EP Re ELA nes NOUVELLE SERIE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS: UNE . PAROISSE C'EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XII PUBLIË LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA Un A corsoovsodoses ee -P1.00 ER dénonce Pour LES Erars-UNIS DE cscdiosso sers. OX MO. sv éco ce 0078 Pour L'EUROPE Un Dee déroc oct ée ee T. DD Six MOIS... ee... e 0 0 « «1.00 a Les abonnemeuts sont/payable d'avance. Pour cesser.de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d'adresse devront nous donner l'ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTIAL Tignish, Mardi, 2 Novembre 1909 [ Faut dei Ilyauve quinzaine de jours, lorsque courut le bruit que la revue la ‘Nouvelle France’’, de Québec, allait être suspendue, le ‘‘Réveil’’, de Manchester, N. H., fit entre au- tres remarques, les suivantes : ‘La suppression d’une excellente et vaillante revue canadienne-fran- çaise, pour avoir osé démasquer les ennemis de notre race, cela nous paraît trop fort, et nous attendrons la confirmation du fait avant d'y ajouter foi. ‘*Mais l'information, vraie ou fausse, ne manque pas de piquant. **Les Irlandais seraient-ils deve- nus tout puissants dans les hautes sphères ecclésiastiques du Canada ? Cela en a tout l'air. Leur outre. cuidance à Ottawa et dans l'Ouest, où ils convoitent les sièges épisco- paux, est un signe des temps. Nos coreligionnaires se croient les plus habiles, et ils se préparent à monter à l'assaut des places fortes cans- diennes-françaises. “En attendant qu'ils puissent chanter victoire, ils font ou cher- chent à faire supprimer une revue qui les critique et dévoile leurs agis- sements. Ils l’appellent un brau- don de discorde et vont jusqu’à faire intervenir le délégué aposto- lique. ‘Le plus triste, c’est de voir des journalistes canadiens-français, a- veuglés par l'esprit de parti et les soucis de la politique, semblant ap- prouver la coercition irlandaise di- Du Fond de 0 (POUR LE 2 NOVEMBRE) ———0 Du foni de notre tombeau nous avons crié vers vous, à Vierge! Ô Mère, entendez notre voix. Mère bénie, ouvrez vos oreilles à ‘a supplication de l’ Acadie ! Si vous vous arrêtez à l’iniquité, qui oserait se présenter devant vous ? Mais vous êtes Mère de Miséricorde : nous avons espéré en vous selon la loi que vous nous en avez donnée. Oui, l’ Acadie se confie dans la parole de Marie, son Âme espère en sa Reine. De l'aurore à la nuit, que notre peuple espère en Marie. Car elle est la Miséricorde, elle qui nous a donné je Rédempteur. Et celui-ci à votre appel, à Marie L'IMPARTIAL, l'Abime.… | guérira nos coeurs ulcérés. (Adapté par F. P. _ Noye La nature s’assoupit : on priétés. le long des routes, les uu claquement d’es...,.Siffia toute la gamme des fureurs. grince, demande grâce, mugi elle sème la mort ! La révolution, les doctrines A distance des champs de ba mugissements puissants des t points de l'horizon. sourdie, Conne l'illusion de c VID... 5 #°% La révolution !.... Elle avait jeté aux quatre v les plus sauvages. che que peuple ait jamais prod primé ‘‘le nommé Dieu’ : Christ et son Tenant-lieu.,.. Sur les vignes et les côteau 1867, c'était un ouragan de pl de saint Pierre : l'auguste P toute soite d’'épouvantements À ces clameurs succèda le s * La nature s'assoupit : on d comme celui des morts aux carnage des humains. certain. Montana le 3 novembre 1867, Novembre ! Mois où ceux 0 Comme de gigantesques sqnelettes, les.saules dans nos pro- longs bras dénudés....vers quoi ?....Aux vents tristement hurlants du mois des morts, on les entend qui entrechoquent lugubrement leu-s brauches desséchées. ..,Et c'est comme ment de branches mères et de brindilles, la tempête épuise rompt, broie.. .. Elle est superbe dans sa rage aveugle : mais se ciétés. Semblables à de longs bras dépudés qui se tendent ou ne sait vers quoi, les nations s’entrechoquent avec furie, Et la canonnade, par la distance as- colère, de râles d'agouie, de malédictions de milliers de mè- res de familles, de