ge 3 $ Re ET Ds —— NOUVELLE SERIE - Î L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 17 JANVIER rot è Fos — 18 ANNÉE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA On Minsnssteiorsésioss JE Six DR riens css TOUR LES ETrATrs-UNIS VR Gsssccosooicess cc D Six M nine pého vase st Pour L'EUROPE Un an.......o.ccsec..$1.50 RME sc écisbte à .....1.00 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus gi bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTIAZL Tignish, Mardi, 17 Janvier 1911 La maladie de notre temps La grande maladie de notre temps, la pire de toutes, c’est l’eu- vie, enfant de l’orgueil, qui fait que chacun s’agite et que personue n’est satisfait de sa position. Sous le prétex!e d'améliorer et de progres- ser, on associe ses contentements ; on crée des partis ; on méprise ce qui existe: onse révolte contre toute supériorité et l’on ébranle les éternels fondements de la société. C'est à la cure des intelligences et des âmes qu'il faudrait songer, car tout notre mal est là Ce ne sont niles talents ni les connaissances qui manquent à la génération ac- telle : ce quilui manque, ce sont les principes et les idées saines sur les grands intérêts de 1 homme ; ce sout les convictions qui donnent du ressort et de l'élévation aux carac- tères et les rendent capables de grands dévouements....Ce qu'il y a de plus rare à cette époque d’af- faiblissement moral, ce sont les hommes dont la vie ait un but, qui sachent vouloir et qui pensent au- jourd’hui ce qu'ils penserout de- main. En érigeant en principe la liberté de ne rien croire, on à dé- truit tout ce qu’il y avait de fort, de viril et d’actif dans le coeur hu- main. Baron de Gerlache (Essai sur le mouvement des partis) LE CRUCIFIX DE FAMILLE Encore dans la fraîcheur de ses 20 ans, toute gracieuse et souriante d'un premier bonheur, femme promène ses regards sur un étalage de mille jolis cadeaux qu’- on vient de lui apporter ; tout à coup, sa vue se porte sur un objet qui ne parait pas avoir aucun éclat, mais qui désormais serz la plus précieuse relique : c’est un Cruci- fix, auquel est attachée une petite | carte portant ces simples mots : ‘Ma chère enfant, je te le donne, fais le ton confident de tes joies et de tes peines et il t'aidera à mar- cher sûrement dans la voie peut- être sombre que te réserve l’ave- nir.”’ Quelques jours après, dans cette chambre parée avec toute la grâce et le box goût d’une jeune femme distinguée on admirait ce grand Christ d'ivoire qui recevait chaque jour les hommages sincères de coeurs généreux. Suivant le conseil que lui a don- né sa mère, elic lui a tout confié, joies, inquiétudes et chagrin, car, c'est devant ce crucifix que plus tard elle a vu mourir un enfant chéri, et quand, suivant l'appel de Dieu, deux filles bien-aimées ont uue jeune, trouvé une consolation. Plusieurs | générations ont passé et de cette jeune fe nme d'hier, je suis la peti- te fille d'aujourd'hui ; ce même Christ, un peu jauni par le temps, est encore chaque jour témoin des sentiments de vénération, d'amour et d’un respect religieux. Pius d’une fois, quand tout était triste autour de nous, je les ai vus s’age- nouiller et prier, et toujours se re- lever plns forts, consolés. Ch:r Crucifix, sois toujours comme par le passé, le maître, le protecteur de la famille, ne permets jamais qu'ici on ‘blesse ton saint now et pour le bonheur des géné- rations futures, reste encore long temps suspendt: à ce mur, sur le- quel mes ancêtres te virent, où mes parents te vénèrent, où moi même j'ai balbutié mon premier ‘Mon Dieu, je vous donne mon coeur'”’ et comme ma première prière a été dite devant ton image, je voudrais que ma dernière pensée, que mon dernier regard soit aussi pour toi, ô