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Ce développement est en partie dû aux instituteurs. 1] 17 a trois ciasses d’iustituleurs : lceux que la nature a doués du précieux don de l’enseignement et qui se montrent tout à fait à la hauteur: de leur position ; ceux qui, moins favorisés de Ja À nature que Jes premiers, s’ap- pliquent cependant à acquérir par l'étude et un travail persé vérant ce qui leur fait défaut ; enfin, ceux pour qui la profes- sion n’a aucun attrait et ne s'eu servent que pour faire une vie aisée La majorité de nus insti tuteurs appartiennent à la deux ième catégorie. Un instituteur qui veut rem- plir les devoirs de sa position dignement doit faire une étude approfondie de l'art pédago gique, avoir un système d'en- seigaement, agir avec méthode. Cela denande beaucoup de tra- vail, et de Ja persévérance. Beaucoup on la manie de chan- ger d'école ; c'est uns mauvaise habitude, qui nuit considérable. ment à la mission de l'ivstitu- teur. Celui-ci doit non seuie- ment développer les facu'ies in- teilectuelies de l'élève, mais il doit aussi lui incalquer ds principes de morale qui en fe- ront uu honnête homme. Dans l’école, il faut de la dis- cipline. La sagesse est indispen- sable à l’iustituteur et il faut! que sou impartialité sort au des- sus de tout doute. “J'en con- viens avec vous, il faut une pa tience d'ange avec des écoliers “chassés à l’école pour débaras- ser la maison”. Une écolcest un] petit royaume, assez vaste dan; son étenaue rézlementaire, dont vous êtes sensés de tenir Ja tri- l'opinion des gens bien pensants; et non extrémistes, maîtriser notre colère comme nos émotions de tout genre. La discipline exige qu'on ne favo- mont de ceux pour qui on se sion, de voir une difference en- tre une faute préméditée et une faute qui n’est qu'un accident et, par dessus tout, nime tout citoyen intègre.” Si l'instituteur reçoit ses féli- citations, il est aussi sujet aux se montre au dessus de la peti- tesse de ceux qui médisent sur sou compte. M Cor profession soif un fiasco au point de vue pé- cuniaire, dit-il, cela est indubita-| blement vrai et ne peut contesté. Si elie a été réenuméra- trice autrefois, elle a cessé de! l'être auj-urd'hui.” Il è tre combrement de la profession par! femme ect ceux de l’homme, la nature differente de leur respectif qui veut que l'une dé- pende £e l'autre, M. C:rmier conclut que nos jeunes filles ont tort de se livrer à meut au détriment des hommes quiont e devoir, saivant Île précepte de Dieu, de pourvoir à | la subsistance d; la famille “11! est main’enant reconnu les routines ne fait plus honneur à sa position. S'il veut progres- cer, il lui faut suivre io mouve- ment qui se fait autour de lui. qui nourrissent son intelligence, s'abonner aux meilleurs jour- naux d'éducation qui traitent son thème favori, se procurer des d'c‘'ionuaires, des livres, ete Comment frire tout cela, lorsqu'on n'a qu'un salaire qui peut à peine suffire aux nécessi- tés de la vie ? L'instituteur jone un role im- ple position 1espectable et res- ponsable de gouverneur, de juge | et d'administrateur. Vous avez un peuple dont ii vous faut ré- | primer les distiactions, corriger. les défauts et punir les fautes, aa moyen de règlements circon- stanciels plus ou moins sévères | suivant le cas. Je regrette d’être | forcé de le d're,—mais je parle | avec une certaine connaissance | 3741 | | dant, je suis fier de pouvoir dire qu'un bon nombre de nos plus; éminents compatriotes, cupent des positions enviables ! Let iuncratives un patrimoine, qui ont fait leur | | marque dans le commerce, dans : dans } de cause—l’art de gouverner, de | juger et d'administrer, en ce qui concerne la réforme morale et le maintien du bon ordre, est dé- fectueux chez beaucoup de nos instituteurs. Les uns se laissant | aller trop vivement à la colére, administrent des corrections ha- | tives, les distribuent sans juge- Te nd | première place, et nous portant dans la société 1: y ex- erce en général une salutaire influence. “Notre compaguie est 'recherchte. Le clergé occupe la ensuite, sous le rapport coafiance et du respect du peu- role: L'instituteur a peu d’o:- casions d'exrreer ses talents, de ! ir l'échelle sociale, Cepen qui O0 :- ,quise sont taillé |la médecine, dans le droit, ja magistrature, dans a politi-! faits et des étourderies qui leur comme ‘“inaitres-d'écoles’ attirent les critiques du public. Mon opinion est celle-ci, et je. crois que je ne fais que partager de la femme, qui est l'honneur s'agit pour nous d'être modérés de pouvoir: rise point des intimes au détri- rait tenté de montrer de l'arer:| | d'inculquer: dans l'esprit des enfants cette! belle notion de justice qui a. critiques souvent malreillante)! du public. 11 n'a qu'à suivre les dictées de sa conscience et qu'il. question pécuniaire. “Que notre! attribue! a baisse qui s'est produite dans| ; le salaire de l’instituteur à l'en- be les jeunes filles. Après une com-| paraison entre les besoins de la! que l'institeteur qui tient aux vieil 1i doit fréquenter les instituts venons | de la! dans leurs carrières”. Après avoir fait un bel éloge et le bonheur de nos foyers, M. Cormier t:rmine son discours en disant qu'il a voulu repré- | senter au congrès la race à la- quelle il est fier d'appartenir et qu'il à fait sou po-sil le pour ne | PAS se wioutrer trop indigne de | la nobie tâche qu'il s'était 1m- posée. 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