se È NOUVELLE SERIE CR a UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA Un née Six M scsi om Pour LES ETATS-UNIS VEN coco nsoosoccs ee 5-81.50 SIX IMOÏS...sssssosnese ce 75 Pour L'EUROPE RAR... huis dosonséses#1.90 Six MOIS... ..csessese see se 1.00 Les abonnemeuts sont/payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caangent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard TL°IMPARTTIAI, Tignish, Mardi, 7 Decembre 1909 Il faut toujours Combattre — Il faut toujonrs combattre ici-bas, c’est la loi de la nature. C'est une loi que tous les êtres doivent subir, c'est une loi de tous les instants, de toutes les minutes, de toutes les heures. C'est en combattant pour la vie que l’homme vient au monde et son dernier souffl: sera la lutte finale contre la mort. En effet, si nous prenons l’hom- me à travers les différents âges de|" la vie, nous voyons qu’il est obligé de combattre sans cesse pour se dé- fendre contre la mort et contre le mal. L'homme u’est pas sitôt né, que la mort, sou plus terrible enne- mi, s’acharne contre lui comme sur une proie. Dès son enfance, ce n’est qu’à force de soins et de solli- citndes de tous les instants du jour et de ia nuit que sa mère l’arrache de la mort. Y a-t-il un jardinier qui a prodigué à ses plantes plus de soins qu’en a fait uue mère pour son enfant ? Y a-t-il un artiste qui a mis plus d'attache persistante à son oeuvre que la mère en a pris pour son fils ou sa fille. Iln'y a que vous, Ô mères qui connaissez ce que vous a coûté votre enfant. Et combien de fois, ne l’ont-elles pas vu, cet être si cher, l’objet de dans l'exercice du bien est sûr de ploiteurs pour se servir de lui com- m: d'une machine et en faire un instrument de leurs actions, ce jeu- ne homme, l'intelligence éclairée par Lieu et la volontée disciplinée rester homme et il le restera. Il saura dominer ses passions et ne sera jamais esclave de personne. Il aura conquis sa vraie liberté par la lutte et par la souffrance, et peut: être bien sans que personne le voit extérieuréement sans éclat, sans bruit. i Dégagé de tout amour-propre, d'intérêt personnel, de respect hu- main, il a l'oeil juste, le coeur fer- meet marche le front haut, car il sait lutter tout simplement, mais fermement. Voici un beau résultat obtenu par la maîtrise de soi, de ses idées et de sesactes. Et la loi combative qui nous donnait tant de mal tout à l'heure, est maintenant devenue une amie sincère et fidèle. La lutte pour l'existence se fait sentir plus fort que jamais à l’âge mûr. Il faut que l’homme bataille pour se procurer de quoi vivre, lui, sa femme et ses enfants, c’est la lutte du travail contre la faim et la misère qui entreen jeu. Le travail est la véritable noblesse, Je bénis tes rudes mains calleuses, artisau ou laboureur, c’est toi qui a conquis le monde par ton travail. Repose-toi un moment, croise-toi les bras, con- temple un instant ces riches mois- sons qui donnent le pain à l'huma- nité. Regarde ces villes avec leurs monuments, leurs maisons, leurs coupoles, c'est toi, à homme, qui a fait cela. Conquêtes de l’air et d: l’espace par les inventious de toutes sortes, productions du génie de la plume ou de la parole, chefs-d'oeuvre de l'artiste, c'est la lutte qui vous a façonnés au prix de bien des efforts, de bien des souffrances sans doute, mais vous êtes le fruit du labeur de la pensée ou des mains. Une fois rendu à la vieillesse, a- près avoir goûté à toutes les amer- tumes de la vie, l’homme devrait, il me semble, être en état de jouir un peu de calme, de paix et de re- pos. . Non, il luttera jusqu’au bout ; contre les infirmités” contre les ma- Avec cet air grincheux, acariâtre, sans espoir d’être récompensé. Non ! Rappelons-nous que nous sommes chrétiens. Et ce seul titre ladies, jusqu’à son dernier souffe. | Mais comment doit-on lutter ?