cher Christ de mes ancêtres. ss Nous aurions bien tort Lorsque M. Armand Lavergene présenta, d’abord à Ottawa et en- suite à Québec, un proget de loi des tiné à obliger les compagnies & ui- lité puplique de respecter la majorité française de la province de Québec en lui fournissant des billets et des connaissements rédigés en français comme en anglais, il s’est trouvé des esprits assez étroits pour s’y op- poser et d’autres assez esclaves ou assez iguorants du droit et de leur devoir pour refuser à cette loi le moindre appui. Plusieurs compagnies d’utilité publique ne dédaigwent pas cepen- dant l’emploi da français dans une annouce destinée à augmenter la clientèle qui est toujours bonne en tant que chose quelconque qui rap- porte de l’argent—ef qui a des droits en tant que partie à des combats, voi- là ce qu'une loi provinciale répète maintenant aux esprits à comparti- meuts. La compagnie ‘‘Dominion Express’’ donnait à Montréal, le 30 décembre 1910. en échange d’uue valise un connaissement rédigé ex- cinsivement en anglais : cependant au verso de ce connaissement, que j'ai présentement sous les yeux, on lit en frauçaïs : ‘‘Faites usage des mandats, chèques et remises posta- les de la Dominion Express Co.’ Nour aurious bien tort de ne pas réclamer pour notre langue le res pect et les honneurs auxquels elle a droit. La loi Favergne est non seule- ment sanctionnée mais elle est en vigueur dans la province de Qué- bec. Faisons-la observer. Mais eu même temps soyons logiques et parlons fièrement notre langue par- tout. Cette manie ridicule de parler l'anglais là où l'on peut s’en abste nir disparaît dans Québec, elle me paraît encore répandne en Acadie. Nous avons le devoir de nous en débartasser le plus vite possible. Faisons comme les Anglais qui nons montrent dans le respect de leur langue un magnifique exem- ple. Imitons-les, mais non pas en | singes—ou en perroquets, pour être ici plus exact--imitons les en êtres intelligent. | Anatole Varier | MAUVAISE INSPIRATION Pour être tout particulièrement agréable aux catholiques, dont plu- isieurs lui donnent le patronage de en abonnements, de leur con icours et de leurs annonces, le ‘‘Chronicle’’ de samedi dernier 1e- produit du ‘‘New York Times’ un [long article tout à la louange du grotesque Nathan, maire de Rome. On ne dit pas dans cet article que Nathan est la risée des Italiens qui, tour à tour, s'amusent et s'at tristent de ses nombreuses gaffes. On ne dit pas que sa conduite de maire a soulevé les protestations d’un italien aussi distingué que le général Pelloux. Mais Nathan est juif et franc- maçon, il a insulté tous les catholi- ques de l'univers en s’attaquant grossièrement à la Papauté, les ca- tholiques du Canada ont osé protes- ter contre ces attaques de fauati- que : il faut donc que les journaux inspirés par la juiverie et la maçon- nerie s'occupent de lui refaire un peu de réputation. Le ‘‘Chronicle” veut s'unir à leur concert et prétend bien faire embrassé la vie religieuse, c’est en-|avaler à ses lecteurs catholiques core au pied de ce Christ qu’au mi- Jieu des prières et des larmes clle a cette couleuvre vipérine, en témoi- guag: de son esprit tolérant et de {son amour pour la paix religieuse. Nous croyons que le confrère se trompe et, pour l'aider a compren- dre son erreur, nous lui demande rons quels seraient ses sentiments, si un journal catholique se faisait l'apologiste de q'1 lue grossier in- sulteur du chef actuel de la religion protestante. Même pour l’amour d'un juif maçon insultenr d'u Pape, le: ‘Chronicle’ n'a pas intérêt à se mcntrer ainsi désagréable aux ca- tholiques, en répétant toutes les faussetés que contient sa reproduc- tion du New-York Times”. L'Ac- tion Sociale. Ne pas