EE PR PE RE " réitni Md E Ed VOS: AUD A USE ROC A 5 menti cf EE l t { [ è ! | L’IMPARTIAI, JEUDI LE 18 JANVIER, 1898. MA —————_— LE SAUVEUR FIGURE A TRAVERS DES SIECLES QUI PRECEDE SA NAISSANCE “Tout, dans le cours de tant de siècles, se rapporte à lui ; tout le signifie ou le prépare ; tout le désire ou l’annonce : il est le terme où tout aspire, le centre où tout se réunit, la vé- rité des ombres, la réalité des figures, la solution de tous les nœuds, la clef de tous les mys- tères, l’objet de tous les temps, Louvrage de tous les siècles (Marolles]”. Vous saurez donc, dit Bossuet, que Jésus étant la fin de tous les ouvrages de Dieu, tout ce qui s’est fait d’extraordi- naire depuis l’origine du monde ne regardait que lui seul. Lisez les divines Ecritures, vous ver- rez partout ie Sauveur Jésus. 1! n'y à page où on ne le trouve. 1l est dans le paradis terrestre, il est dans le déluge, il est sur la montagne, ilest au passage de la mer Rouge, il est dans le désert, il est dans la terre pro- mise, dans les cérémonies, dans les sacrifices, dans l'arche, dans le tabernacle, il est partout : mais il n’y est qu’en figure. Ain- si à-t-il plu à notre grand Dicu, comme dit j'apôtre, de nous éle- ver peu à peu comme des en- fants, à la connaissance de ses mystères. Par une infinité d’ex- emples sensibles, réitérés du- rant plusieurs siècles, par des similitudes de choses corporel: les, qui faisaient impression sur nos imaginations, il nous a dou- cement conduits à l'inteliigence de ses vérites ; il nous a fait en- tendre les grandes choses qu'il préparait pour notre salut. FIGURES DU CHRIST D'APRES LES STS. PERES ADAM Adam était la figure de Jé-| sus-Christ. Le premier Adam a donné la mort à ceux qui n'a- vaiemt pas, comme lui, mangé le fruit défendu ; le nouvel A- dam nous a donné, par sa ré- demption, la vie de la grâce que nous avions tous perdue par le péché. Un seul homme avait fait tout le mal ; de même wi seul homme a fait tout le bien. Que les juifs nous demandent comment Jésus-Christ, par sa justice, a pu racheter tout le monde ; nous leur demanderons comment Adam, par sa désobe- issance, a-t-il, pu perdre tout le genre humain. Non qu'il y aît ici parité ; la distance reste im. mense entre le crime et la répa- ration, la mort et la vie, le dé:- mon et le Sauveur, mais c’est par les conséquences qu’elle se rapproche. Or, si le péché d’un seul homme a eu de ielles sui-| tes, comment Ja d'un | Dieu n’en aurait elle pas, et le! bien plus étendues ? Est-il ples | juste qu'un homme soit puui pour le péché d'un autre homme! que d'être sauvé par la justice d'un autre ? Si, donc, le premier a eu lieu, pourqu: s ro n grâce été impossibie ? Non seulement le péché d’A.| dam, mais tous les monde ont été sang du nouvel Adam. Là où a péchés dan effacés par le abondé, dit St. Paul. Un déijiuge de bienfaits a pour ainsi dire là st englouti le péché ; et la mort elle-même, qui en fut le chati- ment, n'est plu elle même, qu'une puisqu'elle de- devient ie passage à la véritable 4 | mire avt à is vie. Elle régnait selon l’expres | oriece S'4ace) sion de St. Paul, assise sur un même trône avec le péché tyran cruel, inflexible, qui er- ma la mort pour combattre sous ses ordres. Aujourd’hui, c’est la grâce qui règne assise avec la justice, sur un même t'ône de gloire ; la grâce, principe de la vie éternelle qui nous a donné Jésus-Christ. Si donc ce fut péché qui arma la mort, il est inconstestable que la justic: de Ja gräce qui aruiné le péché mort et détruit son empire. (à suivre) LA DECADENÇCE DES MŒURS Les crimes les plus trueux—assassinats et suici des—se multiplicnt d’une ma- nière alarmante. 1i faut donc admettre que la décadence des mœurs de notre peuple marche au galop. Cette décadence suit de si près l'ère d'émancipation dans laquelle on est entré de- puis quelques années, qu'il est facile d'en discerner—non pas l'unique—mais l’une des princi- pales causes. En tout cas, la coincidenee est frappante. Un autre signe ce la déca- dence des moeurs, c'est la vogne des journaux qui publient tout scandale, tout crime propre à piquer une curiosité malsaine. Puisque le tableau des faits les plus révoltants interesse et a:- muse à ce degré la masse des lecteurs, il est évident que déjà on consiGère avec indifférence des actes qui devraient affiger et causer une profonde horreur. Eh bien ! lorsque la presse por- nographique croira que l'heure est favorable, elle trouvera au sein de cette masse de lecteurs une c'ientèle tonte prête. Que de journaux tirent parti de pareils malheurs pour rem- plir leur caisse, on le regrette sans trop s’en étonner. C'est la profession de ce qu’on appelle la morale indépendante. Mais ilest Hhien permis de trouver choquante la conduite d’une foule de catholiques, qui prétendent pourtant être sincè- res dans la pratique le leur ré- 1010 et cu: she ut ; ligion, et qui savoureui avec magetnn loc A EE SE 2 JaSS1)n ieS reciis Ge Ces | | connai { Se Ds HE H'iautre eut-1i1|1U Lutous 2 |nliers de | + et LL... - uotre petite ville. 