VO NT À ORDRES ENS a ÉPOPPRNEN OI : © OLIS RERO PR OT _ + — bn Le Petit (SUITE) La fée Bon-Cœur demeurait a mon cher enfant doit rester tou- une lieue de la ville, dans un grand château entouré de su- perbes jardins, dont l'entrée é- tait permise à tous ceux qui se présentaient. Une simple haie, à hauteur d'homme, séparait les jardins de la route, et la porte ne fermait qu'au loquet. Nos gens n’eurent donc aucune peine à pénétrer chez la fée, ct, arrivés au pied du perron, 1ls y trouvèrent Barbichon qui pre- nait le frais en attendant que sa maîtresse se :svât. La bonne da- me n'était pas très-matinale, C’é- tait un petit défaut qu'elle se permettait parce qu'il ne faisait de mal à personne. Mais dès qu'elle apprit qu'on demandait à lui parler, elle sauta à bas du lit, et en un clin d'œil elle fut peête à recevoir cette mère afili- gée qui venait l'implorer. —Ah ! madame, dit celle-ci dès qu’elle l’aperçut, ah ! ma- dame, sauvez-nous ! Par pitié, raprenez le don terrible que vous avez fait hier à mon en- fant. —Je vois ce que c'est, dit la fée en jetant un coup d'œil de côté sur la toilette de Rarageot. Voici un petit garçon qui n'a pas voulu se laisser faire ! Il en a été puni : tant pis pour lui ! Ce que j'ai dit est dit. —Eh quoi ! reprit la mère, n'y a-t il donc aucun moyen de lui épargner une aussi affreuse pu- nition ? —1l y en aurait un : mais il est bien dur. Il faudrait que quelqu'un se dévouât pour lui, et consentit à être puni à sa place par où il a péché. —Ah !s'ilne s'agit que de cela, c’est hien facile. Je suis toute prête. Que me demande- rez-vous pour qu'on puisse ! laver et lui faire une Jolie petite figure, il me faut votre beau teint. —Prenez mon teint, madame. Qu'ai-je besoin d'être belle, si mon cher enfant doit toujours rester malpropre ? Aussitôt Barbichon s'avança tenant d’une main une cuvette en cristal de roche, et de l’autre une éponge du Levant, aussi douce que la plus fine batisse. En un tour de main la fée eut débarbouillé Ravageot, qui se sourit dans la rose. Mais toute sa joie tomba quand il regarda du côté de sa mère pour lui sourire à son tour. Ses belles joues s'étaient tout à coup flé- tries, et sa peau blanche et sati:! née comme celle d'une vieille femme. Elle n'avait pas l'air de s’en apercevoir, et ses yeux ra- yonnaient de plaisir en contem- plant la figure de son garçon. —Que me demanderez-vous, continua-t-elle, pour qu'on puisse le peigner, et refaire ses jolies boucles ? —Pour qu'on puisse refaire ses jolies boucles, il me faut vos cheveux. —Prenez mes cheveux, ma- dame. Qu'ai-je besoin d’être belle, si mon cher enfant doit toujours rester mal peigné ? Et Barbichon d'avancer un peigne de diamant, avec lequel la fée eut nettoyé et lissé en trois coups la chevelure de Ra- vagaeot, qui se laissait faire sans oser regarder sa mère. Quand ii se hasarda à lever les yeux sur elle, son cœur se serra. Ses bel- les nattes, noires comme le jais, avaient disparu, et à leur place quelques mèches de cheveux gris s'échappaient en désordre de dessous sa coiffure. Mäiselle n‘y prenait pas garde. IL MS 2148: —Que me demanderez-vous pour qu'on puisse lui mettre ses beaux habits ? —Prenez mes habits, madame. Qu'ai-je besoin d’être beile, si ÿ : 1 5 sg nt une te ES: Raevagot a jours déguenillé ? À l'instant, Barbichon présen- ta à la fée un petit justaucorps de drap fin brodé en or, un pan- (cette peau jaune et flasque, et talon de soie blanche, un toquet de velours bleu garni d'argent, | bonheur qui lui était rendu elle ns sous les baisers de cette bouche édentée. Mais tant de preuves d'amour n'avaient pas été per- dues, et tout ce qui soulevait ses répagnances le remplissait en même temps de reconnais- sance et d'admiraticn pur la bonne mère qui s'était si com- plètément dévouée, il ne savait pas encore jusqu'à quel point. Quant à elle, tout entière au et des souliers ornés de pierre-}le serrait convulsivement daus ries, qui remplacèrent en deux secondes les vieilles harder de Ravageot. 