acheter chez les fuils et lesf.francs-macons La prudence la plus élémentaire recommande de ne pas fournir des armes à ses adversaires. (C'est un devoir quand l'adversaire, comme dans le cas présent, est un juif, en- uemi du véritable ordre économique social, ou un franc-maçon, ennemi le Dieu. Elle est secondaire la raison qui nous conduirait chez des commer- çants chrétiens sous le prétexte qu’ils se contenteront d’un moindre bénéfice. Pour l'honneur de l'hu- manité, espérons qu'il y a maints juifs et maints francs-maçons, in- demnes ou à peu près, à l'égard du septième commandement. Le mo- tif est &’ordre supérieur, Il s’agit pour nous de ne pas ;éparpiller nos forces et de ne pas donner à l’eu- uemi les moyens de nous battre. Si l’argept catholique va encore gros- sir la formidable forteresse du capi- talisme, comment “ espérer la vic- toire ? Ne nous berçons pas non plus de l'illusion de ramener à la foi ceux dont nous serons les clients. (Cer- tes, les manières doucereuses et les politesses affectées ne uous mau- queront pas. Brebis À toisons ca- ressantes au dehors, loups rapaces au dedaus : l'Evangile a ici toute, son application. Le tronc de la veuve recueillera une partie d’un argent que nous ne destinions as- surément pas à cet emploi. La naïveté catholique est sans bornes ; sachons faire mentir cet axiome et, si nous ne savons pas attaquer, ap- prenous du moins à uous défendre. Du reste le véritable ordre de la charité nous trace cette conduite. | Après soi-même, après les siens, après ses amis de coeur, il faut fa- voriser ses amis d'intelligence et de principes, ceux dont les sentiments battent à l’unisson des nôtres. C'est d’une charité bien otdonnée, ici c'est une charité sociale. Moins nos ennemis auront de force, moins ils nous feront de mal. C’est une vérité que M. de la Palisse lui-méê- me aurait comprise. Ne jugez pas les gens à la mine, proclame la sagesse des nations. Il y a deux ans, dans une des plus im- portantes maisons d'éducation reli- gieuse du diocèse d’Autun, on ad- mirait avec édification un homme de bonne mine et d'élégant habit qui, prosterné à genoux sur la pier- re durant la grand’messe tout en- tière, inspirait à maints professeurs et élèves des retours sur eux mêmes qui tournaient complètement à leur désavantage. Ce monsieur, d’une piété si austaire, était marchand de vin aux environs. Il offre sa mar- chandise, on le retient même à di- ner, et il ne part pas san: emporter la forte commande. Quelques jours après, l’économe recevait quatre pièces de vin et une facture dont le cachet portait les trois points sym- boliques du Grand-Orient. Ilest juste d’ajouter que le vin n’en était ni meilleur ni plus mauvais. On l’eût eu, sans doute, à un prix égal chez un négociant catholique, mais au moins on aurait eu l'avantage inestimable d’aider à un brave hom- me et de ne pas favoriser un enne- mi. Depuis ce jour, l’économe n’a plus confiance aux génufiexions. Mais comment connaître ceux qui s'éclairent à la lumière du troi- siéme appartement où ceux que | vont à la synagogue demander à Jehovah le secret d’engraisser le Veau d'Or? C'est la préoccupa- tion de nombreux catholiques. Discerner un juif est chose facile, i: se dissimule moins et porte géné ralement sut sa figure la marque de fabrique ; reconnaître un franc-ma- ‘çou est plus difficile... (Ici le voile du temple est déchi- ré, et nous pouvons consulter la liste uoire avec avantage). Donc, faisons compagne, une campagne énergique pour amener les chrétiens à déserter le commerce temps demandons aux négociants catholiques de vendre aussi bon et pas plus cher que leurs concurrents. Ce serait injustice de notre part que d'exiger d'eux une qualité supé- rieure pour un même prix, où