ser th D ae i Î : ! | À Rae L'EFFET DES MAUVAIS CONSEILS Une des cabales favorites | des fanatiques pendant la der- nière Campagne était la siu- vante: —On accostait un frau- çais eton Jui disait: “Votez pour Perry le cand'dat de Lau- rier. Laurier est un français et un catholique ; Tupper est an- glais et protestant.” On disait à un protestant : “Votez pour Perry qui appuie Laurier. Lau- rier est entre les mains des pro- testants qui lui font faire les choses à notre satisfaction. Vo- yez, il s’est déclaré contre l'é- piscopat pour nous satisfaire. Hackett représente le parti Tupper, qui veut donner des écoles séparées au Manitoba.” Teis sont quelques uns des mo- yens honteux auxquels a eu recours la clique fanatique pour pervertir nos français et capter des votes. Sous un point de vue pro- testant, c’est-à-dire, des protes- tants tels que ceux qui à l'es prit étroit ne respirent que l'air de l'intolérance et du fanatisme une cabale telle que celle que nous venons de citer ne com- porte en elle-même rien qui nous étonne ; mais Ce qui pa- rait et qui en réalité est le plus indigne, le plus détestable, le plus ignominieux, c’est de voir quil s’est trouvé au milieu de nous des personnes qui, les premières, auraient dû faire tout leur possible pour étouffer l'acte de révolte contre l’église, qui s’est manifesté d'une ma- nière si audacieuse et si insul- tante, mais qui, au contraire ont approuvé par leur conduite et ont conseillé aux électeurs qui étaient assez bien disposés à écouter la voix de leurs su- périeurs de voter en contraven- [LES LIBERAUX VOLENT )} LE PROGRAMME DES CONSERVATEURS Le tarif qui vient d’être ren- du public est si hien emprun- té à la politique du parti con- servateur qu'à peine peut-on y discerner quelque différence. Lorsque les libéraux étaient dans l'opposition ils criaient au libre échange, ils dénoncaient la protection, ils chantaient à tue-tête la réciprocité illimitée avec les Etats-Unis et ignorai- ent complètement le commerce préiérentiel avec l'Angleterre. En ce temps là les conserva- teurs qui étaient au pouvoir a- vaient adopté une politique de protection, s'étaient pronon- cés contre la reciprocité illimi- tée avec les Etats-Unis et avai- ent tourné leurs préférences commerciales vers l’A ngleterre. Aujourd’hui les libéraux sont au pouvoir. 1ls répudient tou- tes les professions de foi politi- ques qu’ils ont faites lorsqu'ils étaient dans l’opposition et ac- caperent la politique des con- servateurs. 1ls volent le pro- gramme des conservateurs presque en entier. Les chonge- ments qu'ils ont faits causent un mécontentement qui s’ac- centue de jour en jour. Que leur importe de violer leurs promesses, pourvu qu'ils puissent s'asseoir sur les bancs ministeriels pour quelque temp ? Au pouvoir ! Voilà tou- te la politique libérale. NECROLOGTE Î Mardi, le 27 avril s’éteignait | dans le Seigneur Sylvain T. Perry de Peterville, à l'âge de! 66 ans. Le défant qui jouissuit | d’une bonne santé et vaquait à | ses occupations ordinaires fut. tion directe aux ordres de leur | évêque et de se joindre aux fa-| natiques pour satisfaire l'esprit de parti. N'est-ce pas assez) pour faire penser sérieusement sur ce qu'il y a à faire dans de telles circonstances ? 11 est. temps que nous sachions, et que nous le sachions, en termes non équivoques, ce que nous avons à faire là-dessus. 