11 y a environ! bondaïit le délit, la orace a sur-! Ï faits layimmi lo l ,CrImIneis CL îi - | journaux patromnent Rés és, + sexisationneis, — D [Samaine Religieuse de Québec 1 ICS Te suc ei EE FEU M. ARMAND POIRIER Nous avons Je regret d'’an- noncer la mort de M. Armand Poirier, riche cultivateur, de la Grandigue, survenue dimanche matin d’une maladie de cœur, qui avait pris des développe- ments considérables quelques jours avant sa mort, cependant rien ne faisait prévoir une fin si soudaine. Dimanche matin, quoique se septant indisposé, il se rendit à l’église pour assister à la messe. |11 s'en aila attendre l'heure du saint sacrifice dans la salle pu: blique, près de l’église ; se sen- tent mal à l'aise, son frère, M. André Poirier, lui dit de sortir dehors, respirer l'air frais. À peine était-il dehors qu’on en- tendit un cri. On trouva M. A. mand Poirier assis sur le perron, | la tête entre les mains, privé de | sance. On je transporta| au presbytère, où il expira pres. | | . S 9 ss immédiatomon TA y | 1. imnmealate ment, Sas EN: | 4 nrenduie ses sens. | { | « 2 Le 223% . Ta 12, és | Le déjunt jouissait de l'estime | ” * e li était é @: - Est de feu Simon j'oirie de . niverseli. Inn des fiis L à Es. et de Hen- à . mn Cr . ns 3 fe à rietté Arsonault, l’un des pion-| \7 LE ? pe * . A Dhédiac. 1i fut iui mé-| é a É hi me ui Ges premiCrs citoyens de 4 trente ans, il s'en-fnt s'établir à | ia Grandigue, où il ne tarda pas| se tailler un beau patrimoine. M. Amand Poirier sera vive- ment regretté de tous, à cause \ 1 ù rantls ( s naïst£is LL: de ses exceiien:es quaiit RS LE tait un honnête homme dans toute la force du mot. Il laisse pour le pleurer une enfants, Simon, ceite 21 epouse epiorée et six rchand hion conn:t l 1 nanda pien connu de et Marie et Mine Domitiide Hé- bert. 11 était le frère de MM. Fi- ] lèle et André Poirier, de l'ho- ciele eL norable sénateur Poirier et de Mme C. H. Galland. . Amand Poirier A! était âgé de 64 ans, étant né le 11 mai 7 ES, 109 Les funérailles ont eu lieu mons- | | a conséquemment désarmé la|hier matin.—R. I. P.—Du Me- niteur Acadien. L'OPPORTUNITE D'UN PARTI CENDRE On dit dans le Manitoba : L'idée d'un centre fait du chemin : la Vérité a toujours travaillé pour la faire triom- pher, le Trifluviex lui promet son concours ; pour le Manitoba- nos nous y sommes ralliés de tout cœur dès que nous avons pris la direction de ce journal. Et nous sommes persuadés que c'est l’unique planche de salut qu'il nous reste après les der- niers événements. Le progrom- me à composer croyons nmons ne doit pas être une diflisulté. Ce doit être le programmefcatho- hque, non catholique, que en partie et par occasion, mais ca- thoïïque partout et toujours ! Des hommes ! N’avons-nous pas dans notre pays des hom- mes désintèreseés et intrépides ? Et quelle belle cause pour no- tre jeunesse intelligente ! Trou- vous un noyau de braveset le succès est assuré. Est-il possi ble que sur tant de jeunes gens sortis de nos coilèges catholi- ques, 1l n’y em aura pas d'X au moins qui ne covrberont pas le front devant le veau d'or ! Nous avons trop foi dans notre race pour désespérer. D'ailleurs, nous en sommes persuadés, la parole du pape nous donnera de ces hommes et alors le parti centre, le parti de l'ordre, le parti catholique sera fondé. Qui prendre pour chef ? Nous som mes trop loin pour donner notre avis sur ce peint et per- sonne ne songera à nous le re- procher. 2 Dsèai SYU99 0% O9Li4 eo 5 TU 5 D .. JT > = > © © s eo © u E eo & © 2 - ° H 9 = © Ÿ "m + E = 9 L——— J pu > 2 Oo CR À z LS] æ° © 9 S$-%S225 à O WE Sn © mo, — % «p © M pu 7 es DT © baj MH ©. #4 a © #4 nS583%,06= 92 æ 4S2 | 502% s 7 D 20 6» | Fr © cs 5e ss [T ta @ ° @ : 5 = > À 5 À w>S SR EE 4 & 2° Q S © 7 5 og © = ee mm © ® FN As æ < . ED te J. F, Chaisson & Co Now that winter has come you will need warm cloth- 129. Come and see us for Reidy made clothes or cloths. We have a few handsome: Uis- ters which wili be sold at low price. Boots aud Shovss, a n'ce stock to select from. Groceries. 1n that line we in- tend to keep nothing but the best. 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