} + — L'IMPARTIAT, TIGNISH, IL PE, MARDI 7 DECEMBRE 1909 : LES BONNES HA3ITUDES Pour bien élever un enfant, il faut prendre avant tout les moyens consacrés par l'expérience et la re- ligiou, et se déger de certaines uou- veautés en éducation, qui n’ont d'autre résultat que de faire man- quer le but qu'on se proposait. Nous plaçons en première ligne l'acquisition des bonnes habitudes, qui ne peuvent exister chez l'enfant que si elles se retrouvent tout d'a- bor i chez les parents. Pour bien nous faire comprendre procédons par voie de comparaison. C'est un fait d'expérieuce que les qualités et les défauts corporels des parents se transmettent aux enfants par la géuération. Des parents pleins de santé auront d'ordinaire des enfants vigoureux ; des parents maladifs auront des enfants malin- gres. À quelques différences près, les mêmes traits du visage, les mê- mes formes corporelles se retrou- vent chez les enfants de la même famille. Si du corps nous passons à l’âme, même analogie ; les défauts et les qualités de l'âme passent par voie d'hérédité, des parents aux enfants. Il en est ainsi de l’intempérance, de la colère, de la paresse, de l’ha- bitude des plaisiers défendus, com- me les vertus contraires. Quelle conclusion tirer de cette constata- tion? C’est que les jeunes dcivent se former sans retard à toutes les bonnes habitudes. Les parents ne seront pas toujours en mesure de laisser une fortune à leurs enfants, mais ce qu’ils peuvent toujours leur léguer en héritage, c’est la chasteté, la tempérarce, l'amour du travail, la pratique des devoirs religieux. Combien, äujourd’hui, ne savent pas comprendre ces principes si éiémentaires ! De là, tant d’en- fants pleins de défauts, qu’on peut presque dire insurmontables : il est si dif ile de s’en corriger, surtout quand ils ont passé en quelque sorte dans le sang ! Oh! quelle res- ponsabilité pour les parents devant la société ; devant Dieu surtout ! C’est un crime de porter :in enfant au mal ; c’est un crime aussi de lui ——— kg RS ET ON aux Ævêques de leur langue, plicites à ce sujet. Epître de saint Paul, ens. Dieu, ie À ‘““s—Je souhaite que vaus que l'Eglise en soit édifiée.” 9 est à citer : que du S. de ce peuple. Et la cruauté lorsque cette impositicn d’une eu cidiniiqués les gerimes par voie & d'hérédité. Proïts Les Petits comme à la femme, aux jeunes com- me aux jeunes filles, en un mot à tous les membres de la famille. doit relever notre courage et nous reudre plus forts. pelons-nous ce que nous venons de voir et tirons une conclusion prati- que. Puisque dans l’ordre physique, moral, intellectuel, il faut toujours combattre pour garder sa santé, pour sauver son âme, et se défendre contre l'ignorance, luttons, puis- qu'il le faut, mais d’une manière sage et éclairée. Soyons sincères avec Dieu, avec nous-mêmes avec nos semblables. Rendons la vie meilleure autour de nous. Combattons, le vice, l'erreur, l'ignorance, le mensonge dans la | mes:re de nos forces et faisons tout le bien possible dans la sphère où Dieu nous a placés. S1 un de nos frères bien inten- tionnés a une maniète de voir diffé- rente de la nôtre, et qu’il apporte vos prédilections, s’étioler et près de mourir, lorsque par la volonté de Dieu plutôt que par la science des médecins, vous l'avez vu reve- unir à