Ne ae Far: MR 0 di A, CIE DE L'IMPARTIAL, Proprietaire ZX | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph # Moscler F. J. BUOTE, Redacteur, Mine. F J. BUOTE maté Assistante Vol. 3 No. 37 Nouvelle Serie TiGNISH, ILE DU PRINCE EDOUAID, MARDI LE 28 MARS, I9II 18 ANNEE ——— © VNVE LE PAPE PONTE ELA GUERRE En cette année 1911, là-bas dans la ville où il demeure prisonnier, le Saint Père sera en butte à des ou- trages de spéciales violences. La franc-maçonnerie prépare de graves manifestations durant ce mois de mars. Ces fêtes anticatho liques, en rappelant la: prociama- t'on de Rome comme capitale ita- lienne, évoqueront aussi le ptits de la spoliation de l'Eglise. | La franc maçonnerie essaie d’a mener à Rome tous les chefs d’E- tats, et les étrangers vont sans doute affluer à ces fêtes. Espe | rons que tous les catholiques s’abs- | tiendront. Comme nos lecteurs le | savent, le Pape, légitimement frois sé de l’insulte, demande qu'on le laisse à sa tristesse et suspend, du- | rant cette année, les audiences off | cielles. Déjà, les catholiques alle- mands, au nombre d’un million et! jet pervers : RU. coutez cette prose maçonnique : ‘‘Rome a brisé les chaîies Âu passé et, émancipée des civilisations d'autrefois, elle a inaugurée une autre et s'est vue sacrée cité uni verselle du progrès dans l'avenir. Cette affirmation nous est donnée par la Ville qui, du hant du Capi- tole, proclame la liberté de cons- c'ence qui franchit les froutières et embr:sse daws sa revendi :ition hu- maine toute la civilisation modar- ne’? Mais, à travers cette clameur in- sensée, j'entends la voix du Vété- ran de Rome, la voix du prisonnier iliustre contre lequel sont déchai ués l’enfer et le monde orguei'leux ‘‘Espérons, Dien veuille sur nous et saura déjouer les trames ourdies contie nous par nos ennemis’’. Prends garde, Nathan. Vain quelqnes cents miile, dans un volu- triomphe que le tien ! Le mot de wmineux document portant leur si: | Thiers reste toujours vrai : “Qui d’une manière efficace. Le cnmte von Reventloy, le fa- meux écrivain allemand, doit pu- blier bientôt une critique sur les relations entre les Etats-Unis et le Pour entrer dans les vues de l’é- | minent pontife, nous devons nous, catholiques, resserrer davantage L : | Re 8 Japon, qui, à cause de la réputation iles liens qui nous rattachent au lo A # é du comte comme expert, va beau- Saint-Siège. Lorsque l'ingratitu- re | coup intéresser. de et la haine lui prodigtient l’ou- Il affirme qu'il est hors de doute, trage, nous, les «nfants de l’Eglise, que le Japon se prépare à la guerre multiplions les témoignages de n0-| ire es Etats-Unis, avec autant tre dévouement et de notre fidélité. | à éoin qu'il l’a fait pour la Russie Prions pour le pape, afin 4 ait | Le comte affirme que les hommes rer les plus eee bénédic- d'Etats sont bien convaincus que le tions sur le Chef de l'Eglise, qui, |}, Lon ne peut pas continver:à être bien que prisonnier au Vatican, |. grande puissance, à moins he E 2 ne qu’il ne possède d’une manière ab- 24 nus TISLESSES TE! solue la suprématizsur le pacifique, ‘heure I 5 e © IS F i Î Î ri n us a ; t S té l les r . ssuie, |’ Î c ; : s revers qu'elle essuie, l'Kglise du Le désir de cette suprématie est Christ puise de nouvelles forces. le résultats logique des efforts du \Les torrents des sotffranc nt A L ei * _ %s “ [Japon pour commander le marché beau se préciviter à flots dans l’âme du prince des Apôtres, son coeur :s'élargit à proportion de ces cala- mités mêines : les fleuves ont beau