11 est temps que nous sachions clairement si tous, autant que nous som- mes, nous devons, comme ca- tholiques, obéir uniformement à la voix de l'église, ou s’il nous est permis de n’écouter nos supérieurs qu'en autant qu'il convient à nos caprices ae le faire. Le temps est arrivé où i1 est absolument nécessaire, absolament indispensable que nous soyons éclaireis et cor- rectement renseignés là-des- atteint subitement d’une msia- | die accompagnée des plus cru- | eiles souffrouces qui l’emporta au bout de vingt-cinq heures. | Ses fanérailles ont eu lieu le! 29, à l’église de l’immaculée | Conception, Palmer Road, où | un grand nombre de parents et. } | amis accmmpagnèrent ses restes | mortels. | Sylvain T. Perry fut un des | premiers habitants du village de Peterville et se distingua toujours par ses bonnes quali- tés de citoyen et son obéissance inaltérable à la voix de l’église et aux admouitions de son pas- teur. 11 laisse pour pleurer sur sa NOUVELLE SUCCURSALE . | officiers suivants : | | L'IMPARTIAL WEST PRINCE ELECTION Recapitulation of Votes nolled for each candidate in the electoral district of Prince, West R'g 1897 Poiling Districts Hackett Perry Rejc’d Sp'4 | Hacketi No 1 Sea Cow P'd 79 25 0 0 | 78 2 Tignish 107 56 0 2 PF “8 Peterville 82 32 0 3 | 89 ‘4 Skinner's Pond 98 57 0 2 | 106 5 Greenmount 94 62 4 0 | 92 “6 Deblois 103 110 0 3 | 105 7 Kildare 87 58 3 0 | 98 #8 Miminigach 50 47 5 0 | 56 ‘9 Alberton 55 95 0 0 59 ‘10 Prusville 48 81 1 1 04 ‘11 Campbellton 52 53 0 1 8 “12 Fortune Cove 44 48 3 0 +4 “13 Duvar Road 28 53 15 8 45 “ 14 Oyster Creek 35 38 2 1 25 15 O'Leary 31 55 5 0 47 * 16 Lot 7 63 85 0 0 71 17 Lot 8 14 94 0 0 41 “ 18 Lot 9 43 57 0 1 38 ** 19 Lot 10 13 27 0 2 14 ‘ 20 Lot 11 42 53 3 1 29 ‘“ 21 Lot 12 41 7 1 1 17 22 Port Hill ol 87 0 1 29 “98 Mt. Pleasant 26 5 17 2: | 15 “ 24 St Gilbert 75 39 6 0 75 “25 Arlington 12 52 2 4 84 “ 26 Weliington 69 39 0 1 80 “ 27 South West 16 35 84 1 1 36 1896 Perry Yeo Rejcd Sp'd 25 8 1 1 8 2 0 0 31 0 0 7 54 3 0 0 9 2 18 8 108 1 9 4 56 2 3 1 42 6 0 0 85 1 1 1 88 6 0 + 57 4 0 1 6 2 1 0 63 2 2 1 40 14 0 + 51 8 D 4 94 9 16 3 T7 . 2% 0 0 39 31 0 0 29 15 8 1 52 ‘28 3 0 7.69 45 0 0 d8 44 3 0 43 30 0 10 48 10 1i 0 4 D 0 + 27 b D I 75 15 1 1 du ciel ses convictions religieu- ses pour se jeter dans les bras des ennemis de notre religion. Plut au ciel que nos français pussent constater par eux-mé-, mes la duplicité et la corrup- tion de celui qu'ils resardent/ comme Jeur idole. Alors ils comprendraient comme l'élec- teur de Piusville que M. Perry n’est qu'un vil outil dont se servent les fanatiques pour ou- trager notre sainte rehgion et ses ministres. Mardi le 4 du courant, M. S. M. Bent, G. D. a organisé une nouvelle succursale de Ja C. M. B. À. à Tiguish, avec les | BEF 0 Aurphr.… Pres. J.J. Arsenault...ler Vice do| Peter Kinch...……. 2nd Vice do: Jerome Buote Sec. J. E. Gallant Ass. do; J. À. Brennau......Mar. Tubert Gaudet...……. Ghar. F.J Buote | Daniel O'Brienu : W.P.Callaghan À | | | Î Cor. | be J. B. Geudet. | R. M. Keough |} | La succursale porte le nom- | Comité LES ANGLAIS ET LE TRANSVAAL Londres, 30 — Le correspon- dant du Times à Paris, en par- lant de la visite du prince de tombe une épouse éplorée et cinq enfants ; Mélanie ; Mar- guerite mariée à Joseph B. Gaudet, résidant actuellement à Rogersville N. B. 6 enfauts : ? Hohenlohe, chancelier de l’en- pire allemand, à M. Hanotaux, ministre des affaires étrangéres de France, dans le but de dis- cuter Ja situation an Transvaal, Jérôme, marié à Adeline Dou- sus. Eufin il est temps que des moyens actifs soient pris afin d'eurayer le mouvement perni- cieux qui s’introduit à grand pas parmi notre peuple : mouvement quipe saurait a- voir d'autre résultat que celui d'implanter ds ns les esprits le germe de l'indifférence et du mépris pour les choses les plus sacrées de notre gion. LE TAR1F LIBERAL Par le tarif conservateur le blé canadien était protégé con- ire la concurrence américaine par un drait de 15 cts. par mi- not. M. Lavrier a réduit ce droit à 12 cts, c-à-d que le cul- tivateur canadien perd 3 cts par minot sur la vente de son blé, M. Laurier diminue de 75cts à G0cis, par baril le droit, sur la farive étrangère, c-à-d que le munier se trouvera obligé de payer 15 cts de moins au cultiva'eur pour le blé qu'il en achetera. En d’antres termes le cultivateur perdra un cent de plus par minot sur le blé qu'ii vendra Le blé d'inde est admis en. fravchisse, ce qui veut dire que c'ést le coup de mort porté à la, culiure du blé-d’inde ea Cana-! da. / reli- | cet, 3 enfants, demeurant à la Hénisett paternelle ; Murie, ma- rlée à John LeClere, 5 enfants. 