les premiers par- tis furent à peine percèptibles. -[ Quelques bisons, effrayés de leur oche, fuyaient isolément vers Le du troupeau, au milieu du- quel, complèteiert racsurés par la tranquillité de Leurs compagnon, la chasse était heureuse. Après le souper, et: lorsque chacun fut en- dormi, le guerrier monta à cheval muni de l'appareil, et partit pour gagner, au moyen d’un grand tour, le ravin où devaient être pré- cipités les animaux. Grâce à cet- te précaution, les troupeaux _sau- vages ne devaient pas avoir le dit le Léo; ard à Walter. A peine aVait-il eu le temps de chercher un | point qu'il s'écria de nouveau : ‘C’est bier1 lui ! Tiens, regarde, tu vas le reconfiaitre maintenant : ; cherche à ‘roite des arbres. En effet Walter ne tarda pas à (suite à fa 8me rage) / æ 4 » ee 4 2" ni % ie, Ée - Si sa Lg fées Fa