chinois. Le Japon réalise qu'il ne possède SERAIT INEVITABLE que commerciales des Américains. Ainsi, d'après le comte le but du Japon est de priver les Ktais-Unis de ses bases sur le Pacifique avant que la flotte américaine ait une su- prématie telle que le Japon ne pou. rait plus l’aitteindre. Il est clair qu’en s'emparant des Philippines, d'Hawaï et de la par- tie Américaine de Sarnoce, aussi bien que de Guam, le Japon se crée un avautage permanent et inaltéra ble. La flotte américaine, la plus puissante que l'on pourrait imagi- ner ue serait d'aucun secours dan: un champ d'opération aussi vaste que l’océan Pacifique sans ces bases avancés et ainsi en s’en emparant, le Japon szrait en absolue sécurité contre une attaque des américains. Cette cong'iête rendait le Japon maître du Pacifique. Le comte ajoute qu'il n’y a pas de do ite que le Japon est actuelle- ment en position de se saisir de ces { Î pas les énormes ressources financiè- tifiées et qu’il est îles, parce qu’elles ne sont pas for- impossible à la Remarques à “Une Ancienne Eleve” ‘Une Ancienne Elève’’, qui a écrit dans l’‘‘Action Sociale’ du 6 mars courant, a sans doute teiminé ses étudus au ‘' Mount St Vincent’? gnature et adressé à Sa Sainteté le’ mange du paye en crève !’ Trem- Pape Pie X, se sont engagés à ne: llez spoliateurs et adeptes de sa- pas mettre les pieds à Rome durant | tan : car les bras vengeur de l’Eter- l'année 1911, afin de protester con-; nel est en garde à la porte du Vati tre le cinquantenaire qui se prépa- |can ! Les tempêtes que vous sou- re. \levez contre la Ville Eternelle vien- Nathan, le fameux maître de Ro: ! SE 3 , dront encore, en gémissant, amor- me, juif d'origine, protestant de! . : tir leurs vagues écumantes contre jeté à la mer toutes les eaux du | globe, l'océan ne déborde pas. | Que tous les catholiques donc saississent avec empressement cette | occasion de déposer aux pieds de J’auguste Prisonnier des hordes pié- | 5 montaises l’expression de leur dé- | vouement inviolable et de le saluer | du vieux cri d'autrefois : r2s non plus que l'efficacité techni- flotte américaine de les protéger GEUVRE PRATIQUE--CHARITE, PAUVRETÉ, Plusieurs trouverout peut être é- [honteux augmentent avec rapidité. trange d’enteudre prononcer le mot | Cette constatation esf de nature de pauvre, Et cependant, il faut |à faire réfléchir. Il est à se de. bien se résoudre à le faire sonner à | Mander si au lieu de ‘’progrès mo- j surface, franc-maçon de corps et 3, Roc inébran!able sur âme, triomphe aujourd'hui. E- leque! est assis l’immortel Pie X. ‘Vive le Pape, Pontife et Roi !'’ |nos oreilles. EE Echo.’ à côte avec le progrès moderne. CHEVALERIE AU CHEVALET, CHEVALIERS SUR LE SENTIER DE LA CUERRE. Est-il vrai qu’à Régiua, dernière- | ment, un grave incidert est surve-: nu à propos de dancing parties or- | ganisés par les Knights of Colum:! bus ? K.ofC. Cela fit du bruit. Après informations prises, je crois pouvoir dire qu'en effet il y a eu à Saint Hyacinthe un homme | qui était en même temps K. of C. [la ville de Viareggio, en Toscane, Elle le suit partout : à la campa- gue, à la ville et jusque dans les lieux où l'on soupçonnerait le moins sa présence. Elle s'attache à ce brillant avec tout le désespoir de ses énergies déçues. Si nulle part cecte pauvreté n'est aussi gran- de que dans les villes, nulle part aussi elle n'est plus difhcile à dé- couvrir, car au iilieu de la tempê- te modernisante, elle a subi les at- teintes de cet air ambiant. Elle UNE VILLE ITALIENNE DETRUITE