jeunes épousées, de fiancées : de centai- pes de mille petits enfants demandant ceux qui étaient leur Ah ! cette masse énorme des bruits les plus incohérents est superbe, dans sa rage qui sème la mort ! Par son coryphée, la plus illustre gaza- l'appeler par son nom, elle avait résolu de détruire la Pa- pauté, par conséquent la religion. de boulets. Du côté des Pontificaux, les longs cris de joie, d'amour pour le plus doux Pontife qui ait illustré la Chaire mbre dirait son dernier sommeil. arbres, partout, tendent leurs nt à travers cet enchevêtre- Elle pleure, crie, supplie, t, menace, tord les cimes, les * sauvages ont desséché les so- taille, on croirait entendre les empêtes accourues de tous les ris féroces, de hurlements de ents de l’Europe les doctrines uite, Garibaldi, puisqu'il faut Et 1793, elle avait sup- en 1867, elle supprimerait le x de Montana, le 3 novembre omb meurtrier, de mitraille et TIGNISH I. P{E., MAPDI! 2 NOVEMBRE 1909 =“ r6 ANNÉE mr + Oo Du jour où sur la proposition de Sir Wilfred Laurier, le parlement canadien exprimait par une résolu- tion unanime sa volonté de sauve- garder son autonomie la plus coæm- plète, en même temps que faire tout son devoir à l'égard de la défense navale de l'empire, nous avons com- pris que cette politique serait afür- mée et maintenue avec fermeté par nos mandataires à Londres. Et nous ne nous sommes pas trompés. Ils ont su ‘interprêter fidélement le sentiment canadien, et faire ap- précier nos vues par les autorités impériales. Au lieu de dofñner des Dread- noughts ou de l'argent à l’Angle- terre, le Canada se donne une Ma- rine, Cette marine, tout en étant à la disposition de la mère-patrie, au cas où elle en autait besoin, pour sa défense, resté là propriété du Ca- nada, et sera cotitrôlée par nous. Le Canada grandit et le jour est arrivé où'il doit songer qu'il est as- sez vieux pour penser à sa propre défense. Nos aspirations sont gran- des comme notre territoire, et nous sommes déjà ñne nation dans l’em pire, dont nous nous énorgueillis- sous de faire partie. Le chiffre de vingt millions que va coûter la flotte canadienne, peut paraître gros, ‘nais rappelons nous que <esout vingt . million pour la construction de navires, qui nous appartiendront, et dont l’entretien sera contrôlé par nous et nou pas, par: Downing Street, comme cela serait : arrivé. Nous augurons de la conception de la marine canadienne un bheu- La Marine et son Independance le patriotisme bien ordonné comme il est bien sincère. de la marine canadienne, aura fais On pourra dire que la question verser beaucoup d’encre, Que de craintes diverses n’aura- t-elle pas inspirées. En voilà pourtant une uouvelle, et c'est le ‘‘Kingston Standard ’’ qui la formule: ‘Si le Canada, dit-il, avait eu sa marine, quand s est réglée la ques- tion des frontières de l’ Alaska, il n'eut pas été difficile à quelques têtes chaudes, de soulever le pays en faveur de l’iniépendance. ‘“Si, avec la marine que nous al. lons avoir, une nouvelle concession de frontières surgissait, qu’arrive- rait il? ‘Est-ce là ce que veulent les im- périalistes? Sont ils assez aveugles qu'ils ne puissent voir plus loin que leur nez ?'? ‘‘La marine canadienne, pour le ‘“Saudard’’ sera le dernier pas vers notre indépendance. '’ Ce mouvement que nos conserva- teurs d'ici, qualifie d’imperialiste, d’anti autonome, que la presse jau-| ne d’Ontario trouve au contraire insuffisant dans ses résultats, le “Standard'' va jusqua y voir un danger pour l’impériallste mêm: Si on l’examine posément et sans préjugé,on ne peut s'empêcher pourtant d'y renconnaître une sim ple coutinuativn de la politique libé- rale de l'Angleterre vis-à-vis du Canada, politique a l'avènement de laquelle, Sir Wilfridt a si puissam- | ment contribné, par son attitude reux rèsultat, cat elle est basée sur et celle de ses ministres,aux confé- recces à Londres uant les groupes catholiques de l’Ouest canadien. Ce qui est vrai pour les Canadiens- Frauçais d’Ontario et