11 appartenait à la société du S. Rosaire, à celles du Sacré Cœur et de la Ligue de la Croix. LA CORRUPTION D'UN | SEPULCHRE BLAN. CH1 MISE AU GRAND JOUR | Quelques jours avant l’elec- tion M. Perry étant en conver- sation à Alberton avec quelques uns de ses amis politiques qu’- il croyait tous être des protes- tants, s’épancha devant eux de | la manière suivante : “J'espère | que mes amis protestants me demevreront fidèies car je ne | saurais me fier aux catholiques qui ont à subir l'iufluence des | prêtres et des évèques.” Par. + _. 2 | Ga: 1 malheur pour M. Perry, un de lé à la Havane par le général Saint-Grermain ceux à quiil parleit ainsi é-| l'empereur dit qu les deux ministres ont lenvoyé des notes à lord Salis- bury lui demandant de décla- rer spontanément que l’Angle- terre maintiendrait le statu que | dans la baie de Delagoa et au |Transvaai. D’après ce que dit | LEP ile correspondant, lord Salis-| — |burg a consenti à maintenir " statu quo dens la baie de Dela-! goa, mais au sujet du Trans-| vaal, il n’a rien piomis. Les dépêches ajoutent que: nillaume, la réception que l'Angleterre a: faite à son fameux télégramme | eu sujet de la dignité d’un Et a pris la détermination d’appu-| yer le Transvaal. LES CUBAINS MASSA- CRENT LES ESPAGNOLS La Havaue, 30—Le général Nicolas del Rey qui était à San:iago de Cuba, a été rappe-| Weyler. | On atfribue ee rappel à la! = SCHOOL FURNITURE Good, Strong & Cheap CHEAPEST AND BEST CHAIRS P. E. I. ue Make— them ourselves 584" st WRITE For Curs AND PRICES. - É SRI AN En F Charlottetown && WRITE FOR PRICES. Jan. 1696. bes de dynamite qui ont fait! explosion. Les rapports officiels disaient d’abord que 10 soldats] depuis : avaient été tués mais il est cer- | l'élection est passie et que le tain maintenant que 200 soldats au moins ont été tués ainsi par at, | l'explosion et que 250 autre ont / faite dans le cours de mon es- été tués par les insurgés qu profitèrent du trouble et de la l confusion causée par l'explosion pour fair feu sur les Espagnols. en écrivant sur l’agriculture, Les bombes avaient été pla- | cées daus un chemin que sui- sujet vait la colonne. Une notabilité du faubourg disait à un grand capitaliste : — Sachez que je suis un hom- 7, L MARK WRIGHT & CO. POUR L'IMPARTIAL M. l'Editeur. —A présent que calme se rétablit, je veux m'’ac- quitter de la promesse que j'ai sai sur l'agriculture, d'écrire quelques mots sur l’industrie laitière. J'ai été bien maussade je ne le serai pas moins sur ce que jentame. Je suis | pourtant satisfait parceque ce que j'ai écrit aeu pour résul- PR SSP EE PER sus que je le suis de l’instruire sur l'agriculture. à Revenons au sujet proposé. J’ai dit que le plus grand nom- bre des cultivateurs trouve- raient difficile d'adopter le système énoncé, et j'ai aussi dit que ce système s’accorderait bien avec l’industrie laitière. Je suppose donc le cas (et ces cas ne sont pas rares) où le cul- tivateur a plus de terre. à se- mer en avoine qu'il croit rai- sonnable de semer. Dans ce cas il ne peut, faire mieux que d’en réserver une partie au pâtu- rage. Mais direz-vous, j'ai une certaine somme à faire et si je ne sème ce champ je ne pour- rai faire