s'est modernisée en proûuisant ce {NOUVEAUX BUREAUX DE POSTE Le maitre-général des poste a autorisé l'ouverture de quarante six nouveaux bureaux de poste, dont six dans la province de Qué bec ; Ontario, cinq ; Alberta, on- ze ; Saskatchewan, six ; Manitoba, un, et Nouvelle Ecosse, un. que nous appelons aujourd'hui les pauvres honteux, c’est a-dire, des pauvres qui marquent de tout et qui s’ingénient, malgré cela, à ca- On rapporte qu’une centaine de peisonnes ont perdu la vie lors de Là comme ailleurs les K. of C. et membre de l'Emancipation, Aw|Par une tempête et une vague de! je. Dieu sait au prix de quelles raffolent de la danse. Le vénérable curé de la paroisse | lendemaiu de la publication de la brochure Lemieux, ce F.'. dut né- qui est le chapelain des Knights de | cessairement abandonner la cheva | l'endroit n'est pas un admirateur: ni un partisan de la dancing church | Aussi fit-il défense à ses chevaliers | d’orgaaiser des bals. Les Knights aux pieds légers auraient, dit on, passé ontre à la! défense. Conséquence : démission du cha- | pelain‘ et éuergique protestation | du vénérable prêtre du haut de la | chaire. Pour mettre le comble an dale causé par eux, un Kuight ré- pondit au sermon du curé dans un article de journal. Si tout cela est vrai, comme nous nos sour- SCati- avons raison de le croire, ces de renseignements étant excel- lentes, n’est ce pas que c’est édi- fiant ? #4 “KNIGHT” ET MACON Parmi ceux qui suivent de près la campagne entreprise autour des K. of C. par la Vérité, un bon nombre sont anxicux de savoir s’il est vrai qu'il est mort récemment à Saint-Hyacinthe un homme qui a- vait été Knight of Columbus et membre de la fameuse loge l’E- mancipation ? Le cas est intéressant, mais il ne serait pas unique dans l'espèce. En effet, il y a une dizaine d'années, il mourut aux Fiats-Unis un franc waçon qui était en méêeme temps lerie ; peu apès il abandounait a us sila maçonnerie. Le plus consolant c’est que ce malheureux égaré est mort un bon chrétien. Grâces aux prières f-rventes des sieus, Dieu lui a épargné le suppli- ce de mourir entre ies bras des ma- çons impies qui se disaient ses frères + LE DESHONNEUR D'UN CHEVALIER La Vérité a publié la sem ju: dernière une dépêche de Washing tou « ù un Kuight of Columbus é- tait accusé de vendre le vote de ses frères eu chevalerie. Cette très grave accusation a été portée en pleine Chambre par M. Ben Johnson représentant du Ken tuckey au Congrès. Elle a fait beaucoup de bruit ; mais il est évident qu’on a vite placé cette affaire sous le boisseau. Les K. of C. ont le devoir de la- ver cette souillure qui n'atteint pas seulement un membre, mais pour ainsi dire l'Ordre tout entier. Ce nouveau scanda'e qri vient d'éclater n'est que la conséquence logique de l'esprit que forme chez les K. of C. la protection outrée en grand honneur au sein de cette société. A force de se moquer des prin- cipes de justice et de danser sur les principes de morale on arrive vite au dernier degré du déshonneur. Jean Eourget. ohne ns RE +-h + ! haute pis OURS: Selon souffrances, les dehors de leurs mi qu'il a été rapporté ici, hier, un cy- Isères. Si l'esprit humain en est , . 