d’ailleurs l’est également pour les Allemands, les Polonais, les Hongroiset les Ruthènes de nos province. Ces ie IX. Du côté des chemises rouges, des clameurs de haine, de vengeance, des hurle- ments de colère, des malédictions, &es râles d’agonie avec ilence, et l'oubli se fit... Kg irait son dernier sommeil... lieux où furent les champs de Mais s’'assoupissaat, la nature attend son réveil qui est Les nôtres, morts au champ de bataiile et de gloire de ayant sut le front le signe du Christ toujours vainqueur, après avoir exhalé en un dernier soupir d'amour les noms trois fois bénis de : Jésus !...Maman !...France !...” : Résurrection : ils en ont le gage assuré ...... PE EL, les nôtres espèrent la qui aiment, se souviennent... plient, le mal empire. ‘Bientôt il sera peut-être trop tard pour aller à Rome ; nous serons à tout jamais engloutis dans les flots anglo-saxons ou en train de périr corps et biens. ‘Le plus grand danger que nous courions en ce pays, c’est de rester rigée contre la presse de langue française dignement, représentée par la ‘’Nouvelle France’’. ‘“Et si les choses continuent, la race cauadienne-française, déjà pas trop courageuse, courbera l’échine de plus en plus devant l’Anglais et ‘Irlandais qu’elle considèrera com- ne ses maîtres. ‘‘Mais qu'est donc devenue la fierté de nos ancêtres ! Somimes- nous dégénérés à ce point que dans notre province natale, dans la vieil- le cité de Champlain, une revue française me puisse dire la vérité sur l’antagonisme irlandais, sans encourir, nou seulement la censure, mais perdre ses droits à l’existen- ce ?” La Patrie, de Montréal, à la date du 19 de ce mois, publiait l’article de fond qui suit, sous le titre : ‘A la guerre comme à la guerre” : À ceux qui reprochent à nos frè res des Etats-Unis de toujours se apathiques et indifférents. Là où comme à Brunswick, Maine, les Franco- Américains, las d’attendre une justice qui tarde trop à paraî tre, se lèvent comme des hommes de coeur et manifestent publiquement, il n’y a pas à s’in quièter pour la foi de cette population : e//e restera catholique et française en dépit dc tout. “Si daus le Vermont, le Connec ticut et l'Etat de New-Vork, nos nationaux s'étaient montrés aussi courageux et intransigeants, glise et la race n'auraient pas au- jourd’hui la deuleur de pleurer la perte d'au moins rente mille de ses enfants, À la guerre comme à la guerre’’. Non, sans doute, on ne pénètre pas au Vatican comme dans une gare de chemin de fer ; mais on 3 Peut pénétrer. Cela peut paraître humainement impossible dans les plaindre sans jamais s’adresser à Rome, un confrère franco-américain répond ainsi : : ‘On ne pénètre pas au Vatican comme dans une gare de chemin de fer. ‘‘Les Franco-Américains ont de sérieux griefs, comme l'avoue la ‘‘Vigie”’, et ils en sont encore à se demander comment s’y preudre pour les exposer sous leurs vérita- bles couleurs au représentant du Christ sur la terre. ‘“ÆEn attendant, l'assimilation progresse ; les apostasies se mnulti- | enfant de l'Eglise catholique est chez son Père. les hésitativns, les craintes irréflé- chies, une souveraine lassitude qui ressemble à la lâcheté, comme en Acadie depuis la résurrection de uotre peuple, ce n’est point de cette | manière que nous ferons compren- dre au Pape des faibles, des op- V'E- primés, que nous, LA MAJORITE, nous sommes opprimés par UNE |MINORITÉ ÉTRANGÈRE à l'Anglais comme au Français. IL FAUT DES ACTES ET DE LA VIGUEUR. me Pour les Personnes Pâles et Délicates OLA, la santé en excitant un appétit nat- urel pour les aliments nutritifs. N'achetez que la véritable D. & L. 50 sous et $1.0Ù le boutielle. DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal, | Rends la force et le tient vermeil de | mm La Question de Langue Des ‘Closhes de St-Boniface’’: “Nous avons reproduit le remar- quable et très important article de la'" Semaine Religieuse’”, de Quebec temps actuels, dans les présentes circonstances : plus cela semble im- possible, plus on doit