un prix inférieur pour la mêm: qua lité. (Extrait du troisième congrès franciscain d’Autun). Comment les Enfants apprennent a mentir Une mère qui demandait à l’ins- titutrice des informatious sur la conduite de sou fils à l’école eu ‘pour réponse que l'enfant était as- sez bon élève à part son habitude de mentir ; elle ne pouvait aucune- ment se fier à lui. ‘Je suis bien peinée’’ lui dit la per aiusi: Jene puis m'imaginer pourquoi il est devenu si menteur ; son père est la vérité même, et je suis certaine que personne ne m'a ja mais entendu dire un mensonge’ ‘Va le faire entrer ajouta t-elle, se tournant vers sa fille. “Il ne voudra pas venir, s’il sait que Mille. l'iustitutrice est ici’ ré poudit la fille. ‘“‘Dis-fui que c'est sa grand'mère qui le veut, cela l’amènera”’, et la mère est surprise que son fils est devenu menteur !! Dans une autre famille, un coi- lecteur d'impôt sur les chiens, vint demander à la maîtresse de la mai sou, s'ily avait un chien. ‘‘Non, pas un chiea d'aucune description’ répondit-elle promptement. ‘Est-ce que ‘‘Carlo’’ ne compte pas wiaman’”’ demanda le petit gar- çon qui en ce moment parut sur le seuil de la porte avec son petit chien ‘“Carlo’’ dans ses bras ! ! Le père rit de bon coeur, en ra- contant cet incident à ses awis et il ajouta ‘‘Cela me coûta deux dol- lars, mais c’est une fine plaisanterie sur la mère tout de même. C'est une plaisanterie qui coûte très chère. Si le père avait pris en cousidération la perte da respect de l'enfant pour la véracité de sa mère saus compter la pernicieuse infiuen- ce sur le caractère de l'enfant. A- près de tels exemples peut-on être surpris si l’enfaut devient men- teur ? L'honnêteté et la vérité sont des besoins urgents du vingtième siè- cle. Les mères devraient voir à ce que leurs enfants apprennent de bonne heure, quelle beauté et quelle force que ces belles verius donnent at caractère ; elle gagnent le ies- pect et la confiance et devraient être faites une partie indispensable de l'équipement de chaque garçon ei fille pour leur futur travail dans le monde. La mère est le facteur principal dans l'éducation de son enfant et son enseignement, qu'il soit bon ou méchant, prédomine sur celui de l'école. ERNESTINE ts Jeunes gens à salaire Il n’est pas facile, pour un jeune homme à salaire, de placer, de se- maine en semaine, assez d'argent à la Banque pour s'assurer une som- me capable de lui donner dans sa vieillesse un revenu qui puisse met- tre ses vieux jours à l'abri du be- soin. D'un autre côté, s'il dépense son capital et son revenu, il sera toujours troublé par la crainte de voir, quelque jour, ses ressources complètement évanouies. S'il comprenait qu'avec le systè- me établi par le Gouvernement Ca- nadien, c'est-à-dire avec les Rentes Viagères, il peut, en payant 25 cents par semaine à n'importe quel Bureau de Poste, s'assurer à 60 ans, disons, un revenu dont rien ne pourra le priver, il profiterait pro- bablement aussitôt d’un tel avan tage. Par exemple, un jeune homme le 20 ans, payant 25 cents pas se maine jusqu'à 60 ans, recevrait à cet Âge et ensuite toute sa vie du raut, un revenu äe $129.91, c’est à-dire $29.91 de plus que ne lui donnerait un placement de $2,000 à 5°.,, s'il lui arrivait d’avoir à 60 aus, $2,000 qu'il pût placer : ce qu'il est difficile d'affirmer, si l’on considère les nombreuses tentations qu'il aurait de dépeus:r cette som: me. Cependant, la chose deviendra aisée pour lui s’il veut seulement épargner sur son salaire de chaque semaine de quoi pourvoir à ses vieux franc maçon et juif, mais en même | jours, à ‘e “ | mère ‘‘que Joseph peut vous trom- ; mt. Encore les Oo “Annales” (De l'Action Sociale) Le 15 novembre dernier nous avons montré, avec preuves