la vie. Conscient de lui-même, faisant le libre usage de son intelligence, a- yant reçu tous les bons principes chrétiens de ses parents et de ses maîtres, le jeune homme s’avance gaîment et confiant dans le chemin: de la vie. Ilne tarde pas à con: naître troo tôt qu'il lui faut lutter et lutter sans cesse. Physique- ment, sa santé a déjà subi quelques | assauts : indigestions, imprudences dans les jeux, que sais-je ? Mora- lement, les passions se sont réveil- lées dans cette âme chaste. Ii évo- que alors les jours heureux de son enfance, et comprend le prix du bonheur, trop souvent, hélas ! quand il l’a perdu. C’est là qu’il lui faut lutter plus que jamais et qu'il comprend toute la vérité de cette parole : ‘‘Pour être fort sois pur !””’ La force réside dans la vo- lonté, et s’il résiste dans la tempêé- te, il sera un homme inexpugnable. Maintenaut arrivera pour lui l’al- cool pour le tenter arriveront les faux amis aux beaux discours, ar- riverout les endormeurs, les ex- sa pierre comme les autres à l’édi- fice de la vertu et du devoir, respec- tons-le, encourageons-le. Peu im- porte par qui le bieu est fait, pour- vu qu’il soit fait, soyons contents. On dit que le Français rit sur le champ de bataille, soyons gais nous aussi daus le combat de la vie, Faisons croître et développer en nous les qualités dominantes, de cette façon nous sommes sûrs de triompher du mal. Et que le mot de la fin soit celui de V. Hugo: | Ceux qui vivent, ce sont ceux qui (luttent Ceux dont un dessein ferme em- (plit l'âme et le front (vissent l’âpre cîme (d’un but sublime, Avant devant les yeux sans cesse (nuit et jour, Ou quelque saint labeur, ou quel- (que grand amour Ceux-là vivent, Seigneur ! les au- (tres je les plains. Belle-Humeur » | penses et de petites recettes. | | a les verres cassés e - Faïsons appel au bon sens, rap-| és et-les gains-inat général. Dans la vie il y a de petites dé- Il y tendus, les petits accrocs qui vien- nent et les petites chances, Dans le budget de chacun, ces bonnes et ces mauvaises chances, se répartis- sent elles également ? Nous ne sommes pas assez forts en statistiques pour le déclarer en Qui, même, pourrait le Mais ce qu'on peut affr- mer, c’est que pour le plus grand nombre, les mauvaises chances l'emportent de beaucoup sur les bonnes, les dépenses sur les recet- tes, et en voici la raison : quand un apprenti, par exemple, reçoit d’une pratique généreuse un pourboire inattendu ; quand un ouvrier a semblable aubaine : quand un cul- tivateur à fait quelque profit ines- péré, combien y en a-t-il qui met- tent à ja caisse d'épargne ? Un sur cent peut-être. Mais quand une petite dépense survient, que l'outil casse un peu trop tôt, que le vêtement se déchire plus vite que de raison, qn’une grippe vous prive de trois ou quatre jours de travail, la perte est certai- pe, positive. On peut en être vexé, n ais on ne l’évite pas ne peut mau- dire ce g edin de sort, mais le sort u'en est pas moins là. D'où la conclusion que, puis qu’on a dépensé les bénéfices imuré vues, il n'y a rien de côté pour les pertes imprévues : de là le déficit. Voules-vous donc, ami lecteur, éviter bien des déboires ? - Utilisez les petits profits. Au lieu d'aller | faire ? lboire et vous amuser au cabaret a Ceux qui d’un haut destin gra-,vec cet argent, ces quelques sous, |sur lesquels vous ne comptiez pas, Ceux qui marchent pensifs, épris | Mettez-les l’un sur l’autre et faites Lavez les plats, les casseroles ou les pots aves | | le Savon Sec de Lever (une poudre) et la 2 Aisparaitra comme par enchantement, e