avoir le cou-| rage de passer. Au Vatican, tout Ce ne sont point en réponse an ‘‘Catholic Register’’ de Toronto, organe de la Catholic Church Extension Society Canada, Sur la question es langues natio- nales comme moyen néceseaire de la conservation de la foi chez les diverses natioraltiés établies au Canada, et notamment chez les Canadiens Frauçais. Aux judi- cieuses observations faites par no- tre confrère québécois à l'organe de la nouvelle société, nous dési- rons en ajouter de spéciales concer- » D ë Le: & Y # immigrants venus, comme on le {sait, en grand nombre s'établir dans vos plaines fertiles, perdraient la foi si les missionnaires ne leur par. laient qu: l'anglais. C'est un_ fait d'expérience que ceux qui appren- nent l'anglais à l'instar des créoles de la Nouvelle-Orléans, —-dont par- lait Mgr Janssens,—se mettent sou- vent au service des Presbytériens et des Méthodistes. Ceci se pro- duit surtott chez les jeunes gens. La langue maternelle, Disair PIE X A MGR HARTY, archevé- que de Manille, en 1907, esé La meil- leure sauvegarde de la foi. Aussi l'Eglise s'inspirant toujours du miracle du don des langues au jour de la Pentecôte, #'a cesséà travers les siècles de prescrire aux missien- naîres d'apprendre la laugue des na- lions qu'ils érangélisent. Kt l'au- [teur de l’article : ‘‘Vernacular”, ad. met lui-même ‘que des milliers d’immigrants aux Etats-Unis ont cessé de pratiquer la religion, par- ce queles Evêques ne pouvaient trouver assez de prêtres parlant la langue de ces gens pour assurer le service religieux. ’? C'est précisément pour éviter pareil désastre que le clergé de l'Ouest canadien se dévoue avec une rare énergie à apprendre les langues des Indiens et des: immi- grantset que NN..S$. les Evêques s'imposent de très lourds sacrifices Pour procurer à chaque groupe de fidèles des prêtres de leur langue, de leur nationalité et de leur rite. Jusqu'ici l'Egliseäe l'Ouest, fon- dée au prix &'héroïques ‘sacrifices, par des missionndites canadiens- français, s'est recruféé sürtout par- mi les enfants de 14 ‘France et du Canada français, la province de Québec lui a fourni son premier é- vêque et son premler archevêque, et la France toute une légion d’é- vêques et d’apôtres intrépides qui out porté le flimbeau de la foi jus ee dans les froides régious de l’'Athabaska et du Mackenzie. Si la nouvelie société établie à Toron to veut aider à son développement elle sera la bienvenue, mais nous ne pouvons supposer qu'elle veuille dé Placer l'axe religieux du Pays. La vieille et si généreuse: province de Québec, qui a tant fait par le passé, fera sentir son influence longtemps encore dans uos plaines et continue. ra à contribuer sa large part à ET l'oeuvre si solidement établie par ja NP les Provencher, les Taché et leurs | suivant la méthode Sualight qu'il démoutzs infatigables collaborateurs.” | Even a rire Des VOHOL TONIQUE UN CRIME IN EXPLICABLE Buffalo, New-York, 28.—M. William Harrison, riche fermier de- meurant à deux milles de Spring- ville, comté de Erié, a blessé mor- tellement sa femme d’un conp de fusil et s’est ensuite brûlé la cer- velle. Le couple était marié depuis sept aus et paraissalt vivre heureux. Aujourd'hui, Harrison venait de charger sa voiture pour se rendre au marché lorsou’il fit avancer son cheval vers la cuisine et appela sa femme. Dès que celle-ci parut sur le pas de la porte, Harrison lui ti- ra eu pleine figure un coup de fu- sil chargé de chevrotines. Quoique sa blessure fut horri- ble-—les médecins l'ont ultérieure- ment déclarée mortelle Mme Har- rison eut encore la force de covrir jusque chez ses voisins et de les mettre au courant du drame qui venait de se dérouler. Un groupe de plusieurs fermiers courut vers la maison de M. Har rison que l’on croyait atteint de fo. lie subite et par consé juent dispo- sé à résister, (Cependant on fut très surpris de le trouver mort sur le seuil de sa cuisine. Le maïheureux s'était déchaussé, avait placé dans sa bouche le canon de son