à l'appui, l'esprit anti chrétien des ‘‘Annales politiques et littéraires’ que trop de catholiques moins éclairés s ’obsti- nent à recevoir et à encourager. Personue n’a relevé ui contredit ce que nous avons alors écrit, Dans la ‘‘Patrie'' de samedi, 7 janvier, madame Made- leine, d'ordinaire mieux inspirée et plus jndici: use, écrit ce qui suit, à propos du récent mariage de mademoiselle Bris- son, fille du directeur des ‘‘ Annales”” “Le mariage a été béni en l’église Notre-Dame de Loret- te, à Paris. . . » . #2 , ‘Je tiens à souligner la cérémonie religieuse, parce qu - elle est une attention de l’esprit chrétien, de M. et Mme Brisson, et prouve que le ‘‘Cercle des Annales’’ de Montréal peut avoir confiance en ceux qui, à une époqu« critique, sont fiers d'affirmer leur indépendance et leur foi.”” N'en déplaise à la trop bienveillante {Madeleine, ‘Ja cé- rémouie religieuse'’ n’a pas du tout en l'occurence la si- gaificatio 1 d'esprit catholique directeurs des ‘Annales’? Une tradition française avec dan; la bonne société, ‘a volouté des époux, des parents, imposent en France le mariage religieux même à des ennemis de la religion plus déclarés que ne sont les directeurs des ‘‘Annales’”, pour M. et Mme Brisson, laquelle on n’a pas rompu comme celle D'ai.leurs vienrait-on même nous prouver que M. et Mme Brisson font dévotement ques, à Noël, et plusieurs fois m2. Pas besoin de pénétrer d ja sainte communion à Pâ- l'an, nous serions bien o bligés de juger leur journal d’après ce qu'il est en lui mê- ans leur conscience non plus que dans leur foyer, pour savoir que leur revue sans être grossièrement impie, n’est ja nais pour l'Eglise ui pour les catholiques comme tels, pour voir qu'elle recommande des auteurs et @es publications hostiles à notre religion, pour constater que les doctrines qu'elle prêche ne sont pas chré- tiennes mais simplement humanitaires, quand eiles ne sont pas anti chrétiennes. Rien de tel pour anémier la foi et même la combattre sûrement, sauÿ provoquer ni défiance ni résistance, et l'on mans Revue’ conçoit que l'excellente, judiciense et non rigoriste ‘‘Ro- ait placé les ‘‘Aunaies'’ ‘‘au tout premier rang des revues dont la lecture semble plus particulière- ment dangereuse pour la foi on les moeurs”. font, très évidemment, c’est la guerre ce que les ‘‘Aunales”’ à la foi, et la plus insidieuse et Et ‘‘Romans-Revue’” donne fournies par la lecture des bien connaître. Nous oserons de mademoiselle Brisson À son avis la plus terrible’”. ses preuves qui lui sont ‘‘Aunales'”, qu'il cite et paraît même dire que cette preuve nous paraît autrement solide et conciuante, que le passage + 1C à l’église, l’est en faveur d'une mauvaise revue Mme B:isson, ses père et mère. L?s lecteurs et almirateurs des soin de trouver une autre preuve que celle-là, pour son mariage, dirigée par M. et ‘‘’Auuales'' auront te. s'ils veulent un peu convaincre l2s gens sérieux de l’hounêteté de leur pauvre revue, N'importe quel Maître de Poste, ou encore le Surintendant des Ren- tes Viagètes, à Ottawa, le rensei- gneront surla façon dont il doit s'y prendre pour arriver à ce résul- tat. Toujours Seul Je ne suis qu’'nn petit rayon de soleil, toujouis gai, toujours souri- ant, très curieux, un peu indiscret, car je me glisse par les trous de serrure et pénètre partout, jetant aux hommes [a chansen qui les console et les réjouit. Uu jour cependant je fus triste, oh ! bien triste. J'étais entré dans une église à travers une verrière, brodant de jo lis reflets les manteaux bleus et les robes rouges des saints, et je m'a musais à répandre sur les dalles des paillettes à’or et des émaux étince lants lorsque j'entendis une voix gémissante qui disait : Toujours|] seul ! D'où veuair