in, les grossir. Ne dites pas : ce que c'est que cela ? vaut pas la peine. qu’est- Ca n’en Les petits ruis seaux font les grandes rivières, les centimes font les sous, les sous font les piastres et les piastres à la lon gue font les bonnes sommes qu'on est heureux de trouzer quand le besoin s’en fait sentir. | Ce qui suit s'adresse au ne honteux. “Le Droit des Langues Dans sa profession de foi parue dans le numéro du 2 dé- cembre courant de ‘‘L’Evangéline'', notre confrère, parlant du droit des langues, cite les Encycliques de l’Immortel Pie IX et deS. S. ‘Léon XIII aux Orientaux. Nous ne croyons pas nécessaire de faire remarquer que le droit des langues signifie le droit des peuples aux prêtres &T Outre le miracle de la Peutecôte, gnement direct: et formel de Dieu inême—le Saint-Esprit étant Dieu—, et confirmant le miracle de 1a confusion des langues à la Tour de Babel, il convient de citer la première l’Apôtre des Nations, aux Corinthi- Au Chapitre XIV, nous lisons : ‘‘Verset 2—Car celui qui parle une langue inconnue, ne parle pas aux hommes, mais à Dieu ; l'entend, et qu'il parle en esorit des choses cachées. ‘‘4—Celui qui parle uue langue inconnue, s’édifie lui-mê- me ; au lieu. que celui qui prophétise, édifie l Eglise de mais ENCORE PLUS CELUI DE PROPHÉTISER : lui qui prophétise, EST PRÉFÉRABLE à celui gui parle une langue inconnue, si ce n'est qu'il interprète ce qu’il dit, afin c'est à-dire de leur race ; les Encycliques rappelées par: notre confière sont des plus ex. qui constitue un ensei- puisque personne ne ayez lous le don des langues, parce que ce- On peut citer jusqu’au verset 20 éxclusivemert, puis les versets 22, 23, 24, 27 et 28 de ce même chapitre. Ie verset 9—De même, si la langue que vous parlez n'est intelli- gible, comment pourra-t-on savoir ce que vous dites ? Vous NF} PARLEREZ QU'EN L’AIR.’’. Ces textés s'expliquent d'eux-mêmes, et font partie de ce qre l’Eglise appelie Les Saintes Ecritures et ils doiveñt être crus de tout fidèle catholique sous peine d'être maudit, selon la teneur du 4ème canon Ze Revelatione de la Constitution Dei Filius promulguée eu Sessiou publi- S. Concile Oecuménique du Vatican, le 24 avril 1870, par le saint Pape Pie IX. Ce qui précède fait voir la cruauté inpie deceux qui veulent imposer, dans l’enseignement de notre diviue reli- gion, à un peuple quelconque une langue qui est inconnue Ils sont formel; est plus révoltante encore langue étrangère est le fait d'étrangers au sol comme à la, race du peuple opprimé, Cette cruauté revêt un caractère de sauvage brutalité quand celui qui veut imposer sa langue, veut l’imposer au peuple pour ainsi uire-autochtone et dass tous les cas indigène, par lequel l’oppresseur a été accueilli par pure charité, L'ingratitude est à bon droit regardée comne un vice —Bienheureuse Jeanne d'Arc, dispersez nos ennemis ! Etudions notre histoire! {dé nos proscrits. (De L Evangéline) ‘Heureux, a dit quelqu'un, les peuples qui n’ont pss d’histoi- re l’—“Mille fois plus heureux, répondent les hommes les plusillus- tres, les plus renommés des orateurs sacrés, mille fois plus heureux les peuples dont l’histoire enseigne à préparer l'avenir,’ par les exem- ples de vertus morales et civiques donnés par les aieux. L'histoire de l’ Acadie, jusqu’en 1770, est pour aivsi dire pétrie des vertus morales et civiques de nos ancêtres. Comparant avec impar- tialité les histoires des peuples les plus célèbres avec celle de notre pa- trie, on arrive à la conclusion que seul entre tous les peuples, le peu- ple acadien a donné, durant