14 . À i È ; x É clone a frappé, la ville et détruit | ji venu à rougir de sa pauvreté, plusieurs édifices. © c'est parce que le monde a perdu Pendant le fort de la tempête et| partie saiue de sa mentalité, £ au temps de la marée haute une va | Une opinion fausse l'a désavanta- gue de la mer s est abattue sur la geusement remplacée. partie de la ville qui regarde le à : ‘ On estime de moins en moins, au port, balayant tout sur son passage, | . : à 4 | point de la bonté, tout ce qui ne Aux dernières nouvelles pas un More : brille pas, tout ce qui n’est pas ri- seul corps des noyés n'avait été re- | che. Les pauvres sont de plus en trouvés. Lé’pott de Visreghio et &. Suit plus regardés avec indifférence, et milles à l’ouest de Luccan et a une Dés population d'environ 15,000 âmes. lors rien d'étounant que les pauvres Lême avec quelque mépris. deine,”’ il ne faudrait point crier La pauvreté marche en effet, côte | ‘‘recul moderne.’ A mesure que la machinerie se perfectionne, l'esprit, lui, semble perdre un peu de son é- lévation : il se matérialise et tend à prendre rôle de machine. Après cela faut-il s'étonner que les pauvres se cachent et n’osent même pas implorer la pitie du ri- che? Non. Mais faut-il les lais- ser ainsi dans l’indigence? Non. Il faut que la charité s’ingénie et se faufile en tous lieux, pour les dé- couvrir tous et soulager la misère sous queique forme qu’elle se pré- sente. Il faut que la charité chré. tienne adoucisse ch:z les pauvres, l’amertume des rigueurs que la na- ture s’est plue à leur faire savourer. Il faut que cette charité a'lège le poids du rardeau que les épreuves et les privations ont jeté sur leurs épaules. La charité atteindra ces déshéir- tés, ces braves coeurs qui, en silen ce et loin des regards humains, souffrent parfois des martyres. Oui, elle les atteindra et fera enco- re parvenir, si elle est vraiement discrète, quelques rayons de soleil en leur âme endeuillée. ta charité bruyante n'a jamais fait beaucoup de bien. Seule, cel- le qui est désintéressée, simple et discrète pénêtre partout, soulage et console. 1 | mi gramme de sel de nitre. On trempe dans ce mélange les feuilles CONSERVATION DU BEURRE Il y avait uu jour, crémière qui se désolait devant un de nos chimistes célèbres, de ne pouvoir conserver son beurre. —Mon enfant, lui dit le savant, passer. Le beurre, enveloppé de papier qui vous diront de recourir au sel, | place dans uu lieu sec et surtout au charbon de grain, à l'huile ; ne | aéré. faites rien de tout cela. Le beurre fais, sitôt que vous le recevez, doit être malaxé dans nn linge en toile doublé d’une étoffe de laine, puis pressé fortemert, pour en expri-|voudraient s'opposer, par voie lé- mer ce qu'il peut y rester d’eau et |gislative, à la loi de l'Eglise tou- ‘ de petit lait ; ensuite, vous l’enve-|chant les mariages mixtes. Les lopperez entièrement de paoier al- | orangistes ne savent-ils pas que les buminé. lois de l'Eglise sont pour les catho Quand on veut albuminer le pa |liques et ne les coucernent en rien ? | pier, on prend des blancs d'oeufs | Que ne se mêlent ils de leurs affai | qu’on bat à l’état de neige, et aux-|res ? | quels on ajoute, pour chaque oeuf, | If paraît, dit l'un d'eux, que par = “ CHEZ LES ORANGISTES me attaque l'Etat : personne ne s’en doutait, car ‘hacun sait bien uve pauvre |de papier qu'ensuite on sèche d'’a-|que dans Ontario surtout, ce sont bord à l’air, puis avec un fer à re-|les parents, et non le clergé ui 2 P \ DB"! q réclament avec raison ces écoles. Il paraît aussi que dans les éco albuminé bien desséché se conser-|les bilingues les professeurs fran- suivez mes conseils, et vous vous, Vera frais pendant des mois et mê-/\çais sont nécessaires. Serait-ce en trouverez bien. Il y a des gens mes des années, pourvu qu'on le!que les professeurs anglais, en rè- gle générale, sont incapables de sa- voir le français et de l’enseigner ? Ces orangistes ont dit des choses bien drôles dans leur récente con- vention. L’ur d'eux a même pré. Ces doux orangistes d'Ontario | dit que dans vingt ans la religion de Rome serait balayée de la surfa ce de la terre par l’‘‘éducation”’. Sam Hughes est plus expéditif que Langlcis.