4 nd RER | Ë & k # ax su + tt SPLMARE t 41 GTS pet nu CT Ce $ Fi # ET pee rene © ne ae (ren Dee A PAGE PRE EE PE es 20 RES LS APE TP mn tn + dois da: - ae cogne SAR de ta PR PR TR pere ne em RE TEE PET RE Te ler PRE EE rer meer ES à Le 2 2 x TL’IMPARTIAI,, JEUDI LE <4 MAI, 1899. Le Petit Savoyard ee Les habitants de la Savoie s0 sont fait remarquer en tout temps par l'amour du travail et la plus scrapulsuse probité. Ad. mis dans les plus beaux hôtels de Paris, on ne s'est jamais plaint qu'ils eussent abusé de la confiance qu'on leur acvordait. Accoutumés à vivre de peu, ne changeant peint, au sein même de la capitale, leur manière d'axister, ni jeurs vêtements grossiers, 1ls n'ont qu'an but, qu'un seul désir : c'est d'amas- ser, à force de peines et de su- eurs, une modique somme d'ar- gent, qu'ils portent joyeux et triomphants, à leurs pauvies fa- milles qui souvent ont bien souffert en leur absence. Parmi les travaux auxquels ces boanes gens s'accoutument le ramonage des cheminées est celui qui leur est spécialement dévolu. Ces ramoneurs vont or- dinairement deux ensemble : l'un, d'une taille élevée, peur les grandes cheminées ; l'autre, plus petit et presque encore dans l'enfance, afin de pouvoir se hisser dans les petites chemi- nées des cabinets ou de bou- doirs. Ce petit ramoneur est en- tièrement soumis à l’antorité du plus grand, qui exerce sur lui le pouroir absoln d'an mentor et d'an maitre. C'était à la fin de l'antemne, M. Destinval, honnète négociant de Paris, fit monter dans son cabinet deux Savoyards du coin de la rue pour ramoner sa che- minée. Cemme elle était d'une structure moderne, et que le passage était fort étreit, ce fnt le plus petit des deux qui fut chargé d'y mouter. On courrit, selon l'usage, l'entrée de la che- miuée d'une leuble nappe, afin d'éviter l'odeur et ia fumée de la suie, et d'en garantir l'anpar- tèment Le petit rameneur une fois mis en œuvre, le plus grand fat vaquer à d'antres travaux dans la même maison. Elisa, fille de M. Destinval, attirée par le dés r d'entendre la chansonnette que les Save- yards ont coutume de chanter au faite des cheminées, resta dans le cabinet de son père ; et voulant écarter la nappe pour mienx entendre, elle la fit tom- ber, la releva promptement à travars le nuags de suie qui sortait en abondance, et courut aussitôt s’essuyer la figure et les mains, afin qu'il ne restât au. cure trace de son étourderie. Pendant ce temps le petit ra- moneur, après aroir chanté sa chansonnette, descendit de Ja cheminée ; et, se tronvant seul dans le cabinet, il appeia son camarade, qui rentra aussitôt, accompagné de M. Destinval et de plasienrs domestiques. Quand la suie fut raïnassée, que le petit Savoyard se fut se- coué, nettoyé, et qu'il ent repris sa veste, M Drstinval. satisfait de son service, et plus encore de la gaieté franche et naive du genti: petit montagnard. lui donna un écu pour bure À sa santé Il sortit aussitôt avec son grand camarade, pour siler l'ai der à ramasser la suie d'une autre cheminée, que ce dernier avait, pendant ce temps-is, ra monée dans une pièce voisine. E:isa rentra dans ce moment, et vint racontvr à son pêre ce qui venait de se passer entre les deux Saroyards. Elle avait vu, disait elle, le plus petit re- mettre à l'autre l’éca qu'ilavait reçu. Klie l'avait enteuda se fé- liciter avec lui d'avoir fait une bonne matinée... .uue bien bonne matinée... En un mot, Elisa répéta à son père tout ce qui s'etait dit, redit et répondu ; car la jure demoiselle, quoique d'ailleurs sensible et très aima- ble, était d'un bavardage que souvent el:e poussait jusqu’à l'indiscrétion, et dont ses parents no pouvaient venir à bout de la | Eh ! quelles preuves avez-vous cerriger. Quand tout fut remis en ordre dans le cabinet de M. Des- tinval, il voulut faire sa toilette, et ne trouva plas sur la chemi