elle ? Je m'accrochai tour à tour à chacune des statues. Je leur faisais une couronne d’or que je sertissais de saphirs, de gre- nats et d’émeraudes. Mais j'avais bzau les caresser et les flatter pour leur arracher leur secret, elies res taient muettes et rigiles comme des sphinx. Et Ia voix retentit de nouveau : Toujours’ seul ! Je tressaillis, je me tournai vers la Vierge. J'avais entendu dire par des prédicateurs qu'elle était la mère de douleurs. N'était ce pas elle qui se plaignait ? Mais ses lè vres restèrent closes. J'étais bien intrigué et bien triste quand la plainte retentit encore. Je m'adressai à saint Antoine et lui murmurai à l'oreille : ‘‘Dites- moi, qui gémit ainsi pour que j'aille le consoler ? Où prétend que j'y réussis assez bien : ne dit-on pas de tout ce qui réjouit : C'est un rayon de soleil ?”° Saint Autoine sourit, et me mon- tra l'autel. Etj'entendis de nou veau la voix. Elle sortait du ta- bernacle. Je compris tout. Un monde de douleurs, de mépris, de dédains, d'amour incompris, se ré véla à moi dans cette plainte du cé- leste prisonnier. Comme mon père ! étaient distraits, celuigqui disait: Tonjours seul ! J'ailais me retirer par respect quand Jésus me dit : ‘‘Rayon de soleil, chère petite créature, reste ici pour que {je ne sois pas seul !'’ J'essayai desme faire bien chau et bien clair, car le tabernacle était froid et sombre. Mais je sentis que ma chaleur n'était pas celle qui ré- chauffe le Coeur du Christ. Tout à caup l'église se re-nplit d'hommes et de femmes : la réunion était brillante, tumultueuse. On chanta de beaux airs qui semblaient tirés d'un opéra. Les hommes les femmes chu- chotaient et étalaient leurs plumes. Et Jésus dit encore : Toujours seul ! Après la cérémonie, un enfant pauvre entra, s'agenouilla devant fr autel et de son coeur, partit un rayon qui se dirigea vers le Coeur du Christ. Oh ! qu'il était clair et beau ce rayon d’un coeur pur! Moi, rayo1 desoleil, jecompris que retirai doucement de la chapelle où Jésus souriait, il n’était plus seul. ‘Le Massager ju Sacré Coeur.’’ UN BON TRUC M. N., chirurgien major au Val- de Grâce, est fort reduuté des jeu- nes soldats qui, dans l’espoir de se faire exonérer du service, viennent à l'hôpital, simulaut des maladies imaginaires, Il avait ainsi à s'occnper d'un ‘‘bleu'” quise disait absolument sourd. Le chirurgien, en excellent physiouomiste qu'il est, avait la conviction que ce garçon le trom- pait. Il avait tout essayé pour le prendre en défaut. En vain. Hier, en faisant sa visite, il s'ar- | rête devant le lit du soldat en ques- tion et dit à mi-voix à l’infirmier qui l’accompagne : —Cet homme z:st tout à fait sourd. Iln'y a plus qi'un moyen | à tenter, pour le guérir. froyablement douloureux ! Lui a, pliquer des fers rouges derrière | l'oreille. Allez m'en chercher ! À ces mcts, le soi disant malade | se dresse sur son séant et s'écrie : — Des fers rouges ? | faire ? | Cette cure subite et miraculeuse | | | le soleil s’éclipsa jadis en voyant | 4 Eu pour effet d'envoyer le lonstic! i souffrir le roi de la nature, je faillis m'évanouir moi aussi en evtendaut , à la caserne d’abord à la salle de police ensuite, j'étais froid à côté de lui et je me! C'est ef-! Pour quoi! . J. H Myrick & Co. DRY GO0N$ HARDWARE BOOTS & SHOE" FINE GROCERIES And Fishing: Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have ju:t opened'a full and complete stock of NEW GÜUDS We are prepared to Supply the wants of the fariner fish- eéman and mecha: nic We invite ir tending purchasers to give us a call and they will fiud we can meet ai competiters, and save them the trouble and expen. se of going to | Summerside or Charlottetown. 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