—I Action Sociale. ns il y a une dizaine d'années, des employés d'uu chemin de fer russe découvraient dans un wagon de troisième classe, à l'arrivée d’un | un gramme de sel marin et un de-|les écoles bilingues l'Eglise de Ro- | train à Saint Petersbourg, une jolie Re LS dr urn Ra cc sk de près de ‘‘Halifax. ‘‘La langue française y est enseig née une heure [par jour’. A qui? A combien d'élèves ? Par qui? L'exposé de ces détails, ainsi que de la compo- sition complète du cours d'étude serait intéressant. L'influence bienfaisante des Pères Eudistes français du Séminaire du Saint- Coeur de Halifax, qui ont donné des cours au couvent, à ma con- naissance, a pu modifier certaines choses et donner quelques avanta- ges par rapport à l’enseignement du français. Admettons que l’ ‘aujourd’hui encore’ de M. Landry ne soit pas d'accord avec la vérité. Cette dé- fense faite par le passé aux jeunes filles Acadiennes de parler fran- çais, au noviciat des Soeurs de la Charité de Halifax et de St-Jean, —parler français étant ‘‘vulgar”” (trivial), comme on qualifiait une chose à dédaigner de ‘‘frenchy'”,— u’est-elle pas un fait ? D'ailleurs, quand bien même on n'enseignerait que du frafçais à ces irlandaises du ‘Mount St-Vin cent’’ et qu’on y parlerait que cette langue, les motifs assimilateurs de la fondation et du maintien exclu- sif dans chacun des diocèses de Ha- lifax et de St Jean, d’une seule congrégation enseignante, seraient- ils pour cela infirmés ? Ces motifs même ne fussent-ils pas réels, les agissements de ces ‘‘trusts‘’ de l’é- ducation, pour étouffer le verbe français dans les gorges acadiennes, setaient-ils moins révoltants dans leur hideuse réalité ? Voyez les soeurs de Charité de Halifax à l'oeuvre à Ambhurst, N. E. Elles n’enseignent le catéchis- me et les prières aux enfants qu’en anglais, lorsque les quatre-cinquiè- mes de leurs élèves sont de langue française. Elles font deux heures par semaine d’enseignement fran çais, et quel français, grand Dieu ! 1. "Rio :allonme' 2,3. Auprès des Soeurs de Charité de St-Jean, N. B., tirées à peu près du même roule, il fallut à Shédiac, à Bouctouche, à Moncton, revendi- quer de haute lutte, un enseigne- ment satisfaisant du français. Pas plus tard qu’au dernier mois de janvier à Memramcook, pour. un pensionuat tenu par les dijes Soeurs, bâti par les paroissiens aca- diens, sur un terrain spacieux lé- gué par testament, par un acadien de la paroisse, pour des fins d’édu- cation française, les paroissiens du rent pétioner à coup d’un millier de signatures auprès de la Supé- rieure de la communauté, pour fai- re cesser les vexations, j'allais dire les tyrannies, exercées sur les élè- ves de la pasoisse, et pour obtenir une mesure raisonnable d’enseigue- went français. ‘‘A Bouctonche, à Shédiac et à Moncton, il nous faut passer par ce que veulent les syndics de l’école, les cours étant sous la loi de la pro vince et les religieuses rétribuées selon leur brevet de capacité péda- gogique : à Memramcook, (parois- se de six cents familles acadiennes et d’une quarantaine au plus de fa willes irlavdaises), nous sommes indépendantes ; nous sommes les seules maîtresses, et nous ferons là un pensionuat irlandais.” Pas gênées