née ses boucles de jarretiéres en or qu'il y avait déposées ; sur- pris, inquiet, ilécherche partout, et soupçonne d'abord le petit Savoyard de les avoir dérobées- “Cependant, se disaitil, l'air franc et joyeux de ce petit ra: moneur, la joie qu'il a témoigné en receyant l'êcu que je lui ai donné, tout m'empêche de croire qu'il ait cemmis ve vel” ……Æ8u raisonnant ainsi, M. Destinval cherchait et recher- chait en vain sos beucles d'or. Elisa proposa à son père de de- mander aux gons de la maison s'ils n'avaient point en connais- sance de la disparition de ces boucles. ‘‘Allez, jui dit Destin- val ; mais gardez-vous bien d'é- mettre aucun senpçen, et bor. nez-vous à recommander tout bas au portier de dire au petit Savoyard, quand 1l sortira, qu'il remonte dans mon cabinet. que j'ai à lui parler, une commi:sion à lui faire faire." Elisa fat exécuter les ordres de son père. Aucun domestique n'avait vu les boucles en ques- tion. Chacun d'eux formait mille conjectures différentes : tous souffraient à la fois ae cette aventure. La plus peiit objet qui disparait est nne Calamité dans une maison dout tous les domestiques sont honnêtes ; le doute sen' est un voutrage, le moindre soupçon est un sup: plice. Elisa, que son penchant fu- neste à babiller entrainait bien souvent plus loin qu'elle ne le pensait, oubliant en ce moment ce que son père Jui avait ra- commandé. rappela à plusieurs domestiques que le petit ramo- neur, en descendant de la che- minée, s'était trouva seul daus le cabinet de son père. Elle a- jouta qu'elle avait cru remar- quer sur sa figure &Ge l'embar- ras, une certaine émotion, lors- que M. Destinval était rentré avec elle dans son appartement, eto., etc. Enfin elle leur confia, mais sous le plus grand secret, que son père lui-même soup- çonnait le petit Soroyard d'être l'auteur du vol‘‘""""Elle descen- dit aussitôt donner au portier l'ordre convenu, et remonta pré- cipitamment auprès de M. Des- tinval. | “Non, répétait ce dernier, je ne pais excore me déterminer À croire que ce petit malheureux se soit oublié à ce point. Je veux, je dois m'assurer en- tièrement de son innocence ; et, s'il est coupable, je saurai, tout en lui donnant une forte leçon, le sauver de l’opprobre et peut- être de la vengeance terrible qu'exerceraient sur lai tous ses compatriotes..." Comme M. Destinval achevait ces mots,on entendit dans la cour des cris déchirants et le bruit de coups réitérés ; ce qui avait attiré dans un instant tons les gens de l'hôtel et les per- sonnes qui passaient dans la rue. M. Destinval ouvre sa fe- nêtre, et aperçoit le pauvre petit Savoyard que trappait encore son graud camarace, et qui, les mains jointes et tout mevrtri de coups, protestait de son inno- cence. M. Destinval descend aussitôt, croyant que le vol est avoué par j’enfant, qaïl pro jette de soustraire à son funest+ sort. Sa fille le sait, s'imagimant aussi‘que le volear est décou vert ; mais quelle fat lsur donu- leur d'entendre nn des domes- tiques, qui tenait encore le petit ramoneur par les chereux, s'é6- —En est-il de plas forte, repond le domestique, que votre accu- sation elie-même ?—Qui vons à dit que je l'accu:ais ?— Made- moiselle Elisa. Pourquoi voulez: vous épargner nn petit sc:lérat qui nons a tous compromis ? — Quoi ! maille, reprit M. Des tinval avec- indignation, voas avez pu vieler le secret que je vous avais tant recommandé !.