11 ne s'était jamais vu si beau. Anssi ne put-il rete-| air un cri de joie, qui se chan- gea bien vite en un cri de don- leur ; il venait d’aperçevoir sa | pauvre mère couverte de hail- lons, comme une mendiante. | Mais elle, elle ne voyait que le magnifique costume de son! enfant, et riait de plaisir, en, laissant voir les perles de sa bouche, dernier débris de sa splendeur passée. | —Que me demanderez-vous, | fit-elle, pour qu'il puisse man- ger de la soupe ? Le médecin a } déclaré que sa santé en dépen-| dait. | | —Pour qu'il puisse manger! de la soupe, ii me faut vos dents. — Prenez mes dents, madame. Qu'ai-je besoin de mes dents, si mon cher enfant ne peut avoir la nourriture qui lui convient ? Elle n'avait pas acheré que Barbichon tenait déjà sur un plateau de vermeil une char- mante tasse en porcelaine du Japon où fumait la soupe la! plus appétissante quai ait jamais fumé sous le nez d'un petit gar-| çon. Ravageot, qui était à jean. depuis vingt-quatre heures, ne| se fit pas présenter deux fois la | cuiller ; mais soa plaisir fat de! courte duiée. À chaqne cuillerée | qu'il avalait, on entendait une dent tomber par terre. Malgré! toute sa faim, il aurait bien, voulu s'arrêter ; mais sa mère, | ravie de le voir manger de si) bon appétit, ne le souflrit pas, et tint bon jusqu'à sa dernière dent. — À présent, dit la fée, c’est tout, j'espère ? —Tout ! oh non, madame ! J'ai encore bien des choses à vous demander. — Mais, malheureuse femme, que voulez-vous donc sa:rifier encore pour ce vilain enfant ? —Ce ne sont pas des sacri- fices. Je suis trop heureuse de l’arracher au triste sort qu'il puisse coucher dans un lit, il faut que vous renonciez vous- même au vôtre. — Prenez mon lit, madame. Qu'ai-je besoin d'un lit, si mon cher enfant doit passer ses nuits sur la dure ? —N'avez vous rien encore 2? —Si fait. Que me demanderez- vous pour qu'il puisse appren-| dre dans les livres ? | -—Pour qu'il puisse apprendre dans les livres, il vous faudra oublier vous-même tout ce que vous savez. | — Prenez ce que je sais, ma. dame. Qu'ai-je besoin de savoir. simon cher enfant doit croupir| dans l'ignorance ? | ——-Que ce soit au moins votre dernière demande ! — Au nom du ciel encore une ! Cette fois, c'est pour moi-même. ses bras et ne pouvait se lasser] de lui redire comme il était. beau, oubliant pour lui tout ce qu'elle avait perdu. | 1i fallut enfin prendre congé. et l'heureuse mère ne savait comment remercier celle qu’elle | nommait sa bienfaitrice. Barbi- chon, qui n’était pas pour rien | au service de la fée ‘3on-Cœur, Barbichon en pleurait d’atten- drissement ; et la fée elle-même, ne pouvant plus se contenir, courut à elle au moment où | elle descendait le premier dégré | du perron, et l'embrassa sur le | front en disant : | —-Prenez courage, noble femme, et comptez sur moi. Da courage ! Elle était trop heureuse pour en avoir besoin.! Elle marchait d'an pas léger, tenant enfin par Ja main son, | trésor, bicn rassasié, bien netto | | | | He > + |yé, pomponné comme un p tit prince. Que Ini importait le! reste ? Elle persait qu'il allait coucher le soir même dans sn! bou petit lit, et se représentait aéjà par avance combien il se- rait savant un jour. Eile voyait le beau livre qu'il devait faire, | et que le premier libraire de Pa- ris ferait imprimer sur papier vélin, avec son nom en tête, en! gros