la pé- riode de sa naissance à sa disper- tées à l'héroisme. Cette histoire admirable n'est point enseignée chez nous ! Ni dans nos celièges, ni dans nos écoles françaises !.., Les historiens dignes de ce nom, anglais ou français, du Canada, des Etat-Unis ou de notre bien aimée mère patrie, la France, chevaleres- que toujours dans sa patrie saine, ces historiens ont exalté le courage indomptable de nos_aïeux sur les champs de bataille ; puis, après leur abandon par toutes les puissan- ces de la terre et du ciel, leur cou- rage indomptable dans le mal- heur... KEt ce malheur fut infini- meat plus cruel que celui du peu- ple de Dieu, captif de Nabuchodo- uosor II, six siècles avant J.-C.... Cette histoire admirable n’est en- seignée ni dans nos écoles françai- ses, ni dans ce qui nous reste de col- léges acadiens !... Les üébris martelés, criblés—se- lon ie terme de Notre-Seigneur lui- même—continuaient les Gestes de Dieu par les Francs... ils les conti- nuaient, personne ne le savait que leurs infâmes tortionnaires les Bos- tonnais et autres puritains fanati- ques. Personne n’en eût jamais soupçouué la ;divine gloire si un fils de ces illustres martyrs, lui mê- me illustre entre les nôtres, n'eût Lax-ets 5 © svt te Eat en sion, l'exemple de’cés vertus por- argent, à faire resplendir à la In nière de Dieu le glorieux martyre Avec tout l’a- mour d’un fils adorant sa mère et son père, parce que reflets de Dieu Tout-Fuissant, l'honorable Séna- teur, M. Pascal Poirier. fouilla les archives de quelques Etats des E tats Uuis ; recueillit pieusement les cris d'agonie de nos ancêtres dont on voulait détruire jusqu'à l'âme. Il ajouta, le noble écrivain, une page de sang, mais le pus pur une page Ge feu, feu de vindicte aux pages fulgurantes de l'histoire d’Acadie... Et cette page, qui arrache des admirations aux plus éminents des Français de France, cette page est ignorée de nos écoles, de notre peuples, de nos collèges encore aca-: diens. . O honte de notre siècles veule. où tous les hommes et les peuples se désintéressent de toute uoblesse, de toute vertu, de tout exemple du bien, du beau !... . » Que faisons-nous diens ?... | Avons-nous oublié déjà la fierté d’âme, la noblesse de coeur de nos propres pères—sans remonter jusqu’à nos aïeux—? Estce de l’eau ou de la boue qui circule dans nos veines ?.., Et vous, qui formez l'âme de la génération qui se lève ; vous, édu- cateurs, rejetez vous, de propos dé- libéré, le façonnement du coeur de nos enfauts ? L'UN1oN, de Wonsocket, R. I, dans sou numéro du 4 courant, s’a- dressant aux Franco-Américains, disait : ‘Nous ne saurions assez recom- mander la lecture du paisionnant ouvrage qu'a publié récemment sur l’histoire de son pays éprouvé l'hon. Sénateur Poirier. ‘L'histoire du peuple d’Acadie est bien la plus émouvante que nous connaisson. ‘‘Et cependant, peu nombreux s ont ceux de la génération actuelle qui la connaissent à fond.’ N'’est-il pas souverainement bu- miliant, déplorable, d’être obligé de dire ‘peu nombreux sont ceux de l’Acadie actuelle qui en donc, Aca . .. connaissent le premier mot !...'’