… Nor, non, ajouta-t.il, j'atteste, au nem de l'honneur, que je n'ai point accusé cet enfant ; je n'ai pa concevoir que de siraples soupçons, @t j'étais loin de im'at- tendre, en les confiant à ma fille, qu’elle en ferait un si cruel usage.” Pendant que M. Destinval parlait ainsi, le petit Savoyard, prosterné à ses pieds, implorait sa justice, criait miséricorde. E: lisa, confuse et tremblante, s'a- percevait, mais trop tard, de sa funeste impradence. Enfin, ies domestiques toujours acharnés, et les passants réunis, prompts à céder à la première impression qui les frappe, demandaient à grands cris que le volenr fût conduit au corps de-garde, de- livré à la justice, quand la fera- me de chambre d'Elisa. accou- rant éperdne, remet à M. Des. tinval, ses boucles d'or qu'elle avait troarées enveloppées dans la nappe qu'on avait mise de vant la cheminée dn cabinet, p'ndant que ls petit Savoyard la ramouait, etque Ja curiosité d'Eliea avait fait tomber. On peut se figurer quel fut le désespoir de éœetta jenne per- sonne en reconnaissant, avec! tout le monde, l'innocence du pauvre pe‘ilt ramonpsur. qui dan: ce moment même implorait en core sa pitié. Elle tomba pres que sans connaissance dans le. bras de son pèr: es domest: ques pâlirent,en £ee Jepentan d'avoir cru aussi Jlégèremen: nue jenne indiscrète. Tous Î+: passants se retirèrent en disant qu'il était affreux de maltraiter alusi l'innocence. Le grand Ka- voyaid ne savait comment a- doucir les coups dont il avait aocablé son petit camarade ; et M. Destinval, en désignant à E- lisa les meurtrissures dont ce pauvre enfant était convert, lui dit : “Vous voyez voire ouvrage. — Je saurai réparer ma faute, s'écria la jeune personne; je veux moi-même soigner, guérir cet infortuné ; et, si vous le per- mettez, mon père, je l’attache à mon service ; il ne me quittera jamais —J'y consens ma fille, reprit M. Destinval :” puisse-t.il te rappeler sans cesse que le moindre mot, transmis et mal interprété, quelle que soit la pureté de nos intentions, pro- duit souvent les effets les plus terribles, et peut faire le mal- heur de toute notre vie !” JUST LIKE SMOKE. À cough is jike «moke. Smoke indi- cates that there is fire somewhere. A cough indicates that there is a serious disease hidden away in the breathin organs. Put ont the fire with water and the smoke will ‘’isappear. 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Man cross and disagreeable children would be ily restored to good nature if their mother or nurse knew enough 10 guide the immature mind to some pleasant occupation without too great interference with its own freedom.” FROM THE KINDERGARTEN MAGAZINE. “* Any mother with the problem of restless B, little people to lead into the paths of Depp Hznéreds of Hints on How to Make the Little Folks Happy Lists of Stories, Songs and Plays Iavaluable to Mothers and Nurses # À! In this book the Kindergarten offers to the Home suggestions for the occupation of little children with simple materials. The author éoes not presuppose a kindergarten training on the part'of the mother, nor an ideal environ- ment. She simply takes for granted the child’s ceaseless activity and the mother’s desire to furnish him with material and opportunity for ucvelopment. 2 The oceupations here considered are of three kinds. The first are those which require the active par- ticipation of an older person; the second, those for which only occa- and usefulness, can find much assistance {a Miss Becbe's littie book, 1nd woulg do well to avail hersel£ of its thougt:ful suggestions.” cessary; the third, those in which $he child can engage by himself. 2 ARRET FRERE 27 ee a Te % HER HOME, HEALTH WOMAN 2e AND BEAUTY 29089 Boudoir and Toiïlet. Dining Room and Parlor- House Deccration. Health of Women and Children, A BOOK THAT EVERY MOTHER AND DAUGHTER SHOULD STUDY AND EVERY HOUSEHOLD POSSESS K Sympathelic | Articles on MOTHERHOOD and the HYGIENE of CHILDHOOD An intensely INTEREST- k ING Chapter on j Girlhood . .. Education of Women A Very PRACTICAL Chapier on Also Hygiene of the Respiratory . Organs. Hygiene of the Eye Hygiene ofthe Ear Hygiene of the Generative : ‘€ General Hygiene,” including: Î5Sss Hygiene of the Skin, and liygiene of the Digestive Organs. 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