fusil, et, faisant partir le coup avec son orteil, s'était fait sauter la cervelle. ALLEN'S LUNG BALSAM Contre les attaques récalcitrantes de Une bouteille de 25 sous pour un froid rdinaire. o r Une bouteille de 50 sous pourun dfroid. Une bouteille de $1.00 pour un froid opiniâtre. vente chez tous les pharmaciens, DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal. écrivit une belle page sur la survi- {cinquante ans, pour faire seul un Le. Miracle Acadien M. Maurice Barrès, l’an dernier, vauce de la race française en Amé- rique. À:-t-on, en effet, un autre exem- ple dans les peuples modernes d'un petit noyau de 60,000 âmes dissé- minées sur un territoire grand com- me | Europe, abandonnés sans ar- mes, sans protection, sans richesses, avec quel ques prêtres et un évêque pour les conduire, à la merci d’un pouvoir protestant, jaloux, tout- puissant, qui veut les assimiler et les protestantiser, et qui devient en un siècle et demi, sans accession du dehors, uu peuple de deux mil- lions et demi, tous catholiques et tous français, qui couvre d'églises ferventes et riches en oeuvres ca tholiques de toute sorte l'immense vallée du St-Laurent, depuis le Golfe jusqu'aux grands lacs, qui implante dans toutes les provinces, de l'Atlantique au Pacifique, des communautés catholiques pleines de ferveur et de vie, et donne encore sans s'épuiser à plusieur diocèses des Etats-Unis plus d'un tiers de ses enfants, tous des catholiques, etlstrès grand nombre d'un ca- tholicisme complet, comme il ne l’est nulle part. C'est bien là un wiracle; et Barrès avait raison de le célébrer. ; Et pourtant, dans notre cher et beau Canada, il est un groupe qui aurait ravi d'admiration le chantre des Déracinés, s’il avait eu le loisir de l’étudier attentivement. C’est le groupe acadien, si intéressant par sa tragique histoire, si méritant de l'Eglise par sa fidélité et son dé- vouement au millieu de ses lougues souffrauces. Mais, hélas! ila tou jours été compté pour rien jnsqu’à ce jour, bien qu'il forme aujour- d’hui la moitié de la province de Halifax. Quelle est la force d'ex pausion du catholicisme anglais dans cette province ? Les statisti- ques répondent: en 1891, il comp- tait 165,810. Vingt ans plus tard, en 1901, il ne compte plus que 161’ 164. Non seulement dans les vingt années qui séparent les deux der- niers recensements officiels, il n'a pas progressé, mais il n’a pu main- tenir ses positions. Cependant, nos frères catholiques de langue anglais sont assez fortunés pour avoir une provirce ecclésiastique de largue anglaise. Ils ont cinq diocèses à eux. Toutefois, les Acadiens for- ment aujourd'hui un peuple de près de cent cinquante mille Âmes, dont la ‘‘voix ne peut plus être couverte et a retenti jusqu’au père commun des fidèles.”’ Dans la province ec- clésiastique de Halifax, le petit groupe de jadis, qu’on considérait comme une quantité négligeable dont il n’a jamais été fait mention, quand ils’est agi de trouver des pasteurs pour le peuple catholique, est pourtant Ja part presque la plus importante du troupeau. Aidés de leurs frères du Canada, qui enva- hissent pacifiquement la partie sud- est du Nouveau-Brunwick. on peut dire que ce sont eux qui font la pros- périté des diocèses du Nouveou- | Brunwick, tellement que sans eux, si le mouvement de Ja population marchait réguliérement, comme dans les dernières années, iln'y aurait plus assez de fidèles dans diocèse convenable. Das les diocèses de la Nouvelle- Ecosse, les seuls, où grâce à la pré- dominence des Ecossais’ le catholi- .cisme a une situation relativement prospère, les Acadiens sont encore un élément important de prospérité et de progrès. Et pourtant quel cas fait-on d'eux ? S'ils ont le malheur d'élever la voix, on tâche de les faire taire, Courage, frères, le jour viendra.où toutes les intrigues et toutes les influences s'useront à Rome, parce qu'elles se trouvent contre la ‘* justice ?’ et la e& » "* véri- — —. 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