— consacré sou temps, ses peines, son | Pourqoi ?... sice n’est parce que notre peuple s'engage, à l'exemple | de tous les peuples du g'obe, sur la pente fatale de l’indifférentisme en matière religieuse, hélas ! tout au- tant qu'en matière sociale Puis- que nous parlons du travail patrio- ; tique de l’un des plus grands patri- otes de l’Acadie, il nous est bien permis de de nander ce que sont de- venues ces résolutions de la Société mutvelle de l’Assomption au sujet de l'achat, par chacune des succur- sales, d’un certain nombre d’'exem- plaires de cet admirable travail ? Poussant le désintéressement jus- q'à ses limites extrêmes, notre vail- lant historien fixe son livre à un prix si dérisoire, qu'il représente à peine la matière—alors que la par- tie intellectuelle est inestimable—. On ne lui en sait mul gré. Peu s'en faut qu'on ne l'accuse de mer- cantilisme !... N'est-ce pas, que c'est à dégoû- ter du genre humain une âme moins trempée que la sienne ? Ji n’est jamais trop tard pour bien faire. L'état aigu de persé- cution religieuse de notre peuple, mais non plus, cette fois, par une autre religion ; l’abondon absolu dans lequel est rejeté violement no- tre peuple : l’iaterdiction qui nous est faite de montrer Ja trame de ca- lomnies et de men:onges ourdie par uu des citoyens d’autre langue, des des Français du Canada entier, et par d’autres que Cémasque le jour- naliste courageux qu’est M. J. L. K. Leflamme, de Québec, dans le numéro de uovembre courant de la à Québec : ce sont autant de motifs pressants pour tout vrai Français d’Acadie-et même du Canada-d’ap- preu‘re, üe couuaître l’histoire de notre patrie depuis le premier jour jusqu’au retour de nos pères sur le sol sanctifñié par le sang de nos mar- tyrs...Puis, poursuivant cett: étu- de, de connaître à ford l’histoire de la persécution actuelle dont le ja- lon le plus irréfragable a été posé par le livre : Memoirs of Eumund Burke, first Bishop of Halifax. Ce livre, qui a voulu nous anéantir et notre passé glorieux ; qui a prodi- gué l’outrage aux saints évêques de Québec au point de fausser, mê- me chez les meilleurs, le jugemert sur l'oeuvre admirable de ces évê- ques, missionnaires et évangélisa- eurs de toute l’améiique du nord ; ce livre, jeté ea proie à la curiosité publique par les exécuteurs testa- mentaires de l’auteur après sa moit, violant ainsi l’accord inter- venu entre cet auteur et le Siège é- piscopal de Québec, prouve à l’évi- dence la mauvaise fni, le désir in- satiable de dominations de nos per- sécuteur actuels. Et c’est la fidélité du Siège épiscopal de Québec à la parole donnée quia autorisé les mensonges, les calomnies des Bur- ke, des Fitzpatrrick, des O’Boyle , | contre tout c2 qui est Français au Canada, contre les plus saints, les plus zélés, les plus savants Evêques de toute l’ Amérique de Nori ; les Evêques frauçais. Et cette histoire, que nul n’en- seigne en nos collèges, dans nos fa milles, notre vaillant Sénateur l'é- crita-t-il ?... Les catholiques franco-américai- cains de Newton, dont le recense- ment de 1909 évalue la population à 1250 âmes, demandent depuis 12 à 13 ans un prêtre de leur race. Ces faits sont paraît-il dénaturés par un vicaire iilandais et la popu lation a confiance dans la décision de, Monseigneur O'’Connell, qui s'est montré très conciiliant’ en préconnissant la création de petites paroisses, réunissant les fiièles de même race. * GOUT Vous ne serez pas désappointé si vous employez le véritable Emplâ- tre au Menthol ‘D. & L.”’ contre la Contraction des Muscles, Dou- leurs du dos, etc. Les remèdes efficaces sont imités par la contre- | façon, n'a.h:tez que le véritable” préparé D Daris & Lawrence Co. ee Le Sunlight Savon est supérieur aux autre savons, mais c’est lorsqu'il est empl:y: suivant la méthode Sunlight qu'il déicorwre light Savon et suivez les directiona, (5 IMPORTERS plus élévés grâce À la magnanimité | Revue Franco-A néricaine, publiée { rene, 16 ANNÉE J. H. 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