cet argent. Eh bien, je vais vous proposer un moyen. Vous reserverez une partie de ce terrain en sus de ce que vous avez (si vous en avez sans cela) au pâturage de vos va- ches, que vous tiendrez sur la ferme durant tout l'été au lieu de les laisser courir au bois ou sur les chemins comme il ar- rive trop souvent. Vous ferez un arrangement pour fournir le lait de ces vaches a la froma- gerie voisine. Vous semerez un morceau, de grandeur propor- tionnée au nombre de vaches que vous avez, en blé d'inde à fourrage, en pois mélés d'a- voine et autre produits propre à euppléer au pâturage du champ qui bien souvent de- vient insuffisant durant jies sè- cheresses de l’éte. Dès que l'herbe commencera à diminués, commencez aussi à donner à vos vaches une ration soir et matin de fourrage verts. Ne leur en donnez qu'une faible ration d’abord et augmentez peu à peu, ayant soin de ne pas leur en donner pour qu‘il regorgent, ce qui ivrait plus de mal que de bien. 11 se- rait mieux d'amener les vaches à l’étable tous les soirs pour leur donner la ration et les traire et ne les mener au pacage qu’- après la traite et la ration du matin. 11est bien plus com- mode de traire les vaches à ‘étable que de courir après dans le champ Une autre considération aussi est que si la ration est donnée au champ ce sera généralement dans une certaine endroit, le plus souvent près de la barri- ère ou le long d’une cloture et. cette partie du champ sera quel- quefois excessivement enrichi tandis que le reste ne le sera que bien veu. Avec un peu de paille ou autre litière et quel- ques soins les vaches peuvent être tenues convenablement propes à l’étable, et vous pou- rez disposez de l’engrais que vous ramassez de la manière que vous croirez le plus à pro- pos. Je crois, que c’est mieux du- rant les grandes chaleurs de l'été, disons du premier juillet au quinze d'aôut, de tenir les vaches à l'étable durant le jour, ayant soin de ne pas les garder trop tard le soir. Les a- nimaux souffrent beaucoup lorsqu'ils sont exposés aux ar deurs du soleil, et s'ily a de l’ombrage dans vo: pacages vous perdrez alors une grande partie de l’engrais parceque vos animaux y resteront tant que la chaleur durera. Les ani- maux doivent être abreuvés régulièrement et en quantité suffisante de bonne eau ciaire, ce qui contribue beaucoup à la quantité et assurera pre:que toujours d'obtenir du lait de bonne qualité, qaant à sa pu- tait de faire mettre d'autres à l'œuvre ; entre autres “Cultiva- teur” que je remertie de son reté. Aricola Mill River 3 mai 1897. 1} avait affaire et ‘orma la réso- tait un ctholique de Piusviile bu | F éloge, mais il me permettra de et un libéral en politique. C’en | grande victoire remportée sur me de qualité. dire ici que jetronve sa criti- fat assez pour lui. 11 comprit | je général Rey par le général Mais le capitaliste Iui répon- | que un peu trop flatteuse alors à quelle espèce d'homme | Calixto Garcia, près de Gnamo. dit : | Quant à ce quiest de dise Les détails dn combat ont -—Ei moi, je suis un homme | la plu mé, s’il veut bien se faire lution sur le champ de ne pins créé toute une sensation ici. Il de quuniité. tot, j'irai bien volontiers se déshonnorer à l’evemr et de appert que la colonne espagno- prendr: quelques leçons de lui tourner le dos à celui qui était le de 2,000 hommes a été mise prêt à ilvrer aux quatre vents ‘en pleine déronte par des bom-! KRipans Tabules: one gives relief. Ripans Tabules cure torpid live: iipans Tabules relieve nauses, Ripans Tabules: at druzgists. Je suis certain qu'il serait plus capable de m'instruire là des- ; MAÉ à continuer. Ripans Tabules cure nausea. Ripans Tabules cure constipation. 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