ces bonnes soeurs ir- landaises, avec leur vingtaine de pensiounaîires iriandaises dans un couvent pouvant en loger un cent. Il faut avouer que cette commu- nauté de St-Jean, la seule ensei- gnante du diocèse, n'a pas de pen- sionat irlandais ; il faut donc en voler un aux Acadiens pour dire qu’on en à. PACIFIQUE II. HISTOIRE NORMANDE Un jour, le roi Dagobert, pas- sant sur une route, admira un pom- mier magnifique tout chargé de fruits encore verts. —Le bel arbre, Sainte Vierge ! Quaud les pommes seront mûres, j'en voudrais bien manger ! Et s'adressant au propriétaire du champ tout ravi de l’aubaine : —Le moment venu, faites moi le plaisir, mon ami, de m'en apporter deux ! Le temps passaet un jour le paysan, qui s'était gardé d'oublier se présenta devant le roi : —Que me veux-tu? dit Dago- bert. —Sire, voici les deux fruits que vous avez désiré recevoir. Et le bonhomme présentait des pommes admirables, énormes, do- rées, rosées à merveille, Le roi en eut de suite l’eau à la bouche et tendant la main, il prit l'un des fruits et le mordit à belles dents. — L'autre est pour toi, mangeons ensemble, dit-il. Le Normand tira alors son cou- teau de sa poche et se mit en de- voir de peler la pomme qui lui était échue. —-Ah ça ! s’écria Dagobert, sur- pris de voir l’autre prendre un soin qu'il jugeait inutile, ah ça ! mes paysans seraient ils plus délicats que leur maître ? —Que non ! Sire, seulement. .… —€et le bonhomme s’embarrassait ans sa phrase—seulement.... l’une des pommes est tombée tout à l'heure dans....quelque chose que je n’oserais nommer, et dame ! comme je ne sais pas laquelle. L'histoire ne dit pas si le roi Da- gobert acheva de manger sa pom- me. | L'imposition des cendres à domicile Est-il permis à un curé d'établir la coutume de porter les cendres à domicile aux malades ? L'Ami du Clergé répond : Rien à condamner dans cette pratique vis à-vis des malades, au contraire, L'imposition des cendres est un précieux sacramenta! qui rappelle la fragilité de la vie, la nécessité de la pénitence et le pardon qu’on peut obtenir de la miséricorde de Dieu. Ainsi leur convient elle même pius qu’à tout autre. Et ne dites pas que le décret du 8 juin 1668, n. 1357, a cependant interdit cet usage. (C’est une er- reur que l’on trouve dans certains ouvrages de liturgie pratique, mais qu’il importe de rectifier : Un Gardien des Mineurs Observantins du diocèse de Rossano (province de Naples) allant dans les maisons pour y distribuer les cendres, le curé de la paroisse s’en plaignit À la Congregation, et celle-ci répon- dit que ce religieux était dans son tort et n'en avait pas le droit, mais rien de plus. Ce qui est défendu, ce n’est donc pas l'imposition des cendres sur les malades à domicile, "mais c'est l’em: piètemeut que ce religieux se per- |mettait sur les droits du curé. = fillette de trois ans abandonnée et pleurant à chaude larmes. Ils décidèrent de l’adopter et tous les employés du réseau contribnè- rent à les aider de leurs deniers. L'enfant grandit ; tous les ans, une collecte faite sur la ligne de Péters- bourg à Moscou permit de dornaer à l’orpheline une éducation soigné, et celle que l'on baptisa Ladmila Nico'aievska devint la ‘Fille du chemin de fer’’. Tout récemment om a fêté sa ozième année, ct l'ingénieur en chef, à qui elle avait été confiée, a fait connaître qne la générosité des employés avait déjà produit le chif- L francs ! Memramcook, N. B. 8 mars 1911. vingt ats, sera un riche parti, fre merveilleux de huit cent mille La petite orpheline, à