caractères. Le roi l’appelait pour le voir et lui faisait com-| pliment, pendant que ces mes-| sieurs de l'Académie déposaient | ieur carte chez lui, pour obtenir! qaïl voulüt bin entrer chez eux. | | Eu attendant, elle ne savait | plus rien la pauvre mère, et, | dès qu'ils furent dans Ja cd. prgne, elle s'en aperçut bien, vite. Eile avait oublié le che-| min. | Elle ne se rappelait même! plus de quel coté était la ville, | et elle avait perdu jusqu'au | souvenir de sa maison. Rava- | geot comprit alors toute l'éten | due de ses sacrifives, et ce fut en vain qu'il essaya de la gui- der. 11 était bien trop habitué à ce qu'on fit tout pour lui, pour se donner jamais la peine de re- gardér par où 1} passait et 1} n'a-| vait fait attention à rien en ve- nant. Ils errèrent tout le jour dans la campagne, lui s’inqg'1é- taut de plus en plus à mesure que le soleil baiïssait, elle ne pensant à rien qu'au bonheur de sentir son ch:r enfaut déli- vré de toutes ses misères, (à continuer) , MENTHO Sciatique Pleuresie Les Points Crampes LE MEILLEUR REMEDE . Contre le RHUMATISME, . Nevralgie Chaqte Plaster est dans une Rh boite de ferblanc émail- uma- lée ; pa 25 ne ee leaux d’une verge de long tisme £1 le rouleau. Malde Dos Dasis & Lawrence Co., LAd., FABRICANTS, MONTREAL. QE 0e Cm 1 TE —— Dee " LPS SSSSS SSL L LS SSL LS LL LS ES ESS A new style packet containing TEN RIPANS TAPULES packedina paper carton (without glass) {s now for saie st some drug stores—rOoR FIVE CENTS. This low-priced sort is intended for the poor and the ezen of the five-cent-cartons (120 tabules) can be had by mail by sending forty- YS CHEMICAL COMPANY, No. 10 Spruce $ \ew Y 5 sert for five cents. 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If the telling about my case in the papers enables some other person similarly affected to be as greatly benefited as I have been, Iseenoobjection.”’ The daugh- : ters, knowing how earnestly she felt : about the benefit she had received, 4 decided she was quite right. k — or à single Carton : à ne £Erocers, general . 8 relief. fa : Fan DE + 4 : FA A! 15 € 52 ? 4 % ; Ÿ EX i DU 2 1 ENS ALENE 5 À À à Ænà bei ‘? re 7 FF Eire Que me demanderez-vous pour = — à # à BZ "É Æ TIR à *, . #7 Ë i & A ; que j'aie le bonheur de 1» ser.) | YOur Stomach |! LJAUR ES rer dans mes bras ? | Sn : | — Pour que vous ayez le bou- Distresses ÿ QU | ef SEEU | à À u heur de le serrer dans vos bras, | || ” DS à À il { ? aftereating a hearty meal, and the | F in id4 il me faut tous vos autres bon- result is a chronic case of Indiges- | : à à éaÿ u tion, Sour Stomach, Heartburn, + heurs. Dyspepsia, or a bilious attack. 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' ï vrice, 59 Cents a box. - - CSV PNR NN ETS EME frissonnait malgré lui au con. P Drugsféts, cn D mail s| PRINCE COUNTE BE] 5 DEPOT tact de cette robe de bure, de LR PAPER Sr., Kw Yon. |, Summerside, July 28th 1838. < ar D | A PS sis mn opens apte"; 7 MT 7 à _ ais tas HSE cr fe EE Rares EE es > sat ou le De as - 2 nee nr s © LORS : " SF : F oi The most fascinating inven- tion oftheage, Always reañy , to entertain. It requires no skill to operate it and repro- duce the music of bands, or- À | ? chestras, vocalists or instru- mental soloists. There is | Ù nothing like it for an even- ing’s entertainment at home or in thesocie] gath- ering. You can ans or talk to it and it wilE | reproduce immediately and as often as desired, | your song Or WO |” Other so-called talking machines reproduce only records of cut and dried subjects, speciall | prepared in a laboratory ; but the Graphoplhione is ! not limited to such performances. 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